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129 fiche(s) - Page 1

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HUYGENS (Christiaan). Traité de la lumière. Où sont expliquées Les causes de ce qui luy arrive Dans la Réflexion & dans la Réfraction. Et particulièrement Dans l'étrange Réfraction du Cristal d'Islande, par C.H.D.Z. [i.e. Christian Huygens de Zeelhem]. Avec un Discours de la cause de la pesanteur.
Leide, Pierre Vander Aa, 1690.
2 parties en un volume in-4, plein veau havane granité de l'époque, dos à 5 nerfs ornés de caissons fleuronnés et cloisonnés, armes dorées aux centres des plats (La Rochefoucauld), roulette dorée sur les coupes, pièce de titre de veau bordeaux, (1) f. de titre, (6) p. de préface et table, 124 p., (1) f. de titre, 125-128, (2) p. de table, 129-180 p., 89 figures sur bois dans le texte, vignettes de titre à la marque de l'imprimeur, bandeaux et culs de lampe, titre rouge et noir.
Edition originale de premier tirage de cet ouvrage fondateur dans lequel Huygens formule la première théorie complète sur la propagation ondulatoire de la Lumière.
Bien qu'achevé en 1678 et composé en français lors du séjour de l’auteur en France, l'ouvrage ne fut publié que douze années plus tard.
Supposant la lumière constituée par des vibrations d'un milieu matériel élastique très ténu, l'éther, qui se propagent à une vitesse finie et sans transport de matière, Huygens pose le principe fondamental qui portera son nom. Entrée en conflit avec la théorie corpusculaire de Newton qui dominait, il fallut attendre le XIXe siècle pour que la théorie ondulatoire triomphe.
La seconde partie de l'ouvrage, sous page de titre particulière et pagination continue, contient le "Discours de la Cause de la Pesanteur". L’auteur y développe, à partir de sa théorie de la force centrifuge, un fructueux modèle mécanique de la pesanteur. On trouve également, à la fin de ce texte, les recherches de Huygens sur le mouvement des projectiles dans les milieux résistants.
"His point of view was that gravity should not be attributed to a quality or propensity of bodies, but should be explained, like every other natural process, in terms of motion" (Wolf, I, p. 164).
(Dibner, 'Heralds of Science', 145. En français dans le texte, 25. Evans, 32. Horblit, 54. Norman, 1139. Sparrow, 'Milestones of Science', 111).
Les pages 89 à 94 proviennent d’un autre exemplaire. Elles ont été réenmargées et comportent des petites restaurations de papier. Quelques rousseurs et légères auréoles claires en marge de quelques feuillets. Quelques traces de restauration à la reliure.
Provenance: Alexandre de La Rochefoucauld, duc de la Roche-Guyon, avec ses armes dorées sur les plats et le petit cachet du château au titre.
Bel exemplaire, assez grand de marges, dans sa première reliure de veau aux armes de la bibliothèque de La Rochefoucauld.

Réf.: 35229 - Eur 25000.00
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[LA FAYETTE (Marie-Madeleine Pioche de La Vergne, comtesse de)] ou LAFAYETTE. Zayde. Histoire espagnole, par Mr de Segrais (i.e. Madame de La Fayette].
Paris, Claude Barbin, 1670-1671.
2 volumes in-8 (150 × 93 mm), plein maroquin violine, dos janséniste à 5 faux-nerfs, titres dorés, datés en pied, double filet sur les coupes, dentelle intérieure, tranches dorées sur marbrure (rel. Masson-Debonnelle), 99, (1), 441, (1) p. et (4), 536 p.
Edition originale des deux parties, très rare, du deuxième roman de Madame de La Fayette qu’elle publia en se dissimulant sous le prête-nom de Segrais et qu’elle fit précéder d'une préface sur "L'origine des romans" par Pierre-Daniel Huet, essai qui fit date (99 pages en pagination séparée).
Roman à la mode "hispano-mauresque", 'Zayde' est construit autour d’une intrigue à rebondissement, rythmé par un dispositif novateur de lettres et de récits insérés. Le livre obtint un immense succès dès sa sortie en 1670 et fut continué par une deuxième partie l’année suivante.
Publié huit années avant ‘la princesse de Clèves’, 'Zayde' est considéré comme l’un des premiers romans d’analyse de la littérature moderne et demeure un modèle du genre.
"La psychologie des personnages, bouleversés par les passions et déchirés entre devoir et sentiments, y est décrite avec une finesse inconnue jusqu'alors dans le genre romanesque. Publié en 1670, ‘Zayde’ fonde le roman d'analyse et annonce le clair-obscur de ‘La Princesse de Clèves’ " (Camille Esmein, éditions GF, 2006).
(Tchemerzine-Scheler, III, 834-835. La Rochebilière, n°719 ne possédait que le deuxième volume seul).
Bel exemplaire, soigneusement lavé et finement relié au XIXe siècle par Masson-Debonnelle, successeur de Capé.

Réf.: 37074 - Eur 8000.00
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PASCAL (Blaise). Pensées de M. Pascal sur la Religion et sur quelques autres sujets, Qui ont esté trouvées après sa mort parmy ses papiers.
Paris, Guillaume Desprez, 1670.
In-12 (159 x 88 mm), plein maroquin noir janséniste, dos à lisse, titre doré, daté en pied (rel. moderne Devauchelle), (41) f., 365 p., (10) f. de tables.
Edition originale posthume, publiée en 365 p., comportant, comme il se doit, le chiffre de Desprez sur le titre ainsi que la vignette de la Sorbonne en page 1.
C'est l'édition dite "de Port-Royal", avec en-tête la préface d'Etienne Perier, les approbations des docteurs et à la fin 10 feuillets de Table.
Le privilège est daté du 7 janvier 1667 (achevé d'imprimé le 2 janvier 1670), avec, au verso, les "fautes à corriger".
(Maire, IV, n°3. Petit, p. 207-213. Tchemerzine-Scheler, V, p. 70. PMM, n°152. En français dans le texte, n°96).
Quelques rousseurs et piqûres éparses. Fond un peu court.
Très bon exemplaire, grand de marges (159 x 88 mm), très bien relié.

Réf.: 37139 - Eur 7500.00
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[SPINOZA (Baruch)]. Tractatus Theologico-Politicus, Cui adjunctus est Philosophia S. Scripturae interpres Ab Authore longé Emendiator.
S.l., s.n. [Amsterdam, Jan Rieuwertsz], 1674.
2 parties en un volume in-8, plein veau brun de l'époque, dos à 5 nerfs orné de caissons fleuronnés et cloisonnés, roulette dorée sur les coupes, tranches mouchetées, (1) f. de titre, (10), 334 p, (2) f. blanc et (1) f. de titre, (16), 182, (20) p.
Troisième édition, in-8°. L’éditeur ajoute au 'Tractatus Theologico-Politicus', le traité ‘Philosophia S. Scripturae interpres', longtemps attribué à Spinoza mais composé par le médecin hollandais Lodewijk Meijer, proche ami de Spinoza et l’un de ses disciples les plus fidèles.
Ce tirage, publié sous le titre véritable et non dissimulé de l’oeuvre, auquel Bamberger se réfère comme possédant une "page de titre anglaise", était de fait destiné au marché britannique où le ‘Tractatus’ n’était pas encore interdit.
L’éditeur du livre et ami de Spinoza, Jan Rieuwertsz, dut, en effet, après l’immense agitation et les interdictions qui accompagnèrent la sortie du livre, trouver différentes stratégies pour détourner la censure.
Exemplaire bien complet des deux feuillets blancs entre les deux œuvres et des deux pages de titre, dont celle de 'Philosophia S. Scripturae interpres' qui manque à la quasi-intégralité des exemplaires, comme le signale Kingma & Offenberg (p. 16) et Bamberger (p.27).
(Bamberger, 'Early editions of Spinoza's Tractatus Theologico-Politicus', T.3E. Kingma & Offenberg, n°12. Van der Linde, n°7. Wolf Collection, n°363: “extremely scare edition, of which van der Linde could not trace a copy in the Netherlands”).
Quelques taches d’encre, qqs piqûres et qqs rousseurs. Notes anciennes bibliographiques manuscrites sur la première garde blanche.
Très bon exemplaire, très bien relié à l'époque.

Réf.: 36882 - Eur 4500.00
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BIBLE, HOLBEIN (Hans, le Jeune). Biblia utriusque Testamenti iuxta vulgatam translationem, & eam, quàm haberi potuit, emendatissimam: additis rerum præcipuis in locis iconibus. Interpretatio nominum Hebraicorum. Index Epistolarum & Evangeliorum totius anni. Index rerum & sententiarum utriusque testamenti.
Lugduni, Apud Hugonem à Porta [Lyon, Melchior et Gaspard Trechsel pour Hugues de La Porte], 1538.
In-folio (331 x 238 mm), plein cartonnage vélin ivoire à la Bradel, pièce de titre de maroquin rouge, tranches mouchetées rouges, (reliure moderne Honegger), (1) f. de titre, (6), 569, (46) p.
Première édition de cette Bible illustrée des célèbres vignettes sur bois de Hans Holbein le jeune en premier tirage. Le texte, celui de la Vulgate, reprend l’édition soigneusement établie par Robert Estienne à Paris (1528, 1532, révisée en 1534). 95 vignette (60 x 86 mm), dont la suite des 86 vignettes d'après les dessins d'Hans Holbein le Jeune, gravées par Hans Lützelburger (1495-1526), l’un des meilleurs graveurs de son temps.
Grande marque des Trechsel sur la page de titre et au colophon. "Biblia" dans un cartouche, lettrines sur fond criblé, ornements typographiques. Texte sur deux colonnes.
Henri Baudrier fut le premier à affirmer que ces vignettes apparaissent en premier tirage dans cette Bible et non dans ‘Historiarum Veteris Testamenti Icones Biblicae’, paru la même année, comme on l’avait cru jusqu’alors.
La question de cette antériorité a été définitivement tranchée par Jean Vial, ‘Destinée de quelques dessins d'Holbein’ in : "Gutenberg Jahrbuch", 1957, p. 238 sq.
Le succès et l’influence de ces bois de Holbein ont été considérables. Ils servirent d’inspiration et de modèles à des générations d’illustrateurs. Copies, imitations et reproductions eurent cours jusqu’au XIXe siècle.
"Les compositions de ce chef-d'œuvre sont du plus haut style (…), les expressions des figures sont justes et offrent un mélange de simplicité, d'énergie et de naïveté qui caractérisent Holbein" (A. Firmin-Didot, ‘Essai (…) sur l'histoire de la gravure sur bois’, 1863, col. 70).
Fondateur de la science biblique, Henri Estienne produisit cette "édition critique" de la Vulgate de saint Jérôme dans le but de fournir une version la plus exacte et la plus précise possible, mais aussi en la rendant accessible, par l’adjonction de plusieurs tables et index. Les théologiens de la Sorbonne ne tardèrent pas à réagir et l’ouvrage fut mis au tableau de l’inquisition espagnole.
(Baudrier, ‘Bibliographie lyonnaise’, VII, p. 308. Brun, ‘Le Livre illustré de la Renaissance’, p. 124. Bujanda, ‘Index de l'Inquisition espagnole’, n°207. Delaveau & Hillard, ‘Bibles imprimées du XVe au XVIIIe s.’, 2002, n°833).
Le feuillet o7, qui ne comporte pas d'illustrations, est manquant et remplacé par une reprographie. Le dernier feuillet est restauré sans manque de texte. Quelques petites taches claires éparses. Quelques soulign. anciens.
Trois petites signatures ex-libris anciens sur le titre: "Bodin", "de Chélun" et "Lemoine de La Giraudais", Denis Jean-Marie Lemoine de La Giraudais (1739-1814) député à l'Assemblée Constituante.
Très bon exemplaire, grand de marges (331 x 238 mm).

Réf.: 37138 - Eur 4500.00
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PERRAULT (Charles). Paralelle des Anciens et des Modernes [sic pour: Parallèle des Anciens et des Modernes] [I- En ce qui regarde les Arts et les Sciences, dialogues. Avec le Poëme du Siècle de Louis le Grand, et une Epistre en Vers sur le Génie. II - En ce qui regarde l'Eloquence. III- En ce qui regarde la Poésie. IV- Où il est traitté de l'Astronomie, la Géographie, la Navigation, la Guerre, la Philosophie, la Musique et la Médecine].
Paris, Veuve Coignard et Jean Baptiste Coignard fils, 1692–1696.
4 volumes in-12, plein veau brun marbré de l’époque, dos à 5 nerfs ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, titres et tomaisons dorés sur veau brun, tranches mouchetées rouges.
Vol. I. 1692: (40) p. de titre, préface et privilège, 252 p.; 27-32 p. (‘Epistre au Roy’); (1) f. bl.; 34 p. (‘Le siècle de Louis le Grand’), (1) f. bl.
Vol. II. 1693: (18), 399, (1) p. de privilège.
Vol. III. 1692: (12), 335 p., (1) p. de Privilège.
Vol. IV. 1696: (16) p. de titre, préface et privilège, 321 p., (1) f. de 'Fautes à corriger', planche gravée ('Arbre de Porphire' p. 296).
Très rare ensemble complet des quatre tomes: seconde édition des 2 premiers (1692 et 1693) et édition originale des 2 suivants (1692 et 1696), constituant un ensemble homogène et la "meilleure édition", comme décrit par Tchemerzine.
Le rarissime premier tirage du quatrième volume, daté de 1696, est inconnu de Tchemerzine qui le cite à la date de 1697.
Lucien Scheler, dans ses commentaires et addenda, annonce avoir rencontré un exemplaire de cette première édition, exactement semblable à celui-ci: "le tome IV est daté de 1696 et comporte, relié en fin, un errata intitulé ‘Fautes à corriger’ tiré sur un feuillet indépendant et d’un papier plus épais".
Ce tome IV contient, de plus, sur un feuillet séparé une gravure symbolisant "L'arbre de Porphyre augmenté d'un degré métaphysique".
L'intégralité des brûlots que Perrault lança dans une querelle qui devait enflammer son temps et "se prolonger pendant tout le XVIIIe siècle, jusqu'à Condorcet, jusqu'au 'Génie du Christianisme' " (R. Pomeau).
Au nom de la raison, Charles Perrault entreprend d’examiner, en un vaste panorama, les lettres, la philosophie, les sciences et les arts, pour démontrer qu’ils sont soumis au progrès, que le beau n’est pas immuable et que peut s’y affirmer un génie proprement français, libéré du carcan de la comparaison avec l'Antiquité et l'Italie.
Manifeste de l’esprit moderne et de la foi dans le progrès, tout en restituant sa place à l'imagination et la sensibilité, le "Parallèle des Anciens et des Modernes" ouvrait la voie au siècle des Lumières.
(Tchemerzine-Scheler, V, 169).
Quelques accrocs aux coiffes et quelques petites épidermures. Petites auréoles claires en marge de quelques feuillets du TIII et petite auréole brune dans le fond des premiers feuillets du t. IV, sans gravité. Le tome IV, publié quatre ans après, est dans une reliure légèrement différente.
Petite signature ancienne ex-libris sur les gardes "Charles Chavoit" et petit ex-libris armorié.
Bon exemplaire, sans restaurations, bien relié à l’époque, très frais, imprimé sur beau papier, sans rousseurs.

Réf.: 37166 - Eur 4500.00
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RACINE (Jean). Esther. Tragédie tirée de l'Escriture Sainte.
Paris, Claude Barbin, 1689.
In-4 (253 x 188 mm), maroquin rouge janséniste, dos à 5 nerfs, titre doré, chasses et coupes filetées or, contreplats doublés de maroquin bleu roi, large dentelle intérieure dorée et fers ajourés en écoinçon, tranches dorées sur marbrure (rel. Trautz-Bauzonnet), (1) f. de titre, (10) p., 83, (1) p. de privilège, frontispice gravé.
Edition originale imprimée à la suite de la première représentation. Le privilège est daté du 3 février 1689. Le frontispice est gravé par Sébastien Le Clerc d'après l'œuvre de Le Brun qui avait contribué aux décors du spectacle.
Composée à la demande de Madame de Maintenon, la pièce fut représentée le 26 janvier 1689 dans le cadre majestueux de la Maison de Saint-Cyr, pour le public restreint des Grands de la Cour et obtint un très vif succès.
"Esther n'est pas seulement un divertissement circonstanciel d'enfants; elle est promotion véritable de l'enfance, confusion triomphante de l'irresponsabilité et du bonheur, élection d'une passivité délicieuse, savourée par tout un choeur de vierges-victimes, dont les chants, à la fois louanges et plaintes, forment comme le 'milieu' - sensuel - du bonheur racinien" (R. Barthes, 'Sur Racine', Points Seuil, p. 120).
(Guibert, n° 1, p. 95. Tchemerzine-Scheler, V, 347. Le Petit, 374. Rochebilière, I, 409).
Infime trace de restauration à un plat. Papier légèrement bruni.
De la bibliothèque d'Alfred Lindeboom avec son ex-libris héraldique en couleurs et gaufré. Cet exemplaire est cité par Tchemerzine-Scheler (V, 347).
Bel exemplaire, grand de marges (253x188 mm) dans une fine reliure de maroquin rouge doublée de maroquin bleu par Trautz-Bauzonnet.

Réf.: 36813 - Eur 4000.00
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BOULAESE (Jehan). 1- Le Manuel de l'admirable victoire du Corps de Dieu sur l'Esprit maling Beelzebub, obtenue à Laon, 1566 (…). Prins pour l'Extraict et souverain Sommaire de toute l'histoire notoire par les Hérétiques impugnée et publiquement avérée par la veuë de plus de cent cinquante mil personnes (…). Paris, Denys du Val, 1575. (64), 319 p.
2- L'abbregee histoire du Grand Miracle par nostre Sauveur & Seigneur Iesus-Christ en la Saincte Hostie du sacrement de l'Autel, faict à Laon 1566 (...). Paris, Thomas Belot, 1573. 16 f.

2 ouvrages reliés en un volume petit in-8, plein vélin souple de l'époque, dos lisse titré à la plume, traces d'attaches sur les plats.
Réunion, à l’époque, de ces deux rarissimes ouvrages parus séparément relatant la célèbre affaire de possession et d’exorcisme de Nicole Obry de Vervins en Picardie, alors âgée de 15 ans.
Possédée par plusieurs démons, la jeune femme subit des séances d’exorcisme à Vervins et à Liesse, avant d’être conduite à Laon le 24 janvier 1566 pour être exposée sur un échafaud dressé dans la cathédrale. Elle y fut finalement "délivrée" du dernier des démons, Belzebuth, par l'hostie que lui tendit l’évêque. L’affaire fut immédiatement utilisée contre les huguenots: le Diable, lors de l’exorcisme, désigna les hérétiques comme ses meilleurs amis et l’œuvre de l’hostie apporta la preuve de la transsubstantiation.
Le retentissement fut immense: le roi Charles IX et Catherine de Médicis, de passage à Laon, reçurent Nicole Obry le mardi 27 août 1566. Jean Bodin, qui représenta la ville de Laon aux premiers Etats de Blois (1576-1577), commente le cas dans sa 'Démonomanie des Sorciers'. Au XIXe siècle, Gilles de la Tourette se servit de ce cas pour sa description de la crise d’hystérie.
L’auteur, Jehan Boulaese, était prêtre, professeur d'hébreu et principal au Collège de Montaigu. Proche disciple de Guillaume Postel, il devint son secrétaire. Postel vit, dans le "miracle de Laon", l’aube d’une ère nouvelle pour la chrétienté et l'annonce de la "Concorde universelle", ce qui l'amena à envoyer Boulaese en Espagne, muni de sa brochure ('L'abbregée histoire du Grand Miracle') traduite en cinq langues, pour y chercher le soutien de Philippe II.
Le privilège comporte en bas de page du Manuel p. 319, la signature autographe de L. Loysel inspecteur de la librairie, authentifiant le document.
La première partie est ornée de blasons gravés sur bois dont certains à pleine page. La planche, annoncée au titre du second texte, manque, comme dans l'exemplaire de la BnF.
(Caillet, 1526 et 1524. Courmont, 'Demonology & Witchcraft, A bibliography', B109.2 et B109.1. Guaita, 99 et 98. Yve-Plessis, 'Sorcellerie', n°625 et 626)
Les deux ouvrages ont été publiés et diffusés séparément, il n’existe que 3 exemplaires recensés dans le monde de chacun de ces deux ouvrages, dont l’ex. de la BnF (WorldCat).
Le livre est percé de part en part d’un petit trou dans la marge du coin inférieur gauche. Il devait servir, à travers un cordon, à le protéger. Petite auréole claire en pied de la première moitié du volume, sans gravité.
Très bon exemplaire, frais et parfaitement conservé dans sa première reliure de vélin souple.

Réf.: 36968 - Eur 4000.00
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BOSSE (Abraham). Traicté des manières de graver en taille douce sur l'airin. Par le moyen des Eaux Fortes & des Vernis Durs & Mols. Ensemble de la façon d'en Imprimer les Planches & d'en Construire la Presse & autres choses concernans lesdits Arts.
Paris, Chez ledit Bosse, 1645.
In-8, plein vélin rigide de l'époque, dos lisse titré à la plume, (6), 75 p., frontispice et 20 planches gravées (dont 2 en double).
Edition originale de ce traité classique sur l'art de la gravure, le premier du genre.
L'illustration comprend un frontispice et 18 planches gravées par l'auteur, certaines recto verso (les planches 5 et 6 sont répétées).
"Manuel très complet (…). Après une introduction historique, Bosse donne des détails techniques sur la composition des vernis et acides, sur les instruments et la manière de les utiliser. Il explique également comment imprimer les estampes et fournit tous les éléments permettant de construire la presse à taille-douce" (‘En Français dans le Texte’, n°92).
Protestant né à Tours en 1604 et mort à Paris en 1676, Abraham Bosse est l’un des fondateurs de la théorie de l'art en France au XVIIe siècle et celui qui diffusa les innovations apportées par Jacques Callot.
Il est l'un des meilleurs graveurs du XVIIe siècle. "Remarquable technicien, il sut garder à l'eau-forte sa légèreté tout en lui donnant la rigueur du burin...".
L’ouvrage fut traduit dans les principales langues européennes et demeura un usuel de base pour l’art de la gravure jusqu’au XIXe siècle.
Quelques rares rousseurs, un dessin d'époque à la plume sur la garde blanche en regard du frontispice.
Très bon exemplaire, bien relié à l’époque.

Réf.: 37099 - Eur 4000.00
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MACHIAVELLI (Niccolo) ou MACHIAVEL (Nicolas). 1- Le Prince (…). Traduit de l'Italien en François avec la vie de l'auteur mesme, par Jacq. Gohory Parisien. Paris, Robert le Mangnier (…), 1571. (8) f. de titre, d’épîtres, "Vie de Machiavel" et table, 64 feuillets [sign. a8 A-H8], portrait de Machiavel gravé sur bois (verso a7). [Suivi de :]
2- Les Discours (…). Sur la premiere decade de Tite Live, dez l’edification de la Ville. Traduitz d’Italien en François, & de nouveau reveuz & augmentez (…). Paris, Robert Mangnier (…), 1571. (8), 280 feuillets (mal folioté 179), (11) f. dont portrait sur bois au dernier f.

2 ouvrages reliés en un volume in-8, plein maroquin rouge, dos à 5 nerfs filetés or, pièce de titre et de date de maroquin olive, grandes armoiries mosaïquées au centre des plats sur pièce de maroquin olive ovale, filet sur les coupes, triple filet sur les chasses, tranches dorées (reliure moderne dans le goût de l’époque).
1- Edition originale de la traduction du Prince de Machiavel par Jacques Gohory, avocat, médecin et alchimiste français. Ses traductions de Machiavel seront les plus fidèles de son temps, jusqu’à demeurer la traduction de référence aujourd’hui encore (cf. édition Folio Gallimard, 2007, accompagnée d’une préface de Paul Veyne).
Contient, parmi les feuillets préliminaires, la dédicace de Machiavel à Laurent le Magnifique, l’épître de Gohory à Gian Francesco Carafa, une "Vie de Machiavel" par le même, ainsi que la table.
(Bertelli & Innocenti, n°149. Gerber, III, 34, n°3).
2- Première édition de la seconde traduction donnée par Jacques Gohory, des "Discours sur la première décade de Tite Live". Il en avait publié une première version du premier livre seul dès 1544.
"La décennie 1570-1580 marque une nouvelle phase, décisive, de la fortune française de Machiavel. En 1571, Jacques Gohory présente [cette] seconde traduction des Discours et une traduction du Prince (…). Ces différentes éditions ont un objectif : s'attirer les grâces de la reine Catherine de Médicis, fervente admiratrice de Machiavel" (R. Descendre, 'L'Etat du monde (…)', p. 51-52).
(Bertelli & Innocenti, n°148. Gerber, III, 24, n°4).
Les deux ouvrages furent imprimés séparément mais distribués en même temps et parfois joints.
Sur l’importance de cette traduction et le rôle fondamental joué par Jacques Gohory "dans la préhistoire de la découverte de Machiavel", cf. R. Gorris Camos, 'Dans le labyrinthe de Gohory, lecteur et traducteur de Machiavel', in "Laboratoire italien", ENS Lyon, 8/2008, p. 195-229.
Quelques fines annotations anciennes en marge et petit ex-libris manuscrit ancien masqué sur le titre des ‘Discours’.
Provenance: le marquis de Villoutreys, au château de Plessis-Villoutreys (Maine et Loire), avec ses grandes armes dorées sur les plats et son ex-libris gravé.
Bel exemplaire, frais, très bien relié en maroquin aux armes, dans le goût de l’époque.

Réf.: 37141 - Eur 4000.00
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ROUSSEAU (Jean-Jacques). 1- Les Confessions de J.J. Rousseau, Suivies des Rêveries du Promeneur Solitaire. Genève, [Société Typographique], 1782. (4), 471 p. et (4), 279, (1) p. et 300 p., 2 bandeaux historiés.
2- [Les Confessions de J.J. Rousseau]. Second supplément à la collection des œuvres de Rousseau (…). Tome premier [second]. Genève, s.n [Barde et Manget], 1789. [2-], 439 p. et [2-], 403 p.
(ENSEMBLE COMPLET EN EDITION ORGINALE - COMPLETE SET OF ALL PARTS IN FRIST EDITION).

4 volumes in-8, plein veau porphyre de l'époque, dos lisses ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin bordeaux et vert bronze, double filet en encadrement sur les plats, filet sur les coupes, tranches rouges.
Rare réunion, en éditions originales, et reliure uniforme de l’époque, de l’ensemble complet des parties qui constituent l’autobiographie de J.-J. Rousseau. La publication en fut entièrement posthume: 1782 pour la première partie et 1789 pour la seconde.
1- Véritable édition originale de premier tirage (dite "à gros caractères") comprenant les 6 premiers livres des 'Confessions' et les 'Rêveries du promeneur solitaire', exemplaire parfaitement conforme aux descriptions. (Dufour, I, n°340. Gagnebin, n°1, p. 1889).
2- Edition originale de la seconde partie des ‘Confessions’, parue comme "second supplément" à la "Collection des Œuvres de J.J. Rousseau". Elle a été imprimée par Barde et Manget à Genève et publiée par Pierre Moultou, fils aîné de Paul-Claude, ami et exécuteur littéraire de Rousseau. (Dufour, I, n°341. Gagnebin, n°3, p. 1893).
Sur l’histoire la publication de ces œuvres et leur bibliographie détaillée, cf. R.-A. Leigh, 'Unsolved problems in the bibliography of J.-J. Rousseau', p.133-137 et J. Calemard, ‘L'édition originale des 'Confessions', p. 85 à 89.
Inversions de 2 feuillets (‘Rêveries’, p. 289-292). Quelques petites taches, auréoles claires et légères rousseurs éparses. Reliures comportant quelques traces de restaurations anciennes, qqs petits accrocs et épidermures et ensemble, légèrement frotté. Défauts sans gravité.
Bon exemplaire, bien relié à l’époque.

Réf.: 37167 - Eur 3800.00
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[HERVEY DE SAINT-DENYS (Marie Jean Léon de)]. Les rêves et les moyens de les diriger. Observations pratiques.
Paris, Amyot, 1867.
In-8, demi-veau bleu nuit de l’époque, dos à 5 nerfs orné d'un fer spécial répété entre-nerfs, couverture illustrée conservée, (4), 496 p., frontispice chromo-lithographié, exemplaire non rogné.
Édition originale, rare, de cet ouvrage devenu célèbre. Composé par le sinologue et précurseur de l’onirologie moderne Léon d’Hervey de Saint-Denys (1822-1892), il renferme le fruit de ses propres observations au long de 1946 nuits, relevées dès l’adolescence et consignées dans son journal.
Esprit curieux, créatif et pragmatique, il livre la synthèse de ses découvertes sur l’état de rêve, sur le sommeil et sur les états intermédiaires. Il propose également des techniques pour contrôler les rêves, des recherches historiques et une analyse des principaux ouvrages sur le sujet. L’ouvrage se termine par un chapitre intitulé: "Un rêve après avoir pris du hatchich (sic)".
Ce livre, qui est devenu un classique du genre, a toujours été rare. Freud (in ‘L’interprétation des rêves’) écrit qu'il avait tenté de s’en procurer un exemplaire sans jamais y parvenir. Il n'échappa pas non plus à Bergson ni à André Breton qui, en 1932, commença son ouvrage 'Les Vases communicants' par un hommage à Hervey de Saint Denys intronisé "surréaliste dans le rêve dirigé".
Le livre est illustré d’un beau frontispice lithographié en couleurs dont l'explication se trouve aux pages 381, 421 et 422. Il représente, dans sa moitié supérieure, l’auteur dînant chez des hôtes, alors qu’entre, dans la pièce, le peintre M. D… accompagné de l’un de ses modèles, entièrement nu. Le reste de la planche est occupé par six vignettes d'illusions visuelles désignées comme “hallucinations hypnagogiques”.
La couverture, conservée, est également illustrée d’une belle et onirique lithographie d’Henri-Alfred Darjou.
(Caillet, III, p. 259. Ellenberger, ‘Histoire de la découverte de l'inconscient’, p. 337-339 et passim. Jean Garrabé, ‘Hervey de Saint-Denis’. In « Annales Médico-psychologiques », 2005, 163, p. 716-717).
Rousseurs et brunissures, plus soutenues à certains feuillets.
Très bon exemplaire, bien relié à l’époque, entièrement non rogné.

Réf.: 25438 - Eur 3500.00
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DA COSTA (Uriel), LIMBORCH (Philipp van). Exemplar humanæ vitæ. [In: LIMBORCH (Philipp van). De veritate religionis christianæ amica collatio cum erudito judæo].
Goudae, Justum ab Hoeve [Gouda, Justus van der Hoeve], 1687.
In-4, plein vélin rigide de l'époque, dos titré à la plume, (16), 364, (14) p.
Édition princeps de la célèbre autobiographie testamentaire d’Uriel da Costa ('Exemplar humanae vitae'), composée à la veille de son suicide en 1640 et publiée "presque par hasard" (Daniel Lacerda) quarante-sept années après sa mort.
Elle est insérée entre les pages 341 et 354 d’un recueil qu’un ministre calviniste arminien, Philip Van Limborch professeur à Amsterdam (1633-1712), consacre à la défense de la "vérité de la religion chrétienne", en discussion avec un Juif érudit, Isaac Orobio de Castro (c.1617-1687), lui-même réfugié du Portugal à Amsterdam.
Éditée d’après un manuscrit et peut-être révisée, "Une vie humaine" est suivie de sa réfutation par Limborch.
Né au sein d’une famille portugaise marrane, Uriel Da Costa (1585-1640) s’installa à Amsterdam en 1617 et revint au judaïsme, mais il entra bientôt en conflit avec la synagogue. Soumis à une humiliante pénitence publique, il se suicida.
Ce document demeurait l’unique seule source d’informations sur Uriel da Costa jusqu’à la découverture récente (1990), à la bibliothèque d’Amsterdam, d’un exemplaire unique d’un autre de ses textes que l’on croyait perdu ("Exame das tradições fariseas") et qui le qui place aux côtés de Spinoza, dix années avant la condamnation de celui-ci, parmi les victimes du durcissement doctrinaire des autorités juives d’Amsterdam.
"Cette autobiographie écrite par Uriel da Costa en 1640 avant de se suicider, reflète toute la culture et toutes les interrogations religieuses de cet esprit qui passa du christianisme-marranisme au judaïsme puis au sadducéisme, enfin au déisme vénérant la Nature. Juif portugais d’Amsterdam, Gabriel, devenu Uriel da Costa, reflète - lui et toute sa famille, affiliée à celle de Spinoza - les recherches de cette société des nouveaux convertis du Portugal et des pays occidentaux au XVII° siècle" (Béatrice Leroy).
(Bamberger, 'The printed literature of Spinozism', n° 67. Fürst, 'Bibliotheca judaica', I, p. 17).
Quelques rousseurs éparses. Petite trace de restauration de vélin au dos.
Très bon exemplaire, très bien conservé dans sa première reliure hollandaise de vélin rigide.

Réf.: 37003 - Eur 3500.00
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PASCAL (Blaise). Traitez de l'équilibre des liqueurs, et de la pesanteur de la masse de l'air (...). Par Monsieur Pascal.
Paris, Guillaume Deprez, 1663.
In-12, plein veau blond glacé, dos à 5 nerfs filetés or, orné de compartiments entièrement garnis d'un résille dorée, de filets dorés et au noir, pièces de titre et d'adresse de veau bronze et rouge, triple filet d'encadrement sur les plats, de filets dorés sur les coupes, roulettes sur les chasses, doré sur tranches (reliure de Niédrée), (28) p. titre inclus, 232 p., (8) p. de tables, 2 planches gravées dépliantes et un bois dans le texte.
Edition originale de premier tirage, avec l'errata en fin des feuillets préliminaires, édition donnée quelques mois après la mort de Pascal par François Périer son beau-frère et collaborateur.
"Une date décisive dans l'histoire de la Science et un sujet de réflexion que le développement ultérieur de la physique n'a pas épuisé. L'expérience célèbre, par laquelle Pascal devait prouver que l'ascension du mercure dans le tube barométrique était due à la pesanteur de l'air, allait prendre place parmi les plus belles découvertes scientifiques du XVIIe siècle et font de cette époque l'une des plus brillantes et des plus fécondes" (Ch. Brunold, 'Revue d'hist. des sciences', 1949, II, 2-3, p. 225-240).
(Dibner, 'Heralds of Science', 143. 'En Français dans le texte', n° 101. Maire, I, p. 179, XLII. Norman, 1650. Sparrow, 'Milestone of Science', n° 157. Tchemerzine-Scheler, V, 59).
Provenance : Marcel Bénard (ex-libris avec monogramme gravé, Vente M. B***, Paris, 14-16 mai 1925, n° 127) et Mortimer L. Schiff, financier américain, philanthrope et grand collecteur, avec son ex-libris doré sur cuir.
Bel exemplaire, frais, dans une fine reliure de Jean-Edouard Niédrée.

Réf.: 37008 - Eur 3500.00
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PONTANO (Giovanni Gioviano) ou PONTANUS (Ioannis Iovianus). Opera. De Fortitudine: libri duo. De Principe: liber unus. Dialogus qui Charon inscribitur. Dialogus qui Antonius inscribitur. De Liberalitate: liber unus. De Beneficentia: liber unus. De Magnificentia: liber unus. De Splendore: liber unus. De Couiuentia [sic pour De conviventia]: liber unus. De Obedientia: libri quinque. Cum gratia & privilegio.
(Impressum Venitiis per Bernardinum Vercellensem) [Venise, Bernardino Rosso], 1501.
In-folio (310 x 205 mm), plein vélin rigide, dos lisse, pièce de titre de vélin doré, tranches mouchetées rouges (rel. du XVIIe siècle), (148) f. dernier blanc [sign. a8 b-z6 &8].
Première édition collective et seule collective parue du vivant de l’auteur contenant les dix traités et dialogues philosophiques de l’humaniste et homme politique italien Giovanni Pontano.
Natif de Cerreto di Spoleto en Ombrie, Giovanni Pontano (1429-1503) entra au service de la dynastie d’Aragon à Naples, mais tomba en disgrâce en 1495 pour avoir négocié la paix avec les Français. Devenu directeur de l’Académie de Naples qui porte son nom ("Pontaniana"), il est l’une des principales figures de l’humanisme italien et l’un des plus éminent auteur latin de la période.
Cette édition a été imprimée à Venise par Berardino Rosso ("Bernardinum Vercellensem" au colophon) en caractères romains sur une colonne de 42 lignes.
"Outre le mérite d’un style élégant et naturel, les ouvrages philosophiques de Pontanus offrent le premier exemple d’une manière de philosopher libre et dégagée des préjugés, qui ne suit d’autres lumières que celles de la raison et de la vérité" (Michaud, XXXV, 363).
"Avec Pontano, on a affaire à une variante tout à fait particulière de l'humanisme italien, qui reflète bien l'ambiance de la cour de Naples, toute animée d'un goût pour le luxe et le plaisir et d'un véritable amour pour toutes les manifestations de la vie et de la beauté. Dans cette œuvre, la religion ne tient qu'une place très modeste et l’on a pu parler à son sujet, sans trop exagérer, d’humanisme laïc" (H. Casanova-Robin, éd. Les Belles Lettres).
Pontanus paraît être le premier qui ait renouvelé l’opinion de Démocrite, qui attribuait la lumière de la voie lactée à un nombre infini de petites étoiles.
(Adams, P.1856. Houzeau, 'Bibliographie de l'astronomie', 2554. Panzer, 'Annales Typographici', VIII, 338, 6).
Quelques infimes petits trous de vers à qqs feuillets.
Bel exemplaire, très frais, imprimé sur papier fort, grand de marges, parfaitement conservé.

Réf.: 37082 - Eur 3500.00
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VOLTAIRE. 1- Vie de Molière, avec des jugements sur ses ouvrages. Paris, Prault, 1739. (1) f. bl., (2) f., 120, (4) p. approbation et privilèges.
2- Lettre de Mr*** au sujet d'une brochure intitulée Vie de Molière. S.l.n.d. [i.e. 1739]. 24 p.

2 ouvrages reliés en un volume in-12 (160 x 91 mm), plein veau brun granité de l'époque, dos à 5 nerfs guillochés or, orné de caissons richement fleuronnés, pièce de titre de maroquin rouge, plats encadrés d'un filet à froid, roulette dorée sur les coupes, tranches mouchetées rouges.
Edition originale de premier tirage, très rare, publiée anonymement. Cette biographie a été composée par Voltaire pour servir de préambule à l’édition in-4° des œuvres de Molière (Paris, Prault, 1734), mais elle en fut évincée au profit d’une préface de Jean Louis Ignace de Lasserre.
La biographie proprement dite est suivie d’une analyse des principales pièces de Molière accompagnée d’un historique.
Au contraire de ses prédécesseurs (Grimarest), Voltaire ignore les aspects anecdotiques ou triviaux pour exprimer son admiration pour "ce philosophe de Molière", l’écrivain comme l’homme, dans lequel il reconnaît un "frère" dans sa dénonciation du fanatisme et des hypocrisies.
Il souligne la fidélité de Molière aux idées de Gassendi, les persécutions dont il a fait l’objet et loue la protection éclairée de Louis XIV, pour finir par un tableau lugubre de son scandaleux enterrement.
L’ouvrage fut censuré par Fontenelle qui signe l’approbation datée du 29 février 1739; le privilège est accordé le 9 juin 1739 à Laurent-François Prault fils.
Le volume contient, relié à la suite, une brochure anonyme qui fit grand bruit, critique de Voltaire et défense de Grimarest contre l'accusation de futilité portée par Voltaire (cf. Paul Lacroix, ‘Bibliographie moliéresque’, n°997 et Colon, ‘Siècle des Lumières’, 39:168).
En fin d'ouvrage, 2 p. manuscrites à l’époque de "Table des jugements sur le Sieur" renvoient aux principales pièces citées.
(Bengesco, II, 1578. Colon, ‘Siècle des Lumières’, 39:757. Voltaire à la BN, 3769). Seulement 7 exemplaires sont recensés dans les bibliothèques françaises, toutes à la BnF.
Très bon exemplaire, très bien relié à l’époque.

Réf.: 37088 - Eur 3500.00
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RACINE (Jean). Bajazet. Tragédie.
Paris, Pierre Le Monnier, 1672.
In-12 (152 x 85 mmm), plein maroquin rouge janséniste, dos à 5 nerfs, dentelle intérieure dorée, tranches dorées (reliure début XXe siècle), (4) f., 99 p. (verso blanc).
Edition originale de cette pièce, représentée pour la première fois en janvier 1672 à l'Hôtel de Bourgogne et publiée aussitôt.
Sacrifiant à la mode orientale, Racine compose sa première tragédie inspirée d'un événement contemporain: un fratricide commandité par le sultan ottoman Mourad IV.
Dans cette pièce complexe, violente, immoral et pessimiste, l’auteur nous plonge au cœur des intrigues de sérail, lieu clos et tragique d’une lutte à mort entre amour et pouvoir.
La tragédie remporta un immense succès lors de sa création et Madame de Sévigné rapporta que la Champmeslé y "joua admirablement".
Après une éclipse, ‘Bajazet’ a été remis au répertoire et a repris son rang parmi les grands chefs-d’œuvre de Jean Racine.
(Guibert, 'Bibliographie des oeuvres de Racine', p. 63-68. 'En français dans le texte', 127. Tchemerzine-Scheler, V, 342).
Quelques brunissures.
Bel exemplaire, très bien relié dans une fine reliure de maître de maroquin rouge, assez grand de marges (152 x 85 mmm).

Réf.: 26841 - Eur 3300.00
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[MAISTRE (Joseph de)]. Considérations sur la France.
Londres [i.e. Bâle], 1797.
In-8, cartonnage ocre à la Bradel de l'époque, pièce de titre de maroquin rouge, (2) f. de faux-titre et titre, iv, 242 p. [sic pour 246].
Edition originale de premier tirage d'une extrême rareté dont Monglond parle longuement dans 'La France révolutionnaire et impériale', et qu'il affirme n'exister qu'en un unique exemplaire à la Bibliothèque de Genève. Depuis, un autre exemplaire a été acquis par la BnF et figure à son catalogue (RES 8- LB42- 242 AH).
Publiée à Bâle où l'auteur s'était réfugié sous la fausse adresse de Londres, elle se distingue par sa pagination en 242 p. les pages 241-246 paginées par erreur 236-242, la vignette de titre "couronne, globe avec trois fleurs de lys encadré de deux rameaux", et la dernière ligne de la citation en exergue sur le titre, prise de Cicéron : "ordienda est potissimùm".
"Pour la première fois sur le continent et dans la langue même des révolutionnaires, la pensée s'efforce de faire face à la radicalité de la Révolution (…). Ces 'Considérations' fondent la tradition de la réaction, ou de la contre-révolution, de ce courant de pensée (…) qui rejette la Révolution tout entière, dans son principe comme contraire à la nature même de l'homme social et moral" (Pierre Manent, in 'Dictionnaire des oeuvres politiques', P.U.F., p. 501).
La portée et la descendance de cet ouvrage dans l'histoire des idées et de la vie politique française seront immenses.
(Alain de Benoist, Une Bibliographie de J. de Maistre, A6. Monglond, IV, col. 6-11. Barbier, I, 713).
Quelques rares petites auréoles.
Très bon exemplaire, relié à l'époque, non rogné (190 x 112 mm).

Réf.: 37030 - Eur 3300.00
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SCHOELCHER (Victor). Des colonies françaises. Abolition immédiate de l'esclavage.
Paris, Pagnerre, 1842
In-8, demi-veau vert bronze de l'époque, dos lisse orné d'une large palette guillochée en place des nerfs et de triples filets dorés, xlviij, 443 p.
Édition originale. "Si comme le disent les colons on ne peut cultiver les Antilles qu’avec des esclaves, il faut renoncer aux Antilles. – La raison d’utilité de la servitude pour la conservation des colonies est de la politique de brigands" (p. 382).
Victor Schœlcher entra dans la lutte contre l’esclavage dès la monarchie de Juillet. C’est au retour de son second voyage aux Caraïbes qu’il fait paraître cet ouvrage, où il défend l’abolition de manière argumentée.
"Une étape importante autant pour l'itinéraire personnel de son auteur que pour l'histoire de l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises. Rédigé à partir des informations collectées au cours d'un voyage aux Antilles de mai 1840 à juin 1841, alors que le mouvement abolitionniste était encore partisan d'un affranchissement graduel, ce texte apporte des arguments décisifs aux partisans de l'abolition immédiate; elle seule sauverait les colonies d'une nouvelle insurrection et serait en mesure de permettre l'intégration des nouveaux libres à la citoyenneté française" (CTHS, École nationale des Chartes en ligne).
Les pages 417 à 434 contiennent des “proverbes et, locutions nègres“ en langue créole. Tableaux statistiques.
(Cf. En français dans le texte, 257. Ryckebusch, 7430. Sabin, 77745).
Les pages xlix-lij de la préface sont reliés après la p. xxiv.
Petit cachet ex-libris ancien.
Très bon exemplaire, grand de marges, frais, bien relié à l'époque.

Réf.: 28047 - Eur 3000.00
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GUICHARDIN (François) ou GUICCIARDINI (Lodovico), CHOMEDEY (Jérôme) traducteur. L’Histoire d’Italie, de messire François Guicciardin Gentilhomme Florentin. Translatée d’Italien en François, & présentée à Très vertueuse, Très haute, & Très puissante Dame & Princesse, Katherine de Medicis (...) par Hiérosme Chomedey, Gentilhomme & Conseiller de la ville de Paris.
Paris, Jacques Kerver, 1568.
In-folio (339 x 221 mm), plein veau brun de l’époque, dos à 5 nerfs gothiques garni de fleurons dorés entre-nerfs, plats ornés au centre d’un grand médaillon azuré doré à motifs d'entrelacs et de rinceaux et d’un filet d’encadrement dorés, tranches dorées, (4), ccccxiiij [=414], [8] f.
Première édition de la traduction française par Jérôme Chomedey, partagée entre quatre éditeurs.
"L’un des meilleurs ouvrages historiques qu'ait produits la littérature italienne" (Brunet).
Contient, dans les feuillets préliminaires, l’édition originale de trois sonnets de Ronsard, Dorat et Baïf, en hommage à Guichardin et à Chomedey. Bel marque de titre de l’éditeur à la licorne.
Homme politique, diplomate et historien, contemporain de Machiavel, François Guichardin (Francesco Guicciardini) (Florence 1483-Arcetri 1540) analyse de façon rigoureuse et désenchantée les événements qui ont conduit l’Italie à se soumettre à la domination étrangère, de la mort de Laurent le Magnifique (1492) à elle du pape Clément VII (1534).
L’ouvrage, publié en italien à titre posthume en 1561, marque une étape décisive dans l’historiographie moderne. Il connut un retentissement immédiat dans l’Europe des Humanistes, alimentant la réflexion d’auteurs majeurs de la première modernité, Jean Bodin ou Montaigne, puis eut une longue descendance.
"François Guichardin a donné à l’Italie une place déterminante dans l’édification de l’historiographie moderne et l’a constituée en modèle pour de nombreuses autres historiographies nationales, tant par la réflexion historique que par la portée documentaire de son œuvre" (Emmanuel Bury, "Lire les historiens italiens à l’époque de Louis XIII: la leçon des traductions françaises", 'Dix-septième siècle', 2010/1 (n° 246), p. 55-68.

Réf.: 34207 - Eur 3000.00
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DEMAR (Claire). Ma loi d'avenir (...). Ouvrage posthume, publié par Suzanne [Voilquin]. [Suivi de: Appel d'une femme au peuple sur l'affranchissement de la femme].
Paris, Bureau de la Tribune des Femmes, 1834.
In-8, plein maroquin, pièce de titre de veau rouge, double filet doré en tête et pied (rel. Devauchelle), 75 p. faux-titre et titre inclus.
Très rare première édition collective de ces deux manifestes féministes, parmi les plus radicaux du XIXe siècle, publiée au lendemain du suicide de l'auteure par Suzanne Voilquin, directrice de la "Tribune des femmes" .
Contient: 'Notice historique' (p. 5-20) – 'Ma loi d'avenir' (p. 21-59) – 'Appel d'une femme au peuple sur l'affranchissement de la femme' (p. 65-75).
Considérée comme l’une des féministes les plus combatives du mouvement saint-simonien, Claire Démar (1799-1833) composa, peu avant son suicide, cet 'Appel d'une femme au peuple sur l'affranchissement de la femme', dans lequel elle qualifie le mariage de "prostitution de par la loi" et met au défi les opposants républicains d'étendre aux femmes la Déclaration des droits de l'Homme.
Dans Ma loi d'avenir, autre "gant jeté dans l'arène", Claire Démar critique la timidité des saint-simoniens devant les revendications de liberté sexuelle et analyse les liens existants entre la répression de la sexualité féminine et le système patriarcal de la propriété.
L’œuvre resta longtemps indisponible et eut peu d'échos immédiats, sans doute à cause de ses thèses radicales irrecevables parmi ses contemporains. Il fallut attendre les temps modernes et sa redécouverte en particulier par Walter Benjamin, pour qu’on reconnaisse à ce manifeste son statut fondamental dans l’histoire du féminisme.
(Gerritsen Collection of Women's History, n° 677).
Quelques petites rousseurs et biffures de l'époque à 2 pages.
Bel exemplaire, frais, très bien relié.

Réf.: 36483 - Eur 3000.00
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DESCARTES (René). Les principes de la philosophie. Escrits en Latin, par René Descartes. Et traduits en François par un de ses Amis [Claude Picot].
Paris, De l'imprimerie de Pierre Des-Hayes et se vendent, chez Henry Le Gras, 1647.
In-4, plein veau brun marbré de l'époque, dos à 5 nerfs orné de compartiments richement dorés à la grotesque, titre doré, tranches rouges, titre frontispice gravé, (1) f. de titre, (58), 420 (i.e. 486) p., (1) f. d'errata, 20 planches dépliantes en fin.
Edition originale française, dans la traduction de Claude Picot, revue et approuvée par l’auteur, augmentée par lui-même de la célèbre lettre-préface à son traducteur où Descartes expose pour la première fois la célèbre conception de la philosophie comme une arborescence.
L'édition latine date de 1644.
L'illustration se compose d'un titre-frontispice gravé dans un large encadrement et de 20 planches gravées dépliantes en fin de volume.
Avec le 'Discours de la méthode', l'ouvrage que Descartes considérait comme l'expression la plus achevée de sa pensée. Unique exposé d’ensemble de sa philosophie, c'est par ce livre que l'oeuvre du philosophe sera reçue par les grands post-cartésiens, de Spinoza à Leibniz.
Le frontispice est à la date de 1651, particularité commune à plusieurs exemplaires (WorldCat).
(Guibert, n°2 p. 119-121. Tchemerzine-Scheler, II, 788).
Petites traces de restauration à la reliure. Quelques rousseurs. Galerie de vers dans la marge intérieure du fond des 30 prem. feuillets.
Très bon exemplaire, bien relié à l'époque.

Réf.: 37056 - Eur 3000.00
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LUCAS (Charles) - Recueil provenant de la bibliothèque personnelle de Charles Lucas. 1er VOLUME :
1- Lettre à M. le Baron Gérando, Conseiller d’Etat. Projet d’établissement, par souscriptions, d’une Maison pénitentiaire pour les jeunes Détenus [20 janvier 1833]. Paris, Imprimerie de A. Henry, (1833).16 p.
2- Extrait du compte-rendu de la séance publique du 22 avril 1839. Société de la Morale Chrétienne. (Paris), Imprimerie de A. Henry, (1839). 46, (2) p.
3- Des moyens et des conditions d’une réforme pénitentiaire en France. Paris, Au bureau de la Revue de Législation, 1840. xxi, 108 p.
4- Compte-rendu d’une réunion préparatoire pour la formation d’une société de patronage pour les jeunes libérés de la maison pénitentiaire de Fontevrault. Paris, Cosson, (1840). 20 p.
5- Exposé de l’état de la question pénitentiaire en Europe et aux Etats-Unis. Suivi d’observations de MM. De Tocqueville, Ch. Lucas et Béranger. Extraites de compte rendu des travaux de l’Académie. Paris, Imprimerie Panckoucke, 1844. jv, 129 p.
Contient la retranscription de la discussion entre Ch. Lucas et Tocqueville, sous forme de questions / réponses.
2e VOLUME :
1- HELLO (J.). Notice sur la colonie agricole d’essai du Val-d’Yèvre, près Bourges (Cher). Paris, Imprimerie de Hennuyer et Cie, [1850]. 32 p.
L'auteur était inspecteur général des prisons.
2- HELLO (J.). Des Colonies agricoles pénitentiaires ou considérations morales et pratiques sur la loi d’éducation et de patronage des jeunes détenus du 5 août 1850 et sur le projet de règlement du 31 mars 1864 relatif à l’exécution de cette loi. Paris, Cotillon, 1865. (2) f., 64 p.
3- SELLON (Valentine de). La Peine de mort au vingtième siècle. Paris, Guillaumin et Cie, 1877. viii, 54, (1) p. de table.
4- Bulletin de la Société générale des Prisons autorisée par décret du 22 mai 1877 [Première année. Séances présidées par Charles Lucas]. Paris, Imprimerie centrale des chemins de fer, A. Chaix et Cie, 1877. 124 p.
5- OLIVECRONA (Knut). La Colonie d’essai du Val-d’Yèvre et la théorie de l’amendement de l’enfant par la terre et de la terre par l’enfant. Paris, Guillaumin et Cie, A. Durand & Pedone-Lauriel, Octobre 1878. 64 p.
6- OLIVECRONA (Knut) et LUCAS (Charles). Rapport au congrès pénitentiaire de Stockholm sur le mouvement progressif de la réforme pénitentiaire de 1872 à 1878 d’après les communications successives de M. Ch. Lucas à l’Institut de France. Paris, Imprimerie centrale des Chemins de fer, A. Chaix et Cie, [1879]. 8 p.
7- BUJON (Pierre). Le Congrès international pénitentiaire de Stockholm (I). Paris, Guillaumin et Cie, 1878. 15 p. Tiré-à-part du Journal des Économistes (déc. 1878)
8- BUJON (Pierre). Le Congrès pénitentiaire international de Stockholm (II). Paris, A. Cotillon et Cie, 1880. 15 p. Tiré-à-part de la Revue Critique de Législation et de Jurisprudence.
9- BUJON (Pierre). La Science pénitentiaire au congrès de Stockholm. Paris, A. Cotillon et Cie, 1880. 8 p.
10- BUJON (Pierre). "LUCAS (Charles-Jean-Marie)" : Extrait des notices biographiques et bibliographiques des membres de l’Institut de droit international. Paris, F. Pichon, A. Cotillon et Cie, s. d. 31 p.
3e VOLUME :
1- LUCAS (Charles). Discours prononcé au Banquet du Comice Agricole de l’Arrondissement de Bourges (30 août 1846). Bourges, Impr. Et Lith. de Jollet-Souchois, [1846]. 8 p.
2- LEZARDIERES (Charles de). Bénédiction et inauguration des bâtiments de la chapelle, de l’école et de l’infirmerie à la colonie agricole du Val-d’Yèvre (Cher). Le 27 septembre 1857. Bourges, Imprimerie du Ve Ménagé, 1857. (1) f., 12 p.
3- Colonie agricole du Val-D’Yèvre. Cérémonie de la confirmation et visite de l’établissement par Mgr l’Archevêque de Bourges. 15 Avril 1860. Bourges, Imprimerie et Lithographie de Ve Jollet-Souchois, 1860. 7 p.
4- Réception à la chapelle de colonie du Val-d’Yèvre, par Mgr l’Archevêque de Bourges (…) d’une relique de Saint-Charles apportée de Rome (…) et quelques renseignements sur l’introduction de cette congrégation dans les Maisons pénitentiaires de Femmes condamnées. 5 mai 1861. Bourges, Imprimerie et Lithographie de A. Jollet Fils, 1861. 12 p.
5- LUCAS (Charles). Un Mot sur la fondation de la colonie agricole pénitentiaire du Val-d’Yèvre considérée au point de vue du programme impérial du 5 janvier 1860, sur le défrichement des marais avec quelques notes et renseignements de M. De Lézardières, directeur de l’établissement. Bourges, Imprimerie et Lithographie de A. Jollet Fils, 1861. 27 p.
6- [LUCAS, Charles]. Résumé de la question relative à la proposition de cession à l’Etat de la colonie du Val-d’Yèvre. Paris, J. Claye, s.d. 31 p.
7- HELLO (J.). Notice sur la colonie agricole d’essai du Val-d’Yèvre, près de Bourges (Cher). Paris, Imprimerie de Hennuyer et Cie, [1850]. 32 p. (rouss.).
8- HELLO (J.). Des Colonies agricoles pénitentiaires ou considérations morales et pratiques sur la loi d’éducation et de patronage des jeunes détenus du 5 août 1850 et sur le projet de règlement du 31 mars 1864 relatif à l’exécution de cette loi. Paris, Cotillon, 1865. (2) f., 64 p.
9- LUCAS (Charles). Transformation de la colonie privée du Val-d’Yèvre en colonie publique (Séance du 14 décembre 1872). Orléans, Imp. Ernest Colas, [1872]. 24 p.
10- LUCAS (Charles). Coup d’œil historique sur la fondation de la colonie privée du Val-d’Yèvre et sa transformation en colonie publique. Précédé d’une lettre à M. A. Cochery, membre de l’Assemblée nationale, à l’occasion de son rapport sur le budget des dépenses du Ministère de l’Intérieur. Paris, Imprimerie Arnous de Rivière et Cie, 1875. 40 p.
11- LUCAS (Charles). Rapport verbal sur les publications de la commission parlementaire d’enquête pénitentiaire et spécialement sur celle relative à l’éducation et au patronage des jeunes détenus, par M. Félix Voisin, membre de l’Assemblée Nationale. Orléans, Imp. Ernest Colas, [1875]. 47 p.
12- LUCAS (Charles). L’Orphelinat agricole et l’utilité qu’il peut retirer des résultats de la colonie d’essai du Val-d’Yèvre. Paris, Orléans, Imp. Ernest Colas, 1876. 19 p.
13- LUCAS (Charles). Transformation de la colonie privée du Val-d’Yèvre et son existence comme colonie publique. Paris, Imprimerie Arnous de Rivière et Cie, [1872]. 60 p.
14- LUCAS (Charles). Observations sur la statistique des prisons et établissement pénitentiaires pour l’année 1873. Orléans, Imp. Ernest Colas, (1874). 24 p.
15- [LUCAS (Charles)]. Note chronologique dans l’ordre des idées et des faits sur la fondation de la colonie d’essai du Val-d’Yèvre comme établissement privé et sa transformation en colonie publique. Paris, J. Claye, A. Quantin, s.d. [ca 1872]. 16 p.
16- LUCAS (Charles). La Cession à l’Etat de la colonie d’essai du Val-d’Yèvre au point de vue de l’équité. Paris, Imprimerie Arnous de Rivière et Cie, [1878]. 20 p.
17- LUCAS (Charles). Les Nouvelles Négociations relatives au Val-d’Yèvre. Paris, Imprimerie Arnous de Rivière et Cie, [1878]. 8 p.
18- LUCAS (Charles). Observations présentées à la Société Général des Prisons sur la révision de la loi du 5 août 1850 relative aux Colonies agricoles pénitentiaires de jeunes détenus. Paris, Imprimerie centrale des Chemins de fer, A. Chaix et Cie, 1879. 24 p.
19- LUCAS (Charles). Observations sur la colonisation agricole pénitentiaire supplémentaires à celles présentées à la séance du 3 mars 1879 de la Société Général des Prisons. Paris, Imprimerie centrale des Chemins de fer, A. Chaix et Cie, 1879. 12 p.
20- [LUCAS (Charles)]. Résumé des résultats économiques et agricoles obtenus au profit de l’Etat et de l’expérience pratique par la colonie d’essai du Val-d’Yèvre et de ceux à recueillir par l’Etat du projet de loi d’acquisition du 31 mai 1879. Paris, Imprimerie centrale des Chemins de fer, A. Chaix et Cie, Novembre 1879. 34 p.
21- OLIVECRONA (Knut) et LUCAS (Charles). Rapport au congrès pénitentiaire de Stockholm sur le mouvement progressif de la réforme pénitentiaire de 1872 à 1878 d’après les communications successives de M. Ch. Lucas à l’Institut de France. Paris, Imprimerie centrale des Chemins de fer, A. Chaix et Cie, [1879]. 8 p.
22- OLIVECRONA (Knut). La Colonie d’essai du Val-d’Yèvre et la théorie de l’amendement de l’enfant par la terre et de la terre par l’enfant. Paris, Guillaumin et Cie, A. Durand & Pedone-Lauriel, Octobre 1878. 64 p.
4e VOLUME :
1- LUCAS (Charles). Discours prononcé au Banquet du Comice Agricole de l’Arrondissement de Bourges (30 août 1846). Bourges, Impr. et lith. Jollet-Souchois, [1846]. 8 p.
2- LUCAS (Charles). Rapport verbal de M. Ch. Lucas sur la statistique des prisons et de établissements pénitentiaires par M. Louis Perrot, inspecteur général chargé de la division des prisons. Orléans, Impr. Colas-Gardin, s.d. [1855]. 28 p.
3- LEZARDIERES (Charles de) et LUCAS (Charles). Bénédiction et inauguration des bâtiments de la chapelle, de l’école et de l’infirmerie à la colonie agricole du Val-d’Yèvre (Cher). Le 27 septembre 1857. Bourges, Impr. du Ve Ménagé, 1857. (2), 12 p.
4- LUCAS (Charles). La Colonie du Val-d’Yèvre et la pétition au Sénat sa production horticole. Réponse de M. Ch. Lucas. Bourges, Impr. de A. Jollet, [1868]. 28 p.
5- LUCAS (Charles). Observations relatives au congrès pénitentiaire de Londres présentées à l’Académie des Sciences Morales & Politiques. (Séances des 22 et 29 juin 1872). Orléans, Impr. Ernest Colas, [1872]. 64 p.
6- LUCAS (Charles). Transformation de la colonie privée du Val-d’Yèvre en colonie publique. (Séance du 14 déc. 1872). Orléans, Impr. Ernest Colas, [1872]. 24 p.
7- LUCAS (Charles). Rapport verbal de M. Ch. Lucas relatif à une notice sur la maison de forge et de correction de Gand et la maison cellulaire de Louvain par M. Visschers (Séance du 21 décembre 1872). Orléans, Impr. Ernest Colas, [1873]. 8 p.
8- LUCAS (Charles). Rapport verbal sur les publications de la commission parlementaire d’enquête pénitentiaire et spécialement sur celle relative à l’éducation et au patronage des jeunes détenus, par M. Félix Voisin, membre de l’Assemblée Nationale. Orléans, Impr. Ernest Colas, [1875]. 47 p.
9- LUCAS (Charles). L’Orphelinat agricole et l’utilité qu’il peut retirer des résultats de la colonie d’essai du Val-d’Yèvre. Paris, Orléans, Impr. Ernest Colas, 1876. 19 p.
10- LUCAS (Charles). Transformation de la colonie privée du Val-d’Yèvre et son existence comme colonie publique. Paris, Impr. Arnous de Rivière et Cie, [1872]. 60 p.
11- LUCAS (Charles). Observations sur la statistique des prisons et établissements pénitentiaires pour l’année 1873. Orléans, Impr. Ernest Colas, s.d. [1874]. 24 p.
12- LUCAS (Charles). Rapport verbal sur les travaux préparatoires du congrès pénitentiaire de Stockholm. (Séance du 19 mai 1877). Paris, Impr. Ernest Colas, 1877. 22 p.
13- LUCAS (Charles). Allocution prononcée à la séance d’installation de la Société Générale des Prisons. Paris, Impr. centrale des chemins de fer, A. Chaix et Cie, 1877. 28 p.
14- [LUCAS (Charles)]. Note chronologique dans l’ordre des idées et des faits sur la fondation de la colonie d’essai du Val-d’Yèvre comme établissement privé et sa transformation en colonie publique. Paris, J. Claye, A. Quantin, s.d. [1877]. 16 p.
15- LUCAS (Charles). Lettre de M. Charles Lucas, Membre de l’Institut, à M. le docteur Wines, Président de la commission internationale pénitentiaire, Sur l’utilité des travaux préparatoires et notamment des rapports relatifs aux questions soumises aux délibérations du congrès de Stockholm. Paris, Imprimerie Arnous de Rivière et Cie, [1878]. 16 p.
16- LUCAS (Charles). Rapport verbal sur les institutions répressives et pénitentiaires et les institutions préventives concernant l’enfance à l’occasion du vagabondage des enfants et les écoles industrielles par M. le Vicomte d’Haussonville (Séance du 11 janvier 1879). Orléans, Imp. Ernest Colas, [1879]. 36 p.
17- LUCAS (Charles). Observations présentées à la Société générale des Prisons sur la révision de la loi du 5 août 1850 relative aux Colonies agricoles pénitentiaires de jeunes détenus. Paris, Imprimerie centrale des Chemins de fer, A. Chaix et Cie, 1879. 24 p.
18- LUCAS (Charles). Observations sur la colonisation agricole pénitentiaire supplémentaires à celles présentées à la séance du 3 mars 1879 de la Société générale des Prisons. Paris, Impr. centrale des Chemins de fer, A. Chaix et Cie, 1879. 12 p.
19- [LUCAS (Charles)]. Résumé des résultats économiques et agricoles obtenus au profit de l’Etat et de l’expérience pratique par la colonie d’essai du Val-d’Yèvre et de ceux à recueillir par l’Etat du projet de loi d’acquisition du 31 mai 1879. Paris, Impr. centrale des Chemins de fer, A. Chaix et Cie, Novembre 1879. (4), 34 p.
20- [LUCAS (Charles)]. De l’éducation correctionnelle et de l’éducation préventive. Orléans, Imp. Ernest Colas, s.d. [1881]. 4 p.
21- LUCAS (Charles). Rapport verbal sur le bulletin de la société général des prisons. Quatrième année. Orléans, Imp. Ernest Colas, s.d. [1882]. 12 p.
22- HELLO (J.). Notice sur la colonie agricole d’essai du Val-d’Yèvre, près de Bourges (Cher). Paris, Imprimerie de Hennuyer et Cie, [1850]. 32 p.
23- HELLO (J.). Des Colonies agricoles pénitentiaires ou considérations morales et pratiques sur la loi d’éducation et de patronage des jeunes détenus du 5 août 1850 et sur le projet de règlement du 31 mars 1864 relatif à l’exécution de cette loi. Paris, Cotillon, 1865. (4), 64 p.
24- OLIVECRONA (Kurt) et LUCAS (Charles). Rapport au congrès pénitentiaire de Stockholm sur le mouvement progressif de la réforme pénitentiaire de 1872 à 1878. Paris, Impr. centrale des chemins de fer, A. Chaix et Cie, [1879]. 8 p.
25- OLIVECRONA (Knut). La Colonie d’essai du Val-d’Yèvre et la théorie de l’amendement de l’enfant par la terre et de la terre par l’enfant. Paris, Guillaumin et Cie, A. Durand & Pedone-Lauriel, Octobre 1878. 64 p.

Ensemble de 62 pièces reliées en 4 volumes in-8°, 3 de demi-chagrin vert, dos à nerfs et un de demi-maroquin vert, dos lisse orné d'un décor romantique doré (reliures de l’époque).
Précieux recueil de 62 pièces (dont 15 en double), composé en partie de ses propres œuvres, constitué par Charles Lucas pour sa bibliothèque personnelle. Chaque volume est précédé d'un index de sa main.
Charles Lucas (1803-1899) est l'homme "qui, sans conteste, pendant le XIXe siècle, a le mieux incarné les ambitions et les ambiguïtés de la réforme pénitentiaire (...) et a fondé la Science des prisons" (J.G. Petit).
Il personnifia le libéralisme pénal de la Restauration, jetant les bases d'un système pénitentiaire qui récusait l'emprisonnement perpétuel. Guizot le nomma inspecteur des prisons dès le changement de régime, en 1830. Il demeura trente-cinq ans à ce poste.
À partir de 1830, l'engouement pour l'amélioration du système pénitentiaire suscita des centaines d'ouvrages. Charles Lucas se constitua une très riche bibliothèque spécialisée, augmentée des nombreuses brochures que l'inspecteur général des prisons recevait.
On trouve ici une importante réunion de 21 plaquettes traitant de la colonie agricole du Val d'Yèvre qu'il avait fondée, en 1841, pour recevoir des jeunes délinquants. Après avoir acheté 140 ha de marais au Val d’Yèvre près de Bourges, Charles Lucas soumit son projet au ministère de l’Intérieur qui ne le retint pas. En 1846, il décida de se lancer personnellement dans "l’aventure". La construction coûta 450.000 francs et l’Etat alloua 80 centimes par jour et par colon qui furent transférés de la prison de Fontevraud dès 1847 : 100 en 1850 puis 400 en 1860. En 1865, Charles Lucas devenu aveugle fut remplacé par son fils docteur en droit. En 1872, la colonie fut louée, puis acquise par l’Etat et "nationalisée". La loi de 1912 sur les tribunaux pour enfants entraîna une réduction progressive des effectifs jusqu’en 1924 pour le Val d’Yèvre ferma définitivement.

Réf.: 37107 - Eur 2800.00
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LA METTRIE (Julien Offray de). Oeuvres philosophiques, de Mr. de La Mettrie. [Contient: 'L'Homme Machine', Leyde, 1748].
Amsterdam, 1753.
2 volumes in-12, plein veau marbré de l'époque, dos à 5 nerfs guillochés or, garnis de compartiments ornés d'un jeu de filets d'encadrement et fer spécial répété entre-nerfs, palettes en tête et pied, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge et vert, tranches mouchetées rouges, roulette sur les coupes.
Edition collective des "Œuvres philosophiques de La Mettrie".
Elle contient la rare seconde édition de 'L'Homme machine', en 109 pages, insérée sous sa page de titre d’origine à la date de 1748. Le plus célèbre et le plus scandaleux des brûlots de La Mettrie, dans lequel il livre ouvertement les principes de sa doctrine radicale, matérialiste et athée, fondée sur un biologisme intégral. Cette véritable seconde se distingue d’un retirage postérieur par l’orthographe de l’imprimeur sur le titre: "Luzac" qui deviendra "Lusac". La première édition, dont il ne subsiste que quelques exemplaires, avait été presque totalement détruite par ordre du Consistoire de Leyde en décembre 1747.
I - Discours préliminaire - L'Homme Machine (Leyde, De l'Imp. d'Elie Luzac Fils, 1748) - Traité de l'âme.
II - Abrégé des systèmes - Les Animaux plus que Machine - L'Homme Plante - Système d'Epicure - Anti-Sénèque ou Discours sur le Bonheur - L'Art de jouir.
(Pour 'L’Homme machine': En Français dans le texte, n°151. Garrison & Morton, n°586. Stoddard, La Mettrie, n°31. Tchemerzine-Scheler, III, 949. Pour l’édition collective des œuvres: Stoddard, n°59).
Rousseurs et brunissures éparses, plus prononcées à certains cahiers.
Exemplaire très bien relié, dans sa première reliure.

Réf.: 37050 - Eur 2200.00
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[GARZONI (Tommaso)]. L'Hospital des fols incurables; Où sont déduites de poinct en poinct toutes les folies & les maladies d'esprit, tant des hommes que des femmes. Oeuvre non moins utile que recreative & necessaire à l'acquisition de la vraye sagesse. Tirée de l'Italien de Thomas Garzoni, & mise en nostre langue, par François de Clarier, sieur de Long-val, Professeur ez Mathematiques, & Docteur en Medecine.
Paris, François Julliot, 1620.
In-8, plein veau moucheté de l'époque, dos lisse ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, triple filet doré en encadrement sur les plats garnis d'un petit fer en écoinçon, filet doré sur les coupes, tranches mouchetées (rel. vers 1730), (1) f de titre, (2), 267 p., (1) p. de privilège.
Première édition française de cette traduction et adaptation, par François de Clarier, de ‘L'Hospidale de pazzi incurabili’ (Venise en 1586), traduction qui assura la diffusion européenne de l’œuvre.
Religieux, philosophe et théologien né en Émilie-Romagne, Tomaso Garzoni, invite les visiteurs à voir en un spectacle distrayant "trente et une catégories de fous" enfermés dans un asile imaginaire. Le dernier discours concerne le "Département de l'Hospital qui sert à loger les femmes".
L'hôpital est une vaste demeure où toutes les formes de folie ont leur place assignée. Les fous sont classés par catégorie et reclus dans la cellule qui leur a été attribuée.
"Nous lirons cette histoire comme le moment inaugural où se joue simultanément, pour la folie, sa mise au ban de la société (…) où se noue un ensemble: fous/enfermés /laids. (…). Il anticipe ce que le classicisme, moins d'un siècle plus tard, énoncera comme dogme : la Raison, érigée en principe universel, est intelligence" (cf. Anik Kouba, ‘La "laideur" des fous’, ‘Communications’, 1995, vol. 60, n°60, p. 49-61).
Garzoni, qui place son ouvrage sous l’autorité d’un célèbre médecin du temps, Bernadino Paterno, jette les fondements d’une l’ébauche d’une nosologie psychiatrique : les "Frénétiques" (discours II), les "Mélancholiques" (discours III), les "Lunatiques" (discours XVII), etc.
L’ouvrage assure ainsi la transition entre les représentations allégoriques de la folie au Moyen-Âge, et celle, contemporaine, de la description de la déraison fondée sur des observations de cas de folie.
(Arbour, 'L'ère baroque en France', n°9742. Brunet, II, 1496. G. Dotoli, 'Traductions de l'italien en français au XVIIe s.', p.242).
Quelques épidermures sur les plats.
Provenance : De la bibliothèque du Dr Maurice Villaret avec son ex-libris gravé sur le contreplat.
Bel exemplaire, frais, bien relié.

Réf.: 37080 - Eur 2200.00
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