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35 fiche(s) - Page 1


BIZZARRI ou BIZARI (Pietro), BELLEFOREST (François de) traducteur. Histoire de la Guerre qui c'est passée entre les Vénitiens et la Saincte Ligue, contre les Turcs, pour l'isle de Cypre, ès années 1570, 1571 et 1572, faicte en latin par Pierre Bizare, & mise en françoys par F. de Belle-Forest (...).
Paris, Nicolas Chesneau, 1573
In-8° (168 x 110 mm), plein vélin souple de l'époque à rabats, (1) f. de titre, (46), 286 p., (1) f. bl.
Rarissime première édition française, dans la traduction de François de Belleforest, "plus rare et plus recherchée que l'édition latine originale publiée à Bâle la même année" (Blackmer).
Important représentant de l’historiographie humaniste, Pietro Bizzari (1530-1584) se convertit très tôt au protestantisme et quitta Venise. Entré en relation avec les principales personnalités de l’Europe des humanistes, il exerça d’importantes responsabilités universitaires, éditoriales, politiques et diplomatiques, à Wittenberg, en Angleterre sur la recommandation de Philipp Melanchthon, auprès d’Edouard VI, de James Stuart et de la reine Elizabeth Ier, puis à Bâle, à Anvers au sein du cercle de Plantin et auprès de l’électeur Auguste de Saxe au service duquel il entra.
Cet ouvrage demeure l’une des sources contemporaines fondamentales sur le conflit qui opposa, de 1570 à 1573, l'Empire ottoman à la République de Venise appuyée par la Sainte-Ligue, sur l’histoire de la conquête Chypre (1570-1571) par les Turcs et sur les relations entre l’Empire ottoman et Venise, l’auteur ayant été un protagoniste direct des événements et ayant eu accès à des documents inédits et de première main.
Une carte annoncée à verso du titre et qui ne figure qu’à un très petit nombre d’exemplaires manque.
Cf. M. Firpo, 'Pietro Bizzarri esule italiano del cinquecento', Torino, Giappichelli, 1971.
(Atabey, 110-111. Blackmer, 147. Brunet, II, col. 1956 qui signale que cette édition est "rare". Cobham-Jeffery, p.5. Göllner, I, 1612. M. Simonin, 'François de Belleforest', n°117).
Trois petites signatures ex-libris anciennes sur le titre dont une légèrement grattée. Quelques petites auréoles et infimes défauts de papier. Le vélin est légèrement rétracté aux coiffes.
Bel exemplaire, grand de marges, très bien conservé, dans sa première reliure de vélin souple.

Réf.: 36975 - Eur 7500.00
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BIBLE, HOLBEIN (Hans, le Jeune). Biblia utriusque Testamenti iuxta vulgatam translationem, & eam, quàm haberi potuit, emendatissimam: additis rerum præcipuis in locis iconibus. Interpretatio nominum Hebraicorum. Index Epistolarum & Evangeliorum totius anni. Index rerum & sententiarum utriusque testamenti.
Lugduni, Apud Hugonem à Porta [Lyon, Melchior et Gaspard Trechsel pour Hugues de La Porte], 1538.
In-folio (331 x 238 mm), plein cartonnage vélin ivoire à la Bradel, pièce de titre de maroquin rouge, tranches mouchetées rouges, (reliure moderne Honegger), (1) f. de titre, (6), 569, (46) p.
Première édition de cette Bible illustrée des célèbres vignettes sur bois de Hans Holbein le jeune en premier tirage. Le texte, celui de la Vulgate, reprend l’édition soigneusement établie par Robert Estienne à Paris (1528, 1532, révisée en 1534). 95 vignettes (60 x 86 mm), dont la suite des 86 vignettes d'après les dessins d'Hans Holbein le Jeune, gravées par Hans Lützelburger (1495-1526), l’un des meilleurs graveurs de son temps.
Grande marque des Trechsel sur la page de titre et au colophon. "Biblia" dans un cartouche, lettrines sur fond criblé, ornements typographiques. Texte sur deux colonnes.
Henri Baudrier a été le premier à affirmer que ces vignettes apparaissent en premier tirage dans cette Bible et non dans ‘Historiarum Veteris Testamenti Icones Biblicae’, paru la même année, comme on l’avait cru jusqu’alors.
La question de cette antériorité a été définitivement tranchée par Jean Vial, ‘Destinée de quelques dessins d'Holbein’ in : "Gutenberg Jahrbuch", 1957, p. 238 sq.
Le succès et l’influence de ces bois de Holbein ont été considérables. Ils servirent d’inspiration et de modèles à des générations d’illustrateurs. Copies, imitations et reproductions eurent cours jusqu’au XIXe siècle.
"Les compositions de ce chef-d'œuvre sont du plus haut style (…), les expressions des figures sont justes et offrent un mélange de simplicité, d'énergie et de naïveté qui caractérisent Holbein" (A. Firmin-Didot, ‘Essai (…) sur l'histoire de la gravure sur bois’, 1863, col. 70).
Fondateur de la science biblique, Henri Estienne produisit cette "édition critique" de la Vulgate de saint Jérôme dans le but de fournir une version la plus exacte et la plus précise possible, mais aussi en la rendant accessible, par l’adjonction de plusieurs tables et index. Les théologiens de la Sorbonne ne tardèrent pas à réagir et l’ouvrage fut mis au tableau de l’inquisition espagnole.
(Baudrier, ‘Bibliographie lyonnaise’, VII, p. 308. Brun, ‘Le Livre illustré de la Renaissance’, p. 124. Bujanda, ‘Index de l'Inquisition espagnole’, n°207. Delaveau & Hillard, ‘Bibles imprimées du XVe au XVIIIe s.’, 2002, n°833).
Le feuillet o7, qui ne comporte pas d'illustrations, est manquant et remplacé par une reprographie. Le dernier feuillet est restauré sans manque de texte. Quelques petites taches claires éparses. Quelques soulign. anciens.
Trois petites signatures ex-libris anciens sur le titre: "Bodin", "de Chélun" et "Lemoine de La Giraudais", Denis Jean-Marie Lemoine de La Giraudais (1739-1814) député à l'Assemblée Constituante.
Très bon exemplaire, grand de marges (331 x 238 mm).

Réf.: 37138 - Eur 4500.00
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BOULAESE (Jehan). 1- Le Manuel de l'admirable victoire du Corps de Dieu sur l'Esprit maling Beelzebub, obtenue à Laon, 1566 (…). Prins pour l'Extraict et souverain Sommaire de toute l'histoire notoire par les Hérétiques impugnée et publiquement avérée par la veuë de plus de cent cinquante mil personnes (…). Paris, Denys du Val, 1575. (64), 319 p.
2- L'abbregee histoire du Grand Miracle par nostre Sauveur & Seigneur Iesus-Christ en la Saincte Hostie du sacrement de l'Autel, faict à Laon 1566 (...). Paris, Thomas Belot, 1573. 16 f.

2 ouvrages reliés en un volume petit in-8, plein vélin souple de l'époque, dos lisse titré à la plume, traces d'attaches sur les plats.
Réunion, à l’époque, de ces deux rarissimes ouvrages parus séparément relatant la célèbre affaire de possession et d’exorcisme de Nicole Obry de Vervins en Picardie, alors âgée de 15 ans.
Possédée par plusieurs démons, la jeune femme subit des séances d’exorcisme à Vervins et à Liesse, avant d’être conduite à Laon le 24 janvier 1566 pour être exposée sur un échafaud dressé dans la cathédrale. Elle y fut finalement "délivrée" du dernier des démons, Belzebuth, par l'hostie que lui tendit l’évêque. L’affaire fut immédiatement utilisée contre les huguenots: le Diable, lors de l’exorcisme, désigna les hérétiques comme ses meilleurs amis et l’œuvre de l’hostie apporta la preuve de la transsubstantiation.
Le retentissement fut immense: le roi Charles IX et Catherine de Médicis, de passage à Laon, reçurent Nicole Obry le mardi 27 août 1566. Jean Bodin, qui représenta la ville de Laon aux premiers Etats de Blois (1576-1577), commente le cas dans sa 'Démonomanie des Sorciers'. Au XIXe siècle, Gilles de la Tourette se servit de ce cas pour sa description de la crise d’hystérie.
L’auteur, Jehan Boulaese, était prêtre, professeur d'hébreu et principal au Collège de Montaigu. Proche disciple de Guillaume Postel, il devint son secrétaire. Postel vit, dans le "miracle de Laon", l’aube d’une ère nouvelle pour la chrétienté et l'annonce de la "Concorde universelle", ce qui l'amena à envoyer Boulaese en Espagne, muni de sa brochure ('L'abbregée histoire du Grand Miracle') traduite en cinq langues, pour y chercher le soutien de Philippe II.
Le privilège comporte en bas de page du Manuel p. 319, la signature autographe de L. Loysel inspecteur de la librairie, authentifiant le document.
La première partie est ornée de blasons gravés sur bois dont certains à pleine page. La planche, annoncée au titre du second texte, manque, comme dans l'exemplaire de la BnF.
(Caillet, 1526 et 1524. Courmont, 'Demonology & Witchcraft, A bibliography', B109.2 et B109.1. Guaita, 99 et 98. Yve-Plessis, 'Sorcellerie', n°625 et 626)
Les deux ouvrages ont été publiés et diffusés séparément, il n’existe que 3 exemplaires recensés dans le monde de chacun de ces deux ouvrages, dont l’ex. de la BnF (WorldCat).
Le livre est percé de part en part d’un petit trou dans la marge du coin inférieur gauche. Il devait servir, à travers un cordon, à le protéger. Petite auréole claire en pied de la première moitié du volume, sans gravité.
Très bon exemplaire, frais et parfaitement conservé dans sa première reliure de vélin souple.

Réf.: 36968 - Eur 4000.00
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MACHIAVELLI (Niccolo) ou MACHIAVEL (Nicolas). 1- Le Prince (…). Traduit de l'Italien en François avec la vie de l'auteur mesme, par Jacq. Gohory Parisien. Paris, Robert le Mangnier (…), 1571. (8) f. de titre, d’épîtres, "Vie de Machiavel" et table, 64 feuillets [sign. a8 A-H8], portrait de Machiavel gravé sur bois (verso a7). [Suivi de :]
2- Les Discours (…). Sur la premiere decade de Tite Live, dez l’edification de la Ville. Traduitz d’Italien en François, & de nouveau reveuz & augmentez (…). Paris, Robert le Mangnier (…), 1571. (8), 280 feuillets (mal folioté 179), (11) f. dont portrait sur bois au dernier f.

2 ouvrages reliés en un volume in-8, plein maroquin rouge, dos à 5 nerfs filetés or, pièce de titre et de date de maroquin olive, grandes armoiries mosaïquées au centre des plats sur pièce de maroquin olive ovale, filet sur les coupes, triple filet sur les chasses, tranches dorées (reliure moderne dans le goût de l’époque).
1- Edition originale de la traduction du Prince de Machiavel par Jacques Gohory, avocat, médecin et alchimiste français. Ses traductions de Machiavel seront les plus fidèles de son temps, jusqu’à demeurer la traduction de référence aujourd’hui encore (cf. édition Folio Gallimard, 2007, accompagnée d’une préface de Paul Veyne).
Contient, parmi les feuillets préliminaires, la dédicace de Machiavel à Laurent le Magnifique, l’épître de Gohory à Gian Francesco Carafa, une "Vie de Machiavel" par le même, ainsi que la table.
(Bertelli & Innocenti, n°149. Gerber, III, 34, n°3).
2- Première édition de la seconde traduction donnée par Jacques Gohory, des "Discours sur la première décade de Tite Live". Il en avait publié une première version du premier livre seul dès 1544.
"La décennie 1570-1580 marque une nouvelle phase, décisive, de la fortune française de Machiavel. En 1571, Jacques Gohory présente [cette] seconde traduction des Discours et une traduction du Prince (…). Ces différentes éditions ont un objectif : s'attirer les grâces de la reine Catherine de Médicis, fervente admiratrice de Machiavel" (R. Descendre, 'L'Etat du monde (…)', p. 51-52).
(Bertelli & Innocenti, n°148. Gerber, III, 24, n°4).
Les deux ouvrages furent imprimés séparément mais distribués en même temps et parfois joints.
Sur l’importance de cette traduction et le rôle fondamental joué par Jacques Gohory "dans la préhistoire de la découverte de Machiavel", cf. R. Gorris Camos, 'Dans le labyrinthe de Gohory, lecteur et traducteur de Machiavel', in "Laboratoire italien", ENS Lyon, 8/2008, p. 195-229.
Quelques fines annotations anciennes en marge et petit ex-libris manuscrit ancien masqué sur le titre des ‘Discours’.
Provenance: le marquis de Villoutreys, au château de Plessis-Villoutreys (Maine et Loire), avec ses grandes armes dorées sur les plats et son ex-libris gravé.
Bel exemplaire, frais, très bien relié en maroquin aux armes, dans le goût de l’époque.

Réf.: 37141 - Eur 3800.00
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PONTANO (Giovanni Gioviano) ou PONTANUS (Ioannis Iovianus). Opera. De Fortitudine: libri duo. De Principe: liber unus. Dialogus qui Charon inscribitur. Dialogus qui Antonius inscribitur. De Liberalitate: liber unus. De Beneficentia: liber unus. De Magnificentia: liber unus. De Splendore: liber unus. De Couiuentia [sic pour De conviventia]: liber unus. De Obedientia: libri quinque. Cum gratia & privilegio.
(Impressum Venitiis per Bernardinum Vercellensem) [Venise, Bernardino Rosso], 1501.
In-folio (310 x 205 mm), plein vélin rigide, dos lisse, pièce de titre de vélin doré, tranches mouchetées rouges (rel. du XVIIe siècle), (148) f. dernier blanc [sign. a8 b-z6 &8].
Première et seule édition collective publiée du vivant de l’auteur contenant les dix traités et dialogues philosophiques de l’humaniste et homme politique italien Giovanni Pontano.
Natif de Cerreto di Spoleto en Ombrie, Giovanni Pontano (1429-1503) entra au service de la dynastie d’Aragon à Naples, mais tomba en disgrâce en 1495 pour avoir négocié la paix avec les Français. Devenu directeur de l’Académie de Naples qui porte son nom ("Pontaniana"), il est l’une des principales figures de l’humanisme italien et l’un des plus éminents auteurs latins de la période.
Cette édition a été imprimée à Venise par Berardino Rosso ("Bernardinum Vercellensem" au colophon) en caractères romains sur une colonne de 42 lignes.
"Outre le mérite d’un style élégant et naturel, les ouvrages philosophiques de Pontanus offrent le premier exemple d’une manière de philosopher libre et dégagée des préjugés, qui ne suit d’autres lumières que celles de la raison et de la vérité" (Michaud, XXXV, 363).
"Avec Pontano, on a affaire à une variante tout à fait particulière de l'humanisme italien, qui reflète bien l'ambiance de la cour de Naples, tout animée d'un goût pour le luxe et le plaisir et d'un véritable amour pour toutes les manifestations de la vie et de la beauté. Dans cette œuvre, la religion ne tient qu'une place très modeste et l’on a pu parler à son sujet, sans trop exagérer, d’humanisme laïc" (H. Casanova-Robin, éd. Les Belles Lettres).
Pontano est cité comme le premier auteur moderne ayant repris la théorie de Démocrite selon laquelle la Voie lactée serait composée d’un nombre infini d’étoiles.
(Adams, P.1856. Houzeau, 'Bibliographie de l'astronomie', 2554. Panzer, 'Annales Typographici', VIII, 338, 6).
Quelques infimes petits trous de vers à qqs feuillets.
Bel exemplaire, très frais, imprimé sur papier fort, grand de marges, parfaitement conservé.

Réf.: 37082 - Eur 3500.00
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GUICCIARDINI (Francesco) ou GUICHARDIN (François), CHOMEDEY (Jérôme) traducteur. L’Histoire d’Italie, de messire François Guicciardin Gentilhomme Florentin. Translatée d’Italien en François, & présentée à Très vertueuse, Très haute, & Très puissante Dame & Princesse, Katherine de Medicis (...) par Hiérosme Chomedey, Gentilhomme & Conseiller de la ville de Paris.
Paris, Jacques Kerver, 1568.
In-folio (339 x 221 mm), plein veau brun de l’époque, dos à 5 nerfs gothiques garni de fleurons dorés entre-nerfs, plats ornés au centre d’un grand médaillon azuré doré à motifs d'entrelacs et de rinceaux et d’un filet d’encadrement dorés, tranches dorées, (4), ccccxiiij [=414], [8] f.
Première édition de la traduction française par Jérôme Chomedey, partagée entre quatre éditeurs.
"L’un des meilleurs ouvrages historiques qu'ait produits la littérature italienne" (Brunet).
Contient, dans les feuillets préliminaires, l’édition originale de trois sonnets de Ronsard, Dorat et Baïf, en hommage à Guichardin et à Chomedey. Bel marque de titre de l’éditeur à la licorne.
Homme politique, diplomate et historien, contemporain de Machiavel, François Guichardin (Francesco Guicciardini) (Florence 1483-Arcetri 1540) analyse de façon rigoureuse et désenchantée les événements qui ont conduit l’Italie à se soumettre à la domination étrangère, de la mort de Laurent le Magnifique (1492) à elle du pape Clément VII (1534).
L’ouvrage, publié en italien à titre posthume en 1561, marque une étape décisive dans l’historiographie moderne. Il connut un retentissement immédiat dans l’Europe des Humanistes, alimentant la réflexion d’auteurs majeurs de la première modernité, Jean Bodin ou Montaigne, puis eut une longue descendance.
"François Guichardin a donné à l’Italie une place déterminante dans l’édification de l’historiographie moderne et l’a constituée en modèle pour de nombreuses autres historiographies nationales, tant par la réflexion historique que par la portée documentaire de son œuvre" (Emmanuel Bury, "Lire les historiens italiens à l’époque de Louis XIII: la leçon des traductions françaises", 'Dix-septième siècle', 2010/1 (n° 246), p. 55-68.

Réf.: 34207 - Eur 3000.00
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MACHIAVELLI (Niccolo) ou MACHIAVEL (Nicolas). Histoire florentine de Nicolas Machiavel citoien et Secretaire de Florence. Nouvellement traduicte d'Italien en François, Par le Seigneur de Brinon Gentil-homme ordinaire de la chambre du Roy.
Paris, Guillaume de la Noue, 1577.
In-8, plein maroquin rouge, dos à 5 nerfs filetés or, pièce de titre et de date de maroquin olive, grandes armoiries mosaïquées au centre des plats sur pièce de maroquin olive ovale, filet sur les coupes, triple filet sur les chasses, tranches dorées (reliure moderne dans le goût de l’époque), (1) f. de titre, (22) p., 294 f., (20) p. de table
Première édition de la première traduction française des 'Istorie fiorentine’, par le seigneur Yves de Brinon, qui la dédit à Catherine de Médicis dont il fut l'espion.
Cette édition a été partagée entre G. De la Noue et J. Borel, qui obtinrent conjointement le privilège pour dix ans. Entre les deux émissions, seul le titre a changé: "Histoire de Florence" pour Borel et "Histoire Florentine" pour La Noue, comme indiqué dans le privilège.
L'ouvrage a été composé à la demande du cardinal Jules de Médicis et publié à titre posthume.
Machiavel analyse l’histoire du développement politique et économique de la cité qu’il saisit d’une façon magistrale. C’est également le laboratoire dans lequel les thèses exposées dans le 'Prince' et dans les 'Discours sur la première décade de Tite-Live' sont mises à l’épreuve du devenir historique.
(Bertelli Innocenti, ‘Bibliographia Machiavelliana’, p. 60, n°160).
Petite restauration au feuillet 9 sans atteinte au texte, qqs notes manuscrites anciennes dans les marges, petite auréole claire à qqs f.
Provenance: le marquis de Villoutreys, au château de Plessis-Villoutreys (Maine et Loire), avec ses grandes armes dorées sur les plats et son ex-libris gravé.
Bel exemplaire, frais, très bien relié en maroquin aux armes, dans le goût de l’époque.

Réf.: 37143 - Eur 2200.00
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CALVIN (Jean). Leçons de M. Jean Calvin sur le livre des propheties de Daniel. Recueillies fidelement par Jean Budé et Charles de Jonviller, ses auditeurs : & translatées de Latin en François. Avec une table ample des principales matieres contenues en ce livre.
Genève, De l'Imprimerie de François Perrin, 1569.

In-folio (314 x 198 mm), pleine peau retournée, dos gothique à 6 nerfs, (8), 172, (8) feuillets [*8, a-z6, A-G6].
Deuxième édition de la traduction française de 'Praelectiones in librum prophetiarum Danielis' (1561) donnée par Jean Budé et son beau-frère Charles de Jonvillier, secrétaire de Calvin. Impression soignée, grande marque gravée de l'imprimeur sur le titre. Lettrines et bandeaux.
On y trouve en tête une intéressante épître de Calvin à ses coreligionnaires de France sur 13 pages: "Il y fait quelques confidences intéressantes sur le rôle qu’il attribue à ses propres écrits. Il regrette une absence de 26 ans, l'expliquant par son refus de vivre 'en lieu duquel la vérité de Dieu, ensemble aussi la pure religion, et la doctrine du salut éternel estoyent dechassées et bannies'. Mais il ne se désintéresse pas 'du peuple dont je suis sorti'. Il continue : 'Puis donc que tout ce temps-là je me suis efforcé de secourir et aider publiquement aux François, et qu'en particulier aussi je n'ay point cessé de resveiller les endormis et paresseux, d'aiguillonner ceux qui estoyent lasches et tardifs (…). Puisqu'on imprimoit mes leçons, ausquelles j'ay exposé les Prophéties de Daniel, rien ne me pouvoit mieux venir à propos, treschers et bien-aimez freres, pour vous representer en ce mirouêr… " (cf. J.-F. Gilmont et R. Peter, Bibliotheca Calviniana, p. 847).
D’avril 1560 à septembre 1562, pendant deux ans et demi, Calvin a commenté dans des leçons latines orales les Livres des prophètes. Selon son habitude, il s’adressait directement à ses étudiants. Ces cours étaient recueillis par Charles de Jonviller, son secrétaire, assisté de son beau-frère Jean Budé, fils de Guillaume, devenu bourgeois de Genève et membre du grand conseil. "Ensemble ils mettaient en forme leurs notes le soir même et le lendemain les présentaient à Calvin pour correction et approbation" (cf. Yves-Marie Bercé, 'Leçons de Calvin…', Droz, 2016).
(Chaix, Dufour et Moeckli, 'Livres imprimés à Genève de 1550 à 1600', p. 71. Erichson, 'Calviniana', p. 31. Peter & Gilmont, 'Bibliotheca calviniana', n°69/2.).
L’ouvrage est rare.
Ex-libris moderne gravé de R. Peter, spécialiste de Calvin et auteur des études et bibliographies citées supra.
Infirmes auréoles claires en coin et quelques piqûres éparses.Epidermures sur les plats avec petits manques. Trace de restauration à un mors.
Bon exemplaire, dans sa première reliure de peau retournée.

Réf.: 36753 - Eur 2000.00
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CALVIN (Jean), BEZE (Théodore de). Ioannis Calvini Epistolae et responsa. Quibus interjectae sunt insignium in ecclesia Dei virorum aliquot etiam epistolae. Eiusdem I. Calvini vita à Theodoro Beza (...) accurate descripta. Index rerum insigniorum. Omnia nunc primùm in lucem edita.
Genevae, apud Petrum Santandreanum [Genève, Pierre de Saint-André], 1575.
In-folio, cartonnage papier moucheté Bradel (rel. vers 1780), (40), 5-411, (13) p. (dern. p. bl.).
Première édition de cette correspondance de Calvin publiée après sa mort, établie par Théodore de Bèze à la demande de l'auteur, avec l'aide de Charles de Jonviller (ou Jonvilliers) qui avait été secrétaire de Calvin.
Entrepris du vivant du réformateur et mené pendant près de vingt années, le travail de collecte aboutit à l’édition de ce recueil de 399 lettres, dont 299 de Calvin lui-même, le reste étant formé des réponses.
Il contient parmi les préliminaires une dédicace à l'Électeur palatin Frédéric III, indéfectible soutien du calvinisme, dans laquelle Th. de Bèze, résume l’histoire de cette publication, ainsi qu'une précieuse "Vie de Calvin" également par Th. De Bèze, troisième version, la plus complète de cette biographie, suivie d’une bibliographie des œuvres de Calvin.
Cette correspondance joua un rôle important dans les débuts de la réforme, comme source à laquelle puisèrent abondamment apologistes et adversaires du calvinisme.
(Adams, C. 387. Chaix, Dufour & Moeckli, p. 83. Erichson, 'Calviniana', p. 33. Gardy, 'Th. de Bèze', n° 200. Haag, III, 160, n°95. Peter, 'Bibliotheca Calviniana', III, 75/1).
Mors et coins frottés, quelques auréoles anciennes.
Bon exemplaire.

Réf.: 36338 - Eur 1800.00
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JACQUES DE VITRY. Jacobi de Vitriaco (...) libri duo. Quorum prior orientalis sive Hierosolymitanae, alter occidentalis historiae nomine inscribuntur. Omnia nunc primum studio & opera D. Francisci Moschi (...) edita.
Duaci, Ex officina typographica Balthazaris Belleri [Douai, Balthazar Bellère], 1597.
In-8, plein vélin souple, dos titré à la plume (reliure ancienne), (46), 479 p., (1) p. bl., vignette de titre sur bois à la marque de l'imprimeur, portrait gravé.
Edition princeps, rare, établie par l'historien humaniste François Mosch, docteur de l'Université de Douai sur un manuscrit aujourd'hui perdu.
Portrait gravé sur cuivre hors texte du dédicataire, l'archiduc Albert d'Autriche, archevêque de Tolède.
Contient une vie de l'auteur et des notes par André Van Hoye (1551-1631).
Prélat de l'Orient latin, originaire de Champagne, Jacques de Vitry (ca. 1160-1240) devint Maître de l'Université de Paris, chanoine augustinien à Oignies et entra au service de l'évêque de Liège. Il prêcha la croisade contre les Albigeois, puis pour la Terre Sainte où il se rendit en 1216 comme évêque de Saint-Jean d'Acre. Il accompagna l'armée de la cinquième croisade et assista à la prise de Damiette. Revenu en Europe, il fut appelé auprès du pape en 1228.
Cette ‘Histoire de Jérusalem’ est divisée en deux parties: "Historia orientalis" consacrée à la Terre Sainte et à l'histoire des Croisades, jusqu'à la cinquième; et "Historia orientalis", tableau social et religieux de l'Europe de son temps.
Jacques de Vitry s'avère un grand historien et l’un des meilleurs observateurs de son époque. Souvent citée, son histoire demeure une source fondamentale pour l’histoire des croisades, d'autant plus que le manuscrit, anciennement conservé au prieuré des chanoines augustins d'Oignies, est aujourd'hui perdu.
Parmi de nombreux détails, on remarque un passage qui témoigne que la boussole, dont on fait remonter l'origine au XIVe siècle, était déjà employée aux XIIIe s. pour la navigation.
Sur cet ouvrage et cette édition princeps, cf. J.-F. Hinnebusch, ‘The Historia Occidentalis of Jacques de Vitry’, Univ. Press Fribourg, 1972, p. 65 et passim.
(Adams, V-901. Brunet, V, 1326 souligne la rareté de ce volume. Duthilloeul, 'Bibliographie douaisienne', n°208).
Quelques petits accrocs de papier et petits travaux de vers aux derniers feuillets. Des brunissures, plus soutenues à certains cahiers.
Provenance: bibliothèque des marquis Terzi, éminente famille originaire de Bergame, avec ex-libris gravé et petite signature au titre. La bibliothèque fut dispersée aux enchères à Paris en 1861.
Bon exemplaire.

Réf.: 36904 - Eur 1800.00
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FICINO (Marsilio) ou FICIN (Marsile). Marsilio Ficino sopra lo amore o ver’ convito de Platone.
Florence, Néri Dortelata, 1544.
In-8, plein vélin souple ancien à petits recouvrements, dos lisse titré à la plume (reL ancienne), (20) f. dont le dernier blanc, 251 [i.e. 252] p., (45) p. de table, errata et colophon.
Première édition en italien, rare, du Commentaire du Banquet d’amour ("Symposium") de Platon, composé en latin et traduit par l’humaniste florentin et philosophe néo-platonicien Marsile Ficin (1433-1499).
Cette édition a été publiée par le poète et mathématicien Cosimo Bartoli (1503-1572) qui signe l’épître dédicatoire et qui est également l’auteur des "Osservazioni per la pronunzia fiorentina di Neri Dorteláta da Firenze" (p. [6]-[38]): "It deals with the correct representation of the sounds of the Italian language, by means of accents and the introduction of new letters (j and v, as distinct from i and u, etc.)" ( Cicognara 3221).
Considérée comme un des traités philosophiques les plus influents de la Renaissance européenne, "cette œuvre de Ficin a marqué profondément et durablement la réflexion sur l’amour à l’aube des temps modernes, déclenchant une longue série de dialogues et traités" (Pierre Laurens, Belles Lettres, 2002).
Marque de l’imprimeur sur le titre, répétée au dernier feuillet.
(BM STC Italian, 1465-1600, p. 249. Brunetti, 1245. Cicognara 3221. Gamba, 1097. Haym, 509, I: “Rarissimo ed assai ricercato”. Manque à Adams).
Taches claires au titre.
Provenance: Antonio Orsetti, avec ex-libris manuscrit (ancien) sur la première garde.
Bel exemplaire, grand de marges, très frais, très bien relié dans une reliure ancienne de vélin souple.

Réf.: 37083 - Eur 1800.00
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GUICCIARDINI (Francesco) ou GUICHARDIN (François). Plusieurs advis et conseils de François Guicciardin, tant pour les affaires d'estat que privés. Traduits d’italien en françois. Avec quarante et deux articles concernants ce mesme subject. traduits en français.
Paris, Robert Le Mangnier, s.d. [1576].
In-4, plein veau acajou moucheté, dos lisse orné de doubles filets dorés et d’un petit fer aldin répété, filets à froid en encadrement sur les plats, tranches mouchetées (rel. moderne), 45 f. titre compris.
Première édition de la traduction française, donnée par l'humaniste Antoine de Laval. L'originale italienne avait paru la même année (1576), également à Paris chez Frédéric Morel, sous le titre de 'Piu Consigli e avvertimenti'...
L’ouvrage passa à la postérité, en français, sous le nouveau titre de 'Ricordi. Conseils et avertissements en matière politique et privée'.
Francesco Guicciardini (1483-1540) recueillit ces deux cents maximes politiques et morales sur le pouvoir et "l’institution du prince" tout au long de sa carrière de diplomate et d’homme d’État.
"Il est considéré comme un ouvrage classique, au même titre que 'Le Prince' de Machiavel. L'inspiration de ces deux amis est d'ailleurs proche: ils partagent le même réalisme teinté de cynisme, hérité de la tradition florentine. Cette œuvre propose des réflexions profondes sur les hommes, sans illusions, sur la politique, les princes, le rôle de la prudence et de la fortune (…). L’un des ouvrages les plus importants de la pensée politique moderne" (cf. Fr. Bouillot et A. Pons (édition), Ed. Ivrea, 1998).
L’ouvrage est cité pour "avoir ouvert la voie à l’écriture aphoristique du XVIIe siècle" (cf. E. Cutinelli-Rendina, 'Histoire et raison d’État chez Guichardin' in: "Raison(s) d'Etat(s) en Europe", Brigitte Krulic (éd.), 2009).
Conseiller du prince Cosme de Médicis, Guichardin fut ambassadeur puis conseiller du pape Léon X (1513-1521). Ami de Machiavel, il lui vint en aide lorsque ce dernier perdit son poste et il intervint en sa faveur auprès des Médicis.
Sa statue figure au piazzale des Offices de Florence, parmi les "grands hommes toscans".
(Balsamo, 'Le livre italien à Paris au XVIe s.', n°32. Brunet, V, 130).
Rare: seulement six exemplaires recensés dans le monde (WorldCat) dont deux aux États-Unis (Harvard Houghton et Stanford).
Infime réparation au coin inférieur de qqs feuillets.
Très bon exemplaire, frais, bien conservé.

Réf.: 37217 - Eur 1800.00
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ABRAVANEL (Judah) dit LEON L'HEBREU ou HEBRAEUS (Leo), BETUSSI (Giuseppe). 1- ABRAVANEL (Judah). Dialoghi di Amore di Leone Hebreo medico. Di nuovo corretti ; et ristampati. Vinegia, Domenico Giglio, 1558. 246, (1) p. de colophon, 2 dern. f. blanc, grande vignette à la marque de l'imprimeur au titre.
2- BETUSSI (Giuseppe). Il Raverta, dialogo di messer Giuseppe Betussi, nelquale si ragiona d'amore, et de gli effetti suoi. Vinegia, Gabriel Giolito de Ferrari, 1549. 96 f., grande vignette à la marque de l'imprimeur au titre répétée sur le colophon daté 1550.

In-8, plein vélin ivoire cordé ancien, tranches mouchetées, qqs pet. gal. de vers en marge de qqs cahiers.
1- L'oeuvre principale de Léon L'Hébreu, écrite en italien. "The wealth and profundity of the ideas, make the 'Dialoghi' one of the most important works in metaphysics produced by the European Renaissance. The work had a widespread influence in its time"(Encyclopaedia Judaica). (Adams, A 63. Brunet, III, 984).
2- Né à Bassano, proche de Pierre Arétin et traducteur de Boccace, Giuseppe Betussi dirigea quelques temps l'imprimerie de Giolito à Venise avant de mener une vie aventureuse en Italie et en France. (Graesse, I, 356).
Intéressante réunion de ces deux ouvrages sur l'amour, sa nature, ses effets et sa place dans l'univers, ouvrages qui contribuèrent à populariser la morale et l'esthétique néo-platonicienne auprès des lecteurs de la Renaissance.
Très bon exemplaire, très frais.

Réf.: 30728 - Eur 1500.00
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[GARZONI (Tommaso)]. Le Théâtre des divers cerveaux du monde (…). Traduict d'italien, par G.C.D.T. [Gabriel Chappuis].
Paris, Felix Le Mangnier, 1586.
In-12, plein maroquin, dos lisse orné d'un décor de compartiments garnis de filets et palettes dorés, pièce de titre de maroquin olive, double filet d’encadrement sur les plats, filet sur les coupes, dentelle intérieure (rel. vers 1720), 268 [i.e. 266] f.
Première traduction française, par Gabriel Chappuis, de 'Il Theatro de vari e diversi cervelli mondani' (Venise, 1583), édition partagée avec Jean Heusé.
Dans ce classique de la psychologie à la Renaissance, l’auteur tente une approche typologique cérébrale pionnière. Il met en relation la conformation du cerveau humain (taille, volume, place) avec des comportements associés (55 catégories et sous-catégories recensées): "paisibles, hardis & belliqueux, joviaux, subtils, savants, instables, diaboliques, débiles, vicieux mélancholiques, alquimistes, astrologues, etc." et esquisse une description des aires fonctionnelles du cerveau.
Par ce biais, Garzoni fait aussi œuvre de moraliste, en cette dernière moitié du XVIe siècle.
Garzoni est également l’auteur d’un autre ouvrage précurseur dans l’histoire de la psychiatrie: 'L'Hospital des fols incurables'.
(Brunet, II, 1497. H. Schüling, 'Bibliogr. der psychologischen Literatur des 16 Jh.', 132. Brunet, II, 1497. Durling, 2009.1-2010. Traducteurs tourangeaux de la Renaissance, expo. B.M. Tours, 1960, p. 22, n°37).
Petit ex-libris calligraphié sur la page de titre: "Buleius arte solulum".
Traces de restauration à la reliure.
Bel exemplaire, frais, bien relié en maroquin.

Réf.: 33016 - Eur 1500.00
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Amadis de Gaule - [SILVA (Feliciano de)], ROSEO (Mambrino) traducteur. La terza parte di Amadis di Grecia, intitolta aggiunta di Amadis di Grecia. Nuovamente ritrovata ne gli Annali di Trabisonda, & portata nella lingua Spagnuola, Tradotta nella Italiana, per M. Mambrino Roseo da Fabriano.
Vinegia, Michele Tramezzino, 1564 [in fine].
Petit in-8, plein maroquin rouge, dos muet à 4 nerfs gothiques, tranches marbrées (rel. moderne), (24), 312, (1) p., vignette de titre à la Sybille, 2 lettrines illustrées, caractères italiques.
Première édition italienne, traduite par Mambrino Rosco, de cette suite ‘d’Amadis de Gaule’ qui connut un succès considérable à travers toute l’Europe.
Cervantes, qui ironisa sur le style de Feliciano de Silva, en fit l’auteur favori de Don Quichotte: “Y de todos ellos ninguno le parecían tan bien como los que compuso el famoso Feliciano de Silva, porque la claridad de su prosa y aquellas intrincadas razones suyas le parecían de perlas” (‘Don Quixote’, Chap. I).
(Brunet, I, 218. Melzi, ‘Bibliografia dei romanzi e poemi cavallereschi italiani (2. ed.), 770. Palau y Dulcet, 10558).
Provenance: le célèbre peintre de portraits Daniel Dumoustier (1574-1646), avec sa signature autographe sur le titre, à la page 1 et à la fin de l'ouvrage. Peintre du dauphin Louis XIII et dessinateur renommé, il connut un grand succès. Il est également célèbre pour ses collections de curiosités.
Bon exemplaire, frais, bien relié.

Réf.: 35800 - Eur 1500.00
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ESTIENNE (Henri). Epigrammata Graeca, selecta ex Anthologia. Interpreta ad verbu[m], & carmine, ab Henrico Stephano: quaedam & abaliis. Loci aliquot ab eodem annotationibus illustrati. Eiusdem interpretationes centum & sex unius distichi, aliorum item quorundam epigrammatum variae.
[Genève], execudebat Henricus Stephanus, 1570.
In-8 (175 x 115 mm), vélin souple de l'époque, dos titré à la plume, (4) f. et 311 p. [sign. a-t8, v4], vignette de titre à la marque des Estiennes, caractères romains, italiques et grecs, bandeaux, titres courants.
Edition en partie originale imprimée avec soin par Henri Estienne, à l’aide d’une grande variété de polices de caractère.
L’ouvrage est composé d’une sélection de 260 épigrammes grecques, qu’Henri Estienne enrichit de ses propres traductions en prose et en vers, ainsi que de quelques pièces de son ami Paul Schede (Paulus Melissus).
Selon Fred Schreiber, la partie la plus intéressante réside dans les multiples traductions qu’Henri Estienne donne de certaines épigrammes (p. 265-296): il offre, ainsi, 106 versions différentes du même distique, une performance qui lui procurait une si grande fierté qu’il l’annonce dans la page de titre, expliquant même, dans sa dédicace au comte Otto von Solms-Sonnenwalde, qu’il avait accompli ce tour de force poétique pour combattre l’ennui qu’il éprouvait lors de ses voyages à cheval.
Cette publication causa l’emprisonnement de l'auteur, qui n’avait pas sollicité l’autorisation préalable du Conseil de Genève.
(Graesse II, 506. Renouard, ‘Estienne‘, 134, n° 4. Schreiber, ‘The Estiennes‘, n° 177).
Une page de parchemin manuscrit et enluminé a été utilisée comme fond pour la reliure.
Petite signature ex-libris de l'époque sur le titre : S. Bartholomae Noviomensis [Noyon]. Trois lignes manuscrites anciennes en grec sur la première garde blanche.
Bel exemplaire, grand de marges, bien conservé dans sa première reliure de vélin souple.

Réf.: 36337 - Eur 1500.00
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FICINO (Marsilio) ou FICIN (Marsile), BENOIT (René) éditeur. Marsilii Ficini (...) De Religione Christiana opus plane divinum, & huic nostro seculo pernecessarium (...). Huic liber redditus est pristino suo nitori, & (...) multum locupletatus (...). [Renato Benedicto curante.]
Parisiis, Gulielmum (Guillaume) Guillard, 1559.
Petit in-8 (155 x 102 mm), demi-basane fauve, dos lisse orné de filets ondulés et fleurons dorés, titre doré (reliure du XIXe), (1) f. titre, (28) p., (1) f. blanc, 123, (1) f. d'errata [sign. a8 e8 A-P8 Q4], 2 lettrines sur fond criblé, caractères romains ronds et italiques, qqs caractères grecs.
Première édition du célèbre traité de Marsile Ficin, publiée par René Benoît sous le patronage du duc de Lorraine, enrichie d’une préface, de notes, de tables et d’un index.
Angevin d'origine, René Benoît (1521-1608) fut ordonné prêtre en 1551. Il fit partie de la suite de Marie Stuart en Écosse, puis devint curé de Saint-Eustache en 1569. Son influence sur ses paroissiens et les marchands des Halles fut telle, qu’on le surnomma "le Pape des Halles".
En 1566, il fit imprimer une traduction française de la Bible qui fut dénoncée comme calviniste et qui lui valut d’être exclu de la Faculté de théologie. Confesseur et intime d’Henri IV, il revint en grâce et fut désigné évêque de Troyes de 1593 à 1604.
L’impression est due à Guillaume Guillard, neveu de Charlotte Guillard (1480-1557), première femme imprimeuse en France, qui avait associé son neveu à son entreprise à partir de 1553. Elle avait été l’épouse de l'imprimeur Berthold Rembolt, associé d'Ulrich Gering, lequel créa la première imprimerie en France à l’enseigne du "Soleil d’Or".
Par cette œuvre capitale dans l’élaboration de la synthèse, alors proprement révolutionnaire, entre révélation chrétienne et "théologie platonicienne", Marsile Ficin aboutit à une nouvelle apologétique fondée sur la réconciliation entre théologie et philosophie, "docta religio" et "pia philosophia".
Deux belles lettrines sur fond criblé. Caractères romains ronds et italiques. Quelques citations en caractères grecs.
(Manque à Adams et aux principales bibliographies spécialisées. Un unique exemplaire dans les bibliothèques françaises [CCFr] : celui de la BnF).
Petite étiquette au dos.
Très bon exemplaire, imprimé sur beau papier, frais, très bien conservé.

Réf.: 37036 - Eur 1500.00
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FROUMENTEAU (Nicolas). Le secret des finances de France, Descouvert, & départi en trois livres (…), & maintenant publié, pour ouvrir les moyens légitimes & nécessaires de payer les dettes du Roy, descharger ses sujets des subsides imposez depuis trente un ans, & recouvrer tous les deniers (sic) prins à sa Majesté.
S.l., 1581.
3 parties reliées en un volume in-8, plein veau brun de l’époque, dos à nerfs orné garni de compartiments dorés aux petits fers et d’un fleuron central à froid répété, tranches mouchetées, (56) p. titre inclus, 152 p. ; 472 p. titre inclus et (1) f. de titre, (6), 439 p. (i.e. 435) p.
Seconde édition publiée la même année que l'originale, très largement augmentée par rapport à celle-ci éditée sous le titre de ‘Les secrets des thrésors de la France’.
"Premier essai méthodique de statistique de l'histoire" (Baudrillart), l'ouvrage constitue une source fondamentale sur les conséquences financières, politiques et sociales des Guerres de Religion (1550-1580).
Pour chacun des quatre-vingt-dix diocèses français, l'auteur fournit les statistiques des impôts royaux, rançons, rapines de la soldatesque, entretien des troupes, finances ecclésiastiques, villages ou bâtiments incendiés ou détruits, massacres collectifs ou exécutions, viols, clercs assassinés, nobles et soldats tués, etc.
Ce constat, qui aurait été dressé à la demande des états de Blois - selon l’aveu même de l'auteur dans sa préface -, contribua à mobiliser l’opinion sur l’ampleur des désastres occasionnés.
Rédigé par un protestant français et publié sous ce pseudonyme de Froumenteau, l’essai a été parfois attribué à Nicolas Barnaud.
(Adams, F-1084. Einaudi, 5204. Haag, 'France protestante', VI, 747. INED, 1932. Kress, 146. ‘Sources de l’Histoire de France’, 2340).
Traces de restauration à la reliure. Quelques rares auréoles claires. Ex. court de marge supérieure.
Bon exemplaire, relié à l'époque.

Réf.: 30082 - Eur 1300.00
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LOYOLA (Ignacio de). Constitutiones societatis Jesu cum earum declarationibus.
Romae (Rome), In Collegio eiusdem Societatis, 1583.
In-8 (175 x 114 mm), demi-basane fauve, dos lisse orné de roulettes dorées, pièce de titre de veau noir, 309, (71) p., page de titre entièrement gravée dans un encadrement architectonique.
Importante et rare édition des Constitutions de la Société de Jésus, l’acte fondateur et le texte de base de l'organisation de la Compagnie, rédigé en espagnol par Ignace de Loyola et traduit en latin par Juan de Polanco, son secrétaire et assistant.
Cette édition de 1583 est la première à contenir le dernier état du texte révisé en latin par Ignace de Loyola avant sa mort ainsi que ses notes et commentaires, disposés en marge ou intégrés dans des blocs de texte en caractères italiques. Ces commentaires avaient été d’abord publiés séparément.
Elle est également la première à contenir, en pagination continue, "L’examen général", soit les conditions requises pour être admis au sein de la Société ("Primum ac generale examen iis omnibus qui in Societatem Iesu admitti petent proponendum" : p. [3]-48) ainsi qu'un index général.
(Olschki, II, 2499: "Edition fort bien imprimée et peu commune". Backer-Sommervogel V, 77. Manque à Palau. A.F. Johnson, ‘Catalogue of Italian engraved title pages in the 16e c.’, 19, 20).
Petit cachet ex-libris de bibliothèque jésuite.
Très bon exemplaire, frais, assez grand de marges, bien conservé.

Réf.: 37038 - Eur 1200.00
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JOINVILLE (Jean de). L’Histoire & Cronique du Treschrestien Roy S. Loys, IX. du Nom, & XLIIII. Roy de France. Escrite par feu messire Ian Sire, seigneur de Jonville [sic] (...). Et maintenant mise en lumière par Antoine Pierre de Rieus.
Poitiers, De l’Imprimerie d’Enguilbert de Marnef, 1561.
In-8, plein veau brun marbré de l'époque, dos à 5 nerfs gothiques orné de petits fleurons dorés entre-nerfs et de palettes guillochées à froid, plats garnis de filets d'encadrement à froid et dorés et d'un grand médaillon ovale au centre composé de rinceaux arabisants dorés et à froid, tranches dorées, (1) f. de titre, (10) p., CLXI f. (161), (9) p. de table, grande vignette de titre gravée à la marque de l'imprimeur (exemplaire réglé).
Seconde édition, reproduisant la première donnée par le même éditeur en 1547. Le texte a été établi librement par Antoine Pierre de Rieux d'après un manuscrit. La préface est de l'humaniste toulousain Guillaume de La Perrière (1503-1565) et l'ouvrage est dédié à François 1er.
Chroniqueur, Sénéchal de Champagne, Jean de Joinville devint confident du roi Saint Louis qu'il accompagna en Égypte en 1248. Ses mémoires terminées en 1309 sont la source historique la plus précieuse du règne de Saint Louis.
"Le recul du temps, le désintéressement de Joinville et sa naïve rudesse donnent à ses souvenirs une exceptionnelle valeur historique. Soucieux de peindre l'homme dans sa vie quotidienne et le roi à la guerre ou à ses affaires de gouvernement, plus que de glorifier le saint, critiquant parfois un comportement mystique qu'il juge excessif ou des décisions politiques qu'il ne croit pas sages, Joinville est aussi le témoin précieux de l'opinion aristocratique dans l'entourage royal. Il est, enfin, l'un des premiers mémorialistes à avoir intégré le dialogue reconstitué dans un récit" (Jean Favier).
(Brunet, III, 556-557. Molinier, ‘Sources de l'histoire de France’, n°2537. Tchemerzine-Scheler, III, 773).
Reliure partiellement décolorée comportant quelques traces de restauration. Quelques petits soulignements anciens.
Très bon exemplaire dans sa reliure de l'époque, imprimé sur papier fort et entièrement réglé.

Réf.: 37159 - Eur 1200.00
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[BELLOY (Pierre de)]. Mémoires, et recueil de l'origine, alliances, & succession de la royale famille de Bourbon, branche de la Maison de France, ensemble de l'histoire, gestes, & services plus mémorables, faicts par les Princes d'icelle aux Rois, & Couronne de France.
La Rochelle, P. Haultin, 1587.
In-8, plein vélin ivoire souple de l'époque, 398 p. (titre inclus), vignette de titre à la marque de l’imprimeur.
Première et seule édition de cet ouvrage, parfois attribué à Pierre Pélisson.
Juriste toulousain, ardent partisan de Henri IV, Belloy soutient, à travers cet ouvrage "d'une érudition immense", la légitimité de son règne.
Emprisonné par les ligueurs à la Bastille l'année de la publication de ce traité, Belloy fut récompensé de sa fidélité par Henri IV qui le nomma avocat du roi au parlement de Toulouse en 1591.
Sur l’intérêt majeur de cet essai, sa défense de la tolérance civile qui rattachent Belloy au parti des "Politiques" et ses doctrines gallicanes et laïques, cf. J. Lecler ('Histoire de la tolérance', p. 505 sq.) et G. Weill ('Les théories sur le pouvoir royal', p. 210 sq.).

Réf.: 26096 - Eur 1000.00
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KEMPIS (Thomas Hemerken ou Malleolus, dit a). Opera Thomae a Campis, cognomento Malleoli (…). Quibus hac editione accesserunt aliquot tractatus ad vitae spiritualis perfectionem mirum in modum facientes (…).
Parisiis, apud Ioannem Roigny [Jean de Roigny], 1549.
2 parties reliées en un volume in folio, veau brun de l'époque, dos à nerfs, plats ornés à froid d'un double jeu de filets gras et petits fleurons d'angles, tranches rouges (reliure frottée, qqs petits manques de cuir, qqs auréoles claires au titre), (11), 5, 202, (2), 82 f., texte sur deux colonnes, vignette à la marque de l'imprimeur sur le titre, lettrines.
Bonne édition augmentée, établie par Josse Bade et Gabriel Dupuiherbault (Putherbeus), un habitué des ateliers de Jean de Roigny, des œuvres du mystique allemand Thomas Hemerken dit à Kempis, l’auteur présumé de l’ 'Imitation de Jésus-Christ'. La vignette de titre sur bois représente une presse de la Renaissance en activité, marque de Jean de Roigny qui épousa la fille de Josse Bade.
La première partie reproduit l’édition de 1523 donnée par Josse Bade; la deuxième contient des ouvrages ajoutés par le nouvel éditeur Gabriel Dupuiherbault :
'Sermonum et exhortationum Joannis Tritemii libri II' - 'De disciplina monastica libellus ex IV tractatulis D. Bernardi compositus' - 'De vita spirituali D. Vincentii libellus' - 'Impedimenta ad perfectionem contendentibus occurentia' - 'Scala graduum perfectionis' - 'Regulae II sive fraternitas discipulorum Christi'.
(Adams, I, K.15).
Ex-libris manuscrit au titre.
Bon état intérieur.

Réf.: 29688 - Eur 850.00
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SUIDAS, LEFEVRE (François) éditeur et traducteur. Le Secret et Mystere des Juifz. Faisant le commancement du premier livre du recueil de Suidas, traduit du Grec en vulgaire par François le Fevre natif de Bourges en Berry. Dedié a Madame Margarite de France Duchesse de Berry.
Paris, Jaques Kerver, rue S. Jaques aux deux Cochetz, 1557.
In-16, plein vélin de l'époque à petits rabats, (32), 179, (1) f. de privilège, caractères ronds et italiques, bandeaux et lettrines.

Edition originale de cette traduction française des deux premiers livres de l’œuvre de Suidas, par François Lefèvre, médecin, docteur régent de l’université de Bourges. Réputée pour son exactitude, elle est dédiée à Marguerite de France, duchesse de Berry.

Réf.: 35833 - Eur 850.00
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NIFO (Agostino). Augustini Niphi Medicis Libri duo, De pulchro, primus. De amore, secundus.
Lugduni, Godefridum & Marcellum Beringos [Lyon, Godefroy et Marcellin Beringen], 1549.
In-8, plein vélin souple de l'époque, 277, (3) p., tranches ciselées.
Deuxième édition de ce rare traité sur la beauté et l’amour, composé par l’humaniste, philosophe et universitaire italien Agostino Nifo (1473-1539 ?).
"Après la réhabilitation des sens, Nifo confère au plaisir corporel, procuré par la beauté, une valeur inédite: non seulement le plaisir est légitime en lui-même mais il totalise l’ensemble des jouissances humainement possibles. Par-là, l’auteur libère l’amour humain, cupido, de l’accusation de bestialité sous-tendue par la hiérarchie ficinienne des trois amours (…). Le ‘De Pulchro et amore’ donne une expression philosophique aux aspirations sensuelles des traités du XVIe siècle" (Constance Malard).
D’abord défenseur d’un averroïsme sans concession, Nifo élabora une synthèse originale entre un aristotélisme éclectique et un néo-platonisme qu’il poussa dans ses derniers retranchements. Sa polémique avec Pomponazzi sur l’immortalité de l’âme le rendit célèbre.
L’ouvrage est dédié à Jeanne d’Aragon.
Cf. l’édition critique donnée par Laurence Boulègue, éd. des Belles Lettres, 2011.
(Adams, N-288. Baudrier, ‘Bibliographie lyonnaise’, III, 48).
Provenance : La bibliothèque lyonnaise de Justin Godart (1871-1956), homme politique et philanthrope, avec son ex-libris gravé. Signature autographe ancienne sur la tranche supérieure: "Capuccini".
Quelques auréoles et pliures à quelques feuillets. Biffure ancienne à la page de titre avec une petite perforation due à la plume. Manques de vélin au dos, les nerfs sont apparents.

Réf.: 36900 - Eur 850.00
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[VIGNIER (Nicolas) ou PITHOU (François)]. De la Noblesse, ancienneté, remarques & mérites d'honneur de la troisiesme maison de France.
Paris, Abel Langelier, 1587.
In-8, plein vélin ivoire souple de l'époque, 206 [i.e. 226] p. page de titre inclus, vignettes et bandeaux et lettrines.
Edition originale de cet important ouvrage, érudit et très documenté, sur l’histoire des origines des Capétiens.
Contre l’avis général de ses contemporains et des tenants de la légitimité carolingienne, particulièrement Pierre de Saint-Julien de Balleure qu’il réfute, l’auteur tente de prouver la légitimité d’Hughes Capet au trône de France, appuyé par le Parti impérial et les Grands vassaux.
Il fallut attendre 1833 et la découverte du manuscrit de la chronique de Richer de Reims par G.-H. Pertz ("Quatre livres d'histoire, 991-998" connu sous le nom "d'Histoire de Richer") pour que cette hypothèse soit vérifiée.
L’ouvrage est traditionnellement attribué à Nicolas Vignier (1530-1596) né à Troyes, un temps calviniste revenu au catholicisme, médecin, historiographe et Conseiller d’Etat de Henri III. Or Vignier est lui-même cité dans le livre parmi d’autres historiens à deux reprises (p.70-71). L’exemplaire de Rome porte une note manuscrite contemporaine attribuant l’ouvrage à l’humaniste François Pithou.
(Adams, V-756. Balsamo & Somonin, ‘Abel L’Angelier’, n°189. Guigard, 'Bibliothèque héraldique de la France', n° 1688. Techener, ‘Bibliothèque champenoise’, n°1965).
Quelques petits accrocs de papier, vélin légèrement fripé.
Ex-libris armorié de la collection de l'avocat Victor Duchataux (1823-1905) avocat à Reims et petit cachet de bibliothèque au titre.
Très bon exemplaire, dans sa première reliure de vélin.

Réf.: 36977 - Eur 850.00
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