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217 fiche(s) - Page 1


TORQUEMADA (Tomás de), ARGUELLO (Gaspar Isidro de) - "Code de la terreur". 1- TORQUEMADA (Tomás de). Copilación de las Instruciones [sic] del Oficio de la Santa Inquisición, hechas por (...) Tomás de Torquemada (...) e por los otros (...) señores Inquisidores generales que después sucedieron (…). En Madrid, En la Imprenta Real, 1630. 38 feuillets (sign. A-B8, C10 A12).
2- ARGUELLO (Gaspar Isidro de). Instrucciones del Santo Oficio de la Inquisición, sumariamente, antiguas y nuevas. En Madrid, En la Imprenta Real, 1630. 18 feuillets, non foliotés.

2 ouvrages reliés en un volume in-folio (295 x 208 mm), plein vélin souple de l'époque.
Rarissime réunion de ces deux documents, parmi les plus importants pour l’histoire de l'Inquisition espagnole et du judaïsme européen: le "Code de la terreur" destiné à la répression des "faux chrétiens", juifs, conversos, marranes et morisques et sa procédure à l'usage des inquisiteurs.
Ces documents sont d'une extrême rareté. Seuls deux exemplaires complets de cette édition sont recensés dans le monde (WorldCat) : Univ. de Valladolid et Univ. Göttingen.
Cette rareté s’explique par leur origine et leur destination: l’Inquisition était protégée par le secret et ses publications rigoureusement réservées aux seuls membres du tribunal du Saint-Office de l'Inquisition:
“Las ‘Instrucciones’ tenían carácter secreto (…), iban destinadas exclusivamente a los inquisidores, estando prohibida su lectura para cualquier persona ajena al aparato inquisitorial” (“Cien impresos españoles sobre la Inquisición”, Biblioteca Sefarad, Exposición Abril 2018, p. 105).
1- L’édition de référence du "Code de la terreur", mise à jour en 1630, recueil des lois organiques du tribunal de l'Inquisition élaboré par Tomás de Torquemada en 1484.
Composé sur le modèle du ‘Directorium inquisitorum’ de Nicolas Eymerich, ce recueil n'avait été disponible que sous forme manuscrite avant d'être imprimé pour la première fois en 1537, à Grenade.
Il fut régulièrement revu et "réformé" par les successeurs de Torquemada au poste d’Inquisiteur général: Diego de Deza (révisions de 1500 et 1503), Alonso Manrique (révisions de 1523 et 1539), puis Fernando Valdés (entre 1547 et 1566), pour trouver sa forme systématique dans cette version.

Réf.: 37161 - Eur 8500.00
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RESTIF DE LA BRETONNE (Nicolas Edme) ou RETIF DE LA BRETONNE. Exceptionnel ensemble complet des cinq volumes des "Idées singulières" composés par Restif sur plus de vingt ans, en reliure uniforme de l'époque.
Bien complet de toutes les parties, de tous les faux-titres (rares), titres et catalogues des œuvres.
Au long de ces cinq volumes l'auteur soumet des projets de réformes créatives et radicales de la société et des moeurs, dans lesquels on a vu une ébauche d'organisation socialiste.
Parallèlement, Restif propose des perfectionnements de détails, s’attaquant à des problèmes qu’il essaie de résoudre en homme pratique autant qu'en philosophe des Lumières.
Selon les habitudes de l'auteur, l'ensemble est parsemé de digressions littéraires, saynètes ou récits libertins.
1- Le Pornographe, ou Idées d'un honnête-homme sur un projet de règlement pour les prostituées, Propre à prévenir les Malheurs qu'occasionne le Publicisme des Femmes: Avec des notes historiques et justificatives.
A Londres, chez Jean Nourse (...). Et se trouve à Paris, chez Delalain, 1769. (2) f. de faux-titre et titre, [-7], 368 p.
2- La Mimographe ou Idées d'une honnête-femme pour la réformation du Théâtre national.
A Amsterdam, chez Changuion. A La Haie, chez Gosse & Pinet, 1770. (2) f. faux-titre et titre, [-7], 466 p.
3- Les Gynographes, ou Idées de deux honnêtes-femmes sur un projet de règlement Proposé à toute l'Europe, pour mettre les Femmes à leur place, & opérer le bonheur des deux sexes (...).
A La Haie, chez Gosse & Pinet et Paris, Humblot, 1777. 2 parties en un volume, (1) f. de faux-titre, viij, 238 p. et [-239], 567, (1) p. (les 2 parties en pagination continue, les 2 pages de titre sont comprises dans la pagination).
4- L'Andrographe, ou Idées d'un Honnête-Homme, sur un Projet de Règlement, proposé à toutes les Nations de l'Europe, pour opérer une Réforme générale des mœurs, & par elle, le bonheur du Genre-humain. Avec des Notes Historiques et Justificatives. Recueillies par N.-E. Rétif-De-La-Bretone [sic], éditeur de l'Ouvrage.
A La Haie, Chés Gosse & Pinet, A Paris chés la d.me Veuve Duchesne & Belin & Mérigot-jeune [sic], 1782. 2 parties en un volume, (1) f. de faux-titre, 16, 202 p. et [-203], 475, (1) p. (les 2 pages de titre sont comprises dans la pagination).
5- Le Thesmographe, ou Idées d'un honnête-homme, sur un projet de règlement, Proposé à toutes les Nations de l'Europe pour opérer une Réforme générale des Loix. Avec des notes historiques.
A La-Haie, chez Gosse-Junior & Changuion, et se trouve à Paris, chez Maradan, 1789. 2 parties en un volume, 590 p., (1) f. de catalogue des œuvres de Restif (les 2 parties en pagination continue, faux-titre et 2 pages de titre inclus).

Ensemble de 5 volumes in-8, plein veau marbré de l'époque, dos à 5 faux-nerfs guillochés or ornés de compartiments entièrement dorés en arabesques, filets et palettes dorés en tête et pied, pièce de titre de veau, rouge et bronze, filets à froid en encadrement sur les plats, tranches jaspées (reliures uniformes).
1- Rare édition originale de premier tirage, avec le nom du libraire "Delalain" sur le titre. Par peur du scandale et de la censure, celui-ci ne voulut pas que son nom figurât sur cet ouvrage et le fit retirer des tirages suivants.
Vaste projet de réformes de la prostitution dans lequel Restif propose de créer une sorte d’ordre religieux consacré à Vénus. Les établissements ("Parthénions"), administrés par l’État, pourront contenir trente mille sujets qui composeraient la communauté (le "projet de règlement" en 45 articles figure aux p. 111-171).
"Ce projet est enchâssé dans un petit roman en forme de lettres (...). La seconde partie est remplie d’une érudition immense sur les lieux de débauche (...)" (Rives Childs, p. 16).
L’ouvrage inspira à Joseph II les règlements sur la prostitution qu’il appliqua dans ses États.
Exemplaire bien complet des 2 faux-titres ("Idées singulières", première / seconde partie), conforme à collation donnée par Rives Childs (n°VI, p. 210).
2- Édition originale. Restif travailla lui-même à l’impression de 'La Mimographe'. Il livre nombre de détails, sans doute réunis avec l’aide de son ami Nougaret, sur le théâtre de son temps, les acteurs et les actrices, le boulevard du Temple, etc., et réfute la lettre sur Rousseau sur les spectacles. Il y insère un essai pour "corriger les abus du théâtre", "vaste utopie qui engage tout le système éducatif et tout le système théâtral" (Martine de Rougemont), ainsi qu’un véritable traité d’art dramatique. Cet ouvrage ne fut jamais contrefait. (Rives Childs, n°VII, p. 215).
3- Édition originale. Restif soumet un vaste projet de réforme du statut des femmes et d’organisation de leur éducation, synthèse contradictoire, à son habitude, d’idées misogynes doublées d’intuitions révolutionnaires sur la condition féminine. L’ouvrage se termine par un dictionnaire des femmes célèbres. (Rives Childs, n°XVI, p. 245).
4- Édition originale, rare. La seconde partie possède sa page de titre propre. Restif avait d’abord annoncé cet ouvrage sous le titre de 'l’Anthropographe ou l’Homme réformé', titre qui se retrouve en tête du texte. "C’est le complément des 'Gynographes', l’homme et la femme ne pouvant être réformés l’un sans l’autre. Les journalistes n’ont point parlé de ce quatrième volume que l’auteur ne leur a encore point envoyé, mais il est bien supérieur aux deux premiers par l’importance de la matière" (cité par Rives Childs, p. 282). L’ouvrage commencé en 1776 et repris en 1780, fut achevé en 1781. C’est surtout dans 'l’Andrographe' que Restif a développé ses théories "socialistes". (Rives Childs, XXIV, p. 281).
5- Édition originale et unique ancienne de ce cinquième volet des "Idées singulières", le plus rare.
Commencé en novembre 1789 et achevé après la Révolution fin 1789, l’ouvrage s’ouvre par une adresse "Aux États-Généraux".
Il renferme l’exposé des projets de réformes politiques et sociales élaborées par Restif : législation civile et pénale (dont un projet d’unification européenne), divorce, urbanisme et police, réforme de la propriété et de ses abus, une étude sur les lois des différents peuples des quatre continents, économie politique et finances, prostitution, mendicité et assistance, colonisation et esclavage, un intéressant projet de coopératives ouvrières, etc. On trouve également de grands morceaux d’autopromotion : "Le sublime auteur des 'Nuits de Paris', des 'Contemporaines' (suit une bibliographie complète de ses œuvres)" (p.482).
À son habitude, Restif insère deux pièces de théâtre: "Le boule-dogue..." et "l’An deux mille", autres hymnes de louanges à lui-même.
La première partie s’achève p. 156. Elle est suivie du titre de la deuxième partie en pagination continue. Bien complet du faux-titre "Idées singulières" et du dernier feuillet contenant le catalogue des œuvres de Restif (2 pages). (Rives Childs, n°XXXVII, p. 313).
Les cinq volumes en reliure uniforme de plein veau de l’époque comportant quelques petites différences d’ornementations. Traces de restauration aux reliures.
Les volumes sont tous complets de toutes leurs parties, de l’ensemble des faux-titres, titres et catalogues des œuvres, état rendu rare par les pratiques fantaisistes de l’auteur lui-même qui participa à l’impression de plusieurs de ces volumes et par les aléas de leur diffusion.

Réf.: 37303 - Eur 8500.00
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[MONTESQUIEU (Charles-Louis de Secondat, baron de)]. De l'Esprit des Loix ou du Rapport que les loix doivent avoir avec la Constitution de chaque gouvernement, les moeurs, le climat, la religion, le commerce, &c. à quoi l'auteur a ajouté des Recherches nouvelles sur les Loix Romaines touchant les Successions, sur les Loix Françoises, & sur les Loix féodales.
Genève, Barillot, & Fils, s.d. [Paris, Durand, 1748].
2 volumes in-4, plein veau fauve, dos à 5 nerfs guillochés or garnis de caissons ornés alternativement d’une hermine et d’une macle d’or, pièces de titre et de tomaison de maroquin bordeaux et bronze, palettes en têtes et pieds, roulette sur les coupes, dentelle intérieure (reliure de l'époque), (2) f., (4), xxiv, 522 p., (2) p. d'errata, v° blanc et (2) f., xvi, 564 p., qqs auréoles claires et qqs rousseurs.
Premier tirage de la seconde édition, imprimée clandestinement à Paris par Durand en décembre 1748, un mois après l'originale, comportant l'errata en fin du premier tome.
"In many ways one of the most remarkable works of the eighteenth century" (PMM, n°197).
(C.P. Courtney, "L'Esprit des Lois" in: 'Le temps de Montesquieu', n°2 p. 78. Gébelin, n°2. A. Postigliola, 'Les premières éditions de l'Esprit des Lois', 48P. Tchemerzine-Scheler, IV, p. 930).
Provenance: de la bibliothèque de Charles de Rohan, prince de Soubise.
"Les livres du maréchal de Soubise étaient reliés par la plupart en veau fauve, sans arme, ornés simplement de mâcles et de mouchetures d’hermine couronnées, frappées alternativement entre les nervures du dos" (Oliver, Hermal, Roton, ‘Reliures armoriées’, pl. n°2034 et Guigard, II, p. 416).
Charles de Rohan, prince de Soubise (1715-1787), maréchal de France et ministre d’Etat, ami intime de Louis XV, fut également un bibliophile émérite du siècle des Lumières. Son hôtel parisien abrite aujourd'hui les Archives nationales, rue des Francs-Bourgeois.
La bibliothèque, considérable, augmentée de celle qu’il avait reçu en héritage de son oncle le cardinal de Rohan, a été dispersée en 1788 et rachetée en grande partie par le comte d’Artois qui la céda à la bibliothèque de l’Arsenal.
Cet exemplaire figure à l’inventaire de sa vente: 'Catalogue des livres imprimés de la bibliothèque de feu M. Le prince de Soubise’, Paris, Leclerc, 1788, p. 126, n°1854.
Reliures habilement restaurées. Quelques auréoles pâles marginales au tome I, une tache d’encre (t.I, ii), quelques rousseurs et piqûres éparses.
Bon exemplaire.

Réf.: 36887 - Eur 4500.00
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DELAMARE (Nicolas) ou LA MARE (Nicolas de). Traité de la police, où l'on trouvera l'histoire de son etablissement, les fonctions et les prerogatives de ses magistrats; Toutes les loix et tous les reglemens qui la concernent. On y a joint une description historique et topographique de Paris, & huit plans graves, qui representent son ancien Etat & ses divers accroissemens. Avec un recueil de tous les statuts et reglemens des six corps des marchands, & de toutes les Communautez des Arts & Métiers [Tome I, II & III]. [Continuation du Traité de Police (...): De la Voirie (...). Tome IV].
Paris, Michel Brunet [puis Jean-François Hérissant], 1719-1738.
4 forts volumes in-folio (420 x 253 mm), plein veau marbré de l'époque, dos à 5 nerfs cloisonnés et fleuronnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin bordeaux, roulettes dorées sur les coiffes et les coupes, tranches rouges, 10 planches gravées hors texte.
Seconde édition augmentée pour les deux premiers tomes - édition originale pour les deux suivants - de ce monumental ouvrage, le premier traité méthodique sur la "police", comprise dans son premier sens: l’administration et le gouvernement de la cité. Il est accompagné d’un très important appareil de documents, qui en fait une source fondamentale sur le sujet et pour l’histoire de Paris en général.
L'illustration se compose de 10 planches dépliantes gravées en taille douce, dont 9 plans de Paris ainsi que d’un plan des fontaines parisiennes, une grande vignette aux armes de Louis XV sur le titre, une vignette en tête de la dédicace par Audran, une belle initiale ornée en début de dédicace et plusieurs vignettes en-tête et initiales sur cuivre.
Composé par le célèbre premier lieutenant général de police de Paris, Nicolas Delamare (1639-1723), ce traité avait été voulu par Guillaume de Lamoignon, premier président au parlement de Paris, et encouragé par Nicolas de La Reynie, lieutenant général de police, ainsi que par Étienne Baluze, qui ouvrit, à l’auteur, la riche bibliothèque de Colbert.
Il présente le détail de l’ensemble des "matières de police" qui comprenaient notamment la religion, les mœurs, l'assistance aux pauvres, mais aussi la voirie, l'approvisionnement, la réglementation des métiers, et, bien entendu, la "sûreté".
Le cinquième livre, le plus important et le plus long, est entièrement consacré aux dispositions, lois et règlements concernant le ravitaillement de Paris, les vivres et les denrées (blé et grains, pain, viandes et gibiers, poissons, œufs, beurre et fromage, fruits et légumes, vin, bière et boissons diverses, bois, charbon, etc., etc.), ainsi qu’à l’ensemble des métiers et activités qui s'y rapportent.
Le sixième livre, "De la voirie", a été publié après la mort de l'auteur par son collaborateur Anne Lecler du Brillet, procureur du roi à l'Amirauté.
(Bourgeois & André, 338. Brunet, III, 785. Goldsmiths'-Kress, 5515.2-1 suppl. Le Clère, 278 et 586. Lacombe, ‘Catalogue de la bibliothèque’, 2274).
Des accidents à la reliure: défauts aux mors, coiffes et coins, épidermures. Quelques rares auréoles claires éparses.
Intérieur très frais, exemplaire solide, relié à l’époque.

Réf.: 37169 - Eur 3500.00
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ROEDERER (Pierre Louis, comte). Oeuvres du comte P. L. Roederer Pair de France, Membre de l'Institut etc. etc. etc. publiées par son fils le baron A. M. Roederer, ancien pair de France, tant sur les manuscrits inédits de l'auteur que sur les éditions partielles de ceux de ses ouvrages qui ont déjà été publiés avec les corrections et les changements qu'il y a faits postérieurement.
Paris, Imprimerie Firmin-Didot frères 1853-1859.
8 volumes in-4 (182 x 265 mm), demi-chagrin vert bronze de l'époque, dos à 5 nerfs ornés d'un décor de compartiments encadrés à froid et soulignés de filets dorés, titre et tomaison dorés, texte sur 2 colonnes, non rogné et partiellement non coupé.
Rare édition collective, non mise dans le commerce, des œuvres de Roederer, publiées par Antoine-Marie Roederer fils de l’auteur. "Tirée à cinquante exemplaires, destinées aux amis de la famille et à quelques bibliothèques publiques, cette édition est presque introuvables" (cf. Thierry Lentz, Fondation Napoléon, in ‘Les Cahiers Lorrains’, 1994, n°, p. 311-324).
"Né à Metz, en 1754, Pierre-Louis Roederer est un des hommes-clés de la fin de l'Ancien Régime et des débuts de la Révolution. Élu à l'Assemblée Nationale, il en deviendra une des voix les plus écoutées. Sa carrière est multiforme: juriste, économiste, théoricien politique, homme d'action successivement procureur général syndic de la Seine, propriétaire de journaux, conspirateur de Brumaire, conseiller d'Etat, sénateur, comte d'Empire, ministre napolitain, secrétaire d'Etat du Grand-Duché de Berg, pair de France sous la monarchie de Juillet, mais aussi auteur de théâtre, moraliste, philosophe et économiste. Mort à près de 82 ans, il a laissé une œuvre écrite considérable" (Id.).
Contient : I- Théâtre -- II- Histoire (Louis XII, François Ier, Mémoires pour servir à l'histoire de la Société Polie, etc.) - III- Histoire contemporaine (L'Esprit de la Révolution de 1789, Chronique de cinquante jours, Portraits de personnages sur la Révolution, Notice sur l'Empire) -- IV- Lettres et opuscules -- V- Opuscules -- VI- Opuscules (Rapports et Discours) -- VII- Brochures politiques, rapports et discours -- VIII- Variétés. Correspondance de famille ; Correspondance générale, etc.
4 portraits dont 2 de l'auteur, un de Joseph Napoléon et un croquis en pied de Talleyrand. 6 fac-similés de lettres. 3 planches d’illustrations lithographiées.
(Quérard, XII, 692 détaille le contenu. Tulard, 1265. Vicaire, VI, 1166).
Quelques rousseurs. Petites épidermures.
Très bon exemplaire, en partie non coupé, bien relié à l’époque.

Réf.: 34653 - Eur 2800.00
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LUCAS (Charles) - Recueil provenant de la bibliothèque personnelle de Charles Lucas. DE LA BIBLIOTHEQUE PERSONNELLE DE CHARLES LUCAS.
1er VOLUME :
1- Lettre à M. le Baron Gérando, Conseiller d’Etat. Projet d’établissement, par souscriptions, d’une Maison pénitentiaire pour les jeunes Détenus [20 janvier 1833]. Paris, Imprimerie de A. Henry, (1833).16 p.
2- Extrait du compte-rendu de la séance publique du 22 avril 1839. Société de la Morale Chrétienne. (Paris), Imprimerie de A. Henry, (1839). 46, (2) p.
3- Des moyens et des conditions d’une réforme pénitentiaire en France. Paris, Au bureau de la Revue de Législation, 1840. xxi, 108 p.
4- Compte-rendu d’une réunion préparatoire pour la formation d’une société de patronage pour les jeunes libérés de la maison pénitentiaire de Fontevrault. Paris, Cosson, (1840). 20 p.
5- Exposé de l’état de la question pénitentiaire en Europe et aux Etats-Unis. Suivi d’observations de MM. De Tocqueville, Ch. Lucas et Béranger. Extraites de compte rendu des travaux de l’Académie. Paris, Imprimerie Panckoucke, 1844. jv, 129 p.
Contient la retranscription de la discussion entre Ch. Lucas et Tocqueville, sous forme de questions / réponses.
2e VOLUME :
1- HELLO (J.). Notice sur la colonie agricole d’essai du Val-d’Yèvre, près Bourges (Cher). Paris, Imprimerie de Hennuyer et Cie, [1850]. 32 p.
L'auteur était inspecteur général des prisons.
2- HELLO (J.). Des Colonies agricoles pénitentiaires ou considérations morales et pratiques sur la loi d’éducation et de patronage des jeunes détenus du 5 août 1850 et sur le projet de règlement du 31 mars 1864 relatif à l’exécution de cette loi. Paris, Cotillon, 1865. (2) f., 64 p.
3- SELLON (Valentine de). La Peine de mort au vingtième siècle. Paris, Guillaumin et Cie, 1877. viii, 54, (1) p. de table.
4- Bulletin de la Société générale des Prisons autorisée par décret du 22 mai 1877 [Première année. Séances présidées par Charles Lucas]. Paris, Imprimerie centrale des chemins de fer, A. Chaix et Cie, 1877. 124 p.
5- OLIVECRONA (Knut). La Colonie d’essai du Val-d’Yèvre et la théorie de l’amendement de l’enfant par la terre et de la terre par l’enfant. Paris, Guillaumin et Cie, A. Durand & Pedone-Lauriel, Octobre 1878. 64 p.
6- OLIVECRONA (Knut) et LUCAS (Charles). Rapport au congrès pénitentiaire de Stockholm sur le mouvement progressif de la réforme pénitentiaire de 1872 à 1878 d’après les communications successives de M. Ch. Lucas à l’Institut de France. Paris, Imprimerie centrale des Chemins de fer, A. Chaix et Cie, [1879]. 8 p.
7- BUJON (Pierre). Le Congrès international pénitentiaire de Stockholm (I). Paris, Guillaumin et Cie, 1878. 15 p. Tiré-à-part du Journal des Économistes (déc. 1878)
8- BUJON (Pierre). Le Congrès pénitentiaire international de Stockholm (II). Paris, A. Cotillon et Cie, 1880. 15 p. Tiré-à-part de la Revue Critique de Législation et de Jurisprudence.
9- BUJON (Pierre). La Science pénitentiaire au congrès de Stockholm. Paris, A. Cotillon et Cie, 1880. 8 p.
10- BUJON (Pierre). "LUCAS (Charles-Jean-Marie)" : Extrait des notices biographiques et bibliographiques des membres de l’Institut de droit international. Paris, F. Pichon, A. Cotillon et Cie, s. d. 31 p.
3e VOLUME :
1- LUCAS (Charles). Discours prononcé au Banquet du Comice Agricole de l’Arrondissement de Bourges (30 août 1846). Bourges, Impr. Et Lith. de Jollet-Souchois, [1846]. 8 p.
2- LEZARDIERES (Charles de). Bénédiction et inauguration des bâtiments de la chapelle, de l’école et de l’infirmerie à la colonie agricole du Val-d’Yèvre (Cher). Le 27 septembre 1857. Bourges, Imprimerie du Ve Ménagé, 1857. (1) f., 12 p.
3- Colonie agricole du Val-D’Yèvre. Cérémonie de la confirmation et visite de l’établissement par Mgr l’Archevêque de Bourges. 15 Avril 1860. Bourges, Imprimerie et Lithographie de Ve Jollet-Souchois, 1860. 7 p.
4- Réception à la chapelle de colonie du Val-d’Yèvre, par Mgr l’Archevêque de Bourges (…) d’une relique de Saint-Charles apportée de Rome (…) et quelques renseignements sur l’introduction de cette congrégation dans les Maisons pénitentiaires de Femmes condamnées. 5 mai 1861. Bourges, Imprimerie et Lithographie de A. Jollet Fils, 1861. 12 p.
5- LUCAS (Charles). Un Mot sur la fondation de la colonie agricole pénitentiaire du Val-d’Yèvre considérée au point de vue du programme impérial du 5 janvier 1860, sur le défrichement des marais avec quelques notes et renseignements de M. De Lézardières, directeur de l’établissement. Bourges, Imprimerie et Lithographie de A. Jollet Fils, 1861. 27 p.
6- [LUCAS, Charles]. Résumé de la question relative à la proposition de cession à l’Etat de la colonie du Val-d’Yèvre. Paris, J. Claye, s.d. 31 p.
7- HELLO (J.). Notice sur la colonie agricole d’essai du Val-d’Yèvre, près de Bourges (Cher). Paris, Imprimerie de Hennuyer et Cie, [1850]. 32 p. (rouss.).
8- HELLO (J.). Des Colonies agricoles pénitentiaires ou considérations morales et pratiques sur la loi d’éducation et de patronage des jeunes détenus du 5 août 1850 et sur le projet de règlement du 31 mars 1864 relatif à l’exécution de cette loi. Paris, Cotillon, 1865. (2) f., 64 p.
9- LUCAS (Charles). Transformation de la colonie privée du Val-d’Yèvre en colonie publique (Séance du 14 décembre 1872). Orléans, Imp. Ernest Colas, [1872]. 24 p.
10- LUCAS (Charles). Coup d’œil historique sur la fondation de la colonie privée du Val-d’Yèvre et sa transformation en colonie publique. Précédé d’une lettre à M. A. Cochery, membre de l’Assemblée nationale, à l’occasion de son rapport sur le budget des dépenses du Ministère de l’Intérieur. Paris, Imprimerie Arnous de Rivière et Cie, 1875. 40 p.
11- LUCAS (Charles). Rapport verbal sur les publications de la commission parlementaire d’enquête pénitentiaire et spécialement sur celle relative à l’éducation et au patronage des jeunes détenus, par M. Félix Voisin, membre de l’Assemblée Nationale. Orléans, Imp. Ernest Colas, [1875]. 47 p.
12- LUCAS (Charles). L’Orphelinat agricole et l’utilité qu’il peut retirer des résultats de la colonie d’essai du Val-d’Yèvre. Paris, Orléans, Imp. Ernest Colas, 1876. 19 p.
13- LUCAS (Charles). Transformation de la colonie privée du Val-d’Yèvre et son existence comme colonie publique. Paris, Imprimerie Arnous de Rivière et Cie, [1872]. 60 p.
14- LUCAS (Charles). Observations sur la statistique des prisons et établissement pénitentiaires pour l’année 1873. Orléans, Imp. Ernest Colas, (1874). 24 p.
15- [LUCAS (Charles)]. Note chronologique dans l’ordre des idées et des faits sur la fondation de la colonie d’essai du Val-d’Yèvre comme établissement privé et sa transformation en colonie publique. Paris, J. Claye, A. Quantin, s.d. [ca 1872]. 16 p.
16- LUCAS (Charles). La Cession à l’Etat de la colonie d’essai du Val-d’Yèvre au point de vue de l’équité. Paris, Imprimerie Arnous de Rivière et Cie, [1878]. 20 p.
17- LUCAS (Charles). Les Nouvelles Négociations relatives au Val-d’Yèvre. Paris, Imprimerie Arnous de Rivière et Cie, [1878]. 8 p.
18- LUCAS (Charles). Observations présentées à la Société Général des Prisons sur la révision de la loi du 5 août 1850 relative aux Colonies agricoles pénitentiaires de jeunes détenus. Paris, Imprimerie centrale des Chemins de fer, A. Chaix et Cie, 1879. 24 p.
19- LUCAS (Charles). Observations sur la colonisation agricole pénitentiaire supplémentaires à celles présentées à la séance du 3 mars 1879 de la Société Général des Prisons. Paris, Imprimerie centrale des Chemins de fer, A. Chaix et Cie, 1879. 12 p.
20- [LUCAS (Charles)]. Résumé des résultats économiques et agricoles obtenus au profit de l’Etat et de l’expérience pratique par la colonie d’essai du Val-d’Yèvre et de ceux à recueillir par l’Etat du projet de loi d’acquisition du 31 mai 1879. Paris, Imprimerie centrale des Chemins de fer, A. Chaix et Cie, Novembre 1879. 34 p.
21- OLIVECRONA (Knut) et LUCAS (Charles). Rapport au congrès pénitentiaire de Stockholm sur le mouvement progressif de la réforme pénitentiaire de 1872 à 1878 d’après les communications successives de M. Ch. Lucas à l’Institut de France. Paris, Imprimerie centrale des Chemins de fer, A. Chaix et Cie, [1879]. 8 p.
22- OLIVECRONA (Knut). La Colonie d’essai du Val-d’Yèvre et la théorie de l’amendement de l’enfant par la terre et de la terre par l’enfant. Paris, Guillaumin et Cie, A. Durand & Pedone-Lauriel, Octobre 1878. 64 p.
4e VOLUME :
1- LUCAS (Charles). Discours prononcé au Banquet du Comice Agricole de l’Arrondissement de Bourges (30 août 1846). Bourges, Impr. et lith. Jollet-Souchois, [1846]. 8 p.
2- LUCAS (Charles). Rapport verbal de M. Ch. Lucas sur la statistique des prisons et de établissements pénitentiaires par M. Louis Perrot, inspecteur général chargé de la division des prisons. Orléans, Impr. Colas-Gardin, s.d. [1855]. 28 p.
3- LEZARDIERES (Charles de) et LUCAS (Charles). Bénédiction et inauguration des bâtiments de la chapelle, de l’école et de l’infirmerie à la colonie agricole du Val-d’Yèvre (Cher). Le 27 septembre 1857. Bourges, Impr. du Ve Ménagé, 1857. (2), 12 p.
4- LUCAS (Charles). La Colonie du Val-d’Yèvre et la pétition au Sénat sa production horticole. Réponse de M. Ch. Lucas. Bourges, Impr. de A. Jollet, [1868]. 28 p.
5- LUCAS (Charles). Observations relatives au congrès pénitentiaire de Londres présentées à l’Académie des Sciences Morales & Politiques. (Séances des 22 et 29 juin 1872). Orléans, Impr. Ernest Colas, [1872]. 64 p.
6- LUCAS (Charles). Transformation de la colonie privée du Val-d’Yèvre en colonie publique. (Séance du 14 déc. 1872). Orléans, Impr. Ernest Colas, [1872]. 24 p.
7- LUCAS (Charles). Rapport verbal de M. Ch. Lucas relatif à une notice sur la maison de forge et de correction de Gand et la maison cellulaire de Louvain par M. Visschers (Séance du 21 décembre 1872). Orléans, Impr. Ernest Colas, [1873]. 8 p.
8- LUCAS (Charles). Rapport verbal sur les publications de la commission parlementaire d’enquête pénitentiaire et spécialement sur celle relative à l’éducation et au patronage des jeunes détenus, par M. Félix Voisin, membre de l’Assemblée Nationale. Orléans, Impr. Ernest Colas, [1875]. 47 p.
9- LUCAS (Charles). L’Orphelinat agricole et l’utilité qu’il peut retirer des résultats de la colonie d’essai du Val-d’Yèvre. Paris, Orléans, Impr. Ernest Colas, 1876. 19 p.
10- LUCAS (Charles). Transformation de la colonie privée du Val-d’Yèvre et son existence comme colonie publique. Paris, Impr. Arnous de Rivière et Cie, [1872]. 60 p.
11- LUCAS (Charles). Observations sur la statistique des prisons et établissements pénitentiaires pour l’année 1873. Orléans, Impr. Ernest Colas, s.d. [1874]. 24 p.
12- LUCAS (Charles). Rapport verbal sur les travaux préparatoires du congrès pénitentiaire de Stockholm. (Séance du 19 mai 1877). Paris, Impr. Ernest Colas, 1877. 22 p.
13- LUCAS (Charles). Allocution prononcée à la séance d’installation de la Société Générale des Prisons. Paris, Impr. centrale des chemins de fer, A. Chaix et Cie, 1877. 28 p.
14- [LUCAS (Charles)]. Note chronologique dans l’ordre des idées et des faits sur la fondation de la colonie d’essai du Val-d’Yèvre comme établissement privé et sa transformation en colonie publique. Paris, J. Claye, A. Quantin, s.d. [1877]. 16 p.
15- LUCAS (Charles). Lettre de M. Charles Lucas, Membre de l’Institut, à M. le docteur Wines, Président de la commission internationale pénitentiaire, Sur l’utilité des travaux préparatoires et notamment des rapports relatifs aux questions soumises aux délibérations du congrès de Stockholm. Paris, Imprimerie Arnous de Rivière et Cie, [1878]. 16 p.
16- LUCAS (Charles). Rapport verbal sur les institutions répressives et pénitentiaires et les institutions préventives concernant l’enfance à l’occasion du vagabondage des enfants et les écoles industrielles par M. le Vicomte d’Haussonville (Séance du 11 janvier 1879). Orléans, Imp. Ernest Colas, [1879]. 36 p.
17- LUCAS (Charles). Observations présentées à la Société générale des Prisons sur la révision de la loi du 5 août 1850 relative aux Colonies agricoles pénitentiaires de jeunes détenus. Paris, Imprimerie centrale des Chemins de fer, A. Chaix et Cie, 1879. 24 p.
18- LUCAS (Charles). Observations sur la colonisation agricole pénitentiaire supplémentaires à celles présentées à la séance du 3 mars 1879 de la Société générale des Prisons. Paris, Impr. centrale des Chemins de fer, A. Chaix et Cie, 1879. 12 p.
19- [LUCAS (Charles)]. Résumé des résultats économiques et agricoles obtenus au profit de l’Etat et de l’expérience pratique par la colonie d’essai du Val-d’Yèvre et de ceux à recueillir par l’Etat du projet de loi d’acquisition du 31 mai 1879. Paris, Impr. centrale des Chemins de fer, A. Chaix et Cie, Novembre 1879. (4), 34 p.
20- [LUCAS (Charles)]. De l’éducation correctionnelle et de l’éducation préventive. Orléans, Imp. Ernest Colas, s.d. [1881]. 4 p.
21- LUCAS (Charles). Rapport verbal sur le bulletin de la société général des prisons. Quatrième année. Orléans, Imp. Ernest Colas, s.d. [1882]. 12 p.
22- HELLO (J.). Notice sur la colonie agricole d’essai du Val-d’Yèvre, près de Bourges (Cher). Paris, Imprimerie de Hennuyer et Cie, [1850]. 32 p.
23- HELLO (J.). Des Colonies agricoles pénitentiaires ou considérations morales et pratiques sur la loi d’éducation et de patronage des jeunes détenus du 5 août 1850 et sur le projet de règlement du 31 mars 1864 relatif à l’exécution de cette loi. Paris, Cotillon, 1865. (4), 64 p.
24- OLIVECRONA (Kurt) et LUCAS (Charles). Rapport au congrès pénitentiaire de Stockholm sur le mouvement progressif de la réforme pénitentiaire de 1872 à 1878. Paris, Impr. centrale des chemins de fer, A. Chaix et Cie, [1879]. 8 p.
25- OLIVECRONA (Knut). La Colonie d’essai du Val-d’Yèvre et la théorie de l’amendement de l’enfant par la terre et de la terre par l’enfant. Paris, Guillaumin et Cie, A. Durand & Pedone-Lauriel, Octobre 1878. 64 p.

Ensemble de 62 pièces reliées en 4 volumes in-8°, 3 de demi-chagrin vert, dos à nerfs et un de demi-maroquin vert, dos lisse orné d'un décor romantique doré (reliures de l’époque).
Précieux recueil de 62 pièces (dont 15 en double), composé en partie de ses propres œuvres, constitué par Charles Lucas pour sa bibliothèque personnelle. Chaque volume est précédé d'un index de sa main.
Charles Lucas (1803-1899) est l'homme "qui, sans conteste, pendant le XIXe siècle, a le mieux incarné les ambitions et les ambiguïtés de la réforme pénitentiaire (...) et a fondé la Science des prisons" (J.G. Petit).
Il personnifia le libéralisme pénal de la Restauration, jetant les bases d'un système pénitentiaire qui récusait l'emprisonnement perpétuel. Guizot le nomma inspecteur des prisons dès le changement de régime, en 1830. Il demeura trente-cinq ans à ce poste.
À partir de 1830, l'engouement pour l'amélioration du système pénitentiaire suscita des centaines d'ouvrages. Charles Lucas se constitua une très riche bibliothèque spécialisée, augmentée des nombreuses brochures que l'inspecteur général des prisons recevait.
On trouve ici une importante réunion de 21 plaquettes traitant de la colonie agricole du Val d'Yèvre qu'il avait fondée, en 1841, pour recevoir des jeunes délinquants. Après avoir acheté 140 ha de marais au Val d’Yèvre près de Bourges, Charles Lucas soumit son projet au ministère de l’Intérieur qui ne le retint pas. En 1846, il décida de se lancer personnellement dans "l’aventure". La construction coûta 450.000 francs et l’Etat alloua 80 centimes par jour et par colon qui furent transférés de la prison de Fontevraud dès 1847 : 100 en 1850 puis 400 en 1860. En 1865, Charles Lucas devenu aveugle fut remplacé par son fils docteur en droit. En 1872, la colonie fut louée, puis acquise par l’Etat et "nationalisée". La loi de 1912 sur les tribunaux pour enfants entraîna une réduction progressive des effectifs jusqu’en 1924 pour le Val d’Yèvre ferma définitivement.

Réf.: 37107 - Eur 2800.00
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[CATHERINE II (impératrice de Russie)]. Instruction de sa Majesté Impériale Catherine II pour la Commission chargée de dresser le projet d'un nouveau Code de Loix.
A St.-Petersbourg, de l'Imprimerie de l'Académie des Sciences, 1769.
Grand in-8 (212 x 130 mm), plein veau moucheté de l'époque, dos à 5 nerfs orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, roulette au noir sur les coupes, pièce de titre de maroquin bordeaux, tranches marbrées, (2), 172, (3) p. de table et errata.
Rarissime "édition originale et seule complète" imprimée à Saint-Pétersbourg à l'Académie des sciences, non mise dans le commerce.
Cette 'Instruction préparatoire' ("Nakaz" en russe) a été composée par Catherine II en vue d'une refonte de la codification en Russie selon les principes inspirés de Montesquieu, de Beccaria et de l’idéal des Lumières.
"En mars-avril 1766 la première ébauche du code, composée en français, fut traduite en russe par les secrétaires de l’impératrice. Catherine continua son travail sur ce texte russe qui se transforma en version officielle de l’Instruction".
C'est à partir de cette version que Grigori Kozitski restitua cette 'Instruction' en français et qu'elle fut imprimée, dans cette version définitive, par l'Académie des Sciences à Saint-Pétersbourg en 1769.
Cf. Nadejda Plavinskaia, 'Catherine II ébauche le Nakaz', "Revue Montesquieu", (1998), 2, p. 67-88, et de la même auteure son édition critique de l'Instruction, Moscou, Monuments de la pensée historique, 2018.
(Catalog of Russica, I, 385. Camus-Dupin, 'Bibliothèque des livres de droit', n°3301).
Traces de restauration aux mors.
Provenances : Jean-Frédéric Kuhn (XVIIIe) avec son ex-libris gravé armorié. Franc-maçon, négociant de Strasbourg installé à Bordeaux, disciple direct de Pasqually qui l’aurait initié, il fonda la loge "L'Étoile Flamboyante aux Trois Lys" (1773) et initia le Prince Galitzine.
Autre ex-libris gravé : Carl Gustav Palm de Riga (début XIXe).
Bel exemplaire, très bien relié à l'époque, imprimé sur papier fort.

Réf.: 37429 - Eur 2800.00
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[BABEUF (Gracchus) et MARECHAL (Sylvain)]. Copie des pièces saisies dans le local que Baboeuf [sic] occupait lors de son arrestation.
Paris, Imprimerie Nationale, Frimaire (t.1) et Nivôse (t.2) an V [1796].
2 volumes in-8, demi-basane fauve de l'époque, dos lisses ornés de roulettes et fleurons dorés, pièces de titre et tomaison de maroquin havane, 334 p. et 334 p. titres compris.
Edition originale. La source fondamentale pour l'histoire de la "Conjuration des Égaux".
Le premier tome contient la première édition du "Manifeste des Egaux" (p. 159 et s.), dont la rédaction a été attribuée par Buonarroti à Sylvain Maréchal. "Première tentative pour faire entrer le communisme dans la réalité sociale", le manifeste jette les principes d’une doctrine égalitaire et athée fondée sur la gestion communautaire des biens et des moyens de production en prônant la prise du pouvoir par la révolution; une période transitoire de dictature populaire devant conduire à l’instauration d’une démocratie directe universelle.
C'est sur les documents et les pièces contenus dans ces volumes que la Haute Cour de Justice appuya son accusation qui aboutit à la condamnation à mort de Babeuf.
(Daline, Saitta et Soboul,' Inventaire des manuscrits et imprimés de Babeuf', p. 102, n°51 et 52. Dommanget, 'Sylvain Maréchal', p. 459. Martin & Walter, 'Anonymes', n° 7421. Monglond, IV, 42).
Très bon exemplaire, dans sa première reliure, bien conservé, condition rare pour cet ouvrage ouvrage publié dans la tourmente révolutionnaire.

Réf.: 37298 - Eur 1500.00
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PASQUIER (Etienne). Les Oeuvres d'Estienne Pasquier, contenant Ses Recherches de la France ; Son Plaidoyer pour M. le Duc de Lorraine ; celuy de Me Versoris, pour les Jésuites, contre l'Université de Paris (...). Ses Lettres ; Ses Oeuvres Meslées ; et Les Lettres de Nicolas Pasquier, fils d'Estienne.
Amsterdam [i.e. Trévoux], Aux Depens de la Compagnie des Libraires Associés, 1723.
2 volumes in-folio, plein veau de l'époque, dos à 6 nerfs ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin fauve, plats ornés d'un jeu d'encadrement de filets à froid, roulette sur les coupes, tranches mouchetées rouges, (2) f., 1364 col. et (2) f., xlix, 1482 col. (texte sur 2 colonnes, chiffré par colonnes).
Première et unique édition collective, imprimée avec soin à Trévoux, qui demeure l'édition de référence des oeuvres d'Etienne Pasquier.
Tome 1: "Recherches de la France" -- "Plaidoyé [sic] d'Estienne Pasquier pour M. le Duc de Lorraine" (...) - Plaidoyé de Pierre Versoris (...), etc.
Tome 2: Lettres -- "Oeuvres meslées" -- "Jeux poëtiques": "Premier [-second] livre du Monophile" -- "Colloques d'amour", "Lettres amoureuses" -- "Les jeux poétiques" -- "La puce ou Jeux poétiques françois et latins" -- "La main, ou, Oeuvres poëtiques" -- Lettres de Nicolas Pasquier, fils d'Estienne, etc.
Certaines oeuvres sont publiées ici pour la première fois.
Homme d’État, historien précurseur important de l’historiographie moderne, humaniste, poète membre de la pléiade et juriste considéré comme le modèle de l'avocat idéal, Étienne Pasquier (1529-1615) est l’une des personnalités centrales de la France de son temps.
Son nom reste attaché à une œuvre foisonnante et savante, les 'Recherches de la France' qu'il ne cessa d’augmenter et de remanier jusqu'à sa mort. Alors que la première génération des humanistes glorifiait la supériorité de l'Antiquité, Pasquier fait l'apologie de la France, sa langue, sa culture, son histoire, ses systèmes politiques, sa littérature. Seul parmi ses contemporains, il entreprend de montrer que la Renaissance n'a pas surgi ex nihilo, mais repris et transformé des formes anciennes : ainsi la continuité de la tradition serait au moins aussi forte que la rupture proclamée dans la première moitié du siècle.
(Brunet, IV, 405-6. 'Source de l’Histoire de France', n°872. Tchemerzine-Scheler, V, p. 94).
Accrocs aux coiffes et aux coins, épidermures, début de fente à un mors.
Bon exemplaire relié à l’époque, intérieur très frais, sans rousseurs.

Réf.: 34640 - Eur 1200.00
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VILAIN XIIII (Jean Jacques Philippe, vicomte). Mémoire sur les moyens de corriger les malfaiteurs et fainéans à leur propre avantage et de les rendre utiles à l'Etat, Proposé à l'Assemblée des Députés par le Vicomte Vilain XIIII & présenté aux Corps & Administrations des Etats de Flandres au mois de Janvier 1775.
Gand, Pierre de Goesin, s.d. (1775).
In-4, demi-veau tabac moderne à coins, dos à nerfs fleuronnés, couverture papier marbré d’origine conservée, (6), 268 p., texte imprimé dans un encadrement rocaille, vignette de titre aux armoiries de la ville de Gand, bandeaux et culs-de-lampe, 4 doubles planches gravées par Bertaud de plans et vues des façades.
Très rare édition originale de cet ouvrage pionnier dans l’histoire de la réforme pénitentiaire, cité par M. Foucault dans ‘Surveiller et punir’ (p. 124-125).
Edité en vue d’être présenté aux Etats de Flandre, ce mémoire - "le premier jalon du grand système pénitentiaire" - est à l’origine de l’une des toutes premières institutions "modèles" de détention, sur un fondement alors révolutionnaire : la réhabilitation des condamnés par le travail.
Il devait constituer une source d’inspiration directe pour plusieurs générations de réformateurs jusqu’au XXe siècle, en Europe et en Amérique.
"La maison de force de Gand créée en 1775 par le vicomte J.-J.-P. Vilain XIIII était considérée comme La prison modèle, pour sa classification des détenus et son organisation industrielle. Son fondateur avait cherché à l'insérer dans l'économie régionale, de telle sorte que les délinquants puissent retrouver à leur libération des travaux semblables à ceux qu'ils avaient pratiqués pendant leur détention" (Cf. J.-G. Petit, ‘Les débuts de la manufacture carcérale’, Annales de Bretagne, 1990, vol. 97, n°97-3, p. 329-342).
Bourgmestre de Gand, puis grand Bailly, et conseiller d’Etat, le vicomte Jean Jacques Philippe Vilain IIII (1712-1777) était issu d’une ancienne famille belge.
Vignette de titre aux armoiries de la ville de Gand.
(Conlon, 'Siècle des Lumières', 75:1743. J.-G. Petit,' Ces peines obscures', p. 163. Vander Haeghen, 'Bibliographie Gantoise', n°4551).
Très bon exemplaire, très frais

Réf.: 35376 - Eur 1200.00
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REVOLUTION FRANCAISE - CONSTITUTION DE 1791. La Constitution Française décrétée par l'Assemblée Nationale Constituante, aux années 1789,1790 et 1791; Accepté par le Roi le 14 septembre 1791.
Paris, de l'imprimerie de Didot le Jeune, chez Garnery, 1791.
In-24 (94 x 57 mm), plein maroquin rouge de l’époque, dos lisse orné d'un décor révolutionnaire de compartiments garnis d'un petit fleuron répété et d'un fer à l'épée surmontée d'un bonnet phrygien, titre doré, filets dorés en encadrement sur les plats, roulette sur les coupes et les chasses, tranches dorées, 160 p. faux-titre et titre inclus.
Edition officielle du texte intégral de la Constitution de 1791, donnée immédiatement à la suite de sa proclamation, dans une jolie impression minuscule donnée par Pierre-François Didot, dit le jeune.
Elle contient la "Déclaration des droits de l’homme et du citoyen" du 26 août 1789, suivie du texte de la Constitution, de la "Lettre du Roi à l’Assemblée Nationale" du 13 septembre 1791 et du "Serment du roi pour l’acceptation de la Constitution" à la séance de l’Assemblée Nationale le 14 septembre 1791. Ensemble suivi d'une table alphabétique détaillée.
La Constitution de 1791 est la première des constitutions françaises de l’histoire.
(Jammes, 'Les Didot', n° 39. Martin & Walter, 'Anonymes', 4105).
Bel exemplaire, imprimé par Didot sur vélin fin, relié à l'époque en maroquin rouge aux emblèmes révolutionnaires.

Réf.: 37391 - Eur 850.00
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MARAT (Jean-Paul). Plan de législation criminelle. Ouvrage dans lequel on traite des délits et des peines, de la force des preuves et des présomptions, et de la manière d'acquérir ces preuves et ces présomptions durant l'instruction de la procédure, de manière à ne blesser ni la justice, ni la liberté, et à concilier la douceur avec la certitude des châtiments, et l'humanité avec la sûreté de la société civile (…).
Paris, Rochette, 1790.
In-8, demi-chagrin vert bronze, dos à 4 nerfs orné de filets à froid (rel. XIXe), 157 p. faux-titre et titre compris, portrait frontispice de Marat gravé par Blanchard.
Première édition distribuée dans le commerce, "enrichie d'un grand nombre d'articles et refondue" (Notice de l'éditeur, p. 6).
Marat composa cet ouvrage en réponse à un concours ouvert par la Société économique de Berne en janvier 1777, probablement initié par Voltaire et largement financé par Frédéric II.
Véritable brûlot révolutionnaire, le "Plan" allait soulever l'hostilité du jury et déclencher les foudres de la censure.
"Abolition de la torture, proportionnalité des peines par rapport aux délits, dénonciation de l’arbitraire et des justices d’exception. L'auteur propose un brûlot, une condamnation de la tyrannie du "plus petit nombre", des dominants économiques n’ayant "ni talents, ni mérites, ni vertus" sur la "multitude". Il énonce une sorte de droit permanent à la révolte pour certains: "Celui qui vole pour vivre lorsqu’il ne peut faire autrement, ne fait qu’user de ses droits". Il conclut en ces termes: "Périssent ces distinctions odieuses qui rendent certaines classes du peuple ennemies de l’autre" " (S. Bianchi, 'Marat', p. 29).
Marat avait fait imprimer son manuscrit à Neuchâtel en 1780, mais quand l'édition arriva en France, la justice fit arracher les pages subversives et l'auteur dut envoyer au pilon le tirage "dont il ne subsiste aucun exemplaire" (cf. Jean Massin, 'Marat', p. 49-55).
(Marat au Fonds Lacassagne, p. 3. Martin & Walter, 22850).
Rousseurs éparses. Coiffe supérieure arrachée. Mors frottés.
Exemplaire à toutes marges.

Réf.: 30594 - Eur 800.00
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SAINT-PIERRE (Abbé Charles Irénée Castel de). Mémoire pour diminuer le nombre de procès.
Paris, Cavelier, 1725.
In-8, plein veau brun de l'époque, dos à nerfs orné de caissons fleuronnés, tranches rouges, (14), 420, (10) p. de table et catalogue.
Edition originale de ce Mémoire qui s’inscrit dans les projets visionnaires de l’abbé de Saint-Pierre, celui-ci visant à une réforme en profondeur du système judiciaire français et à l’instauration d’un "corps politique européen".
Il analyse les maux provoqués par le trop grand nombre de procès et livre le plan des mesures à adopter: uniformisation et simplification, rédaction d’un corps de lois intelligible par tous, suppression de la vénalité des charges et des régimes d’exception, mise en place d’institutions de conciliation, établissement d’une Académie perpétuelle du Droit (sur le modèle de l’Académie française), etc.
D’importants passages sont consacrés à la réforme du droit successoral et à ses répercussions sur l’économie, le développement industriel et la démographie.
Page 418, l’auteur appelle de ses vœux "un corps politique européen qui formera un Droit public européen" et "dans la ville de paix un bureau perpétuel de jurisconsultes".
Le titre de départ porte: "Mémoire sur l’établissement d’une Compagnie perpétuelle destinée à perfectionner perpétuellement le Droit François, pour diminuer tous les jours les sources des procès".
L’ouvrage est orthographié selon la réforme que l’abbé de Saint-Pierre préconisera dans un ouvrage cinq ans plus tard.
(J. Drouet, 'L’abbé de Saint-Pierre', p. 373. INED, 985. Molinari, 'Abbé de Saint-Pierre', p. 35).
Infime défaut à un mors.
Petit cachet ex-libris sur le titre. Cote et étiquette de bibliothèque.
Très bon exemplaire, très bien relié à l'époque.

Réf.: 27563 - Eur 750.00
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LE TROSNE (Guillaume-François). Discours sur l'état actuel de la magistrature, et sur les causes de sa décadence (…).
Paris, C. Panckoucke, 1764
In-12, demi-veau de l'époque, dos lisse orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, tranches rouges, (4), 128, (1) p. errata.
Edition originale et unique, rare, de ce discours prononcé par Le Trosne, avocat du Roi converti à la cause physiocratique, plaidoyer en faveur d'une réforme en profondeur de la législation aux fortes implications sociales et économiques.
"A l'ouverture des audiences du bailliage d'Orléans, le 15 novembre 1763, Le Trosne s’élève contre l’arbitraire des lois, trace un tableau des devoirs du ministère public et critique la législation pénale de son temps ainsi que l’horrible iniquité de la torture. Ses convictions physiocratiques et son intérêt pour les questions économiques l’engagent à rechercher la corrélation entre le juste et l’utile et à examiner les répercussions favorables d’une saine morale publique sur l’économie nationale, en accompagnant sa démonstration de nombreuses et amples "notes économiques" gage de son ralliement aux Physiocrates" (Cf. Daire, 'Physiocrates', II, p. 88).
(Conlon, 'Siècle des Lumières', 64:987. Goldsmiths, 10051.1. Weulersse, 'Mouvement physiocratique', I, p.xxvii).
Relié avec:
SERVAN (Joseph-Michel-Antoine). Discours sur l'administration de la justice criminelle. Genève, 1767. (4), 152 p. et
SERVAN. Discours (...) dans la cause d'une femme protestante. Genève & Grenoble, J.S. Grabit, 1767. (4), 112 p.
"Toutes les théories sociales, qui vingt cinq ans plus tard devaient renouveler la face de l'Europe et tracer une nouvelle voie à la civilisation, étaient exposées et développées dans ces discours" (Larousse).
Qqs auréoles claires à qqs feuillets. L'ouvrage de Le Trosne est relié en fin.
Bel exemplaire, très frais très bien relié à l’époque.

Réf.: 35794 - Eur 750.00
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MONTESQUIEU (Charles-Louis de Secondat, baron de), DESTUTT DE TRACY (Antoine Louis Claude). Œuvres de Montesquieu, ses éloges par d'Alembert et M. de Villemain, les notes d'Helvétius, de Condorcet et de Voltaire; suivies du commentaire sur l'Esprit des lois par M. le Comte Destutt de Tracy (...).
Paris, Dalibon, 1822.
8 volumes plein veau acajou de l’époque garni d’un riche décor de dos à 4 faux nerfs guillochés or, jeu de palettes, filets et fers spéciaux dorés et à froid, plats richement ornés d’une rosace centrale inscrite dans un losange encadré d’une large dentelle estampée à froid et de filets dorés, filet sur les coupes, dentelle intérieure, tranches jaspées (rel. attribuable à Thouvenin vers 1820), portrait de Montesquieu par Devéria gravé sur métal par H. C. Müller en frontispice et fac-similé de lettre dépliant (T. I).
Edition collective historique des oeuvres de Montesquieu, la première à contenir le "Commentaire" de Destutt de Tracy, qu'il a revu à l’occasion de cette parution.
Très complète, elle rend compte de la réception de l’oeuvre de Montesquieu au temps des Lumières à travers les commentaires des contemporains : D'Alembert, François Risteau, Voltaire, Helvétius, Condorcet, ainsi qu’au début du XIXe.
Le "Commentaire sur L’Esprit des Lois" de Destutt de Tracy avait d’abord été traduit en anglais et publié à Philadelphie par Jefferson en 1811, puis en français en 1817 à Liège. Il forme ici l’intégralité du volume VIII, accompagné de: "Quels sont les moyens de fonder la morale d'un peuple" et des "Observations" de Condorcet.
"Au système de Montesquieu, Destutt de Tracy oppose un plan de gouvernement républicain reposant sur le suffrage universel. C'est à l'époque redevenu une nouveauté. Il définit la liberté par le pouvoir d'exécuter ses volontés et, par là d'atteindre au bonheur" (D. Bagge, 'Les idées politiques en France sous la Restauration', p. 150). (Brunet, III, 1859. Vicaire, V, 1104.).
Quelques rousseurs et brunissures éparses. Dos éclaircis.
Belle et très décorative reliure de l’époque non signée attribuable à Thouvenin.

Réf.: 36629 - Eur 750.00
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BENTHAM (Jeremy). Traités de législation civile et pénale (...). Seconde édition, revue, corrigée et augmentée.
Paris, Bossange, Rey et Gravier, 1820.
3 volumes in-8, plein veau fauve, dos lisses ornés d’un décor romantique de compartiments garnis de fleurons et filets à froid, auteur doré et pièce de titre de maroquin vert bronze, daté en pied, roulettes et filets d'encadrement à froid sur les plats, tranches jaspées (reliure anglaise de l'époque), xl, 368 p.; (2), iv, 379 p. et viij, 455 p.
Seconde édition augmentée, corrigée et réorganisée dans la distribution des chapitres, l’édition de référence de cet ouvrage donnée par Etienne Dumont, ami et collaborateur de Bentham, d’après les manuscrits en français et en anglais laissés par l'auteur.
"Ce recueil recouvre des champs majeurs de la pensée politique et juridique de Bentham - certains textes sont uniquement disponibles dans cette édition – et témoigne de l’ampleur du projet de refondation du droit et des institutions à partir du principe d’utilité. On trouvera ainsi, outre les ‘principes’ du Code civil et du Code pénal établis dans la lignée de Beccaria, le texte consacré au Panoptique et analysé par Michel Foucault dans ‘Surveiller et punir’ (…). L’exposé le plus complet de l’utilitarisme benthamien…" (Cf. M. Bozzo-Rey, éd. critique, Dalloz 2010).
T.I- Principes de législation. Principes du Code civil – T.II. Principes du Code pénal – T.III. Panoptique. Promulgation des lois ; promulgation des raisons des lois. De l'influence des temps et des lieux en matière de législation. Vue générale d'un corps complet de législation.
L’ouvrage est précédé d’un important "discours préliminaire" dans lequel E. Dumont présente sa méthode de travail.
Dos habilement restaurés. Tache de cire en tête de la garde banche et du titre du t.III, quelques brunissures éparses. Les faux-titres des t.II et III n’ont pas été conservés.
Provenance : Baron Belper, avec son ex-libris armorié, sans doute Edward Strutt, 1st Baron Belper PC FRS (1801-1880), a Liberal Party politician.
Très bon exemplaire, très bien relié.

Réf.: 37232 - Eur 750.00
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FEMME, FEMINISME - BARBARO (Francesco). De re uxoria libelli duo. De re uxoria libri duo.
Haganoae, Seceriana [Haguenau, Jean Secer], 1533 (au colophon).
Petit in-8, plein vélin moderne à la Bradel, dos orné d'un petit fer aldin au centre et daté en pied, titre doré, tranches rouges, 52 feuillets non paginés accompagnés de 3 lettrines, grande marque de l'imprimeur au colophon.
Précoce édition, imprimée à Haguenau chez Jean Secer, de cet ouvrage composé à Florence en 1416 pour les noces de Laurent de Médicis, l'un des principaux traités de la période sur la question du mariage et du statut de la femme.
L'ouvrage, très populaire au XVIe siècle, fut traduit dans les principales langues européennes. Il est l'une des sources de Jean Bodin.
Envisageant l'institution familiale dans ses relations avec le fonctionnement de la cité, Barbaro examine la nature du mariage du point de vue social et légal. Le deuxième livre est plus spécifiquement consacré aux devoirs de la femme et à son rôle auquel il accorde un rôle central.
"With his emphasis in the 'De re uxoria' on the family as the basic unit of state and society, and on the duties of wives in this context, Barbaro created a new literary genre. Aided by his studies of works from Greek antiquity, he gave the conventional treatise on family life a new twist (...). The 'De re uxoria' stands as a pioneering work on the subject of love, marriage, and family in the early modern period” (B.G. Kohl & R.G. Witt. ed., 'The Earthly Republic. Italian Humanists on Government and Society', Manchester, 1978, p. 186-187).
"Petit traité rare et recherché pour sa singularité" (Osmont).
(Panzer, 7, 111, n° 359 et 9, 472, n°359. VD16 B 356).
Quelques piqûres, plus prononcées aux derniers feuillets.
Bon exemplaire.

Réf.: 35242 - Eur 700.00
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CUMBERLAND (Richard). Traité philosophique des Loix Naturelles, où l'on recherche et l'on établit, par la nature des choses, la forme de ces Loix, leurs principaux chefs, leur ordre, leur publication & leur obligation: on y réfute aussi les Elémens de la morale & de la politique de Thomas Hobbes.
Amsterdam, Pierre Mortier et Paris, Huart, 1744.
In-4, plein veau marbré de l'époque, dos à nerfs guillochés or, compartiments garnis d'un riche décor de fleuron central et petits fers d'angle dans un triple encadrement doré, filets, palettes et titre dorés, roulette d'encadrement à froid sur les plats, tranches rouges (petits accrocs à un mors), xxviii, (2), 435 (i.e. 425), (9) p., frontispice gravé.
Première édition française, publiée à Amsterdam, traduite du latin et annotée par Jean Barbeyrac. Beau frontispice allégorique gravé par Pierre Tanjé d'après Louis Fabrice du Bourg.
L’ouvrage majeur du philosophe anglais Richard Cumberland (1631-1718), réfutation des théories de Hobbes, acte fondateur de l’utilitarisme et l’une des sources du Droit naturel.
Le livre exercera une influence majeure sur la philosophie morale et politique de John Locke et Jean-Jacques Rousseau en fut un lecteur attentif.
"Cumberland entend, comme il le dit lui-même, conduire contre les théories contractualistes de Hobbes une critique aussi méthodique que sévère. Il expose qu’en deçà de toutes les conventions humaines, réelles ou possibles, s’imposent les dictamina d’une morale naturelle que régit la loi divine fondamentale" (P.U. de Caen).
(Goldsmith, 'Online Catalogue', 8125).
Reliure épidermée.
Bon exemplaire.

Réf.: 31437 - Eur 650.00
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Code d'instruction criminelle. Code d'instruction criminelle. Edition originale et seule officielle.
Paris, Imprimerie impériale, 1810.
In-16, plein veau marbré de l'époque, dos lisse orné de compartiments richement dorés, pièce de titre de veau vert, tranches mouchetées, (4), 323 p. table incluse.
Edition originale in-16°. Envisagé dès 1801, le Code d’instruction criminelle a été promulgué le 16 novembre 1808. Il renferme le recueil de textes juridiques organisant la procédure pénale en France.
Pages 187 à 323 : table alphabétique des matières avec la définition des termes utilisés.
Rare. Aucun exemplaire recensé de cette édition originale in-16°: manque à la BnF, au CCFr et à Oclc.
Bon exemplaire, imprimé sur Hollande, bien relié à l'époque.

Réf.: 36023 - Eur 650.00
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BERENGER DE LA DROME (Alphonse Marc). Des moyens propres à généraliser en France le Système pénitentiaire, en l'appliquant à tous les lieux de répression du royaume, à tous les individus qui, à quelque titre que ce soit, sont mis sous la main de la justice, et en plaçant les libérés sous la protection organisée de la bienfaisance publique. (RELIURE DE JEAN DE GONET, "artefacts 1989").
Paris, Imprimerie Royale, 1836.
In-8, reliure Révorim rigide de Jean de Gonet, dos de box beige, titre rouge en long, coutures rouges et noires apparentes, plats de polyuréthane gris anthracite moulé ornés de motifs géométriques en relief et en creux et nom du relieur en médaillon ("Jean de Gonet Artefacts, 1989"), doublures et gardes de carton marbrées noir, couverture conservée, (4), 135 p., tableaux statistiques, 2 grands plans pliés hors texte.
Edition originale. Député de la Drôme en 1815 et de 1828 à 1839, membre de l'Académie des sciences morales et politiques, Bérenger de la Drôme devint l'un des principaux spécialistes des questions pénales et carcérales et l'un des pionniers de la réforme pénitentiaire en France.
Dans cet ouvrage, l’auteur soumet son projet de réforme du système carcéral, fondé sur la réinsertion sociale et la diminution du nombre de récidives. Tableaux statistiques et 2 grands plans pliés de "maison pénitentiaire départementale".
(Coquelin & Guillaumin, I, 697).
Très bel exemplaire, intérieur à l'état de neuf, imprimé sur papier fort, dans une impressionnante reliure de Jean de Gonet de sa série "Artefacts 1989".

Réf.: 36896 - Eur 650.00
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LA MARTELIÈRE (Pierre de). Plaidoyé de Me. Pierre de La Marteliere, advocat en la Cour, fait en Parlement, assisté de Mes. Antoine Loisel, Denis Boutillier, Omer Tallon anciens advocats, les Grand Chambre, Tournelle, & de l'Edict assemblees les dixseptiesme & dixneufiesme decembre, mil six cens unze. Pour le recteur et Université de Paris, deffendeurs & opposans. Contre les Jesuites demandeurs, & requerans l'entherinement des lettres patentes par eux obtenuës, afin de pouvoir lire & enseigner en ladite Université.
Paris, Jean Petit-Pas, 1612.
In-4, plein vélin souple de l'époque, (2), 95, (5) p., prem. et dern. f. bl., armoiries royales au titre, bandeaux et lettrines gravés sur bois.
Rare édition originale in-4° imprimée à Paris, de cette pièce capitale dans l'histoire tourmentée des relations entre la compagnie de Jésus et l'Université de Paris.
Par lettres patentes du 12 octobre 1609, Henri IV avait accordé aux jésuites le droit d’enseigner dans leur collège parisien, provoquant l’hostilité de la Sorbonne. A la suite de l’assassinat du roi et de la mise en cause de la Compagnie dans le régicide, la Faculté prit la décision de s’opposer à leur arrivée et déposait un recours dans ce sens devant le Parlement de Paris.
Le 15 décembre 1611 une citation à comparaître était notifiée aux jésuites.
Pierre de La Martelière plaide pour l'Université, Jacques de Montholon pour les jésuites. A l’issue des audiences, l'avocat général Servin somme les Jésuites de se conformer aux positions de la Sorbonne quant aux libertés de l'Église gallicane. Le Parlement de Paris entérine les conclusions de Servin et, par arrêt du 22 décembre, interdit aux jésuites d’enseigner à Paris. L'arrêt figure en fin de ce volume avec la permission d'imprimer datée du 18 janvier 1612.
Les hostilités entre l’Université de Paris et les jésuites ne prirent vraiment fin, faute de combattants, qu’à la suppression de la Compagnie en 1762.
(Bibliothèque historique de la France, 44650).
Quelques rousseurs.
Bel exemplaire, dans sa première reliure de vélin souple.

Réf.: 36940 - Eur 650.00
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MONTESQUIEU (Charles-Louis de Secondat, baron de), RISTEAU (François), LA BEAUMELLE (Laurent Angliviel de). 1- [RISTEAU (François)]. Réponse aux observations sur l'Esprit des loix. S.l., 1751.162 p., (1) f. bl. titre compris.
2- [LA BEAUMELLE (Laurent Angliviel de)]. Suite de la défense de l'Esprit des loix, ou Examen de la réplique du Gazetier Ecclésiastique à la Défense de l'Esprit des loix. Berlin [i.e. Amsterdam, M.-M. Rey], 1751. (2), 76 p.

2 ouvrages reliés en un volume in-12, plein veau marbré de l'époque, dos à 4 nerfs fleuronnés et cloisonnés, tranches rouges.
1- Edition originale de cette défense de Montesquieu en réponse aux graves critiques que l'abbé Joseph de La Porte avait publiées dans le "Gazetier ecclésiastique". Négociant bordelais devenu directeur de la Compagnie des Indes, François Risteau était un proche de Montesquieu. Cette pièce qui était regardée par ses contemporains comme "comme la meilleure et la plus courte réponse aux critiques de l'Esprit des lois" devint "canonique" jusqu'à être intégrée aux "Lettres familières de M. le président de Montesquieu". (Conlon, 'Siècle des Lumières', 51:980).
2- Edition originale. Protestant cévenol, proche et admirateur de Montesquieu, Angliviel de La Beaumelle publia cette 'Suite de la Défense de l’Esprit des Lois' à Amsterdam, chez Marc Michel Rey, sous la fausse adresse de Berlin. Cette pièce violemment anti-janséniste fut longtemps considérée comme étant de la plume même de Montesquieu et lui fut durement reproché. (Conlon, 'Siècle des Lumières', 51:750).
Quelques annotations au crayon sur la première garde blanche. Petites épidermures à la reliure.
Très bon exemplaire, bien relié à l'époque.

Réf.: 37354 - Eur 650.00
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LUCAS (Charles). Du système pénitentiaire en Europe et aux Etats-Unis (...).
Paris, Madame Charles Bechet, 1834.
3 parties reliées en 2 volumes in-8, demi-veau havane de l’époque, dos à 4 faux-nerfs plats ornés d’un jeu de filets dorés, pièces de titre et de tomaison de maroquin bleu, tranches marbrées (petits accrocs aux coif. sup.), xii, cxv (pour "Pétition aux chambres"), 337 p., (1) f. de table, 5 plans et 2 tableaux dépliants et xv, 448 p., 3 plans dépliants et (6), cxv, 44 p.
Ensemble bien complet des trois parties reliées en 2 volumes. La troisième partie est formée par la Conclusion générale.
L’un des ouvrages fondateurs de la réforme pénitentiaire en France. Membre de la "Société Royale pour l′amélioration des prisons", devenu inspecteur général des prisons, Charles Lucas s’appuie sur son expérience et ses voyages d’études en Europe et aux Etats-Unis pour proposer une réforme dont l’objectif principal est la moralisation et l’amendement des détenus.
Il envisage un système progressif, jusqu’à une libération aidée par des sociétés de patronage, système qui implique une individualisation de la peine. Il se montre favorable à l’isolement cellulaire des détenus les moins aguerris afin d’éviter la corruption.
C’est immédiatement à la suite de la parution de la première édition de cet ouvrage que fut mise en œuvre une réforme des prisons départementales en France (cf. J.-C. Vimont, Saint-Brieuc et Charles Lucas, Criminocorpus).
Accident à une planche sans manque. Quelques rousseurs éparses.
Très bon exemplaire, bien relié à l’époque.
Une note manuscrite précise que l’ouvrage provient de la bibliothèque de l'auteur, Charles Lucas.

Réf.: 37387 - Eur 650.00
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LANJUINAIS (Jean-Denis). Oeuvres de J.-D. Lanjuinais, Pair de France, Membre de l'Institut, etc., avec une notice biographique par Victor Lanjuinais.
Paris, Dondey-Dupré père et fils, 1832.
4 volumes in-8, demi-toile bleu marine, pièce de titre bordeaux, (6), 463, 1 f. d'errata; (4), 592 p.; (4), 654 p. et (4), 676 p., portrait frontispice de l'auteur, fac-similé de lettre dépliant.
Edition originale et unique des oeuvres politiques, philosophiques et linguistiques de Lanjuinais. Député du Tiers-Etat de la sénéchaussée de Rennes aux Etats-Généraux, pair de France, il fut politiquement actif, de son élection aux États de Bretagne en 1779 à sa mort en 1827. Homme politique libéral, juriste, érudit, philologue et archéologue, il rédigea une traduction du Bhagavad-Gita en français.
T. I: Pièces historiques et politiques (Discours et Textes politiques de 1788 à 1821) - T. II: Constitutions de la Nation française - T. III: Opinions et fragments sur la Religion - T. IV: Recherches sur les langues, la littérature, la religion et la philosophie des Indiens. Fragments divers. (France Littéraire, III, p.709).
Bon exemplaire, très frais, bien complet du fac-similé d’une lettre de Lanjuinais et du portrait de l’auteur, absents de nombreux exemplaires.

Réf.: 21643 - Eur 600.00
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PELLISSON-FONTANIER (Paul). OEuvres diverses.
Paris, Didot, 1735.
3 volumes in-12, plein veau marbré de l'époque, dos lisses à 5 nerfs ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, palettes en tête et pied, filet sur les coupes, tranches rouges, (2) f., cxliv, 230 p. ; (1) f., (6), 477 p. et (1) f., (2), 517 p., portrait frontispice gravé par Scotin.
Première et unique édition collective ancienne des oeuvres de Pellisson, publiée par l'abbé Souchay, accompagnée d'une préface et de pièces annexes, dont son éloge par Madame de Scudéry.
T. I: Préface de l'éditeur. Éloges. Poésies -- T. II: Oeuvres d'éloquence. Mémoires, placets, inscriptions, épitaphes, lettres. T III: "Mémoires et productions". Plusieurs de ces textes concernent le procès de Foucquet.
Monogrammes aux titres, bandeaux, lettres ornées et culs de lampe gravés sur bois. Portrait de l'auteur gravé sur cuivre par J.-B. Scotin.
Protestant de Castres, Pellisson monta à Paris et fut introduit dans les milieux littéraires par Mme de Scudéry. Devenu premier commis de Fouquet, il lui demeura fidèle dans sa disgrâce et fut emprisonné à la Bastille. Après sa libération, séduit par les propositions de Louis XIV qui voulait s'attacher un homme dont la réputation restait très grande, il se convertit au catholicisme et devint historiographe du roi. Sur le style de Pellisson et son importance pour les doctrines littéraires de son temps, cf. A. Adam, II, p. 98 sq.
(France littéraire, VII, 36. Sur les pièces concernant le procès Fouquet, 'Sources de l'Histoire de France', n° 2914 et s.).
Petite signature ex-libris sur les gardes blanches: "F. Burette, Sacerdocio, 1748".
Coins un peu émoussés, quelques rousseurs.
Très bon exemplaire, bien relié à l'époque.

Réf.: 24659 - Eur 600.00
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