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397 fiche(s) - Page 1


THEROIGNE DE MERICOURT (Anne Josèphe). Lettre autographe signée: “Theroigne”, [Liège] 26 août 1790, à son ami, confident et homme d'affaires, le banquier Jean-Frédéric Perregaux (1744-1808), à Paris. (RARISSIME LETTRE AUTOGRAPHE MANUSCRITE)

2 pages in-4° (225 x 280 mm), adresse avec trace de cachet de cire rouge et marque postale de Liège ; sous cadre.
Exceptionnelle lettre de Théroigne de Méricourt dans laquelle la célèbre militante féministe traite de son engagement politique dans la Révolution, se justifie des accusations portées contre elle à la suite des journées insurrectionnelles des 5 et 6 octobre 1789* et commente sa situation personnelle.
Théroigne de Méricourt avait été l'une des principales meneuses de la manifestation des 5 et 6 octobre 1789 au cours de laquelle 7 à 8000 femmes avaient marché sur Versailles et envahi le palais royal. C'est elle également qui présenta personnellement les revendications à la reine Marie-Antoinette, à la suite de quoi elle dut se réfugier à Liège pour échapper aux poursuites de la police.
Sic: "On m’a écris que le Châteloit poursuivoit avec beaucoup d’activité, l’affaire du 5 et 6 octobre. Apparemment que Mr FARCY, et sa ligue veulent étouffer une affaire par l’autre. J’ai été fort étonnée d’apprendre que j’etois decretée de prise de corps, je ne me doutois pas que n’ayant coperé en rien que ce soit, a tout ce qui c’est dit, et fait, les deux journées du 5 et 6, je serois comprise dans cette pretendue conjuration : car ce n’est pas la peur qui m’a fait partir ; c’est plutot la médiocrité de ma fortune, qui m’a forcé après avoir mangé tout mes diamans, a venir dans mon pays, pour y vivre avec économie, afin de pouvoir continuer d’entretenir mes frères, jusqu’a ce qu’ils aient acquis assez de talents, pour se passer de mes secours"…
"[LÉOPOLD, Empereur d’Autriche, frère de Marie-Antoinette] a fait les plus sevère deffance de laisser entrer aucun imprimé qui parla des affaires de France, dans les Ardennes. C’est une vraie tyranie je ne puis me procurer les papiers qu’avec beaucoup de peine, et il me parviennent toujours trop tard. C’est pourquoi je vous prie de mécrire les progrès de la prosedure de l’affaire de Versaille, et comme je ne puis deviner jusqu’ou a été la malignité de ceux qui mon dénoncé, il faudroit si [vous] voulez me rendre ce service faire votre possible pour savoir de quoi je suis accusée. Car si cela étoit serieux, je me deffenderai et pour cette effet, je n’aurai besoin que de dire la vérité. Éluderont-il son evidance ? Je ne crois pas qu’ils l’osent a moins qu’ils ne meprisent la justice, et l’opinion publique. Alors je serois probablement sacrifiée, malgré que je n’aie d’autre tor que d’avoir beaucoup de zèle, pour le bien public”.
Elle recommande un de ses frères à Perregaux et voudrait être assurée que sa “Rente sur le Roi” ne serait pas confisquée, “dans le cas que mon affaire prit une mauvaise tournure”. Elle prie Perregaux de “me dire si effectivement je ne cour aucun risque de ce côté-là. […] Je serois sensible a cette perte parce qu’il ne me reste pas autre choses pour vivre”…
D'origine luxembourgeoise née à Marcourt près de Liège, Anne-Josèphe Terwagne (1762-1817) dite THÉROIGNE de MÉRICOURT participa à la prise de la Bastille.
Elle devint, avec Olympe de Gouges, l'une des icônes les plus radicales du féminisme pendant de la Révolution française et un modèle pour les générations à venir.
D’abord cantatrice, demi-mondaine, devenue femme politique, féministe radicale, meneuse révolu-tionnaire, surnommée “l’Amazone de la Liberté”, en 1793, elle fut flagellée en place publique en raison de ses sympathies girondines.
Elle sombra peu après dans la démence. Internée durant 23 années, elle fut traitée par le fameux aliéniste Jean-Étienne Esquirol.
La vie de cette égérie de la Révolution et du féminisme moderne fascina nombre d'écrivains, notamment Baudelaire et Lamartine qui voyaient en elle la figure de la femme en lutte pour la liberté. Elle a fait l'objet, ces dernières années, de nombreux travaux de recherches.
* Les journées des 5 et 6 octobre 1789 ont constitué un tournant dans l'histoire de la Révolution:
"Le 5 octobre dans la matinée, sept à huit mille femmes se mettent en route pour Versailles dans l'intention d'aller "chercher du pain". Des chômeurs se joignent au cortège. Disposant de troupes sûres, le roi aurait pu faire arrêter l'émeute. Sur le conseil de Necker, il laisse la foule envahir l'Assemblée et bivouaquer devant le château. Au matin du 6, des gardes du corps sont assassinés et les émeutiers pénètrent jusque dans les appartements royaux. Pour apaiser la fureur des manifestants, Louis XVI accepte de venir à Paris avec sa famille. Au terme d'un voyage de neuf heures pour couvrir la distance de Versailles à Paris, il s'installe aux Tuileries. Dix jours plus tard, l'Assemblée décide de venir le rejoindre en faisant de la salle du Manège le lieu de ses séances. Désormais le roi et l'Assemblée sont prisonniers de la capitale, et c'est le peuple de Paris qui dirige la Révolution" (Jean Tulard).
Provenances: anciennes collections Alfred SENSIER (vente des 11-13 février 1878, n° 359), puis Claude de FLERS (Catalogue "Femmes", 18-19 novembre 2014, n°335).

Réf.: 37423 - Eur 7000.00
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BABEUF (Gracchus), MARECHAL (Sylvain). 1- Copie des pièces saisies dans le local que Baboeuf [sic] occupait lors de son arrestation. Paris, Imprimerie Nationale, Frimaire (t. 1) et Nivôse (t. 2) an V [1796]. 2 parties en un volume, 334 p. et 334 p.
2- Débats du Procès instruit par la Haute-Cour de Justice, contre Drouet, Baboeuf et autres : recueillis par des sténographes [tome premier – quatrième]. Paris, Baudouin, s.d. [1797]. 5 parties en 4 volumes in-8, 472 p. ; 514 p. ; 631 p. et 378, 134 p.

Ensemble de 7 parties en 5 volumes in-8, demi-basane marbrée de l’époque, dos lisses ornés de doubles filets dorés, pièces de titre et de tomaison de veau orange et brun.
Exceptionnel ensemble des sept parties de la source principale pour l'histoire de la "Conjuration des Égaux", première grande conjuration communiste de l'histoire.
1- Edition originale. Le premier tome contient la première édition du "Manifeste des Egaux" (p. 159 et s.), dont la rédaction a été attribuée par Buonarroti à Sylvain Maréchal.
"Première tentative pour faire entrer le communisme dans la réalité sociale", le manifeste jette les principes d’une doctrine égalitaire et athée fondée sur la gestion communautaire des biens et des moyens de production en prônant la prise du pouvoir par la révolution; une période transitoire de dictature populaire devant conduire à l’instauration d’une démocratie directe universelle.
C'est sur les documents et les pièces contenus dans ces volumes que la Haute Cour de Justice appuya son accusation qui aboutit à la condamnation à mort de Babeuf.
2- Édition originale. La présence, parmi les prisonniers du Directoire, de Drouet député aux Cinq-Cents, obligeait constitutionnellement à juger les babouvistes et leurs alliés devant une Haute Cour qui n'était pas encore formée. Le procès ne commença à Vendôme que le 14 vendémiaire an V (5 octobre 1796). Le 7 prairial an V (26 mai 1797), Babeuf et Darthé -- qui avait prévu, dans le plan insurrectionnel, l'exécution des membres du Directoire --, condamnés à mort, se poignardèrent avec un petit couteau que le fils de Babeuf leur avait remis discrètement. Ils n'en furent pas moins guillotinés le lendemain.
La première partie du tome quatrième est intitulée : "Discours des accusateurs nationaux, défenses des accusés, et de leurs défenseurs, faisant suite aux débats du procès instruit" (...) (378 p.). La seconde partie "Résumé du président de la Haute-Cour de Justice, à la suite du débat, dans l'affaire du représentant du peuple Drouet, de Baboeuf et autres" (134 p.).
(Daline, Saitta et Soboul, 'Inventaire des manuscrits et imprimés de Babeuf', p. 101, n° 55 et p. 102, n°51 et 52. Dommanget, 'Sylvain Maréchal', p. 459. Monglond, IV, 42 et 43).
Rousseurs et brunissures parfois soutenues. Quelques accrocs aux coiffes et aux mors
Ex-libris armorié à la légende "Deo patri rege".
Bon exemplaire en reliure uniforme de l’époque.

Réf.: 37339 - Eur 4000.00
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[BONALD (Louis Gabriel Ambroise, vicomte de)]. Théorie du pouvoir politique et religieux, dans la société civile démontrée par le raisonnement & par l'histoire. Par M. de B.*** Gentilhomme François [i.e. Bonald].
S.l. [Constance=Konstanz], 1796.
3 volumes in-8, plein veau marbré de l'époque, dos lisses ornés d'un riche décor de compartiments garnis en alternance de filets ondulés et d'un fer central à la fleur de lys couronnée, roulettes et filets dorés, filets d'encadrement à froid sur les plats, pièces de titre et de tomaison de veau rouge et bronze, tranches jaspées, gardes de papier peint, xxviij, 574 p., (1) f. errata; (1) f. de titre, (2) p. d'avertissement, 524 p., (1) f. d'errata et (1) f. de titre, (2) p. d'avertissement, 376 p.
Édition originale, très rare, du premier ouvrage de Bonald et son œuvre principale, fondatrice de la pensée contre-révolutionnaire et des "anti-lumières".
"Emigré à Coblence, Bonald défend l’idée d’une constitution naturelle et d’un ordre nécessaire de la société humaine. A l’instar de Burke, il estime que le "bon" homme d’Etat est celui qui conserve et perfectionne l’ordre naturel des choses. Il se fait l’avocat du rôle social de la religion chrétienne; non pas qu’il la réduise à cette dimension, mais il y voit un ciment nécessaire à la cité" (cf. G. Barberis, 'Louis de Bonald', Desclée de Brouwer, 2016).
Le rayonnement du livre dépassa largement les cercles traditionalistes: Napoléon, Balzac, Chateaubriand, Lamartine, puis Léon Bloy ou Barbey d'Aurevilly le lurent et le commentèrent.
Imprimés à Constance par des religieux français émigrés en Allemagne, puis passés clandestinement en France, les volumes furent saisis par la police du Directoire et mis au pilon. Il n’en échappa qu’un petit nombre d’exemplaires adressés par l'auteur à des proches. Par la suite, de son vivant, Bonald refusa de le rééditer.
L’éditeur de la deuxième édition posthume parue dans les 'Œuvres complètes' (1843), soulignait que l’ouvrage était si rare qu’il "peut être regardé comme inédit et sera une sorte de nouveauté pour la plupart des lecteurs".
(Escoffier, 'Mouvement romantique', n°76: "Rareté bibliographique". Quérard, 'France littéraire', I, 394. Talvart & Place, 75).
Quelques traces de restauration à la reliure. Le cahier C du tome III est relié après le cahier K, sans manque. Quelques corrections éparses à la plume dans le texte.
Bel exemplaire, bien relié à l'époque dans une reliure aux emblèmes de la royauté française.

Réf.: 33267 - Eur 3500.00
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ROEDERER (Pierre Louis, comte). Oeuvres du comte P. L. Roederer Pair de France, Membre de l'Institut etc. etc. etc. publiées par son fils le baron A. M. Roederer, ancien pair de France, tant sur les manuscrits inédits de l'auteur que sur les éditions partielles de ceux de ses ouvrages qui ont déjà été publiés avec les corrections et les changements qu'il y a faits postérieurement.
Paris, Imprimerie Firmin-Didot frères 1853-1859.
8 volumes in-4 (182 x 265 mm), demi-chagrin vert bronze de l'époque, dos à 5 nerfs ornés d'un décor de compartiments encadrés à froid et soulignés de filets dorés, titre et tomaison dorés, texte sur 2 colonnes, non rogné et partiellement non coupé.
Rare édition collective, non mise dans le commerce, des œuvres de Roederer, publiées par Antoine-Marie Roederer fils de l’auteur. "Tirée à cinquante exemplaires, destinées aux amis de la famille et à quelques bibliothèques publiques, cette édition est presque introuvables" (cf. Thierry Lentz, Fondation Napoléon, in ‘Les Cahiers Lorrains’, 1994, n°, p. 311-324).
"Né à Metz, en 1754, Pierre-Louis Roederer est un des hommes-clés de la fin de l'Ancien Régime et des débuts de la Révolution. Élu à l'Assemblée Nationale, il en deviendra une des voix les plus écoutées. Sa carrière est multiforme: juriste, économiste, théoricien politique, homme d'action successivement procureur général syndic de la Seine, propriétaire de journaux, conspirateur de Brumaire, conseiller d'Etat, sénateur, comte d'Empire, ministre napolitain, secrétaire d'Etat du Grand-Duché de Berg, pair de France sous la monarchie de Juillet, mais aussi auteur de théâtre, moraliste, philosophe et économiste. Mort à près de 82 ans, il a laissé une œuvre écrite considérable" (Id.).
Contient : I- Théâtre -- II- Histoire (Louis XII, François Ier, Mémoires pour servir à l'histoire de la Société Polie, etc.) - III- Histoire contemporaine (L'Esprit de la Révolution de 1789, Chronique de cinquante jours, Portraits de personnages sur la Révolution, Notice sur l'Empire) -- IV- Lettres et opuscules -- V- Opuscules -- VI- Opuscules (Rapports et Discours) -- VII- Brochures politiques, rapports et discours -- VIII- Variétés. Correspondance de famille ; Correspondance générale, etc.
4 portraits dont 2 de l'auteur, un de Joseph Napoléon et un croquis en pied de Talleyrand. 6 fac-similés de lettres. 3 planches d’illustrations lithographiées.
(Quérard, XII, 692 détaille le contenu. Tulard, 1265. Vicaire, VI, 1166).
Quelques rousseurs. Petites épidermures.
Très bon exemplaire, en partie non coupé, bien relié à l’époque.

Réf.: 34653 - Eur 2800.00
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[MAISTRE (Joseph de)]. Considérations sur la France.
Londres [i.e. Neuchâtel, Louis Fauche-Borel], 1797.
In-8, cartonnage ocre de l'époque à la Bradel, pièce de titre de maroquin rouge, (2) f. de faux-titre et titre, iv, 242 p. [i.e. pour 246].
Edition originale de premier tirage d'une rareté longuement commentée par Monglond (in 'La France révolutionnaire et impériale'). Il n'en recensait alors qu'un unique exemplaire (conservé à la Bibliothèque de Genève). Entre-temps, un autre exemplaire a été acquis par la BnF.
Publiée, sous la fausse adresse de Londres, cette première édition se distingue par sa vignette de titre et sa pagination.
"C'est à Lausanne où il s'était retiré en 1793, que Maistre écrivit ces pages. Elles furent communiquées à l'imprimeur neuchâtelois Jacques Mallet du Pan. L'édition parut en avril 1797 et suscita d'emblée un vif intérêt" (M. Schlup, P.-Y. Tissot, 'Le Livre Neuchâtelois', n°43).
"Pour la première fois, dans la langue même des révolutionnaires, la pensée s'efforce de faire face à la radicalité de la Révolution (…). Ces 'Considérations' fondent la tradition de ce courant de pensée (…) qui rejette la Révolution tout entière, dans son principe comme contraire à la nature même de l'homme social et moral" (Pierre Manent, in 'Dictionnaire des oeuvres politiques', PUF, p. 501).
La portée et la descendance de cet ouvrage dans l'histoire des idées et de la vie politique française seront immenses.
(A. de Benoist, 'Bibliographie de J. de Maistre', A6. Monglond, IV, col. 6-11. Barbier, I, 713).
Quelques rares petites auréoles.
Très bon exemplaire, relié à l'époque, non rogné (190 x 112 mm).

Réf.: 37030 - Eur 2800.00
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NORMANDIE 1787 - Assemblée provinciale de la généralité de Rouen - LA ROCHEFOUCAULD (Dominique de), THOURET (Jacques Guillaume), DILLON (Arthur), LE COUTEULX DE CANTELEU (Jean-Barthélemy). 1- [LA ROCHEFOUCAULD (Dominique de)]. Procès-verbal des séances de l'Assemblée provinciale de la généralité de Rouen, tenue à Rouen dans le mois d’août 1787. Rouen, 1787. 44 p.
2- [THOURET (Jacques Guillaume)]. Procès-verbal des séances de l'Assemblée provinciale de la généralité de Rouen, tenue aux Cordeliers de cette ville, aux mois de novembre et décembre 1787. A Rouen, Chez Pierre Seyer, 1787. 416, (1) f. d’errata volant, 5 planches dépliantes reliées en fin de volume.
3- DILLON (abbé Arthur). Discours prononcé le 20 novembre 1787, dans l’église des cordeliers, devant l’assemblée Provinciale de Rouen. Rouen, Pierre Seyer, 1787. 23 p.
4- [LE COUTEULX DE CANTELEU (Jean Barthélemy)]. Observations de la chambre du commerce de Normandie, sur le Traité de commerce entre la France et l’Angleterre. S.l.n.d. [Rouen, 1787]. 75 p. sur grand papier bleuté.
5- "Les corporations d’Arts & Métiers". Observations Sur un Droit Local préjudiciable aux Fabriques & au Commerce de Normandie. Présentées à Nosseigneurs de l’Assemblée Provinciale de la Généralité de Rouen par diverses Corporations d’Arts & Métiers, 1787. [Rouen, 1787]. 12 p.

5 ouvrages reliés en un fort volume in-4, plein veau havane marbré de l'époque, dos à nerfs ornés de caissons fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de date de maroquin bordeaux, tranches marbrées.
Important recueil de 5 textes fondamentaux pour l'histoire de l'assemblée provinciale de la généralité de Rouen et l'histoire économique pré-révolutionnaire de la Normandie.
1- Edition originale. Séance d’ouverture de l’Assemblée provinciale de Rouen, le 17 août 1787, sous la présidence du cardinal de La Rochefoucauld, avec description des cérémonies protocolaires et l’intégralité du règlement de la nouvelle Assemblée.
2- Edition originale du procès-verbal des séances de l'Assemblée provinciale de la généralité de Rouen qui se tinrent du lundi 19 novembre 1787 au mercredi 19 décembre 1787.
Contient, p. 10 à 119, le rapport présenté par les procureurs-syndics, d'Herbouville et Thouret, sur les travaux de la commission intermédiaire. D'après Barbier et E. Lebègue, "La Vie et l'oeuvre d'un Constituant", Thouret serait, seul, l'auteur de ce rapport.
"Deux parties peuvent être distinguées dans ce recueil : 1° Les rapports présentés sur l’état de la province concernant les travaux publics, bienfaisance, commerce, manufactures, impositions, agriculture, etc. 2° Les réponses des bureaux qui ont examiné ces divers rapports ; celle du Bureau des impositions est à noter. Elle pose comme principe que tout citoyen doit être soumis à l’impôt en proportion de ses biens (…)" (Leblanc, De More à Chaptal, n°276). (Frère, II, 422).
3- Edition originale. Rare Manque à la BnF. Un unique exemplaire recensé en France : BM de Rouen.
4- Rare édition originale in-4°, publiée en novembre 1787, imprimée sur grand papier bleuté des conclusions de la Chambre de Commerce de Normandie sur les conséquences du traité de commerce entre la France et l’Angleterre.
Les auteurs qui livrent une véritable enquête comparative sur les "forces productives" de la Normandie rapprochées de celles de l’Angleterre, recherchent quelles industries sont en position de soutenir la lutte et quelles autres n’en sont pas à même. Ils proposent des mesures à adopter pour les y préparer. Ces ‘Observations’, qui firent date, valurent la célèbre réponse et réfutation de Dupont de Nemours (‘Lettre à la Chambre du Commerce de Normandie’).
Cette pièce, très rare, imprimée sur grand papier bleuté, est différente du texte publié sous le même titre en 117 et 73 p.
5- Edition originale et unique rare. Signé par les diverses corporations d’Arts et Métiers : merciers et bonnetiers, épiciers, chapeliers, toiliers, teinturiers et passementiers réunis en syndics. (Aucun exemplaire recensé : manque à la BnF, au CCFr et à WordCat).
Certains cahiers partiellement débrochés.
Bon exemplaire, intérieur frais, bien relié à l’époque.

Réf.: 35934 - Eur 1500.00
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PICARDIE - TARTAS DE ROMAINVILLE. Mémoire sur la Picardie, contenant les doléances de la généralité d'Amiens, Divisé en II parties; Suivi d'un Etat des Capitaux de rentes perpétuelles dues par le Roi, & qui se payent à l'hôtel de ville de Paris; D'un Mémoire sur la formation du Conseil du Roi; D'un Mémoire sur la formation de Pays d'Etat; D'un Mémoire sur la Justice; D’une analyse relative au Domaine réel; D'un tableau de l'Impôt Territorial calculé; D’un Tableau de l’Impôt à supporter par tous les Propriétaires de Maisons; D’un Mémoire sur la nécessité de rendre un Compte annuel, & de la forme dans laquelle il doit être rendu; D'un mémoire sur la Ferme du Tabac; Enfin d’un Mémoire sur la Dépense de la Nouvelle Administration.
Aux dépens de la Société philanthropique [Amiens, Coron l'aîné], 1789
In-4, broché, couverture de papier bleu d'attente, (4), 46 p. et xj, 64 p. de pièces justificatives, imprimé sur papier fort.
Edition originale de ce rarissime document, connu à un unique exemplaire: celui de la BnF qui est incomplet de la suite de pièces justificatives.
Ces pièces figurent ici à la suite de la page 46, en xj et 64 pages. Elles sont accompagnées de nombreuses données statistiques chiffrées.
Ferdinand Pouy dans ses "Recherches historiques sur l'imprimerie et la librairie à Amiens" (Amiens, 1861, n°259) signale ce mémoire et précise qu'il a été imprimé à Amiens par Coron aîné. Il ajoute que "la suite de pièces justificatives, annoncées en bas de la dernière page de la première partie est inconnue".
L’auteur, Tartas de Romainville, était commandant de la place à Amiens.
Ce mémoire constitue une mine d’informations et une source de première importante sur la Picardie à la veille de la Révolution.
(Conlon, ‘Siècle des Lumières’, 89:3790 d’après le seul ex. de la BnF, sans les pièces justificatives).
Bel exemplaire, très frais, imprimé sur papier fort.

Réf.: 36434 - Eur 1500.00
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CONDORCET (Jean Antoine Nicolas de Caritat, marquis de). Sur les Fonctions des Etats-Généraux et des autres Assemblées Nationales.
S.l, 1789.
2 volumes in-8, brochés, couverture de papier marbré d’origine, pièces de titre manuscrites, 10 p., [-3], 196, 54 p. et 328 p. (titre inclus), 100 p., 7 tableaux dépliants hors texte, exemplaire entièrement non rogné.
Édition originale, remise en vente, sous un nouveau titre, de "Essai sur la constitution et les fonctions des Assemblées Provinciales", titre rendu caduc par l’appel à la convocation des États Généraux. Il est précédé d'un nouvel avertissement : "Lorsque cet ouvrage a été envoyé à l'impression, on avait lieu de croire que l'Assemblée des États généraux n'était pas très-prochaine...".
L'un des textes fondamentaux dans l'histoire politique française, aboutissement de l’idéal des Lumières, "l'ouvrage de Condorcet le plus important" (R. Badinter) et "le plus important de Droit constitutionnel qui ait été publié à cette époque et même depuis" (Allengry, 'Condorcet, guide de la Révolution Française', p. 26 et passim).
Dans cet ambitieux programme politique, économique et social visant à régénérer la France, l’Encyclopédiste livre la synthèse de ses travaux pluridisciplinaires et traduit en propositions, non seulement ses recherches de "mathématique sociale", mais aussi le résultat de quinze années d'expérience acquise lors de sa participation au ministère Turgot.
Il est à souligner que Condorcet est également ici l'un des premiers auteurs à réclamer le droit de vote politique pour les femmes, à ouvrir la question de leurs droits politiques, juridiques et sociaux et à réclamer des réformes concrètes quant à leur statut.
(Monglond, I, 82. Martin & Walter, I, 8112).
Rousseurs éparses.
Exceptionnel exemplaire tel que paru, entièrement non rogné, témoins conservés (144 x 212 mm).

Réf.: 37228 - Eur 1500.00
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LAVOISIER, GUYTON de MORVEAU, MONGE, BERTHOLLET, FOURCROY, ETC. Annales de Chimie, ou Recueil de Mémoires Concernant la Chimie et les Arts qui en dépendent. Par MM. de Morveau, Lavoisier, Monge, Berthollet, De Fourcroy, le baron de Dietrich, Hassenfratz & Adet.
Paris, rue et Hôtel Serpente [Panckoucke] et Londres, Joseph de Boffe, 1789-1791 [et Paris, Fugs, An III (1795)].
8 volumes demi-maroquin vert bronze de l'époque à petits coins, dos lisse orné de filets dorés, titre doré, monogramme "V.S.", 4 planches gravées.
Tête de collection correspondant à la période durant laquelle Lavoisier collabora à la revue. On y trouve son 'Mémoire sur la combustion du fer' et, avec Berthollet, leur 'Rapport d’un mémoire de M. Chaptal sur quelques propriétés de l’acide muriatique oxygéné' (t. 1), ses 'Observations sur la platine et Eaux anti-incendiaires' (t. V), un extrait des Registres de l’Académie Royale des Sciences (t. VII). On y trouve également des articles d’Haüy, Chaptal, Ingen-Housz, Monge, Senebier, etc.
"Since the 'Journal de Physique' was opposed to the new doctrines, Lavoisier participated in founding in 1789, the 'Annales de Chimie' at the suggestion of Adet in which papers on the antiphlogistic chemistry were published" (Partington).
Les tomes 1 et 3 sont à l’adresse de l’éditeur Fugs et à la date de 1795.
(Duveen, 23. Duveen & Klickstein, p. 12. Martin & Walter, V, 'Journaux', 67a. Partington, II, 495).
Bon exemplaire, frais, bien relié à l’époque.

Réf.: 34647 - Eur 1200.00
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LA BASTIDE (Martin de). Mémoire sur un nouveau passage de la mer du Nord à la mer du Sud.
Paris, Imprimerie de Didot fils aîné, 1791.
In-8, cartonnage marbré ancien à la Bradel, pièce de titre de maroquin bordeaux (rel. moderne Laurenchet), (4), 70 p. (la carte manque).
Edition originale. "Projet visionnaire comprenant deux mémoires de Martin de La Bastide, publiés après les démarches infructueuses de sa part auprès de la cour d'Espagne en 1780 pour la réalisation d'un canal à travers l'isthme de Panama ou de Darien. La Bastide plaide en faveur des énormes avantages que "l'Europe commerçante" pourrait tirer de l'ouverture d'un passage entre les deux mers, et fait un exposé méthodique du tracé géographique pour la jonction des mers, des moyens à employer pour y parvenir. Il analyse l'utilité pour le commerce des colonies espagnoles et pour le "commerce universel".
A la fin du premier mémoire, La Bastide transcrit une note de Laborde dans laquelle ce dernier lui reconnaît la priorité sur ce projet.
Le second mémoire s'intitule : ‘Réflexions sur les rapports de la communication de la mer du Nord à la mer du sud, par le lac de Nicaragua, avec l'établissement permis aux anglois par leur dernier traité avec l'Espagne’. Ce traité donnait aux anglais la liberté de s'établir et de naviguer depuis la baie de Nootka jusqu'au cap Mendocino" (Vente Zoummeroff, n°95).
(France Littéraire, IV. p 324. Polak, 4909. Sabin, 38408).
Manque la carte dépliante.
Bon exemplaire, bien relié, frais.

Réf.: 34277 - Eur 1200.00
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MOUNIER (Jean Joseph). [Œuvres].
1- Procès-verbal de l’Assemblée générale des trois-ordres de la province de Dauphiné, tenue à Romans, par la permission du Roi. Grenoble, J.M. Cruchet et Nosseigneurs, 1788. 163 p.
2- Second procès-verbal de l'Assemblée générale des trois-ordres de la province de Dauphiné, tenue dans la ville de Romans, le 2 novembre 1788. Grenoble, J.M. Cuchet, 1788. 120 p.
3- Nouvelles observations sur les Etats généraux de France. S.l., 1789. vi, 282 p, (2).
4- Considérations sur les gouvernements et principalement sur celui qui convient à la France. Versailles, Ph.-D. Pierres, 1789. 66 p.
5- Exposé de la conduite de M. Mounier dans l’Assemblée nationale et des motifs de son retour en Dauphiné. Edition exacte. Paris, Cuchet, 1789. (2), 62, 40, 39 p.
6- Appel au tribunal de l'opinion publique, du Rapport de M. Chabroud, et du Décret rendu par l'Assemblée Nationale le 2 octobre 1790. Examen du Mémoire du Duc d'Orléans, et du Plaidoyer du Comte de Mirabeau, et nouveaux éclaircissemens sur les crimes du 5 et du 6 octobre 1789. Genève, 1790. (1) f., ii, 352 p. (relié sans la p. 3-4, auréole claire en marge de qqs f.).
7- Recherches sur les causes qui ont empêché les Français de devenir libres, et sur les moyens qui leur restent pour acquérir la liberté. Genève et Paris, Gattey, Lyon, Maire de Mars, Bordeaux, Bergeret, 1792. 2 tomes, (2) f., xvi, 304 p.; vii, 295 p.

Ensemble de 7 ouvrages réunis en 4 volumes in-8, plein cartonnage raciné de l'époque, dos lisses ornés de filets et de fleurons dorés, pièces de titre et de tomaison de veau brique et noir, tranches mouchetées rouges.
Exceptionnel recueil constitué à l’époque, des principaux écrits politiques de Joseph Mounier à la veille, pendant et au lendemain des débuts de la révolution.
Juge royal à Grenoble, il provoqua la réunion à Vizille des états de Dauphiné (1788). Député du tiers, il proposa le serment du Jeu de paume (20 juin 1789). Président de l’assemblée nationale constituante, il fut un des principaux représentants du groupe des monarchiens, partisan d’une monarchie constitutionnelle à l’anglaise. Face à la tournure prise par les évènements et il démissionna (le 21 novembre 1789) et s'exila.
1 & 2- Edition originale in-8° de cette source de première importance pour l'histoire du Dauphiné à la veille de la Révolution. Le procès-verbal est rédigé et signé en fin par J.-J. Mounier alors avocat à Grenoble et "Secrétaire des Etats". Il s’ouvre par la liste intégrale des membres de l’Assemblée des Trois Ordres. (Catalogue de l'histoire de France, IX, n°71. Maignien, 'Biblio. du Dauphiné pendant la Révolution', n° 291. Martin & Walter, 25372 et 25373).
3- Edition originale. Mounier, au début de son ascension politique, livre son grand projet politique pour la France : abolition des privilèges provinciaux, adoption d'une constitution inspirée des institutions anglaises qui préserve la prérogative royale. L’ouvrage lui valut un très grand prestige à l’Assemblée. (Martin & Walter, 25392).
4- Edition originale. Alors président de l’Assemblée et inquiet face aux dérives de la révolution, Mounier livre le programme des Monarchiens. (Martin & Walter, 25389. Monglond, I, 120).
5- Edition originale en trois parties de ce témoignage sur les "cinq mois les plus importants de l’histoire de France", donné au cours des évènements. Mounier le publia le 11 novembre 1789 au lendemain des journées d’Octobre 89. Il y justifie son action comme président de l'Assemblée et se défend contre les critiques. Le 15 novembre, il adressa sa lettre de démission à l'Assemblée avant de quitter clandestinement la France pour la Savoie. (Martin & Walter, 25390)
6- Edition originale de cet important texte de Mounier, le premier qu’il publia après son exil et son arrivée à Genève. Il donne sa version des journées révolutionnaires des 5 et 6 octobre 1789 où le roi fut ramené de Versailles à Paris et réfute les rapports du président de la constituante Chabroud au sujet de ces événements ainsi que les analyses du duc d’Orléans et de Mirabeau. (Martin & Walter, 25387. Monglond, I, 768).
7- Edition originale que l’auteur composa depuis son exil en Suisse. "Mounier se distingue au premier plan de ces 'reconstructeurs' futurs, aussi hostiles au bon plaisir de l'absolutisme qu'à l'instabilité démagogique" (Cf. Baldensperger, 'Le mouvement des idées dans l'émigration française', p. 282 sq.). Il exprime sa déception devant la tournure prise par la révolution et soutient que les auteurs de la constitution de 1791 ne se sont pas seulement rendus coupables envers leur patrie, mais "envers le genre humain tout entier". (Martin & Walter, 25395. Monglond, II, 528).
Défauts aux coins, fente en tête des mors sup. d’un volume, quelques auréoles pâles et quelques rousseurs éparses.
Bon exemplaire, relié à l’époque.

Réf.: 36559 - Eur 1200.00
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MARAT (Jean-Paul). Plan de législation criminelle. Ouvrage dans lequel on traite des délits et des peines, de la force des preuves et des présomptions, et de la manière d'acquérir ces preuves et ces présomptions durant l'instruction de la procédure, de manière à ne blesser ni la justice, ni la liberté, et à concilier la douceur avec la certitude des châtiments, et l'humanité avec la sûreté de la société civile (…).
Paris, Rochette, 1790.
In-8, demi-chagrin vert bronze, dos à 4 nerfs orné de filets à froid (rel. XIXe), 157 p. faux-titre et titre compris, portrait frontispice de Marat gravé par Blanchard.
Première édition distribuée dans le commerce, "enrichie d'un grand nombre d'articles et refondue" (Notice de l'éditeur, p. 6).
Marat composa cet ouvrage en réponse à un concours ouvert par la Société économique de Berne en janvier 1777, probablement initié par Voltaire et largement financé par Frédéric II.
Véritable brûlot révolutionnaire, le "Plan" allait soulever l'hostilité du jury et déclencher les foudres de la censure.
"Abolition de la torture, proportionnalité des peines par rapport aux délits, dénonciation de l’arbitraire et des justices d’exception. L'auteur propose un brûlot, une condamnation de la tyrannie du "plus petit nombre", des dominants économiques n’ayant "ni talents, ni mérites, ni vertus" sur la "multitude". Il énonce une sorte de droit permanent à la révolte pour certains: "Celui qui vole pour vivre lorsqu’il ne peut faire autrement, ne fait qu’user de ses droits". Il conclut en ces termes: "Périssent ces distinctions odieuses qui rendent certaines classes du peuple ennemies de l’autre" " (S. Bianchi, 'Marat', p. 29).
Marat avait fait imprimer son manuscrit à Neuchâtel en 1780, mais quand l'édition arriva en France, la justice fit arracher les pages subversives et l'auteur dut envoyer au pilon le tirage "dont il ne subsiste aucun exemplaire" (cf. Jean Massin, 'Marat', p. 49-55).
(Marat au Fonds Lacassagne, p. 3. Martin & Walter, 22850).
Rousseurs éparses. Coiffe supérieure restaurée.
Exemplaire à toutes marges.

Réf.: 30594 - Eur 750.00
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MOLLIEN (François Nicolas, comte). Mémoires d'un ministre du Trésor public (1780-1815).
Paris, Imprimerie de H. Fournier et Cie, 1845.
4 volumes in-8, demi-chagrin vert bronze de l'époque, dos à 4 nerfs ornés de caissons dorés richement décorés, titre et tomaison dorés, jeu d'encadrement de filets à froid et dorés sur les plats, tranches mouchetées (rel. Quinet), tableaux dépliants (qqs rousseurs).
Edition originale de librairie. Ministre du Trésor Public de 1780 à 1815, Mollien a donc couvert l’Ancien Régime, la Révolution et l’Empire.
"Il est de ceux qui ont posé les bases du système financier public tel que nous le connaissons encore aujourd’hui (…). Homme de premier plan de l’Empire, Mollien est également un témoin de premier ordre. Et s’il lui arrive de magnifier son rôle, il n’en dévoile pas moins, dans ses Mémoires, le dessous des cartes de l’immense champ de bataille que fut l’Europe entre 1799 et 1815" (David Lionel Jauneau, IGPDE éditions).
"Remarquables Mémoires dont la consultation est indispensable pour l'histoire de l'Empire. Tableau de la situation financière à l'avènement de Bonaparte, étude des budgets, effets du blocus continental, financement des guerres, attitude de l'opinion devant les impôts…" (Tulard, n° 1034).
Contient également, selon Stourm (p. 29), de "précieux détails sur les Finances de l'Ancien Régime".
Très bon exemplaire, très bien relié à l'époque.

Réf.: 36528 - Eur 750.00
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REMUSAT (Charles de). Politique libérale ou Fragments pour servir à la défense de la Révolution Française.
Paris, Michel Lévy frères, 1860.
In-8, demi-chagrin bordeaux de l'époque, dos janséniste à 5 faux-nerfs, auteur et titre doré, tête dorée, (2) f., xiii p., (1) f., 453 p., (1) f. de table.
Édition originale de cet ouvrage fondamental dans l'histoire du libéralisme français. Composé de six articles rédigés entre 1852 et 1860, il est préfacé et présenté par son auteur comme ses "Mémoires intellectuels".
"Rémusat se livre à une vaste histoire intellectuelle des causes et des conséquences de 1789. Scandaleusement tombé dans l'oubli, l'ouvrage contient certaines des plus belles pages jamais écrites sur le pouvoir royal sous l'Ancien Régime, la philosophie des Lumières, la royauté face à la Révolution et les raisons de l'échec de la Restauration. C'est avec 'L'Ancien Régime et la Révolution', l'ouvrage le plus accompli du libéralisme français sous le Second Empire" (J. Tulard in 'Dictionnaire du Second Empire', p. 1108).
"Éblouissant d'intelligence et de profondeur" (B. Yvert, 'Politique libérale', n°112).
Quelques rousseurs éparses.
Très bon exemplaire, bien relié à l'époque.

Réf.: 37496 - Eur 750.00
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MARAT (Jean-Paul). Dénonciation faite au Tribunal du Public, par M. Marat, l'Ami du Peuple, Contre M. Necker, premier Ministre des Finances.
S.l.n.d., [Paris, imprimerie de Marat, 18 janvier 1790].
In-8, demi-basane bordeaux, titre doré en long (rel. début XXe), (1) f., 69 p.
Edition originale et unique du programme politique révolutionnaire que Marat publia à l’occasion de sa campagne contre la municipalité parisienne et particulièrement contre Necker.
Selon Marat, Necker "âme du mouvement réactionnaire", se serait rendu coupable de monopoliser le pouvoir, d’avoir toléré la concentration des forces étrangères autour de Paris, organisé la disette du peuple parisien et spéculé comme complice des accapareurs.
"Le 7 novembre, Marat envoya à l’impression sa 'Dénonciation'. Aucun imprimeur n’ayant voulu prendre le risque de publier ce pamphlet, il monta sa propre imprimerie et le texte fut mis en vente le 18 janvier. L’apparition de ce pamphlet devait être un véritable événement national. Pour la première fois, la rue intervenait ouvertement dans sa campagne, prenant part en sa faveur contre les autorités" (G. Walter, 'Marat', p. 121-129).
(Fonds Lacassagne, p. 4. Martin & Walter, 22875. Monglond, I, 261).
Quelques rousseurs.
Bon exemplaire.

Réf.: 25179 - Eur 700.00
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[LAVOISIER (Antoine-Laurent)] - AFFAIRE DES FERMIERS GENERAUX. Rapport des Commissaires Réviseurs des trois Compagnies de Finances, aux Représentans du peuple, chargés de surveiller leurs travaux, & lû aux Comités des Finances & de Comptabilité.
S.l.n.d. [Paris, 1794].
In-8, demi-veau brun, dos à nerfs, pièce de titre de chagrin rouge (rel. moderne), 187 p., 7 planches dépliantes (sur 9).

Edition originale et unique du rapport historique émanant de la Commission chargée d'enquêter sur les activités des fermiers généraux. Le rapport est suivi de six réponses et défenses signées nommément par les fermiers généraux, dont Lavoisier.
C’est sur ce document qu’André Dupin fondera son réquisitoire prononcé lors du procès qui eut lieu quelques jours après la publication de ce rapport (le 8 mai 1794) et qui aboutit à la condamnation à mort des vingt-sept fermiers généraux, dont Lavoisier.
(Duveen & Klickstein, p. 338 à 341, n°310. Stourm, ‘Finances de la France’, 232).
Le dernier feuillet est monté sur onglet.
Bon exemplaire, non rogné.

Réf.: 28826 - Eur 700.00
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TALLEYRAND (Charles Maurice de). 1- Rapport sur l'instruction publique, fait au nom du Comité de Constitution. Paris, Imprimerie Nationale, 1791. 123 p., 9 tableaux en 7 grandes planches dépliantes.
2- Projet de décrets sur l'instruction publique. Paris, Imprimerie Nationale, 1791. 100 p. titre compris.

2 ouvrages reliés en un volume in-8, broché, couverture de papier fort, tranches mouchetées (rel. moderne).
Edition in-8° du grand rapport fondateur dans l’histoire de l’éducation et de l’instruction publique, parue immédiatement à la suite de l’édition in-4°, illustrée de 9 tableaux imprimés par Dupont de Nemours en 7 grandes planches dépliantes.
Cet exemplaire contient de plus, relié à la suite, le "Projet de décret sur l'instruction publique" que Talleyrand donna pour accompagner son ‘Rapport’ et qui actait ses propositions (la dernière section concerne l'éducation des femmes, en 8 articles).
"Talleyrand y considère l’éducation dans sa source, dans son objet, dans son organisation et dans ses méthodes. C’est le premier travail de cette nature conçu d’une manière philosophique, et appropriée, à l’usage d’une grande nation. L’éducation y est offerte à tous les degrés, destinée à tous les âges, proportionnée à toutes les conditions. Elle ne s’adresse pas seulement à l’intelligence qu’elle développe dans la mesure de ses capacités et de ses besoins, mais à l’âme qu’elle cultive dans ses meilleurs sentiments, aux corps dont elle exerce l’adresse…" (A. Mignet).
L’organisation pyramidale des institutions d’enseignement, en quatre degrés, sera reprise et appliquée durant l’Empire puis prolongée jusqu’aux temps modernes.
(Buisson, II, 203. Martin & Walter, 32092. Tourneux, III, 16972).
Exemplaire conforme à celui de la BnF avec le titre pris au titre de départ.
Quelques rousseurs.
Très bon exemplaire.

Réf.: 31992 - Eur 700.00
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GUYTON DE MORVEAU (Louis-Bernard), FOURCROY (Antoine-François, comte de), MONGE (Gaspard), BERTHOLLET (Claude Louis), HASSENFRATZ (Jean-Henri), etc. Mort aux Tyrans. Programmes des cours révolutionnaires sur la fabrication des salpêtres, des poudres et des canons, faits à Paris, par ordre du Comité de salut public, dans l'amphithéâtre du Muséum d'histoire naturelle, et dans la salle des Électeurs, maison du ci-devant Évêché, les 1, 11 et 21 Ventôse, deuxième année de la République Française une et indivisible ; par les citoyens Guyton, Fourcroy, Dufourny, Berthollet, Carny, Pluvinet, Monge, Hassenfratz et Perrier.
S.l.n.d. [Paris, Imprimerie du Comité de salut public, février-mars 1794].
15 "leçons" en un volume in-4, cartonnage marbré à la Bradel, pièce de titre en long (rel. moderne), pagination séparée par leçon, (1) f., 4 p., 4 p., 4 p., 4 p., 4 p., 4 p., 4 p., 4 p., 4 p., (2) p., (2) p., 4 p., 2 p., 2 p., (2) p.
Édition originale du recueil des quinze "cours révolutionnaires" organisés au sein de l'École polytechnique nouvellement crée, afin de propager auprès d’auditeurs venus de toute la France, les nouvelles méthodes de fabrication du salpêtre, de la poudre et des canons, fruit des recherches communes des signataires de ces cours.
La rédaction est due à Guyton de Morveau.
Contient deux séries de leçons. La première a pour titre de départ: "Cours révolutionnaire de la fabrication du salpêtre et de la poudre".
La seconde: "Fabrication des canons de fer coulé".
La première série compte neuf leçons, huit numérotées de 1 à 8, datées du 1er au 8 ventôse de l'an II [du 19 au 26 février 1794], suivies d'une dernière non numérotée, dite "supplémentaire" et datée du 19 ventôse de l'an II [9 mars 1794].
Si Lavoisier, emprisonné, ne put participer à ce travail, on y trouve sa marque à toutes les pages sans que son nom ne soit jamais cité. On y retrouve également ses trois co-auteurs de la 'Méthode de nomenclature chimique': Guyton de Morveau, Fourcroy et Berthollet.
(Duveen, 'Bibliotheca Chimica', p. 486. Martin & Walter, 'Anonymes', 14623).
Dos frotté. La page de titre est roussie et montée sur onglet, restauration à un coin de la page 1 avec de perte de trois mots reproduits à la plume.

Réf.: 36335 - Eur 700.00
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MIRABEAU (Honoré Gabriel Riqueti, comte de). 1- A la Nation provençale. 11 février 1789. S.l.n.d. (1789). 56 p.
2- MIRABEAU et CERUTTI (Joseph-Antoine-Joachim). Correspondance entre M. C***, et le comte de Mirabeau, sur le Rapport de M. Necker, et sur l'arrêt du Conseil du 29 décembre, qui continue, pour six mois, force de monnoie au papier de la Caisse d’Escompte. S.l., 1789. (4), 60 p.
3- Réponse aux protestations faites au nom des Prélats et des Possédans-fiefs de l'Assemblée des Etats actuels de Provence, contre le discours du Comte de Mirabeau sur la représentation de la Nation Provençale dans les Etats actuels dans les Etats actuels, et sur la nécessité de convoquer une Assemblée générale des trois Ordres. Et contre-protestation. (Aix, Gibelin-David et Emeric-David), 1789. 80 pp.
4- Discours sur la représentation illégale de la Nation Provençale dans ses Etats actuels, & sur la nécessité de convoquer une Assemblée générale des trois ordres, prononcé (…) dans la quatrième séance des Etats actuels de Provence. Le 30 janvier 1789. (Aix, Gibelin-David & Emeric-David, 1789). 35 p., imprimé sur papier bleuté.
5- Opinion du comte de Mirabeau, dans la séance du 21 janvier 1789, de l'Assemblée générale de la Noblesse de Provence. S.l.n.d. (1789). 8 p.

Ensemble de 5 pièces reliées en un volume in-8, demi-veau de l’époque, dos lisse fleuronné et cloisonné, pièce de titre de maroquin bordeaux, tranches jaspées.
Réunion de 5 pièces, reliées à l’époque, couvrant les débuts politiques de Mirabeau, lors des élections des États généraux en Provence (1789).
1- Edition originale. Repoussé lors de l'Assemblée de la noblesse de Provence sous le prétexte qu'il ne possédait pas de fief, Mirabeau élève une véhémente protestation et annonce qu’il présentera sa candidature à la députation pour l’ordre du Tiers-Etats. Il soumet ici ce qui peut être considéré comme son programme électoral et la ligne qui conduira sa politique. Mirabeau sera ainsi triomphalement élu du Tiers-Etats par deux sénéchaussées: Aix et Marseille, le 6 avril 1789. (Martin & Walter, 24487).
2- Edition originale. Mirabeau, met sa plume au service du banquier Panchaud - ennemi déclaré de Necker - pour rendre publique, en janvier 1789, cette correspondance qu'il venait d'échanger avec Cerutti, virulent réquisitoire contre Necker, son administration et sa politique économique et financière. (Einaudi, 998. Goldsmiths, 13873. INED, 1021 bis. Kress, S.5223. Martin & Walter, III, 24479).
3- Edition originale. Mirabeau rend public le discours qu'il n'avait pas été en mesure de prononcer lors de la séance du 3 février. Il répond aux accusations formulées contre lui par la noblesse et le clergé de Provence "de pousser le peuple à la guerre" et prend à témoin le public. ."Mirabeau qui fait preuve d'un grand sens politique, se pose en défenseur des droits de la Nation et manifeste son hostilité aux privilèges" (H. Aureille). (Martin & Walter, 24493).
4- Edition originale. La loi électorale de décembre 1788 permettait à Mirabeau de participer aux Assemblées de la noblesse sans posséder de fief mais cette loi ne fut pas acceptée en Provence, en vertu de lois particulières à cette province. Mirabeau dénonce, dans ce discours, l'illégalité de ces pratiques, défend le principe de la souveraineté de la Nation et demande d’être en mesure de répondre aux voeux du Tiers-État. (Martin & Walter, 24490).
5- Edition originale. Lors de la réunion de l’Assemblée générale de la noblesse de Provence, Mirabeau défend le projet de voter par tête et non par ordre. C’est en partie en réaction contre cette proposition, qui suscita une vive hostilité, que la noblesse de Provence demanda l’exclusion des nobles ne possédant pas de fief, ce qui était le cas de Mirabeau. (Martin & Walter, 24491).
Bon exemplaire, relié à l'époque.

Réf.: 36897 - Eur 650.00
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LAVOISIER - TRESORIE NATIONALE 1791 - 1792. 1- Compte rendu à la Convention, par les commissaires de la Trésorerie Nationale de leur administration, depuis le 1er Juillet 1791 [jusqu'au 1er septembre 1793]. S.l.n.d. [Paris, 1793]. 28 p.
2- Mémoire sur les opérations relatives au Numéraire, depuis le premier juillet 1791, jusqu’au 15 septembre 1792. S.l.n.d. [Paris, 1793]. 80 p.
3- Deuxième compte rendu par les commissaires de la Trésorerie Nationale de leur administration, dans lequel on trouve les principaux détails de l’organisation de ces établissements (septembre 1793). S.l.n.d. [Paris, 1793]. 50 p., 3 tableaux dépliants en fin de volume.
(LE BILAN DE L'ADMINISTRATION DE LAVOISIER ET DE CONDORCET À LA TÊTE DE LA TRÉSORERIE NATIONALE)

3 pièces reliées en un volume in-4, cartonnage à la Bradel ancien, pièce de titre de basane fauve, titre doré, tranches rouges.
1 - Edition originale. "Pièces justificatives" pages 21-28. (Goldsmiths'-Kress online, n°15706. Martin & Walter, 'Anonymes', 3677. Tourneux, 13416).
2 - Edition originale. Pièces justificatives pages 17-80. (Goldsmiths'-Kress online, n°15707).
3 - Edition originale. (Tourneux, 13416).
Trois importants documents des Nouveaux Commissaires de la Trésorerie Nationale qui succèdent à l’administration pilotée par Lavoisier et Condorcet démissionnaires. Les noiuveaux commissaires dressent le bilan de la précédente administration.
Parmi les Commissaires de la Trésorerie Nationale signataires de ces comptes rendus et mémoires: Jean Devaines, Michel Martin de Gaudin, Charles-Pierre-Paul de Langes marquis de Savalette, Lermina, Antoine Pierre Dutramblay de Rubelles, François Benoit Cornut de La Fontaine de Coincy.
Pour les trois pièces, cf. Stourm, 'Bibliographie historique des finances de la France au XVIIIe s.', p. 221-222.
Sur l'importance de ces documents, cf. Marcel Marion, ‘Histoire financière de la France depuis 1715’, III, 191, et passim.
Provenance: le conventionnel Claude Antoine Rudel du Miral (1719-1807), avec sa signature ex-libris manuscrite sur les deux pièces et une table manuscrite sur le contre plat inférieur. Avocat auprès du Parlement de Paris, avant de venir s'établir à Thiers, il devint maire de cette ville pour la première fois de 1763, et occupa plusieurs fois ce poste jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. Le 7 septembre 1792, il fut élu député du Puy-de-Dôme à la Convention et siégea avec les modérés de la Plaine.
Bon exemplaire.

Réf.: 37011 - Eur 650.00
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CORSE - CONSTANTINI (Antoine). Adresse de remerciements à l'Assemblée nationale, à l'occasion de son Décret rendu le 30 Novembre 1789, qui déclare l'Isle de Corse Province Françoise. Par un citoyen corse [i.e. Antoine Constanini].
Paris, Baudouin, 1789.
In-8, cartonnage moderne à la Bradel, pièce de titre de veau bordeaux, 11 p.
Rare brochure révolutionnaire. Antoine Constantini adresse les remerciements de la population corse à l'Assemblée nationale pour avoir, le 30 novembre 1789, fait décréter que l’Île devenait "partie intégrante de l’Empire français", mesure qui fut prise à la demande du député corse Antoine-Christophe Salicetti
Il fait l’éloge du nouveau gouvernement issu de la Révolution, critique violemment les méfaits et la brutalité des gouvernements despotiques qui avaient précédé, dresse les louanges de la "nation" corse, son patriotisme, sa loyauté et son courage et défend chaleureusement l’œuvre et l’action de Pascal Paoli dont il réclame le retour d’exil dans sa patrie.
Né en 1754 à Bonifacio, négociant en grains à Sassari, Antoine Constantini devint membre du Club des Jacobins au début de la Révolution, séjourna quelque temps à Paris et fut élu "député extraordinaire" de Bonifacio, ville dont il devint maire quelques mois en 1801.
La brochure est signée en fin: "Constantini, Négociant Corse. Paris, le 5 décembre 1789".
(Conlon, ‘Siècle des Lumières’, 89:7936. Martin & Walter, I, 8172).
Très bon exemplaire, très frais, grand de marges.

Réf.: 37032 - Eur 650.00
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DESTUTT DE TRACY (Antoine Louis Claude). Opinion de M. de Tracy, sur les affaires de Saint-Domingue.
[Paris, Imprimerie de Laillet, 1791].
In-8, cartonnage de papier marbré saumon à la Bradel, pièce de titre de maroquin bordeaux, 23 p. titre compris, non rogné.
Edition originale de l’une des premières publications du futur chef de l'Idéologie, le discours qu’il prononça à la tribune le 23 septembre 1791. Élu aux États généraux par la noblesse du Bourbonnais, Destutt de Tracy avait été l’un des premiers de son ordre à se rallier au Tiers Etat. Il livra cette "opinion" à la fin de son mandat de député, au moment où l'Assemblée constituante allait être remplacée par la Législative.
Après un préambule où il prend la prend la précaution de se démarquer de la "Société des Amis des noirs" et de Brissot, Destutt dresse un état des relations entre la France et les colonies aux premiers mois de la révolution et examine les conséquences du décret du 28 mars 1790 qui écartait les colonies du droit métropolitain, créaient des assemblées coloniales et confirmait l'esclavage. Il s’élève contre les prétentions des colons blancs de Saint-Domingue "à être les maîtres de l'île" et rejette les compétences de l’assemblée coloniale en matière de statut des "personnes non libres". Mettant en avant des arguments moraux, il tente également de convaincre par des arguments stratégiques: "les gens de couleur tirés par nous de l'oppression seront nos alliés naturels, il n'est ni juste ni politique de les abandonner (…). Est-ce bien sérieusement que 24 000 blancs établis à Saint-Domingue, haïs de 20 000 mulâtres qu'ils oppriment, embarrassés de 400 000 esclaves dont ils sont condamnés à redouter éternellement le moindre mouvement…" (p. 20).
(Max Bissainthe, 5468. Sabin, 96414).
Bel exemplaire, très frais, entièrement non rogné, témoins conservés.

Réf.: 37255 - Eur 650.00
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LANJUINAIS (Jean-Denis). Oeuvres de J.-D. Lanjuinais, Pair de France, Membre de l'Institut, etc., avec une notice biographique par Victor Lanjuinais.
Paris, Dondey-Dupré père et fils, 1832.
4 volumes in-8, demi-toile bleu marine, pièce de titre bordeaux, (6), 463, 1 f. d'errata; (4), 592 p.; (4), 654 p. et (4), 676 p., portrait frontispice de l'auteur, fac-similé de lettre dépliant.
Edition originale et unique des oeuvres politiques, philosophiques et linguistiques de Lanjuinais. Député du Tiers-Etat de la sénéchaussée de Rennes aux Etats-Généraux, pair de France, il fut politiquement actif, de son élection aux États de Bretagne en 1779 à sa mort en 1827. Homme politique libéral, juriste, érudit, philologue et archéologue, il rédigea une traduction du Bhagavad-Gita en français.
T. I: Pièces historiques et politiques (Discours et Textes politiques de 1788 à 1821) - T. II: Constitutions de la Nation française - T. III: Opinions et fragments sur la Religion - T. IV: Recherches sur les langues, la littérature, la religion et la philosophie des Indiens. Fragments divers. (France Littéraire, III, p.709).
Bon exemplaire, très frais, bien complet du fac-similé d’une lettre de Lanjuinais et du portrait de l’auteur, absents de nombreux exemplaires.

Réf.: 21643 - Eur 600.00
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[GUYTON DE MORVEAU (Louis-Bernard), FOURCROY (Antoine-François, comte de), MONGE (Gaspard), BERTHOLLET (Claude Louis), HASSENFRATZ (Jean-Henri), etc. Cours révolutionnaires sur la fabrication des salpêtres et de la Poudre. [Suivi de: 'Fabrication des canons de fer coulé'].
S.l.n.d. [Paris, Imprimerie du Comité de salut public, février-mars 1794].
15 "leçons" en un volume in-4, en feuilles (débroché), 4 p., 4 p., 4 p., 4 p., 4 p., 4 p., 4 p., 4 p., 4 p., (2) p., (2) p., 4 p., 2 p., 2 p., (2) p. (pagination séparée par leçon).
Edition originale. Rédigé par Guyton de Morveau, le recueil des 15 "cours révolutionnaires" organisés à l'École polytechnique nouvellement crée pour transmettre à des auditeurs venus de toute la France les nouvelles méthodes de fabrication du salpêtre, de la poudre et des canons, fruit des recherches communes des signataires de ces cours.
Contient deux séries de leçons. La première série a pour titre de départ: "Cours révolutionnaire de la fabrication du salpêtre et de la poudre", titre répété en tête de chaque leçon.
La seconde série a pour titre de départ: "Fabrication des canons de fer coulé", titre repris en tête de la seconde leçon, les leçons suivantes ayant pour titre: "Cours révolutionnaire de la fabrication des canons de fer coulé" (3e, 4e et 6e leçons) ou bien : "Cours révolutionnaire de la fabrication des canons", 5e leçon).
La première série compte neuf leçons, huit numérotées de 1 à 8 et datées du 1er au 8 ventôse de l'an II [du 19 au 26 février 1794] suivies d'une dernière sur la composition des sels, non numérotée mais dite supplémentaire et datée du 19 ventôse de l'an II [9 mars 1794.
Emprisonné, Lavoisier ne put participer à ce travail dans lequel on retrouve sa marque à toutes les pages sans que son nom ne soit jamais cité et l’on retrouve, au nombre des signataires, les trois co-auteurs avec Lavoisier de la 'Méthode de nomenclature chimique' : Guyton de Morveau, Fourcroy et Berthollet.
(Duveen, 'Bibliotheca Chimica', p. 486. Martin & Walter, 'Anonymes', 14623).
Exemplaire sans le titre général.
Bon exemplaire.

Réf.: 35485 - Eur 600.00
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[SIEYES (Emmanuel-Joseph)]. Essai sur les privilèges.
S.l., 1789.
In-8; broché, couverture de papier marbré (rel. postérieure), (2), 54 p.
Deuxième édition de ce pamphlet, publiée immédiatement à la suite de l'originale, qui annonce "Qu'est-ce que le Tiers Etat?" quelques semaines avant la sortie de ce dernier (novembre 1788).
Dans cette "machine de guerre contre l'Ancien Régime", l'abbé Sieyès dénonce sur le registre âpre et véhément qui fera sa célébrité, les abus, injustices et iniquités de l'organisation politique et sociale de son temps.
"L'entrée de Sieyès sur la scène publique. Il dénonce les privilèges de classes, faveurs indues et milite pour l'élaboration d'une loi commune, d'un statut commun à tous, de droits communs. Selon lui les non-privilégiés n'étant en rien concernés par les distinctions des privilégiés, ils sont déliés de tout devoir envers ces derniers. Il préconise ainsi le fait révolutionnaire" (Pierre-Yves Quiviger).
(Bastid, ‘Sieyès’, Bibliographie, n°15, p. 317. Goldsmiths'-Kress, n°14063. Martin & Walter, IV, 31629).
Quelques minimes rousseurs éparses.
Bon exemplaire, bien conservé.

Réf.: 37440 - Eur 600.00
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