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33 fiche(s) - Page 1


MACHIAVELLI (Niccolo) ou MACHIAVEL (Nicolas). 1- Le Prince (…). Traduit de l'Italien en François avec la vie de l'auteur mesme, par Jacq. Gohory Parisien. Paris, Robert le Mangnier (…), 1571. (8) f. de titre, d’épîtres, "Vie de Machiavel" et table, 64 feuillets [sign. a8 A-H8], portrait de Machiavel gravé sur bois (verso a7). [Suivi de :]
2- Les Discours (…). Sur la premiere decade de Tite Live, dez l’edification de la Ville. Traduitz d’Italien en François, & de nouveau reveuz & augmentez (…). Paris, Robert le Mangnier (…), 1571. (8), 280 feuillets (mal folioté 179), (11) f. dont portrait sur bois au dernier f.

2 ouvrages reliés en un volume in-8, plein maroquin rouge, dos à 5 nerfs filetés or, pièce de titre et de date de maroquin olive, grandes armoiries mosaïquées au centre des plats sur pièce de maroquin olive ovale, filet sur les coupes, triple filet sur les chasses, tranches dorées (reliure moderne dans le goût de l’époque).
1- Édition originale de la traduction du Prince de Machiavel par Jacques Gohory, avocat, médecin et alchimiste français. Ses traductions de Machiavel seront les plus fidèles de son temps, jusqu’à demeurer la traduction de référence aujourd’hui encore (cf. Préface de Paul Veyne, édition Folio, Gallimard, 2007).
Contient, parmi les feuillets préliminaires, la dédicace de Machiavel à Laurent le Magnifique, l’épître de Gohory à Gian Francesco Carafa, une Vie de Machiavel par le même, ainsi que la table.
(Bertelli & Innocenti, n°149. Gerber, III, 34, n°3).
2- Première édition de la seconde traduction donnée par Jacques Gohory, des Discours sur la première décade de Tite Live. Il en avait publié une première version du premier livre seul en 1544.
"La décennie 1570-1580 marque une nouvelle phase, décisive, de la fortune française de Machiavel. En 1571, Jacques Gohory présente [cette] seconde traduction des Discours et une traduction du Prince (…). Ces différentes éditions ont un objectif : s'attirer les grâces de la reine Catherine de Médicis, fervente admiratrice de Machiavel" (R. Descendre, 'L'État du monde' (…), p. 51-52).
(Bertelli & Innocenti, n°148. Gerber, III, 24, n°4).
Précieux recueil des deux traités fondateurs de Machiavel. Sur l’importance de ces traductions et le rôle fondamental joué par Jacques Gohory "dans la préhistoire de la découverte de Machiavel", cf. R. Gorris Camos, 'Dans le labyrinthe de Gohory, lecteur et traducteur de Machiavel', in "Laboratoire italien", ENS Lyon, 8/2008, p. 195-229.
Les deux ouvrages furent imprimés séparément mais distribués en même temps et parfois joints.
Quelques fines annotations anciennes en marge et petit ex-libris manuscrit ancien masqué sur le titre des Discours.
Provenance: le marquis de Villoutreys, au château de Plessis-Villoutreys (Maine-et-Loire), avec ses grandes armes dorées sur les plats et son ex-libris gravé.
Bel exemplaire, frais, très bien relié en maroquin aux armes, dans le goût de l’époque.

Réf.: 37141 - Eur 3800.00
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PONTANO (Giovanni Gioviano) ou PONTANUS (Ioannis Iovianus). Opera. De Fortitudine: libri duo. De Principe: liber unus. Dialogus qui Charon inscribitur. Dialogus qui Antonius inscribitur. De Liberalitate: liber unus. De Beneficentia: liber unus. De Magnificentia: liber unus. De Splendore: liber unus. De Couiuentia [sic pour De conviventia]: liber unus. De Obedientia: libri quinque. Cum gratia & privilegio.
(Impressum Venitiis per Bernardinum Vercellensem) [Venise, Bernardino Rosso], 1501.
In-folio (310 x 205 mm), plein vélin rigide, dos lisse, pièce de titre de vélin doré, tranches mouchetées rouges (rel. du XVIIe siècle), (148) f. dernier blanc [sign. a8 b-z6 &8].
Première et seule édition collective publiée du vivant de l’auteur contenant les dix traités et dialogues philosophiques de l’humaniste et homme politique italien Giovanni Pontano.
Natif de Cerreto di Spoleto en Ombrie, Giovanni Pontano (1429-1503) entra au service de la dynastie d’Aragon à Naples, mais tomba en disgrâce en 1495 pour avoir négocié la paix avec les Français. Devenu directeur de l’Académie de Naples qui porte son nom ("Pontaniana"), il est l’une des principales figures de l’humanisme italien et l’un des plus éminents auteurs latins de la période.
Cette édition a été imprimée à Venise par Berardino Rosso ("Bernardinum Vercellensem" au colophon) en caractères romains sur une colonne de 42 lignes.
"Outre le mérite d’un style élégant et naturel, les ouvrages philosophiques de Pontanus offrent le premier exemple d’une manière de philosopher libre et dégagée des préjugés, qui ne suit d’autres lumières que celles de la raison et de la vérité" (Michaud, XXXV, 363).
"Avec Pontano, on a affaire à une variante tout à fait particulière de l'humanisme italien, qui reflète bien l'ambiance de la cour de Naples, tout animée d'un goût pour le luxe et le plaisir et d'un véritable amour pour toutes les manifestations de la vie et de la beauté. Dans cette œuvre, la religion ne tient qu'une place très modeste et l’on a pu parler à son sujet, sans trop exagérer, d’humanisme laïc" (H. Casanova-Robin, éd. Les Belles Lettres).
Pontano est cité comme le premier auteur moderne ayant repris la théorie de Démocrite selon laquelle la Voie lactée serait composée d’un nombre infini d’étoiles.
(Adams, P.1856. Houzeau, 'Bibliographie de l'astronomie', 2554. Panzer, 'Annales Typographici', VIII, 338, 6).
Quelques infimes petits trous de vers à qqs feuillets.
Bel exemplaire, très frais, imprimé sur papier fort, grand de marges, parfaitement conservé.

Réf.: 37082 - Eur 3500.00
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JACQUES DE VITRY. Jacobi de Vitriaco (...) libri duo. Quorum prior orientalis sive Hierosolymitanae, alter occidentalis historiae nomine inscribuntur. Omnia nunc primum studio & opera D. Francisci Moschi (...) edita.
Duaci, Ex officina typographica Balthazaris Belleri [Douai, Balthazar Bellère], 1597.
In-8, plein vélin souple, dos titré à la plume (reliure ancienne), (46), 479 p., (1) p. bl., vignette de titre sur bois à la marque de l'imprimeur, portrait gravé.
Edition princeps, rare, établie par l'humaniste François Mosch de Nivelle, historien et docteur de l'Université de Douai, sur un manuscrit aujourd'hui perdu.
Portrait gravé sur cuivre hors texte du dédicataire, l'archiduc Albert d'Autriche, archevêque de Tolède.
Contient une vie de l'auteur et des notes par André Van Hoye (1551-1631).
Prélat de l'Orient latin, originaire de Champagne, Jacques de Vitry (ca. 1160-1240) devint Maître de l'Université de Paris, chanoine augustinien à Oignies et entra au service de l'évêque de Liège. Il prêcha la croisade contre les Albigeois, puis pour la Terre Sainte où il se rendit en 1216 comme évêque de Saint-Jean d'Acre. Il accompagna l'armée de la cinquième croisade et assista à la prise de Damiette. Revenu en Europe, il fut appelé auprès du pape en 1228.
Cette ‘Histoire de Jérusalem’ est divisée en deux parties: "Historia orientalis" consacrée à la Terre Sainte et à l'histoire des Croisades, jusqu'à la cinquième; et "Historia occidentalis", tableau social et religieux de l'Europe de son temps.
Jacques de Vitry s'avère un grand historien et l’un des meilleurs observateurs de son époque. Souvent citée, son histoire demeure une source fondamentale pour l’histoire des croisades, d'autant plus que le manuscrit, anciennement conservé au prieuré des chanoines augustins d'Oignies, est aujourd'hui perdu.
Parmi de nombreux détails, on remarque un passage qui témoigne que la boussole, dont on fait remonter l'origine au XIVe siècle, aurait déjà été employée aux XIIIe s. pour la navigation.
Sur cet ouvrage et cette édition princeps, cf. J.-F. Hinnebusch, ‘The Historia Occidentalis of Jacques de Vitry’, Univ. Press Fribourg, 1972, p. 65 et passim.
(Adams, V-901. Brunet, V, 1326 souligne la rareté de ce volume. Duthilloeul, 'Bibliographie douaisienne', n°208).
Quelques petits accrocs de papier et petits travaux de vers aux derniers feuillets. Des brunissures, plus soutenues à certains cahiers.
Provenance: bibliothèque des marquis Terzi, éminente famille originaire de Bergame, avec ex-libris gravé et petite signature au titre. La bibliothèque fut dispersée aux enchères à Paris en 1861.
Bon exemplaire.

Réf.: 36904 - Eur 1800.00
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FICINO (Marsilio) ou FICIN (Marsile), PLATON (Plato). Marsilio Ficino sopra lo amore o ver’ convito di Platone.
Florence, Néri Dortelata, 1544.
In-8, plein vélin souple ancien à petits recouvrements, dos lisse titré à la plume (reliure ancienne), (20) f. dont le dernier blanc, 251 [i.e. 252] p., (45) p. de table, errata et colophon.
Première édition en italien du Commentaire du "Banquet d’amour" ("Symposium") de Platon, composé en latin et traduit par l’humaniste florentin et philosophe néo-platonicien Marsile Ficin (1433-1499).
Cette édition a été publiée par le poète et mathématicien Cosimo Bartoli (1503-1572) qui signe l’épître dédicatoire et qui est également l’auteur des "Osservazioni per la pronunzia fiorentina di Neri Dorteláta da Firenze" (p. [6]-[38]): "It deals with the correct representation of the sounds of the Italian language, by means of accents and the introduction of new letters (j and v, as distinct from i and u, etc.)" (Cicognara).
Considérée comme un des traités philosophiques les plus influents de la Renaissance européenne, "cette œuvre de Ficin a marqué profondément et durablement la réflexion sur l’amour à l’aube des temps modernes, déclenchant une longue série de dialogues et traités" (Pierre Laurens, Belles Lettres, 2002).
Marque de l’imprimeur sur le titre, répétée au dernier feuillet.
(BM STC Italian, 1465-1600, p. 249. Brunetti, 1245. Cicognara, 3221. Gamba, 1097. Haym, 509, I: “Rarissimo ed assai ricercato”. Manque à Adams).
Taches claires au titre.
Provenance: Antonio Orsetti, avec ex-libris manuscrit (ancien) sur la première garde.
Bel exemplaire, grand de marges, très frais, très bien relié dans une reliure ancienne de vélin souple.

Réf.: 37083 - Eur 1800.00
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GUICCIARDINI (Francesco) ou GUICHARDIN (François). Plusieurs advis et conseils de François Guicciardin, tant pour les affaires d'estat que privés. Traduits d’italien en françois. Avec quarante et deux articles concernants ce mesme subject. traduits en français.
Paris, Robert Le Mangnier, s.d. [1576].
In-4, plein veau acajou moucheté, dos lisse orné de doubles filets dorés et d’un petit fer aldin répété, filets à froid en encadrement sur les plats, tranches mouchetées (rel. moderne), 45 f. titre compris.
Première édition de la traduction française, donnée par l'humaniste Antoine de Laval. L'originale italienne avait paru la même année (1576), également à Paris chez Frédéric Morel, sous le titre de 'Piu Consigli e avvertimenti'...
L’ouvrage passa à la postérité, en français, sous le nouveau titre de 'Ricordi. Conseils et avertissements en matière politique et privée'.
Francesco Guicciardini (1483-1540) recueillit ces deux cents maximes politiques et morales sur le pouvoir et "l’institution du prince" tout au long de sa carrière de diplomate et d’homme d’État.
"Il est considéré comme un ouvrage classique, au même titre que 'Le Prince' de Machiavel. L'inspiration de ces deux amis est d'ailleurs proche: ils partagent le même réalisme teinté de cynisme, hérité de la tradition florentine. Cette œuvre propose des réflexions profondes sur les hommes, sans illusions, sur la politique, les princes, le rôle de la prudence et de la fortune (…). L’un des ouvrages les plus importants de la pensée politique moderne" (cf. Fr. Bouillot et A. Pons (édition), Ed. Ivrea, 1998).
L’ouvrage est cité pour "avoir ouvert la voie à l’écriture aphoristique du XVIIe siècle" (cf. E. Cutinelli-Rendina, 'Histoire et raison d’État chez Guichardin' in: "Raison(s) d'Etat(s) en Europe", Brigitte Krulic (éd.), 2009).
Conseiller du prince Cosme de Médicis, Guichardin fut ambassadeur puis conseiller du pape Léon X (1513-1521). Ami de Machiavel, il lui vint en aide lorsque ce dernier perdit son poste et il intervint en sa faveur auprès des Médicis.
Sa statue figure au piazzale des Offices de Florence, parmi les "grands hommes toscans".
(Balsamo, 'Le livre italien à Paris au XVIe s.', n°32. Brunet, V, 130).
Rare: seulement six exemplaires recensés dans le monde (WorldCat) dont deux aux États-Unis (Harvard Houghton et Stanford).
Infime réparation au coin inférieur de qqs feuillets.
Très bon exemplaire, frais, bien conservé.

Réf.: 37217 - Eur 1800.00
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CALVIN (Jean). Leçons de M. Jean Calvin sur le livre des propheties de Daniel. Recueillies fidelement par Jean Budé et Charles de Jonviller, ses auditeurs : & translatées de Latin en François. Avec une table ample des principales matieres contenues en ce livre.
Genève, De l'Imprimerie de François Perrin, 1569.

In-folio (314 x 198 mm), pleine peau retournée, dos gothique à 6 nerfs, (8), 172, (8) feuillets [*8, a-z6, A-G6].
Deuxième édition de la traduction française de 'Praelectiones in librum prophetiarum Danielis' (1561) donnée par Jean Budé et son beau-frère Charles de Jonvillier, secrétaire de Calvin. Impression soignée, grande marque gravée de l'imprimeur sur le titre. Lettrines et bandeaux.
On trouve en tête de cette édition une importante épître de Calvin à ses "coreligionnaires de France" sur 13 pages: "Il y fait quelques confidences intéressantes sur le rôle qu’il attribue à ses propres écrits. Il regrette une absence de 26 ans, l'expliquant par son refus de vivre 'en lieu duquel la vérité de Dieu, ensemble aussi la pure religion, et la doctrine du salut éternel estoyent dechassées et bannies'. Mais il ne se désintéresse pas 'du peuple dont je suis sorti'. Il continue : 'Puis donc que tout ce temps-là je me suis efforcé de secourir et aider publiquement aux François, et qu'en particulier aussi je n'ay point cessé de resveiller les endormis et paresseux, d'aiguillonner ceux qui estoyent lasches et tardifs (…). Puisqu'on imprimoit mes leçons, ausquelles j'ay exposé les Prophéties de Daniel, rien ne me pouvoit mieux venir à propos, treschers et bien-aimez freres, pour vous representer en ce mirouêr… " (cf. J.-F. Gilmont et R. Peter, Bibliotheca Calviniana, p. 847).
D’avril 1560 à septembre 1562, pendant deux ans et demi, Calvin a commenté dans des leçons latines orales les Livres des prophètes. Selon son habitude, il s’adressait directement à ses étudiants. Ces cours étaient recueillis par Charles de Jonviller, son secrétaire, assisté de son beau-frère Jean Budé, fils de Guillaume, devenu bourgeois de Genève et membre du grand conseil. "Ensemble ils mettaient en forme leurs notes le soir même et le lendemain les présentaient à Calvin pour correction et approbation" (cf. Yves-Marie Bercé, 'Leçons de Calvin…', Droz, 2016).
(Chaix, Dufour et Moeckli, 'Livres imprimés à Genève de 1550 à 1600', p. 71. Erichson, 'Calviniana', p. 31. Peter & Gilmont, 'Bibliotheca calviniana', n°69/2.).
L’ouvrage est rare.
Ex-libris moderne gravé de R. Peter, spécialiste de Calvin et auteur des études et bibliographies citées supra.
Infirmes auréoles claires en coin et quelques piqûres éparses.Epidermures sur les plats avec petits manques. Trace de restauration à un mors.
Bon exemplaire, dans sa première reliure de peau retournée.

Réf.: 36753 - Eur 1500.00
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FICINO (Marsilio) ou FICIN (Marsile), BENOIT (René) éditeur. Marsilii Ficini (...) De Religione Christiana opus plane divinum, & huic nostro seculo pernecessarium (...). Huic liber redditus est pristino suo nitori, & (...) multum locupletatus (...). [Renato Benedicto curante.]
Parisiis, Gulielmum (Guillaume) Guillard, 1559.
Petit in-8 (155 x 102 mm), demi-basane fauve, dos lisse orné de filets ondulés et fleurons dorés, titre doré (reliure du XIXe), (1) f. titre, (28) p., (1) f. blanc, 123, (1) f. d'errata [sign. a8 e8 A-P8 Q4], 2 lettrines sur fond criblé, caractères romains ronds et italiques, qqs caractères grecs.
Première édition du célèbre traité de Marsile Ficin, publiée par René Benoît sous le patronage du duc de Lorraine, enrichie d’une préface, de notes, de tables et d’un index.
Angevin, René Benoît (1521-1608) fit partie de la suite de Marie Stuart en Écosse, puis devint curé de Saint-Eustache en 1569. Son influence sur ses paroissiens et les marchands des Halles fut telle, qu’on le surnomma "le Pape des Halles".
En 1566, il fit imprimer une traduction française de la Bible qui fut dénoncée comme calviniste et qui lui valut d’être exclu de la Faculté de théologie. Confesseur et intime d’Henri IV, il revint en grâce et fut désigné évêque de Troyes de 1593 à 1604.
L’impression de cet ouvrage est due à Guillaume Guillard, neveu de Charlotte Guillard (1480-1557), première femme imprimeuse en France, qui avait associé son neveu à son entreprise à partir de 1553. Elle avait été l’épouse de l'imprimeur Berthold Rembolt, associé d'Ulrich Gering, lequel créa la première imprimerie en France à l’enseigne du "Soleil d’Or".
Par cette oeuvre capitale dans l’élaboration de la synthèse, alors proprement révolutionnaire, entre révélation chrétienne et "théologie platonicienne", Marsile Ficin aboutit à une nouvelle apologétique fondée sur la réconciliation entre théologie et philosophie, "docta religio" et "pia philosophia".
Deux belles lettrines sur fond criblé. Caractères romains ronds et italiques. Quelques citations en caractères grecs.
(Manque à Adams et aux principales bibliographies spécialisées). Un unique exemplaire est recensé dans les bibliothèques françaises (CCFr) : celui de la BnF.
Petite étiquette au dos.
Très bon exemplaire, imprimé sur beau papier, frais, très bien conservé.

Réf.: 37036 - Eur 1500.00
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FROUMENTEAU (Nicolas). Le secret des finances de France, Descouvert, & départi en trois livres (…), & maintenant publié, pour ouvrir les moyens légitimes & nécessaires de payer les dettes du Roy, descharger ses sujets des subsides imposez depuis trente un ans, & recouvrer tous les deniers (sic) prins à sa Majesté.
S.l., 1581.
3 parties reliées en un volume in-8, plein veau brun de l’époque, dos à nerfs orné garni de compartiments dorés aux petits fers et d’un fleuron central à froid répété, tranches mouchetées, (56) p. titre inclus, 152 p. ; 472 p. titre inclus et (1) f. de titre, (6), 439 p. (i.e. 435) p.
Seconde édition publiée la même année que l'originale, très largement augmentée par rapport à celle-ci éditée sous le titre de ‘Les secrets des thrésors de la France’.
"Premier essai méthodique de statistique de l'histoire" (Baudrillart), l'ouvrage constitue une source fondamentale sur les conséquences financières, politiques et sociales des Guerres de Religion (1550-1580).
Pour chacun des quatre-vingt-dix diocèses français, l'auteur fournit les statistiques des impôts royaux, rançons, rapines de la soldatesque, entretien des troupes, finances ecclésiastiques, villages ou bâtiments incendiés ou détruits, massacres collectifs ou exécutions, viols, clercs assassinés, nobles et soldats tués, etc.
Ce constat, qui aurait été dressé à la demande des états de Blois - selon l’aveu même de l'auteur dans sa préface -, contribua à mobiliser l’opinion sur l’ampleur des désastres occasionnés.
Rédigé par un protestant français et publié sous ce pseudonyme de Froumenteau, l’essai a été parfois attribué à Nicolas Barnaud.
(Adams, F-1084. Einaudi, 5204. Haag, 'France protestante', VI, 747. INED, 1932. Kress, 146. ‘Sources de l’Histoire de France’, 2340).
Traces de restauration à la reliure. Quelques rares auréoles claires. Ex. court de marge supérieure.
Bon exemplaire, relié à l'époque.

Réf.: 30082 - Eur 1300.00
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LOYOLA (Ignacio de). Constitutiones societatis Jesu cum earum declarationibus.
Romae (Rome), In Collegio eiusdem Societatis, 1583.
In-8 (114 x 175 mm), demi-basane fauve à la Bradel, dos lisse orné d’une guirlande dorée répétée en place des nerfs, pièce de titre de veau noir (reliure du XVIIIe), 309, (71) p., page de titre entièrement gravée dans un encadrement architectonique.
Importante édition des Constitutions de la Société de Jésus, l’acte fondateur et le texte de base de l'organisation de la Compagnie, rédigé en espagnol par Ignace de Loyola et traduit en latin par Juan de Polanco, son secrétaire et assistant.
Cette édition de 1583 est la première à contenir le dernier état du texte révisé en latin par Ignace de Loyola avant sa mort ainsi que ses notes et commentaires, disposés en marge ou intégrés dans des blocs de texte en caractères italiques. Ces commentaires avaient été d’abord publiés séparément.
Elle est également la première à contenir, en pagination continue, "L’examen général", soit les conditions requises pour être admis au sein de la Société ("Primum ac generale examen iis omnibus qui in Societatem Iesu admitti petent proponendum" : p. [3]-48) ainsi qu'un index général.
(Olschki, II, 2499: "Edition fort bien imprimée et peu commune". Backer-Sommervogel, V, 77. Manque à Palau. A.F. Johnson, ‘Catalogue of Italian engraved title pages in the 16e c.’, 19, 20).
Petit cachet ex-libris de bibliothèque jésuite. Mors et dos frottés.
Bon exemplaire, frais, assez grand de marges, bien conservé.

Réf.: 37038 - Eur 1200.00
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[BELLOY (Pierre de)]. Mémoires, et recueil de l'origine, alliances, & succession de la royale famille de Bourbon, branche de la Maison de France, ensemble de l'histoire, gestes, & services plus mémorables, faicts par les Princes d'icelle aux Rois, & Couronne de France.
La Rochelle, P. Haultin, 1587.
In-8, plein vélin ivoire souple de l'époque, 398 p. (titre inclus), vignette de titre à la marque de l’imprimeur.
Première et seule édition de cet ouvrage, parfois attribué à Pierre Pélisson.
Juriste toulousain, ardent partisan de Henri IV, Belloy soutient, à travers cet ouvrage "d'une érudition immense", la légitimité de son règne.
Emprisonné par les ligueurs à la Bastille l'année de la publication de ce traité, Belloy fut récompensé de sa fidélité par Henri IV qui le nomma avocat du roi au parlement de Toulouse en 1591.
Sur l’intérêt majeur de cet essai, sa défense de la tolérance civile qui rattachent Belloy au parti des "Politiques" et ses doctrines gallicanes et laïques, cf. J. Lecler ('Histoire de la tolérance', p. 505 sq.) et G. Weill ('Les théories sur le pouvoir royal', p. 210 sq.).

Réf.: 26096 - Eur 1000.00
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[BARGAGLI (Girolamo)]. Dialogo de Givochi che nelle vegghie sanesi si usano fare. Del Materiale Intronato [i.e. Girolamo Bargagli].
In Venetia [Giovanni Antonio Bertano], 1574.
In-8 (105 x 151 mm), vélin souple de l'époque, dos titré à la plume, 288 p. (sign. A-S8), vignette de titre à la marque de l'imprimeur.
Seconde édition de ce traité consacré aux jeux de société, publié pour la première fois à Sienne en 1572.
Il est dédicacé à Isabella de Medici Orsina, duchesse de Bracciano.
L'ouvrage se présente comme un dialogue platonicien entre des jeunes "Intronati" réunis autour de Marcantonio Piccolomini, dit Sodo.
Le livre s'ouvre sur une table alphabétique, catalogue minutieux des jeux décrits dans le corps de l'ouvrage, classifiés en fonction de leur intérêt et de leurs caractéristiques (jeux d'esprit, d'ingéniosité, facétie, plaisir…).
Dans la deuxième partie, l'auteur esquisse un archétype d'universitaire idéal. Il s'intéresse particulièrement à la création littéraire, s'attarde sur l'invention de l'imprimerie et livre une sorte de théorie du roman.
Poète, dramaturge et juriste Girolamo Bargagli (1537-1586) occupa des charges comme juge et avocat à Sienne, Florence et Gênes. Il était membre de la célèbre Accademia degli Intronati de Sienne, sous le pseudonyme "il Materiale" ("le Charnel").
Intéressante provenance: "Al servitio delli Amici di Marcant[onio] Tolo[mei] Senese". Marcantonio Tolomei, collègue de l'auteur à l'université de droit de Sienne. Docteur en droit en 1566, il enseigna dans l'université où Girolamo Bargagli était lecteur en Droit.
Il a ajouté de sa main, sur le contreplat supérieur, la date, le prix et le lieu de l'achat de ce livre: "A di 19 di Ferraio 1574 L 30, Da Mo. Valeriano libraio".
Sur cet ouvrage, cf. 'Les jeux de la renaissance'. Actes du XXIIIe Colloque International d'Etudes Humanistes, Tours (1980), art. de V. Marchetti, p. 162 sq.
(Adams, B.199. BM STC Italian, 1465-1600, p. 426. Melzi, 'Dizionario di opere anonime e pseudonime', II, 169. Zollinger, 'Bibliographie der Spielbücher', n°387).
Vélin un peu fripé, traces d'attaches. Quelques très légères auréoles claires.
Très bon exemplaire, frais, assez grand de marges, dans la première reliure de vélin souple.

Réf.: 37579 - Eur 1000.00
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Amadis de Gaule - [SILVA (Feliciano de)], ROSEO (Mambrino) traducteur. La terza parte di Amadis di Grecia, intitolta aggiunta di Amadis di Grecia. Nuovamente ritrovata ne gli Annali di Trabisonda, & portata nella lingua Spagnuola, Tradotta nella Italiana, per M. Mambrino Roseo da Fabriano.
Vinegia, Michele Tramezzino, 1564 [in fine].
Petit in-8, plein maroquin rouge, dos à 4 nerfs gothiques, pièce de titre de maroquin violine, tranches marbrées (rel. moderne), (24), 312, (1) p., vignette de titre à la Sybille, 2 lettrines illustrées, caractères italiques.
Première édition italienne, traduite par Mambrino Rosco, de ce prolongement ‘d’Amadis de Gaule’ qui connut un succès considérable à travers toute l’Europe.
Cervantes, qui ironisa sur le style de Feliciano de Silva auteur "d'Amadis", en fit la lecture favorite de Don Quichotte: “Y de todos ellos ninguno le parecían tan bien como los que compuso el famoso Feliciano de Silva, porque la claridad de su prosa y aquellas intrincadas razones suyas le parecían de perlas” (‘Don Quixote’, Chap. I).
(Brunet, I, 218. Melzi, ‘Bibliografia dei romanzi e poemi cavallereschi italiani' (2. ed.), 770. Palau y Dulcet, 10558).
Provenance: le célèbre peintre de portraits Daniel Dumoustier (1574-1646), avec sa signature autographe sur le titre, à la page 1 et à la fin de l'ouvrage. Peintre du dauphin Louis XIII et dessinateur renommé, il connut un grand succès. Il est également célèbre pour ses collections de curiosités.
Bon exemplaire, frais, bien relié.

Réf.: 35800 - Eur 850.00
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[VIGNIER (Nicolas) ou PITHOU (François)]. De la Noblesse, ancienneté, remarques & mérites d'honneur de la troisiesme maison de France.
Paris, Abel Langelier, 1587.
In-8, plein vélin ivoire souple de l'époque, 206 [i.e. 226] p. page de titre inclus, vignettes et bandeaux et lettrines.
Edition originale de cet important ouvrage, érudit et très documenté, sur l’histoire des origines des Capétiens.
Contre l’avis général de ses contemporains et des tenants de la légitimité carolingienne, particulièrement Pierre de Saint-Julien de Balleure qu’il réfute, l’auteur tente de prouver la légitimité d’Hughes Capet au trône de France, appuyé par le Parti impérial et les Grands vassaux.
Il fallut attendre 1833 et la découverte du manuscrit de la chronique de Richer de Reims par G.-H. Pertz ("Quatre livres d'histoire, 991-998" connu sous le nom "d'Histoire de Richer") pour que cette hypothèse soit vérifiée.
L’ouvrage est traditionnellement attribué à Nicolas Vignier (1530-1596) né à Troyes, un temps calviniste revenu au catholicisme, médecin, historiographe et Conseiller d’Etat de Henri III. Or Vignier est lui-même cité dans le livre parmi d’autres historiens à deux reprises (p.70-71). L’exemplaire de Rome porte une note manuscrite contemporaine attribuant l’ouvrage à l’humaniste François Pithou.
(Adams, V-756. Balsamo & Somonin, ‘Abel L’Angelier’, n°189. Guigard, 'Bibliothèque héraldique de la France', n° 1688. Techener, ‘Bibliothèque champenoise’, n°1965).
Quelques petits accrocs de papier, vélin légèrement fripé.
Ex-libris armorié de la collection de l'avocat Victor Duchataux (1823-1905) avocat à Reims et petit cachet de bibliothèque au titre.
Très bon exemplaire, dans sa première reliure de vélin.

Réf.: 36977 - Eur 850.00
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ARTEMIDORI DALDIANUS (Artemidore de Daldis), CORNARIUS (Janus) traducteur. De somniorum interpretatione, libri Quinque, à Iano Cornario medico physico Francofordensi, latina lingua conscripti.
Basileae, per Hieronymum Frobenium & Nicolaum Episcopium (Bâle, Froben), 1544.
In-8, plein veau marbré, dos à 5 nerfs ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre de maroquin bordeaux, roulette à froid en encadrement des plats, roulette dorée sur les coiffes et coupes, tranches rouges (rel. du XVIIIe s.), 479 p., (1) p. à la marque de l'imprimeur.
Belle édition de la plus célèbre "clef des songes" ("Onirocritique") de l'antiquité, composée par le philosophe néoplatonicien d'expression grecque, né en Cyrénaïque au IIe siècle, Artémidore de Daldis, dans la traduction latine de référence de l'humaniste et médecin allemand, Janus Cornarius, proche d'Erasme.
Véritable synthèse du savoir antique sur la "science des rêves", ce traité a constitué une source sur la question durant des siècles jusqu'à Freud qui le commente dans son 'Interprétation des rêves' et Michel Foucault qui en fait l'exégèse dans son 'Histoire de la sexualité' (vol. III: "Le souci de soi", premier chapitre: "Rêver ses plaisirs").
Pour composer cet ouvrage, Artémidore voyagea à travers l’Empire et collecta une impressionnante documentation dont les comptes rendus de plus de trois mille rêves, qui lui fournissent la matière de cette ambitieuse étude, méthodique et scientifique, de classification et d'interprétation.
(Adams, A-2037. Caillet, I, 66-67. Durling, 322. Heitz et Bernoulli, 'Basler Büchermärkten', 53 et 50. Osler, 177. Wellcome, I, 26).
Ex-dono manuscrit de l'époque en pied du titre ("Daniel Schrevel" ?).
Bel exemplaire, très frais, assez grand de marges.

Réf.: 37373 - Eur 850.00
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BODIN (Jean). Universae naturae theatrum. In quo rerum omnium effectrices causae, & fines contemplantur, & continuae series quinque libris discutiuntur (...).
Francofurti [Francfort], Apud heredes Andreae Wecheli, Claudium Marnium, & Iaon Aubr. [Wechel, Marne & Aubry], 1597.
In-8, plein veau moucheté de l'époque, dos à 4 nerfs orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, titre doré, tranches mouchetées, (1) f. de titre, (14), 633 p., page de titre à la grande marque de l'imprimeur, lettrines, bandeaux et quelques figures astronomiques gravées sur bois.
Seconde édition, publiée quelques mois après l'originale et recomposée page par page d'après celle-ci.
Le dernier ouvrage de Jean Bodin qu'il publia l'année même de sa mort, dans lequel il livre, sous forme de dialogue entre un maître ('Théodore') et son disciple ('Mystagogue'), une ultime et radicale conclusion à son oeuvre.
Si l'ouvrage s'attache à la question des rapports entre foi, science et raison, Bodin y exprime pour la première fois l'exigence d'un esprit qui veut trouver à la croyance elle-même un fondement purement rationnel. Tout en préservant une vision surnaturelle du monde, il bouscule certains des dogmes fondamentaux et aboutit à la conclusion que la foi, pour certains esprits, n'est plus possible. Sur ce point Bodin semble avoir dépassé les positions de Montaigne. Les censeurs, qui avaient autorisé la première édition, réagirent immédiatement pour supprimer leur approbation et interdire sévèrement l'ouvrage.
(Adams, B 2249. Crahay, Isaac, Lenger 'Bibliographie de Jean Bodin', L2, avec reproduction de la page de titre. Peignot, 'Livres condamnés au feu', I, 42).
Quelques traces de restaurations à la reliure, ex-libris manuscrit ancien avec cote de bibliothèque et petit cachet au titre. Auréoles claires en tête des 16 premiers feuillets. Quelques rousseurs éparses et une petite tache d'encre.
Très bon exemplaire, bien relié à l'époque.

Réf.: 37471 - Eur 850.00
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TERENCE (Terentius Afer, Publius). P. Terentii Afri Poetae Lepidissimi Comoediae omnes. Cum Absolutis commentariis Aelii Donati, Guidonis Iuvenalis Cenomani, Petri Marsi in omnes fabulas, Ioannis Calphurnii Brixiensis in Heautontimorumenon. Accedunt Antonii Goveani Epistola Ad Guillelmum Bellaium (...) Bartolomaei Latomi In Singulas Scenas Argumenta (...). Henrici Loriti In Carmina Terentii Per Omnes Eius Comoedias (…).
Venetiis, Apud Hieronymum Scotum [Venezia, Girolamo Scoto], 1569.
In-folio (212 x 358 mm), plein vélin rigide de l'époque, dos lisse, pièce de titre dorée dans une large roulette d'encadrement fleurie, tranches mouchetées rouges (rel. du XVIIe), (20), 380 p.
Édition remarquable et estimée des six comédies de Térence, imprimée par Girolamo Scoto à Venise, l'une des maisons d'édition européennes les plus éminentes de la période.
Elle réunit les observations et commentaires de Melanchthon, Érasme, Pietro Bembo, Guillaume Du Bellay, etc.
Elle est enrichie de lettrines historiées, d'ornements typographiques et de nombreuses vignettes gravées sur bois: chacune des six pièces est illustrée de 2 vignettes, la première, répétée, représente un acteur sur le proscenium du théâtre et son public; la seconde une scène particulière de la pièce.
Grandes marques de Scoto dans une bordure d'anges et de satyres sur le titre et une autre en colophon.
Le texte et les commentaires sont disposés sur deux colonnes, le texte en caractères italiques, les commentaires en romains.
Chaque pièce est introduite par un résumé (periocha) en vers de Sulpice Apollinaire, des arguments d'Aelius Donatus et un synopsis de Paulus Malleolus (Paul Haemmerlin).
Les feuillets préliminaires renferment, entre autres, une vie de l'auteur ("Terentii vita, et de tragoedia, ac comoedia non pauca, ex Aelio Donato"), un poème de Volcacius Sedigitus et des textes de Pietro Bembo, Ph. Melanchthon ("Argumenta in P. Terentii comoedias"), Erasme ("In Terentii comoedias de metris").
L'oeuvre de Terence exerça une influence majeure sur le théâtre européen, de l'Antiquité jusqu'aux temps modernes.
(Adams, T-363. EDIT 16, CNCE 32383).
Rousseurs éparses, plus soutenues à quelques cahiers.
Bel exemplaire, frais, très bien relié.

Réf.: 37586 - Eur 850.00
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CARDAN (Jérôme) ou CARDANO (Girolamo). De malo recentiorum medicorum medendi usu libellus, centum errores illorum continens. Ejusdem libellus De simplicium medicinarum noxa. Index eorum, quea singulis co[n]tinentur capitibus.
Venetiis, apud Hieronymum Scotum [Venice, Ottaviano Scoto], 1545.
In-12, plein vélin ivoire souple (rel. postérieure), 77, (2) feuillets, grande vignette de titre, lettrines.
Deuxième édition corrigée et augmentée du premier ouvrage de Jérôme Cardan ; la première édition de 1536, chez le même éditeur, est "extrêmement rare".
Dans cet essai ('Des mauvaises pratiques des médecins actuels'), l’auteur dénonce violemment la médecine et les médecins de son temps.
Il parvient dans son analyse des "erreurs fatales des médecins" à fournir la première description du typhus qu’il différentie de la rougeole et qu’il nomme "morbus pulicarius" en raison de la ressemblance des taches avec les piqûres de puces.
Malgré la très vive opposition des personnalités médicales que Cardan mettait en cause, l’ouvrage obtient un large succès. Il contribua à la renommée européenne du jeune médecin qui fut agréé par le Collège des médecins de sa ville de Milan et ouvrit la voie au son triomphe de son auteur, considéré comme le deuxième médecin, en importance, après Vésale.
(Adams, C-660. Durling, 842. Garrison & Morton, 5370. Wellcome, I, 1278).
Très bon exemplaire, très frais, très bien relié.

Réf.: 36596 - Eur 800.00
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CASTELLION (Sébastien) ou CASTELLIONE (Sebastiano). ΣΙΒΥΛΛΙΑΚΩΝ ΧΡΗΣΜΩΝ ΛΟΓΟΙ ΟΚΤΩ [Sibylliakon chresmon logoi okto]. Sibyllinorum oraculorum Libri VIII. Addita Sebastiani Castalionis interpretatione Latina, quae Graeco e regionè respondeat. Cum Annotationib. Xystii Betuleii in Graeca Sibyllina oracula, & Sebastiani Castalionis in translationem suam: quae Annotationes numeris marginalibus signantur (…).
Basileae, ex officina Ioannis Oporini, Anno Salutis humanae M.D.LV. Mense Augusto (au colophon) [Bâle, Johann Oporinus, 1555].
In-8 (158 x 102 mm), plein vélin souple de l'époque, 336, (1 bl.) p. (sign. a-x8), lettrines gravées sur bois.
Seconde édition bilingue largement augmentée, reproduisant l’original grec d’après un manuscrit d’origine vénitienne ainsi que sa traduction latine en vers par Sébastien Castellion.
La préface est de Marcantonio Antimaco (Mantoue, 1473-1552), les commentaires de l’humaniste originaire d’Augsbourg, Sixte Birck (1501-1554).
Le traducteur, Sébastien Castellion (1515-1563), humaniste et théologien protestant, apôtre de la tolérance religieuse, s’était illustré par sa courageuse défense de Michel Servet condamné à mort pour hérésie à l'instigation de Calvin.
Recueil de quatorze oracles, d’époques diverses, versifiées en grec, ‘Les Oracles sibyllins’ s’inscrivent dans la tradition des discours apocalyptiques antiromains en milieux juif, gnostique et judéo-chrétien.
On les trouve cités aussi bien chez Flavius Josèphe que chez l’apologiste chrétien Athënagoras ou chez les Pères de l’Église ; plusieurs relatent des événements historiques.
“A gold mine for Classical mythology and early first millennium Jewish, Gnostic and Christian beliefs. Notable are apocalyptic passages scattered throughout which at times seem like a first draft of the Biblical Book of Revelation” (Milton S. Terry & Roy A. Sites, ‘The Sibylline Oracles’, 2014).
Cf. Ferdinand Buisson, ‘Sébastien Castellion’, Paris, 1892, p. 278 sq.
(Adams, S.1059. Caillet, 2063. Graesse, VI, 398. Hoffmann, III, 396).
Quelques trous de vers en marge intérieure. Une auréole claire en marge de qqs feuillets. Gardes renouvelées. Signatures ex-libris anciennes.
Bon exemplaire.

Réf.: 37348 - Eur 800.00
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BEMBO (Pietro). Petri Bembi Epistolarum Leonis decimi pont[ificis] Max. nomine scriptarum libri XVI. Placuit praeterea ejusdem autoris epistolas aliquot sane quam doctas adnectere, videlicet ad Longolium III, ad Budaeum II, ad Erasmum I.
Lugduni apud haeredes Simonis Vincentii [Lyon, les héritiers de Simon Vincent], 1538.
In-8, plein vélin rigide ancien, dos à 4 nerfs titré et daté à la plume, 430 [i.e. 432] p. titre compris [sign. a-z8, A-D8], vignette de titre gravée à la marque de l'éditeur.
Troisième et précoce édition (la première date de 1535) de la correspondance de Giovanni de Médicis, fils de Laurent le Magnifique devenu pape sous le nom de Léon X, rédigée et éditée par Pietro Bembo.
Cette belle et élégante impression de Denis de Harsy pour les héritiers de Simon Vincent est augmentée des lettres à Christophe de Longueil, à Erasme et à Guillaume Budé et comporte une épître dédicatoire de Pietro Bembo à Paul III.
"Le monument du cicéronianisme romain appuyé de tout le prestige attaché depuis le Moyen Âge au style latin de la Secrétairerie aux Brefs" (M. Fumaroli, 'L'âge de l'éloquence', bibliographie critique, n°716).
"Les lettres latines des humanistes restent les monuments les plus intéressants de cette littérature. Au cosmopolitisme des lettrés, se joignait l'universalité du latin pour faire de la république des lettres une seule grande famille (...). Les contemporains admirèrent beaucoup ces lettres de Bembo, roi de la prose latine du XVIe s." (Van Tieghem, 'La littérature latine de la Renaissance', p. 220).
Cette correspondance constitue, par ailleurs, une source de première importance pour l'histoire politique et religieuse de la période: "Ce recueil conserve sa valeur même depuis l'ouverture des Archives vaticanes, où les brefs des papes Médicis sont incomplets..." (H. Hauser, 'Sources de l'Histoire de France', n° 895).
(Baudrier, Suppl., I, p. 16 n°49. Graesse, I, 332-333. Index Aureliensis, n° 116388).
Reliure habilement restaurée. Petite signature ex-libris ancienne sur le titre et annotations anciennes sur la dernière garde blanche.
Très bon exemplaire.

Réf.: 37577 - Eur 800.00
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DOMENICHI (Lodovico). Dialoghi di M. Lodovico Domenichi; cioe, d'Amore, della vera Nobilità, de' Rimedi d'Amore, dell' Imprese, dell' Amor Fraterno, della Corte, della Fortuna, et della Stampa (...).
Vinegia, Appresso Gabriel Giolito de' Ferrari, 1562.
Petit in-8, cartonnage bleu, pièces de titre de veau vert et rouge, tranches rouges (rel. du XVIIIe siècle), (36), 399, (1) p., vignette de titre à la marque de l'imprimeur, grande marque de l'imprimeur à pleine page au verso du dernier feuillet, bandeaux et lettrines, imprimé en caractères italiques.
Edition originale et unique. Humaniste né à Plaisance (Piacenza), "écrivain professionnel", poète, traducteur, éditeur, Lodovico Domenichi (1515-1564) était lié avec Paul Jove, l'Arétin et Doni. Il s'établit à Venise, puis à Florence.
Quelque temps emprisonné par l'Inquisition, il devint historiographe officiel de Cosme Ier de Médicis.
L'auteur, qui sacrifie à la forme des Dialogues, genre très prisé à la Renaissance, livre au croisement de la philosophie, de la rhétorique et de la littérature, une oeuvre remarquable comme témoin de son époque.
Ces dialogues contiennent également d'importants éléments autobiographiques sur la vie de l'auteur ('Della Fortuna').
(Adams, D.779).
Petit cachet ex-libris ancien: "Ioan.dominici de Sinibaldis"
Bon exemplaire.

Réf.: 35045 - Eur 750.00
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FICINO (Marsilio) ou FICIN (Marsile), PLATON (Plato). Theologia Platonica de immortalitate animorum duo de viginti libris, Marsilio Ficino Florentino (...), authore comprehensa; ad vetustissimi codicis exemplar summo studio castigata.
Parisiis, Apud Aegidium Gorbinum [Paris, Gilles Gourbin], 1559.
In-8, plein veau brun de l'époque, dos à 5 nerfs restauré, jeux de filets d'encadrements à froid sur les plats, fleurons dorés aux angles et au centre, tranches rouges, (74), 347 f.
Première édition publiée en France et hors d'Italie, les précédentes étaient toutes de Florence ou Venise.
"Le chef-d'œuvre philosophique de Marsile Ficin". "Dépassant l'humanisme littéraire des générations passées, se défiant du "scientisme" naissant qui n'invoque ni Platon ni Aristote mais Archimède, Marsile Ficin (1433-1499), "ce sage citoyen" florentin, contemporain de Nicolas de Cues, de Machiavel, de Léonard de Vinci, retourne aux "choses antiques" et élabore une sorte de religion naturelle qui ignore l'inquiétude du péché et se tend tout entière vers la recherche d'un salut, d'une sérénité. L'oeuvre montre, comme nulle autre, quel idéal fut celui des hommes de la Renaissance, désireux de créer une religion naturelle qui fondrait en un tout unique la civilisation classique de la charité chrétienne, en vue d'une perfection toute rationnelle et mystique" (Maurice de Gandillac, Belles Lettres - Classiques De L'humanisme, 2007).
Libraire, libraire juré de l'université de Paris, l'éditeur Gilles Gourbin avait d'abord été apprenti puis compagnon de Michel de Vascosan.
Belle marque de l'imprimeur gravée au titre, attribuée à Jean Cousin par A. Firmin-Didot ('Etude sur Jean Cousin', p. 219).
(Adams, F424; BM STC French, 1470-1600, p. 165. Renouard, 375).
Petit ex-libris ancien manuscrit au verso de la garde blanche: "Petri Bayle morasche (?)"
Quelques rousseurs et piqûres éparses. Quelques petits accrocs de papier sans perte de texte. Dos refait dans le style de l'époque sur les plats d'origine au cuir craquelé.

Réf.: 37040 - Eur 750.00
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PONTANO (Giovanni Gioviano), BARONCELLI (Jacopo). Trattato dell'obedienza (...). Tradotto de M. Iacopo Baroncelli (...) con due tavole, l'una de'capitoli principali, l'altra delle cose più notabili.
In Vinegia [i.e. Venezia], Appresso Gabriel Giolito de' Ferrari, 1569.
In-8, plein vélin rigide, dos lisse, pièce de titre de maroquin bordeaux, tranches jaunes (reliure du XVIIe), (20), 242, (2) p., titre orné de vignettes sur bois, grande et belle marque d'éditeur gravée sur bois en colophon, nombreuses lettrines historiées en tête de chaque chapitre.
Edition originale sous page de titre de remise en vente à la date de 1569 (1568), traduction du latin en italien par Jacopo Baroncelli, du ‘Traité de l’obéissance’, l’un des œuvres politiques maîtresses de Giovanni Pontano (1429-1503).
Natif de Cerreto di Spoleto en Ombrie, Pontano entra au service de la dynastie d’Aragon à Naples. Devenu directeur de l’Académie de Naples qui porte son nom ("Pontaniana"), il est, "par la plume et par l’épée", l’un des principaux représentants de l’humanisme de l’Italie méridionale de la période.
"Travail sur les vertus politiques, en particulier sur l’obéissance, d’un grand intérêt historique (…). Cette vertu fondamentale sert de ciment dans un état de société certes naturel, mais bien fragile (…). L’obéissance, vertu suprême, n’est nullement contradictoire avec l’aspiration à la liberté - pour Pontano, obéir, c’est être libre. Logiquement, ce fauteur de l’obéissance se montre partisan convaincu du gouvernement monarchique. Il parle visiblement d’un point de vue napolitain, et s’inscrit en polémique contre Florence. Selon lui, un mauvais roi vaut toujours mieux qu’un mauvais gouvernement de plusieurs. Sur ces points, [on] compare et confronte souvent ce penseur de ce ‘principat nouveau’ qu’est le Royaume à Machiavel" (Cf. Pierre Savy, Revue historique 2005/4 (n° 636), p. 871-931).
Seulement 3 exemplaires de cette édition sont recensés dans le monde.
Petits accrocs de papier en marge des premiers feuillets. Quelques rousseurs éparses.
Très bon exemplaire, bien relié.

Réf.: 37578 - Eur 750.00
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NIFO (Agostino). Augustini Niphi Medicis Libri duo, De pulchro, primus. De amore, secundus.
Lugduni, Godefridum & Marcellum Beringos [Lyon, Godefroy et Marcellin Beringen], 1549.
In-8, plein vélin souple de l'époque, 277, (3) p., tranches ciselées.
Deuxième édition de ce rare traité sur la beauté et sur l’amour, composé par l’humaniste, philosophe et universitaire italien Agostino Nifo (1473-1539 ?).
"Après la réhabilitation des sens, Nifo confère au plaisir corporel, procuré par la beauté, une valeur inédite: non seulement le plaisir est légitime en lui-même mais il totalise l’ensemble des jouissances humainement possibles. Par-là, l’auteur libère l’amour humain, cupido, de l’accusation de bestialité sous-tendue par la hiérarchie ficinienne des trois amours (…). Le ‘De Pulchro et amore’ donne une expression philosophique aux aspirations sensuelles des traités du XVIe siècle" (Constance Malard).
D’abord défenseur d’un averroïsme sans concession, Nifo élabora une synthèse originale entre un aristotélisme éclectique et un néo-platonisme qu’il poussa dans ses derniers retranchements. Sa polémique avec Pomponazzi sur l’immortalité de l’âme le rendit célèbre.
L’ouvrage est dédié à Jeanne d’Aragon.
Cf. l’édition critique donnée par Laurence Boulègue, éd. des Belles Lettres, 2011.
(Adams, N-288. Baudrier, ‘Bibliographie lyonnaise’, III, 48).
Provenance : La bibliothèque lyonnaise de Justin Godart (1871-1956), homme politique et philanthrope, avec son ex-libris gravé. Signature autographe ancienne sur la tranche supérieure: "Capuccini".
Quelques auréoles et pliures à quelques feuillets. Biffure ancienne à la page de titre avec une petite perforation due à la plume. Manques de vélin au dos, les nerfs sont apparents.

Réf.: 36900 - Eur 700.00
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FOGLIETTA (Uberto). Della Republica di Genova. Libri II.
Roma, Per Antonio Blado Impressore Camerale, 1559.
In-8, plein vélin moderne rigide, dos lisse titré à la plume, 76 feuillets [A-I8, K4], errata au verso du dernier feuillet.
Prima edizione. Scritta in forma di dialogo, l'opera denunciò gli abusi della vecchia nobiltà di Genova. L'opera ebbe larga risonanza, ma per essa l'autore fu processato in Genova dal vicario arcivescovile e posto al bando della repubblica.
"Il solo testo del dibattito politico genovese del Cinque-Seicento a conoscere la via della stampa, associava i temi dell'indipendenza e del riarmo navale della Repubblica, immaginava per Genova una prospettiva di lucroso mercenario marinaro, era animato da una visione antinobiliare della storia genovese, proponeva una riforma censitaria del sistema politico" (Bitossi, D.B.I., Vol. 48, 1997).
“Genova, was the subject of a work by one of its citizen, Uberto Foglietta. His ‘Della republica di Genova’ (the only vernacular work by this defender of the superiority of Latin) is a dialogue, influenced by Machiavelli's ideas on ancient Rome, in which a Genoese citizen tells another who is living in Antwerp of the conflicts between the nobles and the “popolari” which are destroying the city and threatening its freedom. The nobles emerge as the less deserving class, and the publication of these views (Rome, 1559) led to Foglietta's exile. In 1576, however, he was allowed to return to his city and liter became its historian" (‘The Cambridge History of Italian Literature’, 2001, p. 201)
Storico, Uberto Foglietta (ca. 1518-1581) nato a Genova da famiglia cospicua, che fu ascritta alla nobiltà nel 1528. Fu al servizio di Emanuele Filiberto di Savoia nel 1564, quindi nel 1568 del cardinale Ippolito d'Este e del cardinale Luigi d'Este. Nel 1576, revocato il bando, fu eletto storiografo della Repubblica.
(Adams, F-670. BM STC Italian, 1465-1600, p. 271. Graesse, ‘Livres rares et précieux’, II, 609. Rossi, n°761: "rarissimo").
Marge extérieure du titre restaurée sans perte de texte. Court de marge supérieure.
Très bon exemplaire, bien conservé.

Réf.: 37033 - Eur 700.00
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RAMUS (Pierre La Ramée, dit). Brutinæ Quaestiones, in Oratorem Ciceronis, ad Henricum Valesium Franciæ Regem.
Parisiis Matthei Davidis [Paris, Mathieu David], 1552.
Petit in-8, plein cartonnage vélin à la Bradel, titre doré en long, daté en pied (reliure moderne Goy), 126 p., (1) f. blanc.
Troisième édition dédiée à Henri II (la première date de 1547) de cet ouvrage controversé, analyse critique de "l'Orateur" de Cicéron considéré comme le chef-d'œuvre des traités de rhétorique.
Dans cette critique paradoxale, Pierre de La Ramée qui était pourtant l'un des plus fervents admirateurs de Cicéron, réclame pour la rhétorique comme pour les autres arts une forme plus humaine et plus méthodique. L'ouvrage suscita une tempête et réveilla la haine tenace et durable des ennemis de Ramus: Jacques Charpentier en particulier, peut-être l'un des responsables de son assassinat lors de la Saint-Barthélemy.
Caractères italiques, lettrine et belle marque de l'imprimeur gravée au titre.
(W. J. Ong, 'Ramus and Talon Inventory', n° 57).
Mouillure claire en coin.
Très bon exemplaire, frais, grand de marges, bien relié.

Réf.: 37246 - Eur 700.00
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