English version
Accueil
Menu Accueil Catalogues précédents Derniéres acquisitions Contact Mon compte Accueil Catalogues précédents Derniéres acquisitions Contact Mon compte
Recherche par



Recherche par sujet
Catalogues
Dernier catalogue

Dernier catalogue
Catalogues précédents
Demande de catalogues
Conditions de vente
Liens



SLAM

Librairie Hatchuel, membre de la lila

Paiement sécurisé


Hébergé par
Ovh
Les thèmes
Humanisme & Renaissance
Philosophie
Philosophie politique
Economie politique
Histoire des femmes
Musique
Théatre
Histoire sociale
Curiosa
Histoire des sciences
Tous les thèmes



Afficher les livres par : prix décroissants | prix croissants | de A à Z | de Z à A

53 fiche(s) - Page 1


ALEMBERT (Jean Le Rond d'). Oeuvres philosophiques, historiques et littéraires (...).
Paris, Jean-François Bastien, An XIII (1805).
18 volumes in-8, plein veau raciné de l'époque, dos lisses ornés d'un décor consulat de compartiments entièrement garnis d'une résille et palettes dorées, pièces de titre et de tomaison de maroquin bordeaux et bleu, roulette d'encadrement sur les plats, filets dorés sur les coupes, portrait gravé de l'auteur en frontispice et une planche dépliante.
Première édition collective complète des œuvres de d’Alembert, qui demeurent une source importante pour les toutes les éditions postérieures.
"[Ces œuvres de d’Alembert] que le libraire-imprimeur Jean-François Bastien fit paraître à Paris en 18 volumes, tous datés de 1805, se voulaient une édition soignée : une partie du tirage s’est faite sur papier vélin ; un portrait gravé de D’Alembert est placé en frontispice du tome I ; en tête de l’ouvrage figurent les notices autobiographiques de l’auteur et divers textes biographiques, signés de La Harpe, de Marmontel et de Condorcet. Le titre rappelle celui des 'Mélanges' publiés par D’Alembert de son vivant, mais la distribution des matières a été réorganisée et Bastien n’a pas manqué d’incorporer à cette première édition complète (ainsi qu’il la qualifie lui-même dans sa dédicace) les textes publiés en dehors des Mélanges avant et après la mort de l’auteur" (Irène Passeron, 'Les œuvres complètes de d’Alembert', Introduction, p. xxxiv-xxxvii).
Bien complet de la planche dépliante "Système figuré des connoissances humaine" avec son explication.
(Brunet, II, 471. France littéraire, I, 27. Cioranescu, 7499).
Accidents aux reliures et accrocs, sinon exemplaire solide, intérieur frais.

Réf.: 22915 - Eur 1800.00
Ajouter au panierMettre dans le panier



BERLIOZ (Hector). Voyage musical en Allemagne et en Italie. Études sur Beethoven, Gluck et Weber. Mélanges et nouvelles.
Paris, Jules Labitte, 1844.
2 volumes in-8 (222 x 146 mm), demi veau blond à coins orné d'un décor romantique de 4 faux-nerfs plats guillochés or, fer romantique doré au centre, filets et palettes en tête et queue, auteur et titre dorés, têtes dorées, couvertures et dos conservés (rel. moderne), (4), 422 p. et (4), 370 p.
Edition originale de la première publication littéraire d'Hector Berlioz.
Constituée de lettres à ses amis et d'essais, elle contient de précieuses informations sur la vie culturelle et musicale européenne de son temps. Si ce livre ne connaîtra aucune réédition, Berlioz a néanmoins redistribué le contenu dans 'Les Soirées de l’orchestre' (1852), 'À travers chants' (1862) et dans ses Mémoires (1870).
Le "Voyage en Allemagne" (premier volume) contient, en plus des lettres, une "Étude analytique des (neuf) symphonies de Beethoven", qui fera date.
"Les 'Lettres écrites d’Italie' [deuxième volume] comptent parmi les plus belles de la correspondance de Berlioz. Il donne ses impressions sur le vif (…). Il y jouit d’une liberté totale et en profite pour errer à l’aventure dans la campagne italienne où il recueille quantité d’impressions qui marqueront son œuvre de manière ineffaçable (…). Une étape essentielle dans le développement artistique du compositeur" ("Berlioz en Italie", en ligne).
(Vicaire, I, 426)
Un portrait frontispice propre à quelques exemplaires ne figure pas ici.
Petite restauration à un coin d'une couverture (t.II). Quelques rares rousseurs éparses sans gravité.
Très bon exemplaire, frais, bien relié dans le goût de l'époque, avec ses couvertures conservée, grand de marges, non rogné, témoins conservés.

Réf.: 37326 - Eur 1500.00
Ajouter au panierMettre dans le panier



RAMEAU (Jean-Philippe). Code de musique pratique, ou méthodes pour apprendre la musique, même à des aveugles, pour former la voix et l'oreille, pour la position de la main avec une méchanique des doigts sur le clavecin & l'orgue, pour l'accompagnement sur tous les instruments qui en sont susceptibles, & pour le prélude : avec de nouvelles réflexions sur le principe sonore.
A Paris, 1760.
Grand in-4 (213 x 278 mm), demi-vélin vert (rel. de l'époque), (2), xx, 237, 14, (2) p.bl. et 33 p. de musique notée, frontispice gravé par Fessard d'après Poussin.
Edition originale du dernier grand traité de Rameau, l'énoncé définitif de la théorie musicale du compositeur, conclusion d'une vie entière de recherches spéculatives et de pratique.
Premier théoricien de l'harmonie classique, Rameau regretta à la fin de sa vie d'avoir tant composé au détriment de son oeuvre théorique, dont le rayonnement fut pourtant décisif et qui fait toujours figure de référence.
Dans cet ouvrage non polémique, l'auteur a 77 ans lorsqu'il le compose, Rameau approfondit son dogme de l’harmonie comme source de la substance musicale, s'adresse au chanteur comme aux instrumentistes pour leur transmettre les plus importants prolongements pédagogiques de son oeuvre.
"C’est à l’âme que la musique doit parler: le moyen en est dans tous les tons. (…). L'expression de la pensée, du sentiment, des passions doit être le vrai but de la musique. On n'a guère encore songé qu'à s’amuser de cet art, l'oreille s'y contente de quelques fleurs semées par-ci, par-là, de la variété des mouvements, de l'action du chanteur" (p. 169).
L'ouvrage accentuera encore la querelle entre partisans du chant italien et adeptes du style français dont Rameau était l'incarnation.
33 feuillets, entièrement gravés, d'exemples de musique notée en fin de volume.
(Cortot p. 163 Fétis, 'Catalogue de la bibliothèque', n°5385. Gregory, p. 223. RISM B/VI/2 p.682).
La page de titre est montée sur onglet. Piqûres et rousseurs éparses. Quelques traces d'humidité.
Exemplaire entièrement non rogné, imprimé sur papier fort à toutes marges.

Réf.: 37712 - Eur 1200.00
Ajouter au panierMettre dans le panier



RAMEAU (Jean-Philippe). Observations sur notre instinct pour la musique, et sur son principe; Où les moyen de reconnaître l'un par l'autre, conduisent à pouvoir se rendre raison avec certitude des différens effets de cet Art.
Paris, Prault fils, Lambert, Duchesne, 1754.
In-8, broché, couverture de papier marbré (reliure de l'époque), xvj, 125, (1) p. d'approbation, 7 planches dépliantes.
Edition originale illustrée de sept planches dépliantes de musique notée. Dans cet important traité de théorie musicale, Rameau réplique à J.-J Rousseau et sa 'Lettre sur la musique française'.
"Rameau prend la défense de l’harmonie. Tandis que Rousseau n’avait voulu trouver de caractère musical que dans la mélodie, Rameau démontre victorieusement que l’harmonie n’est pas moins nécessaire à l’expression pathétique ; que toutes deux sont également naturelles, et qu’elles constituent, dans la musique, ces proportions dont le sentiment instinctif nous fait goûter l’oeuvre d’art. C’est l’application judicieuse des théories de Leibniz ; Diderot pouvait s’y rallier en tout honneur" (R. de Récy, 'Rameau et les Encyclopédistes', "Revue des Deux Mondes", T.76, 1886 (p. 138-164).
Au cours de sa démonstration, Rameau, qui déclare vouloir rendre à Lully "la justice qui lui est duë", livre une analyse de son oeuvre, en particulier du monologue d’Armide.
D’Alembert critiquera à son tour ces 'Observations' de Rameau dans les pages mêmes de 'l’Encyclopédie'.
(Cortot, p.163. Fétis, 5799. Gregory, p. 224. Girdlestone, 'Rameau', Bibliographie, n°17. RISM B.VI, p. 684).
Cachet ex-libris de l'époque sur le titre: "Mr de Tourney".
Très bon exemplaire broché, à toutes marges, imprimé sur grand papier vergé de Hollande fort, tel que paru.

Réf.: 37711 - Eur 1000.00
Ajouter au panierMettre dans le panier



FUX (Johann Joseph). Salita al Parnasso, o sia guida alla regolare composizione della musica. Con nuovo, e certo Metodo non per anche in ordine sì esatto data alla luce (...). Fedelmente trasportata dal Latino nell'idioma Italiano dal Sacerdote Alessandro Manfredi cittadino reggiano, e professore di musica.
In Carpi, Nella Stamperia del Pubblico per il Carmignani, 1761.
In-folio, demi-basane mouchetée de l'époque, dos lisse orné de roulettes dorées, pièce de titre de maroquin rouge, titre en rouge et noir, (1) f. de titre, (8), 240 (numéroté 140) p., planche gravée en frontispice (sign. Manfredi), nombreux exemples et partitions gravés in et hors texte.
Première édition italienne, et unique ancienne, du "plus remarquable traité de contrepoint jamais écrit" (Marc Vignal).
Composé et édité d’abord en latin sous le titre de ‘Gradus at Parnassum’, l’ouvrage fut d’abord traduit en allemand, puis dans cette traduction italienne, "qui reste l’une des meilleures et demeure une référence". Elle sera suivie de la traduction anglaise et française (cette dernière de loin la plus mauvaise) (cf. ‘Gradus ad parnassum’. Introduction, traduction et notes de J.-Ph. Navarre, Éd. Mardaga, 2000).
"Diffusé dans toute l’Europe, ce remarquable traité demeure encore aujourd’hui un ouvrage de référence pour l’étude du contrepoint et de la composition (…). Contrairement à ses devanciers qui en faisaient une discipline scolaire, Fux se comporte en théoricien libéral dont l’objectif est de préparer à la composition d’œuvres personnelles. Il a jugé essentiel d’associer étroitement la perspective historique à la méthode didactique, et marque ainsi le point de départ de l’enseignement moderne" (CNRS éditions, 1998).
Joseph Haydn y apprit presque seul, en autodidacte, avant de mettre lui-même ce traité entre les mains de nombreux élèves, dont Beethoven. Mozart en possédait un exemplaire annoté.
Théoricien et compositeur autrichien, représentant du baroque, Johann Joseph Fux (1660-1741) laissa plus de quatre cents œuvres qui font de lui un des fondateurs de la musique autrichienne et un ancêtre du classicisme viennois.
L’ouvrage est illustré de très nombreux exemples musicaux, partitions, portées, schéma et figures dans le texte et 35 à pleine page. Il comporte, parmi les pièces préliminaires, une lettre de Niccolo Piccinni au traducteur.
(Bartlett, p.39. Fétis, 6710. Hirsch, I.187. RISM B/VI/1, p.340-341).
Manque de cuir au dos, dos et plats frottés. Restauration de papier au frontispice sans atteinte à la planche. Rousseurs et auréoles éparses.

Réf.: 37064 - Eur 900.00
Ajouter au panierMettre dans le panier



[LAMBERG (Maximilian Joseph von)]. Mémorial d'un Mondain. Nouvelle édition Revue, corrigée & augmentée.
Londres [i.e. Paris], 1776.
2 tomes reliés en un volume in-8, plein veau moucheté de l'époque, dos lisse orné de cloisons fleuronnées, pièce de titre de maroquin rouge, coupes et coiffes filetées, tranches rouges, xxxij, 206 p., frontispice et une planche de musique et (4), 227 p, 3 planches gravées hors-texte.
Nouvelle édition, considérablement augmentée, de cet ouvrage composé en français (la première édition de 1774 était une brochure de 142 pages).
L'auteur, le comte Maximilian Joseph von Lamberg (1729-1792) avait été chambellan de Frédéric le Grand. Homme des Lumières d'origine autrichienne, doté d'une culture encyclopédique, philosophique comme mathématique, il était en relation avec les grands esprits européens de son temps, David Hume, d'Alembert, Voltaire, Haller, Casanova, Algarotti…
En 1769, il quitta son poste pour effectuer un grand périple de trois ans en Corse, en Italie et à Tunis, voyage qu'il relate dans cet ouvrage.
Une importante partie du premier volume est consacré à la Corse:
"Récit de voyage peu de temps après l'annexion de l'île. Il raconte son voyage en bateau de Livourne à Bastia puis son séjour chez le comte de Marbeuf. Il fait un rappel de l'annexion et s'attarde sur le personnage de Pascal Paoli et son frère Clément. Il établit un tableau de la Corse et de ses habitants en 1774, évoque les richesses de l'île et les traits de caractère de sa population: la sobriété, le goût de la vengeance, les superstitions..." (Universita di Corsica, CNRS en ligne).
Le second volume contient des mémoires sur des sujets scientifiques et économiques mais aussi d'ésotérisme, ainsi qu'une correspondance.
(Starace, 4328).
Traces de restaurations à la reliure. Petit accroc de papier à la dernière page.
Très bon exemplaire, très frais, relié à époque, grand de marges.

Réf.: 37241 - Eur 850.00
Ajouter au panierMettre dans le panier



BENSERADE (Isaac de). Les Oeuvres de Monsieur de Bensserade [sic].
Paris, Charles de Sercy, 1697.
2 volumes in-8, plein veau moucheté de l'époque, dos à 5 nerfs ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin bordeaux, triple filet d’encadrement sur les plats, roulette dorée sur les coupes, tranches rouges, (2) f., (54), 424, (4) p. et (2) f., (8), 428 p., 2 titres-frontispices gravés sur cuivre.
Première édition collective publiée six ans après la mort de l’auteur par Paul Tallemant, ornée de deux titres-frontispices gravés sur cuivre par Le Doyen.
Le premier volume renferme les Sonnets, dont les "Métamorphoses" d’Ovide en Rondeaux, et les Madrigaux. Le second tome "Les vers des balets dansez par Sa Majesté" [sic] ainsi que "Discours sommaire de monsieur L. T. [i.e. Paul Tallemant] touchant la vie de Monsieur de Benserade".
Le privilège présente cette particularité qu’on y trouve, sur 4 pages, un éloge enflammé de Louis XIV envers le poète, témoin de la brillante jeunesse et des premières amours du Roi Soleil.
Protégé de Richelieu, du duc de Brezé, puis de Mazarin, Benserade fut pensionné par la reine, fréquenta l’hôtel de Rambouillet et déclencha la fameuse querelle des Jobelins et des Uranistes, à l’origine de la querelle des Anciens et des Modernes.
Membre de l’Académie française, il est l’un des représentants les plus emblématiques de la préciosité au XVIIe siècle.
(Tchemerzine-Scheler, I, 622-623).
Petit défaut à un mors.
Très bon exemplaire, dans sa première reliure.

Réf.: 37352 - Eur 850.00
Ajouter au panierMettre dans le panier



GLUCK (Christoph Willibald), LEBLAND DU ROULLET (F.L.G.). Iphigénie en Aulide. Tragédie en trois actes dédiés au Roy par M. le chevalier Gluck, Représentée pour la première fois par l'Académie royale de Musique le Mardi 19 Avril 1774.

Paris, chez M. Le Marchand, rue Fromenteau, Et à l'Opéra, [1774].

In-folio (330 x 255 mm), plein vélin teinté vert de l'époque, dos lisse, (1) f. de titre, (1) f. de dédicace, 298 p., (1) f. de catalogue des ouvrages de musique de l'éditeur.
Edition originale, entièrement gravée. C'est par l'intermédiaire du marquis Lebland du Roullet, attaché de l'ambassade de France à Vienne et auteur du livret, que Gluck entreprit de composer cet opéra en français adapté de Jean Racine. Grâce au soutien de Marie-Antoinette, Gluck vient à Paris en octobre 1773 et l'opéra connut, en dépit des critiques et des intrigues, un immense succès qui lui permit de se maintenir au répertoire jusqu'en 1824. Richard Wagner devait en réaliser une version en 1847.
(Fétis, 2682. Grove IV, 528. Hopkinson, 'Bibliography of the Works of Gluck', 40 A(a). RISM, A/I, G 2747).
Quelques rousseurs et petites taches d’encre.
Bon exemplaire, bien relié en vélin teinté vert de l'époque.

Réf.: 35809 - Eur 750.00
Ajouter au panierMettre dans le panier



ROUSSEAU (Jean-Jacques), NOLIVOS DE SAINT-CYR (Paul-Antoine-Nicolas). 1- ROUSSEAU (Jean-Jacques)]. A Mr. D'Alembert (...) sur son Article Genève dans le VIIme volume de l'Encyclopédie, et particulièrement sur le projet d'établir un théâtre de comédie en cette ville. Amsterdam, Marc-Michel Rey, 1758. xviii, 264 p., (8) p. d’avis de l'imprimeur, errata, avis pour le relieur, catalogue, titre noir et rouge.
2- [NOLIVOS DE SAINT-CYR (Paul-Antoine-Nicolas)]. P.-A. Laval, comédien, à M. J.-J. Rousseau, citoyen de Genève. Sur les raisons qu'il expose pour réfuter M. d'Alembert, qui dans le VIIe volume de l'Encyclopédie, Article Genève, prouve que l'établissement d'une Comédie dans cette Ville y ferait réunir la sagesse de Lacédémone à la politesse d'Athènes. La. Haye, 1758. (1) f., viii, 189, (1) p. d'errata.

2 ouvrages reliés en un volume in-8, plein veau de l'époque, dos à 5 nerfs fleuronné et cloisonné, tranches rouges.
1- Edition originale. La réponse de Rousseau à l'article "Genève" qui venait de paraître dans l'Encyclopédie, dans lequel D'Alembert suggérait des réformes pour la ville de Genève: projet pour une "cité philosophe" de liberté politique et culturelle, notamment par la levée de l'interdiction d'un théâtre permanent.
Rousseau résume dans sa critique tout ce qu'il dénonçait déjà comme une illusion: "le théâtre comme école de l'hypocrisie, le bel esprit, la civilité telle qu'on la conçoit à Paris sont inconciliables avec les mœurs de véritables citoyens.
Ses thèses sur les spectacles ne sont qu'un aspect de sa réflexion sur la modernité: à quelles conditions la république est-elle possible ? Comment lier adéquatement morale, esthétique et politique" (B. Bachefen, ENS éditions).
(Gagnebin, V, 1812. Tchemerzine-Scheler, V, 535).
2- Edition originale et unique de cet ouvrage composé par Paul-Antoine Nolivos de Saint-Cyr, qui rencontra Rousseau à Venise. Membre de la "coterie holbachique", l'auteur était un proche de madame d'Holbach. Devenu "Laval", comédien aux portes de Genève, il mène ici une polémique ardente pour "venger" d'Alembert et Voltaire de la 'Lettre sur les spectacles' de Rousseau.
"Apologie de la comédie et des comédiens en réponse à Rousseau. C'est sans contredit le meilleur de tous les ouvrages qui parurent en réplique à cette lettre" (Quérard, 'Supercheries littéraires', 1847, II, n°3889).
(Conlon, 'Ouvrages relatifs à J.-J. Rousseau', n°87. Soleinne, 'Bibliothèque dramatique', V, I, n°674).
Quelques épidermures. Coiffes restaurées. Mors frottés et fendillés. Intérieur frais.

Réf.: 36632 - Eur 650.00
Ajouter au panierMettre dans le panier



ALEMBERT (Jean Le Rond d'), ROUSSIER (Pierre Joseph). 1- ALEMBERT (Jean Le Rond d'). Elémens de Musique théorique et pratique, suivant les principes de M. Rameau (...). Nouvelle édition, revue, corrigée & considérablement augmentée. Lyon, Jean-Marie Bruyset, 1772. (2) f., xxxvj, 236, (3) p., 10 planches dépliantes en fin dont 9 de musique notée.
2- ROUSSIER (Pierre Joseph). Traité des accords, et de leur succession, selon le système de la basse-fondamentale ; Pour servir de Principes d'Harmonie à ceux qui étudient la Composition ou l'Accompagnement du Clavecin. Paris, chez M. Bailleux, Marchand de Musique ordinaire du Roi, 1764. xxxij, (4), 192 p., 3 planches de musique gravées dont une dépliante, et un tableau dépliant.

2 ouvrages reliés en un volume in-8, demi-basane vert bronze, dos lisse orné de filets et palettes dorés (rel. ca 1850), auréoles et rousseurs.
1- Edition augmentée de l'important "Discours préliminaire", bien complète des 10 planches hors-texte de musique. Sur cet ouvrage et la rupture introduite par le 'Discours préliminaire' cf. F. Escal, 'D'Alembert et la théorie harmonique de Rameau', revue Dix-huitième siècle, n°16 - "D’Alembert", p. 151 sq. (Gregory, p. 11. Cette édition manque à Cortot et à Fétis).
2- Deuxième édition, à la date de l'originale, avec les fautes corrigées. "Le traité de l’abbé Roussier décrit la formation des accords, donc de l’harmonie, qu’il convient de maîtriser parfaitement pour jouer une partie de basse continue" (Expo. virtuelle, Bibliothèque de Toulouse). "As a proponent of Rameau's theorie, his goal was to reduce fundamental bass rules to a rigorous system that avoided speculative propositions. This 'Traité des accords' is a compendium of chords and laws: thoroughbass chords are methodically described, related to three basic fundamental chords, and then labelled by a letter-plus-number notational system that indicates a chord's root and hierarchy in the scale. Roussier diverged from Rameau on the issue of double emploi" (Grove Music Online). (Cortot, p. 173. Gregory, p. 238. Cette édition manque à Fétis).

Réf.: 34144 - Eur 600.00
Ajouter au panierMettre dans le panier



GLUCK (Christoph Willibald), QUINAULT (Philippe), TASSO (Torquato) dit LE TASSE. Armide drame héroïque Mis en Musique par M. le Ch. Gluck. Représenté pour la première Fois par l'Académie Royale de Musique le 23 Septembre 1777.
Paris, Deslauriers, [1777].
In-folio (323 x 250 mm), plein vélin teinté vert de l'époque, dos lisse, (1) f. de titre, (1) f. "catalogue de musique Deslauriers", 279 p., entièrement gravé.
Edition originale partagée avec le "Bureau du Journal de Musique" de cet opéra que Gluck considérait lui-même comme son chef-d'œuvre et qu'il composa sur un livret de Philippe Quinault, d'après "Gerusalemme liberata" du Tasse, livret déjà mis en musique par Lully en 1685.
Représenté pour la première fois le 23 septembre 1777 à l'Académie Royale de Musique, il s'agit du quatrième opéra de la "période parisienne" de Gluck.
C'est à l'occasion de la représentation de cet opéra que la querelle entre gluckistes et piccinnistes éclata.
(Fétis, 2683. Hopkinson, ‘Bibliography of the Works of Gluck’, 45A. RISM A/I/3 G2679).
Provenance : Jean-Frédéric-Auguste Lemiere de Corvey (1771-1832), avec petite signature à la plume "J.F.A. Le Miere, rue Grammont n°13". Compositeur et professeur de musique, également officier dans les campagnes napoléoniennes et spécialiste de tactique militaire, il est l'auteur de nombreux opéras comiques (cf. Grove online, art. "Lemiere" et Fétis, 'Biographie des musiciens', V, 265).
Grande étiquette de veau brun de l’époque sur le plat supérieur: "Romagnat". Petite étiquette ancienne imprimée de librairie "Leduc... magasin de musique ancienne & moderne...".
Accrocs de vélin au dos avec manques.
Bon exemplaire, frais, entièrement gravé sur cuivre, imprimé sur papier fort.

Réf.: 34397 - Eur 600.00
Ajouter au panierMettre dans le panier



[CHABANON (Michel-Paul-Guy de)]. Observations sur la Musique, et principalement sur la Métaphysique de l’Art.
Paris, Pissot, 1779.
In-8, demi-basane fauve de l'époque, dos lisse orné de roulettes dorées, titre doré, tranches citron, (2) f., xx, 215 p., (1) p. d' "Extrait des Registres".
Édition originale. "Familier de Voltaire et admirateur de Rameau, Chabanon a joué un rôle essentiel dans l'évolution de l'esthétique de la musique grâce [à ces] 'Observations sur la musique'. Il met sérieusement en doute les idées courantes concernant l'imitation de la nature comme le bien-fondé de l'art musical, affirme l'universalité de la musique, 'langage naturel à l'homme… partout intelligible' (…) et énonce cette vérité essentielle qui semble préfigurer l'axiome de Stravinsky: 'les sons ne sont pas l'expression de la chose mais la chose elle-même'. Ainsi, après un siècle de controverses, la musique était considérée non plus dans ses effets mais dans sa substance. La vieille théorie de l'imitation se trouvait complètement transformée et la musique instrumentale obtenait du même coup un statut qui en France lui était jusqu'alors refusé" (François Lesure in 'En Français dans le texte', n° 170).
(Bibliothèque Cortot, p. 48. Fétis, 6897. Gregory, p. 57. Cf. New Grove).
Coiffe supérieure légèrement frottée.
Très bon exemplaire, très frais.

Réf.: 30000 - Eur 500.00
Ajouter au panierMettre dans le panier



LOUVAIN - LE GARDE-CIVIQUE, JOURNAL HEBDOMADAIRE - 1848. Le Garde-Civique, Journal Hebdomadaire. [Ensemble complet : n°1 du 27 juin 1848 au n°13 du 19 sept 1848].
Louvain, J. Jorand-Dusart, juin-sept. 1848.
13 livraisons de 4 p. chacune, réunies en un volume in-4, plein cartonnage de l’époque, 52 p. (pagination continue), texte sur 2 colonnes, 13 caricatures lithographiées à pleine page.
Journal créé au moment de l'organisation de la Garde Civique dans la ville de Louvain, avec l'ambition d'agir sur les premières élections.
"Nous recherchons, quels sont, dans notre cité, les hommes les plus dignes de marcher à la tête de notre garde bourgeoise…".
Compte-rendu des événements, commentaires, les élections et les résultats avec la composition exhaustive de la Garde Civique, dispositions législatives, courrier des lecteurs et annonces… Une caricature accompagne chaque livraison.
"Publication très curieuse et très recherchée" (cf. Alfred Berrewaerts, 'Recherches sur la presse périodique louvaniste', L. Braeckmans, 1904, p. 44-45).
Contient, relié en tête, la partition avec paroles et musique sous couverture illustrée d’une "Marche dédiée à la Garde-Civique Belge" par Emile Colbeau et Auguste Tennstedt, entièrement lithographiée par P. Barella à Louvain, 1848.
Cartonnage lég. frotté avec quelques manques, qqs petits accrocs de papier sans manque.
Bon exemplaire.

Réf.: 33842 - Eur 500.00
Ajouter au panierMettre dans le panier



GLUCK (Christoph Willibald), GUILLARD (Nicolas François). Iphigénie en Tauride. Tragédie en quatre actes par M. Guillard. Mise en musique par Gluck. Représentée pour la première fois par l'Académie Nationale de Musique le Mardi 18 May 1779.
Paris, Deslauriers, s.d. [1779].
In-folio (326 x 256 mm), plein vélin teinté vert de l'époque, dos lisse, pièce de titre de maroquin bordeaux, (1) f. de titre, (1) f. de 'catalogue de musique Deslauriers', 211 p. entièrement gravées.
Edition originale partagée avec le "Bureau du Journal de Musique" de cet opéra en quatre actes que Gluck composa sur un livret de Nicolas-François Guillard, représenté pour la première fois à l'Académie Royale de Musique le 18 mai 1779.
Les répétitions de l'opéra de Gluck furent suivies avec passion. Le jour de la première, le 18 mai 1779, Marie-Antoinette vint en personne à l'Opéra où elle fut reçue selon le cérémonial ancien, précédée jusqu'à sa loge par les directeurs de l'Opéra porteurs de flambeaux.
Le livret de Guillard est inspiré de "L’Iphigénie en Tauride" de Claude Guimond de La Touche, librement repris d'Euripide.
(Fétis, 2682. Hopkinson, ‘Bibliography of the Works of Gluck’, 46A(a). RISM A/I/3 G2816).
Exemplaire de "prix de chant", offert en 1812, comportant cette mention sur la pièce de titre de maroquin.
Exemplaire bien relié en vélin teinté vert de l'époque, légèrement débroché, quelques rousseurs.

Réf.: 34398 - Eur 500.00
Ajouter au panierMettre dans le panier



MONSIGNY (Pierre Alexandre) & SEDAINE (Michel-Jean) , POINSINET (Antoine Alexandre Henri) & PHILIDOR (François André Danican dit). 1- [SEDAINE (Michel-Jean) et MONSIGNY (Pierre Alexandre)]. Rose et Colas, comédie en un Acte représentée pour la première fois par les Comédiens Italiens Ordinaires du Roy le jeudy 8 mars 1764 (...) [Paroles de Sedaine]. Paris, Claude Herissant, s.d. (1764). (2), 154 p., entièrement gravé.
2- POINSINET (Antoine Alexandre Henri) et PHILIDOR (François André Danican dit). Le Sorcier, comédie lyrique en deux actes par M. Poinsinet (...). Représentée pour la première fois par les Comédiens Italiens Ordinaires du Roy, le Lundy 2 janvier 1764. Et à Versailles devant leurs Majestés le Mercredy 21 mars de la même année (...). Paris, Mr De la Chevardière et aux Adresses Ordinaires de musique, Imprimé par Monthulay, s.d. (1764). (2), 162 p., entièrement gravé.

2 opéras reliés en un volume in-folio, plein vélin vert de l'époque, dos lisse, pièce de titre de veau bordeaux, armes dorées en pied, triples filets dorés d'encadrement sur les plats, tranches rouges, entièrement gravés sur cuivre par Hue.
Recueil de deux opéras représentés en 1764, reliés ensemble à l’époque, paroles et musique.
1- Edition originale. Selon Grimm et Sedaine lui-même, il fallut plusieurs représentations avant que l’œuvre ne rencontre le succès public, succès qui ne se démentit pas, jusqu'à devenir une "référence" pour les opéras-comiques qui suivirent.
"Two young peasants crossed in love. Rather than representing a backward step after the powerful and tormented language of 'Le roi et le fermier', 'Rose et Colas' was an attempt to convey the quintessence of traditional opera comique - and perhaps to outdo Favart on his own ground" (cf. Noiray, in Grove Online). (RISM, AI, P 1894).
2- Edition originale. "Après 'Le Sorcier' (1764) Philidor devint le premier compositeur à être appelé sur la scène de la Comédie-Italienne (…) et sa carrière atteint son apogée" (cf. Julian Rushton, in Grove Online). (RISM, AI, M 3272. Fétis, 2701 à l’adresse Des Lauriers).
Quelques petits accrocs à la reliure, qqs rousseurs.
Bon exemplaire bien relié en vélin vert à l’époque.

Réf.: 35861 - Eur 500.00
Ajouter au panierMettre dans le panier



ROUSSEAU - [DANCOURT (Louis Hurtaut)]. L. H. Dancourt Arlequin de Berlin à Mr. J. J. Rousseau citoyen de Genève.
Berlin, et se trouve à Amsterdam, J. H. Schneider, 1759.
In-8, plein veau porphyre de l'époque, dos à 5 nerfs fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, triple encadrement de filets dorés fleuronnés aux coins sur les plats, coupes filetées, tranches marbrées, roulette intérieure, (6), 224 p.
Edition originale (une contrefaçon parut simultanément).
"Auteur et comédien, Dancourt excellait dans les rôles d'Arlequin. Le meilleur de ses ouvrages (…), apologie de la comédie et des comédiens, en réponse au discours de Rousseau contre les spectacles. Le titre 'd'Arlequin de Berlin' est pris pour parodier celui de 'citoyen de Genève'. Ce livre est le plus estimé sans contredit de ceux qui parurent en réplique à la lettre de Rousseau" (Michaud, 'Biographie universelle', X, 89).
"Réplique mordante à Rousseau ('Lettre à D'Alembert') depuis le point de vue d'un comédien, d'un homme qui a une connaissance approfondie du répertoire, l'expérience de la scène et celle des réactions du public. Il prend le temps de citer point par point Rousseau mais aussi de nombreux textes de théâtre à l'appui de sa démonstration" (Nathalie Ferrand, "Le dernier état de la 'Lettre à D'Alembert sur les spectacles'", Genesis, 34, 2012, p. 135 sq.).
(Conlon, 'Ouvrages français relatifs à Rousseau', n°120).
Bel exemplaire, très bien relié à l'époque.

Réf.: 36516 - Eur 450.00
Ajouter au panierMettre dans le panier



ALEMBERT (Jean Le Rond d'). Mélanges de littérature, d'histoire et de philosophie. Nouvelle édition augmentée de plusieurs Notes sur la Traduction de quelques morceaux de Tacite.
Amsterdam, Zacharie Chatelain, 1767.
5 volumes in-12, plein veau marbré de l'époque, dos à nerfs orné de doubles filets dorés, pièces de titre et de tomaison de veau, tranches citron, planche dépliante au premier tome.
Quatrième édition collective des oeuvres de d'Alembert en partie originale: le tome 5 apparaît ici pour la première fois.
I- Discours préliminaire de l'Encyclopédie. Explication du système des connaissances humaines. Préface du troisième volume de l'Encyclopédie. Essai sur la société des gens de lettres. II- Recueil d'éloges académiques, discours, mémoires et correspondance. III- Essai de traduction de de Tacite avec des observations (texte en français et en latin). IV- Essai sur les éléments de philosophie. Réflexions sur l'usage et l'abus de la philosophie. De l'abus de la critique. De la liberté de la Musique. V- Eclaircissements sur différents endroits des éléments de philosophie. Doute et questions sur le calcul des probabilités. Réflexions philosophiques & mathématiques. Réflexions sur l'inoculation, sur la poésie, sur l'histoire, Apologie des études. De l'Harmonie des langues. Déclaration des Pasteurs de Genève. Etc.
Grand tableau dépliant au tome 1.
('France littéraire', I, 26).
Quelques accrocs aux coins, coiffes et mors.
Bon exemplaire, relié à l'époque.

Réf.: 37743 - Eur 450.00
Ajouter au panierMettre dans le panier


LACASSAGNE (Joseph). Traité général des élémens du chant.
Paris, chez l'auteur, Veuve Duchesne et Versailles, Fournier, 1766.
In-8, plein veau marbré de l'époque, (1) f., (6), 188, (2) p., ouvrage entièrement gravé, pages encadrées d'un large décor rocaille.
Edition originale et unique de cet ouvrage que l’auteur dédie au Dauphin, futur Louis XVI, et dans lequel il propose un système original de simplification de la notation musicale par une seule clé mobile.
Nombreux exemples musicaux notés, partitions et diagrammes.
Théoricien et maître de musique, Joseph Lacassagne (1720-1780) avait étudié à l'école de la cathédrale de Marseille où il enseigna par la suite. Devenu prêtre, il s’installa à Paris, où il eut pour mécènes et protecteur le Dauphin et son épouse, Marie-Antoinette.
Ce "Traité" est sa publication la plus remarquable.
"In it he proposed to simplify the reading of music by using only one clef (a movable G clef) and only three time signatures: 2, for simple duple metre; 3, for simple triple metre; and 2/3 for compound metre with ternary subdivisions" (Oxford Music, Grove Online).
(Cortot, p. 102. Catalogue Fétis, 5854. Gregory, p. 142).
Reliure usée et abîmée. Rousseurs parfois soutenues. L’ouvrage est entièrement gravé.

Réf.: 32930 - Eur 400.00
Ajouter au panierMettre dans le panier



ESTEVE (Pierre). L'Esprit des Beaux-Arts.
Paris, C.J. Baptiste Bauche Fils, 1753.
2 volumes in-8, plein veau porphyre de l'époque, dos lisses ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin bordeaux et havane, (4), 252 p., (3) p. de table et errata et (4), 231 p., (8) de table, errata et privilège, 17 p. de catalogue éditeur, vignettes de titre gravées.
Edition originale de cet important ouvrage sur l'esthétique consacré, pour la moitié, à la musique, mais aussi : "parole", danse, peinture, sculpture, architecture, achevant de donner une perspective encyclopédique du sujet.
Estève adopte un point de vue strictement sensualiste: les mouvements matériels des sensations sont les principes primitifs des sentiments qui se communiquent à l'âme. Dès lors, le seul guide en matière d'appréciation artistique ne peut être fondé que sur les "principes les plus vrais de la sensibilité".
Contre Rameau, il remet en cause l'application du principe de l'imitation en musique et développe une explication physique originale du phénomène des consonances. L'ouvrage est cité comme une source notable de la doctrine de Rousseau en matière de théorie musicale.
"Cet essai occupe une place charnière dans l'évolution de la notion d'imitation des passions et marque le passage à de nouvelles conceptions et à de nouveaux discours sur les arts" (cf. B. Cannone, 'Philosophies de la Musique', Klincksieck, 1990, passim).
François Estève (1720-1790) était médecin et membre de l'Académie des sciences de Montpellier.
(Corot, p. 72. Fétis, III, 160. B.A. Elkner, 'Pensée esthétique en France au XVIIIe', Slatkine, 1971, p. 65-67).
Accrocs aux coiffes avec manques.
Bon exemplaire. Intérieur très frais.

Réf.: 36344 - Eur 400.00
Ajouter au panierMettre dans le panier



LECLERC (Jean-Baptiste). Essai sur la propagation de la musique en France, sa conservation; et ses rapports avec le gouvernement.
Paris, de l'imprimerie de H.J. Jansen, An 6me de la République [1797].
In-8, broché sous couture, couverture d'attente, 72 p., faux-titre et titre compris., exemplaire non rogné.
Nouvelle édition de cet ouvrage, développement d'un projet que l'auteur avait soumis au Comité d'instruction publique, alors qu'il était employé de la Commission exécutive.
Théorisant autour de l'universalité de la musique et de son utilisation pour atteindre les objectifs révolutionnaires de "régénération publique", l'auteur soumet un vaste projet visant à propager la musique et son enseignement, sous forme d'un maillage d'hommes et d'institutions répartis à travers tout le territoire national.
"No author of the revolutionary decade understood this logic better than Jean-Baptiste Leclerc. He shared the view that music possessed the power to make all minds one in the nation - it produced 'simultaneous and unanimous affections among the masses – he wrotes'" (cf. longue analyse in James H. Johnson, 'Listening in Paris. A Cultural History', U. of California Press, 1995, p. 136 et passim).
Né à Angers, Jean-Baptiste Leclerc (1756-1826) fut élu député à l’Assemblée constituante, puis à la Convention. Emprisonné sous la Terreur, il siégea au Conseil des Cinq-Cents. Il a joué un rôle décisif dans la création du Conservatoire National de musique en 1798 et fut l'un des principaux théoriciens des hymnes révolutionnaires.
(Monglond, IV, 719. RISM, B. VI1, p. 490). WorldCat ne recense que 2 exemplaires de cette édition dans le monde (BnF et Nederland Muziek Instituut).
Très bon exemplaire, très frais, entièrement non rogné, tel que paru.

Réf.: 37654 - Eur 400.00
Ajouter au panierMettre dans le panier



IRIARTE (Tomas de), GRAINVILLE (Jean-Baptiste-Christophe) traducteur. La Musique, poème Traduit de l'Espagnol de D. Thomas Yriarté par J.B.C.Grainville, et accompagné de notes par le citoyen Langlé, Membre et Bibliothécaire du Conservatoire de Musique.
Paris, J.J.Fuchs, an VIII (1800).
In-12, demi-veau moucheté de l'époque, dos lisse orné d'une roulette dorée en place des nerfs, pièce de titre de maroquin vert, tranches mouchetées, xxiv, 202 p., (1) p. d'errata.
Première et unique traduction française de ce poème en prose sur la musique et ses usages, composé par le poète, fabuliste, dramaturge et traducteur espagnol Tomás de Iriarte (1750-1791).
La traduction, due à l'avocat et poète normand J.B.C. Grainville, est accompagnée de notes et d'un nouveau poème sur la musique, composé par François Antoine Lefebvre.
L'ouvrage est dédié, par le traducteur, au Conservatoire de Musique de Paris. Il contient la réponse officielle de membres du conservatoire (Méhul, Cherubini, Lesueur, Gossec, Martini, Ernest, Assmann, Xavier Lefevre, Duret), prononcée en séance le 13 nivôse an 7, pour féliciter officiellement Grainville de sa contribution.
(Anglés y Subirá, "Catálogo musical de la BN de Madrid", III, n°288. Fétis, 4476. Cette traduction manque à Cortot).
Bel exemplaire, très frais, très bien relié.

Réf.: 34154 - Eur 350.00
Ajouter au panierMettre dans le panier



JAMARD (Thomas). Recherches sur la Théorie de la Musique, par M. Jamard, Chanoine Regulier de Ste. Geneviève, Prieur de Rocquefort, Membre de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres & Arts de Rouen.
Paris, Jombert, Merigot et Rouen, Et. Vinc. Machuel, 1769.
In-8, broché, dos anciennement renforcé, (2) f., xxvj, 396 p., grand tableau dépliant (2 f. d'index et privilège manquent, auréoles claires aux prem. f.), lettre manuscrite de l'époque interfoliée.
Edition originale. "Jamard developed a system based on the harmonic series of the hunting-horn (…). The 'Théorie' had some followers' (notably Jamard and Abbé Feytou) and won Rousseau's praise" (Grove Music Online).
(Bibliothèque Cortot, p. 97. Fétis, 5812. Gregory, p. 130. G. Kaucher, ‘Les Jombert’, n°441).
Intéressant exemplaire comportant un ex-libris "M. Gressent, conseiller au parlement" [de Rouen], quelques annotations et une lettre manuscrite : "Je venais d'être reçu conseiller au parlement lorsque parut ce livre…". Gressent raconte sa rencontre avec Jamard et relate les difficultés que celui-ci rencontra pour retrouver un exemplaire de son propre livre, après qu'il eut été dépossédé de sa bibliothèque lors de la Révolution.
2 derniers feuillets d'index et privilège manquent. Exemplaire entièrement non rogné.

Réf.: 30490 - Eur 300.00
Ajouter au panierMettre dans le panier


AZBEL (peudo. de Abel-Emile CHIZAT). L'Esthétique nouvelle Althéïque. Le Beau et sa Loi. Loi de l'Action, Loi de l'Harmonie, Loi de l'Intelligence (...). Précédé d'une définition des termes nouveaux ou précisés.
Paris, Hugues Robert et Cie, 1899.
Grand in-8, broché, xii, (2), 329 p., exemplaire non coupé.
Edition originale et unique illustrée de "80 figures d'idées et exemples géométriques et musicaux".
Elève de Massenet et admirateur de Wagner, Émile Chizat (1855-1924) obtint, comme compositeur un grand succès populaire.
Il livre ses théories d'une "esthétique musicale nouvelle" fondée sur une cosmogonie singulière qui le rattache aux "fous littéraires".
"Son approche consiste à une révision du premier type de musique planétaire qui compare les distances des planètes aux intervalles sur une corde hypothétique. Contrairement aux théoriciens grecs et médiévaux, dont le système musical a été limité à deux ou trois octaves, Chizat trouve faut plus de sept octaves pour transcrire les intervalles des planètes de Mercure à Neptune, y compris les astéroïdes Hungaria, Vesta, Cérès, Psyché, et Ismène, et de découvrir qu'ils se mettaient en place en un accord majeur gigantesque" (cf. J. Godwin, ‘L'ésotérisme musical en France’, 1991, p. 187 sq.).
Couverture défraîchie, un mors fendu. Intérieur très frais, Exemplaire non coupé.
Rare.

Réf.: 36314 - Eur 300.00
Ajouter au panierMettre dans le panier



GRANDVAL (Nicolas Racot de). 1- Agate ou la chaste Princesse. Tragédie. Paris, s.d. [1756]. (1) f., 55 p., (1) f. d'errata, (8) p. de musique notée, page de titre, bandeaux gravés.
2- Les deux Biscuits, tragédie traduite de la langue que l'on parloit jadis au royaume d'Astracan, et mise depuis peu en vers français. Se vend à Astracan [Paris], chez un Libraire, 1752. 35 p., planche frontispice gavée.
3- L'Eunuque, ou la fidelle infidélité, parade en vaudevilles, mêlée de prose et de vers. A Montmartre, 1750. (2) f., 54 p, 20 p. de musique notée, page de titre gravée.
4- Léandre Nanette, ou le double qui-pro-quo, parade en un acte. En vers et en vaudevilles. Achevée en 1755. A Charlotte de Montmartre. A Clignancourt, 1756. 39 p. (dont 2 pages de musique).
5- Le Tempérament, tragi-parade, traduite de l'Egiptien en vers français, Et réduite en un Acte. A Charlotte de Montmartre En Octobre 1755. Au grand Caire, 1756. 29 p.
6- La Médecine de Cythère, parade en deux actes, en vaudevilles; tirée des Fastes de Syrie. A Clignancourt, 1765. 32 p.

6 pièces reliées en un volume in-8, plein veau marbré de l'époque, dos lisse fleuronné et cloisonné, 4 pièces de titre de maroquin bordeaux, coupes filetées, tranches rouges.
Recueil de 6 vaudevilles et comédies légères, composés par Racot de Grandval, illustrés de planches et bandeaux gravés, accompagnés de partitions, paroles et musiques.
Compositeur, claveciniste et auteur dramatique, Nicolas Racot de Grandval (1676-1753) rejoignit Dancourt à la Comédie-Française. Dans le même temps, il accompagnait, au clavecin, la plupart des divertissements et ballets donnés à Versailles. Auteur de nombreuses comédies, il composa également la musique de plusieurs pièces, notamment pour Dancourt et Marc-Antoine Legrand.
Rousseurs, mors lég. frottés, sinon bon exemplaire, bien relié à l'époque.

Réf.: 36662 - Eur 300.00
Ajouter au panierMettre dans le panier



ROUSSIER (Pierre Joseph). Traité des accords, et de leur succession, selon le système de la basse-fondamentale ; Pour servir de Principes d'Harmonie à ceux qui étudient la Composition ou l'Accompagnement du Clavecin.
Paris, chez M. Bailleux, Marchand de Musique ordinaire du Roi, 1764.
In-8, demi-basane brune de l'époque à petits coins de vélin, dos lisse orné de filets dorés, xxxij, (4), 192 p., 2 tableaux dépliants ("Méthode d’accompagnement" et "Carte des accords de musique selon le système de la basse-fondamentale").
Deuxième édition, à la date de l'originale, avec les fautes corrigées.
"Le traité de l'abbé Roussier décrit la formation des accords, donc de l'harmonie, qu'il convient de maîtriser parfaitement pour jouer une partie de basse continue" (Expo. virtuelle, Bibliothèque de Toulouse).
"As a proponent of Rameau's theorie, his goal was to reduce fundamental bass rules to a rigorous system that avoided speculative propositions. This 'Traité des accords' is a compendium of chords and laws: thorough bass chords are methodically described, related to three basic fundamental chords, and then labelled by a letter-plus-number notational system that indicates a chord's root and hierarchy in the scale. Roussier diverged from Rameau on the issue of double emploi" (Grove Music Online).
(Cortot, p. 173. Gregory, p. 238. Cette édition manque à Fétis).
Quelques rousseurs et brunissures.
Bon exemplaire.

Réf.: 36980 - Eur 300.00
Ajouter au panierMettre dans le panier




Aller à la page : 2 | 3 |