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79 fiche(s) - Page 1


MACHIAVELLI (Niccolo) ou MACHIAVEL (Nicolas). 1- Le Prince (…). Traduit de l'Italien en François avec la vie de l'auteur mesme, par Jacq. Gohory Parisien. Paris, Robert le Mangnier (…), 1571. (8) f. de titre, d’épîtres, "Vie de Machiavel" et table, 64 feuillets [sign. a8 A-H8], portrait de Machiavel gravé sur bois (verso a7). [Suivi de :]
2- Les Discours (…). Sur la premiere decade de Tite Live, dez l’edification de la Ville. Traduitz d’Italien en François, & de nouveau reveuz & augmentez (…). Paris, Robert le Mangnier (…), 1571. (8), 280 feuillets (mal folioté 179), (11) f. dont portrait sur bois au dernier f.

2 ouvrages reliés en un volume in-8, plein maroquin rouge, dos à 5 nerfs filetés or, pièce de titre et de date de maroquin olive, grandes armoiries mosaïquées au centre des plats sur pièce de maroquin olive ovale, filet sur les coupes, triple filet sur les chasses, tranches dorées (reliure moderne dans le goût de l’époque).
1- Édition originale de la traduction du Prince de Machiavel par Jacques Gohory, avocat, médecin et alchimiste français. Ses traductions de Machiavel seront les plus fidèles de son temps, jusqu’à demeurer la traduction de référence aujourd’hui encore (cf. Préface de Paul Veyne, édition Folio, Gallimard, 2007).
Contient, parmi les feuillets préliminaires, la dédicace de Machiavel à Laurent le Magnifique, l’épître de Gohory à Gian Francesco Carafa, une Vie de Machiavel par le même, ainsi que la table.
(Bertelli & Innocenti, n°149. Gerber, III, 34, n°3).
2- Première édition de la seconde traduction donnée par Jacques Gohory, des Discours sur la première décade de Tite Live. Il en avait publié une première version du premier livre seul en 1544.
"La décennie 1570-1580 marque une nouvelle phase, décisive, de la fortune française de Machiavel. En 1571, Jacques Gohory présente [cette] seconde traduction des Discours et une traduction du Prince (…). Ces différentes éditions ont un objectif : s'attirer les grâces de la reine Catherine de Médicis, fervente admiratrice de Machiavel" (R. Descendre, 'L'État du monde' (…), p. 51-52).
(Bertelli & Innocenti, n°148. Gerber, III, 24, n°4).
Précieux recueil des deux traités fondateurs de Machiavel. Sur l’importance de ces traductions et le rôle fondamental joué par Jacques Gohory "dans la préhistoire de la découverte de Machiavel", cf. R. Gorris Camos, 'Dans le labyrinthe de Gohory, lecteur et traducteur de Machiavel', in "Laboratoire italien", ENS Lyon, 8/2008, p. 195-229.
Les deux ouvrages furent imprimés séparément mais distribués en même temps et parfois joints.
Quelques fines annotations anciennes en marge et petit ex-libris manuscrit ancien masqué sur le titre des Discours.
Provenance: le marquis de Villoutreys, au château de Plessis-Villoutreys (Maine-et-Loire), avec ses grandes armes dorées sur les plats et son ex-libris gravé.
Bel exemplaire, frais, très bien relié en maroquin aux armes, dans le goût de l’époque.

Réf.: 37141 - Eur 3800.00
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BIZZARRI ou BIZZARI (Pietro), BELLEFOREST (François de) traducteur. Histoire de la Guerre qui c'est passée entre les Vénitiens et la Saincte Ligue, contre les Turcs, pour l'isle de Cypre, ès années 1570, 1571 et 1572, faicte en latin par Pierre Bizare, & mise en françoys par F. de Belle-Forest (...).
Paris, Nicolas Chesneau, 1573.
In-8° (168 x 110 mm), plein vélin souple de l'époque à rabats, (1) f. de titre, (46), 286 p., (1) f. bl.
Rarissime première édition française, dans la traduction de François de Belleforest, "plus rare et plus recherchée que l'édition latine originale publiée à Bâle la même année" (Blackmer).
Cet ouvrage demeure l’une des sources contemporaines fondamentales sur le conflit qui opposa, de 1570 à 1573, l'Empire ottoman à la République de Venise appuyée par la Sainte-Ligue, sur l’histoire de la conquête Chypre (1570-1571) par les Turcs et sur les relations entre l’Empire ottoman et Venise, l’auteur ayant été un protagoniste direct des événements et ayant eu accès à des documents inédits et de première main.
Important représentant de l’historiographie humaniste, Pietro Bizzari (1530-1584) se convertit très tôt au protestantisme et quitta Venise. Entré en relation avec les principales personnalités de l’Europe des humanistes, il exerça d’importantes responsabilités universitaires, éditoriales, politiques et diplomatiques, à Wittenberg, en Angleterre sur la recommandation de Philipp Melanchthon, auprès d’Edouard VI, de James Stuart et de la reine Elizabeth Ier, puis à Bâle, à Anvers au sein du cercle de Plantin et auprès de l’électeur Auguste de Saxe au service duquel il entra.
Cf. M. Firpo, 'Pietro Bizzarri esule italiano del cinquecento', Torino, Giappichelli, 1971.
(Atabey, 110-111. Blackmer, 147. Brunet, II, col. 1956 qui signale que cette édition est "rare". Cobham-Jeffery, p.5. Göllner, I, 1612. M. Simonin, 'François de Belleforest', n°117).
Sans la carte annoncée à verso du titre, qui ne se rencontre que dans un très petit nombre d’exemplaires. Titre renforcé dans la marge intérieure. Quelques petites auréoles et infimes défauts de papier.
De la bibliothèque de Victor Duchâteau (1823-1905), avocat et bibliophile rémois avec ex-libris. Trois petites signatures ex-libris anciennes sur le titre dont une légèrement grattée.
Très bon exemplaire, grand de marges, dans sa première reliure de vélin souple.

Réf.: 36975 - Eur 3500.00
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PONTANO (Giovanni Gioviano) ou PONTANUS (Ioannis Iovianus). Opera. De Fortitudine: libri duo. De Principe: liber unus. Dialogus qui Charon inscribitur. Dialogus qui Antonius inscribitur. De Liberalitate: liber unus. De Beneficentia: liber unus. De Magnificentia: liber unus. De Splendore: liber unus. De Couiuentia [sic pour De conviventia]: liber unus. De Obedientia: libri quinque. Cum gratia & privilegio.
(Impressum Venitiis per Bernardinum Vercellensem) [Venise, Bernardino Rosso], 1501.
In-folio (310 x 205 mm), plein vélin rigide, dos lisse, pièce de titre de vélin doré, tranches mouchetées rouges (rel. du XVIIe siècle), (148) f. dernier blanc [sign. a8 b-z6 &8].
Première et seule édition collective publiée du vivant de l’auteur contenant les dix traités et dialogues philosophiques de l’humaniste et homme politique italien Giovanni Pontano.
Cette édition a été imprimée à Venise par Berardino Rosso ("Bernardinum Vercellensem" au colophon) en caractères romains sur une colonne de 42 lignes.
Natif de Cerreto di Spoleto en Ombrie, Giovanni Pontano (1429-1503) entra au service de la dynastie d’Aragon à Naples, mais tomba en disgrâce en 1495 pour avoir négocié la paix avec les Français. Devenu directeur de l’Académie de Naples qui porte son nom ("Pontaniana"), il est l’une des principales figures de l’humanisme italien et l’un des plus éminents auteurs latins de la période.
"Outre le mérite d’un style élégant et naturel, les ouvrages philosophiques de Pontanus offrent le premier exemple d’une manière de philosopher libre et dégagée des préjugés, qui ne suit d’autres lumières que celles de la raison et de la vérité" (Michaud, XXXV, 363).
"Avec Pontano, on a affaire à une variante tout à fait particulière de l'humanisme italien, qui reflète bien l'ambiance de la cour de Naples, tout animée d'un goût pour le luxe et le plaisir et d'un véritable amour pour toutes les manifestations de la vie et de la beauté. Dans cette œuvre, la religion ne tient qu'une place très modeste et l’on a pu parler à son sujet, sans trop exagérer, d’humanisme laïc" (H. Casanova-Robin, éd. Les Belles Lettres).
Pontano est cité comme le premier auteur moderne ayant repris la théorie de Démocrite selon laquelle la Voie lactée serait composée d’un nombre infini d’étoiles.
(Adams, P.1856. Houzeau, 'Bibliographie de l'astronomie', 2554. Panzer, 'Annales Typographici', VIII, 338, 6).
Quelques infimes petits trous de vers à qqs feuillets.
Bel exemplaire, très frais, imprimé sur papier fort, grand de marges, parfaitement conservé.

Réf.: 37082 - Eur 3500.00
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VICO (Giambattista). De rebus gestis Antonj Caraphaei Libri Quatuor Excellentissimo Domino Hadriano Caraphaeo (...) inscripti.
Neapoli (Napoli), Excudebat Felix Musca, 1716.
In-4, vélin rigide de l'époque, dos lisse, pièce de titre de vélin doré, tranches mouchetées, (2) f. de faux-titre et titre, (24) p. de dédicace, 501 p., titre noir et rouge, bandeaux, initiales, 2 portraits gravés à pleine page.
Edition originale, rare. A l’occasion des recherches effectuées pour cette biographie du maréchal d’Empire Antonio Carafa (1642-1693), commandée par le neveu de celui-ci, Giambattista Vico dégage les grands principes de philosophie de l’histoire qu’il formalisera en 1725, dans son ouvrage fondateur: 'Scienza nuova' ('La Science nouvelle').
Imprimé sur les presses de Felice Mosca, ce "superbe volume in-4° est le premier livre imprimé à Naples dans le goût de la typographie hollandaise" (cf. la préface de Michelet aux œuvres de Vico).
Il est orné de 2 portraits gravés sur cuivre par Giuseppe Magliar d'après Giovanni Stefano Maia, de 6 bandeaux en tête et de 6 grandes initiales gravés.
Membre d’une puissante famille du royaume de Naples (alors administré par les Habsbourg d'Espagne), Antonio Carafa émigra à Vienne en 1662 pour servir Léopold 1er comme administrateur, diplomate, puis comme maréchal d’Empire en combattant victorieusement les Turcs.
Chronique de la "geste" du grand personnage napolitain, cet ouvrage constitue également une source de première importance pour l’histoire politique et militaire de la période, en même temps qu’une étape décisive dans l’élaboration, par Vico, de sa réflexion novatrice sur la science de l’histoire, les sources de la connaissance historique et les lois du développement des civilisations.
(Croce & Niccolini, 'Bibliografia vichiana', I, 77-79).
Bel exemplaire, très bien relié en vélin à l’époque, très grand de marges.

Réf.: 35902 - Eur 2500.00
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SUAREZ DE FIGUEROA (Cristobal). El passagero [i.e. Passajero]. Advertencias utilissimas a la vida humana.
Barcelona, Geronimo Margarit, 1618.
Petit in-8, plein maroquin grenat, dos janséniste à nerfs, titre doré, armes dorées au centre des plats, double filet doré sur les coupes, large dentelle intérieure, tranches dorées (rel. XXe de Brugalla), (6), 370 f. [sign. A-Z8, Aa-Yy8], vignette de titre gravée sur bois (marque de l'imprimeur à la nef).
Seconde édition de ce rare et important ouvrage, publiée quelques mois après l’originale.
Né à Valladolid, Cristóbal Suárez de Figueroa quitta la maison paternelle à dix-sept ans et passa une grande partie de sa vie en Italie. Après des études de droit à Bologne et Pavie, il exerça la profession de magistrat, eut de graves démêlés avec l'Inquisition, fut excommunié et emprisonné.
" 'El Pasajero' est son oeuvre essentielle. Il y met en scène quatre interlocuteurs, représentant chacun une condition sociale, effectuant ensemble un voyage qui les conduit de Madrid à Barcelone puis jusqu'en Italie. Les quatre voyageurs ont mille sujets de conversation: les femmes, l'amour, l'armée, la vie estudiantine, les métiers, la politique, la littérature, la poésie, le théâtre et les théories dramatiques, les écrivains à la mode... toute une époque défile dans ces tableaux de moeurs brossés avec beaucoup de piquant et d'alacrité. Au passage Figueroa ne se prive pas de cribler de ses flèches les gens de lettres: Quevedo, Cervantes, Alarcón, Lope de Vega, Arguijo (…)" (Bernard Sesé in Encyclopedia Universalis).
L’ouvrage est cité comme une "source inestimable pour les coutumes et mentalités des Espagnols sous Philippe III et le Siècle d’Or".
“Inestimables informaciones sobre las costumbres de la España de su tiempo (…) y una fuente abundante de información acerca de España e Italia, con extensivas descripciones de sitios, tal como Milán y Madrid" (I. Bascuñana, Barcelona, PPU, 1988).
(Goldsmith, S.963. Palau, XXII, 323914. Salva, II, 2004).
Les deux éditions de cet ouvrage sont extrêmement rares: seulement 2 exemplaires de cette seconde édition sont recensés à WorldCat (BnF et British Library) et un unique exemplaire de l’originale de 1617 (BnF).
Têtes des feuillets A3-8 réenmargées sur 4mm.
Très bel exemplaire, parfaitement relié en maroquin janséniste grenat, par Emilio Brugalla.
Provenance: l’homme d’affaires et grand collectionneur Isidoro Fernandez (1887-1963), avec ses armes dorées sur les plats et deux ex-libris dorés sur cuir.

Réf.: 35641 - Eur 1800.00
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GUICCIARDINI (Francesco) ou GUICHARDIN (François). Plusieurs advis et conseils de François Guicciardin, tant pour les affaires d'estat que privés. Traduits d’italien en françois. Avec quarante et deux articles concernants ce mesme subject. Traduits en français.
Paris, Robert Le Mangnier, s.d. [1576].
In-4, plein veau acajou moucheté, dos lisse orné de doubles filets dorés et d’un petit fer aldin répété, filets à froid en encadrement sur les plats, tranches mouchetées (rel. moderne), 45 f. titre compris.
Première édition de la traduction française, donnée par l'humaniste Antoine de Laval. L'originale italienne avait paru la même année (1576), également à Paris chez Frédéric Morel, sous le titre de 'Piu Consigli e avvertimenti'...
L’ouvrage passa à la postérité, en français, sous le nouveau titre de 'Ricordi. Conseils et avertissements en matière politique et privée'.
Francesco Guicciardini (1483-1540) recueillit ces deux cents maximes politiques et morales sur le pouvoir et "l’institution du prince" tout au long de sa carrière de diplomate et d’homme d’État.
"Il est considéré comme un ouvrage classique, au même titre que 'Le Prince' de Machiavel. L'inspiration de ces deux amis est d'ailleurs proche: ils partagent le même réalisme teinté de cynisme, hérité de la tradition florentine. Cette œuvre propose des réflexions profondes sur les hommes, sans illusions, sur la politique, les princes, le rôle de la prudence et de la fortune (…). L’un des ouvrages les plus importants de la pensée politique moderne" (cf. Fr. Bouillot et A. Pons (édition), Ed. Ivrea, 1998).
L’ouvrage est cité pour "avoir ouvert la voie à l’écriture aphoristique du XVIIe siècle" (cf. E. Cutinelli-Rendina, 'Histoire et raison d’État chez Guichardin' in: "Raison(s) d'Etat(s) en Europe", Brigitte Krulic (éd.), 2009).
Conseiller du prince Cosme de Médicis, Guichardin a été nommé ambassadeur puis conseiller du pape Léon X (1513-1521). Ami de Machiavel, il lui vint en aide lorsque ce dernier perdit son poste et il intervint en sa faveur auprès des Médicis.
Sa statue figure au piazzale des Offices de Florence, parmi les "grands hommes toscans".
(Balsamo, 'Le livre italien à Paris au XVIe s.', n°32. Brunet, V, 130).
Rare: seulement six exemplaires recensés dans le monde (WorldCat) dont deux aux États-Unis (Harvard Houghton et Stanford).
Infime réparation au coin inférieur de qqs feuillets.
Très bon exemplaire, frais, bien conservé.

Réf.: 37217 - Eur 1800.00
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LOYOLA (Ignacio de). Constitutiones societatis Jesu cum earum declarationibus.
Romae (Rome), In Collegio eiusdem Societatis, 1583.
In-8 (114 x 175 mm), demi-basane fauve à la Bradel, dos lisse orné d’une guirlande dorée répétée en place des nerfs, pièce de titre de veau noir (reliure du XVIIIe), 309, (71) p., page de titre entièrement gravée dans un encadrement architectonique.
Importante édition des Constitutions de la Société de Jésus, l’acte fondateur et le texte de base de l'organisation de la Compagnie, rédigé en espagnol par Ignace de Loyola et traduit en latin par Juan de Polanco, son secrétaire et assistant.
Cette édition de 1583 est la première à contenir le dernier état du texte révisé en latin par Ignace de Loyola avant sa mort ainsi que ses notes et commentaires, disposés en marge ou intégrés dans des blocs de texte en caractères italiques. Ces commentaires avaient été d’abord publiés séparément.
Elle est également la première à contenir, en pagination continue, "L’examen général", soit les conditions requises pour être admis au sein de la Société ("Primum ac generale examen iis omnibus qui in Societatem Iesu admitti petent proponendum" : p. [3]-48) ainsi qu'un index général.
(Olschki, II, 2499: "Edition fort bien imprimée et peu commune". Backer-Sommervogel, V, 77. Manque à Palau. A.F. Johnson, ‘Catalogue of Italian engraved title pages in the 16e c.’, 19, 20).
Petit cachet ex-libris de bibliothèque jésuite. Mors et dos frottés.
Bon exemplaire, frais, assez grand de marges, bien conservé.

Réf.: 37038 - Eur 1200.00
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FUX (Johann Joseph). Salita al Parnasso, o sia guida alla regolare composizione della musica. Con nuovo, e certo Metodo non per anche in ordine sì esatto data alla luce (...). Fedelmente trasportata dal Latino nell'idioma Italiano dal Sacerdote Alessandro Manfredi cittadino reggiano, e professore di musica.
In Carpi, Nella Stamperia del Pubblico per il Carmignani, 1761.
In-folio, demi-basane mouchetée de l'époque, dos lisse orné de roulettes dorées, pièce de titre de maroquin rouge, titre en rouge et noir, (1) f. de titre, (8), 240 (numéroté 140) p., planche gravée en frontispice (sign. Manfredi), nombreux exemples et partitions gravés in et hors texte.
Première édition italienne, et unique ancienne, du "plus remarquable traité de contrepoint jamais écrit" (Marc Vignal).
Composé et édité d’abord en latin sous le titre de ‘Gradus at Parnassum’, l’ouvrage fut d’abord traduit en allemand, puis dans cette traduction italienne, "qui reste l’une des meilleures et demeure une référence". Elle sera suivie de la traduction anglaise et française (cette dernière de loin la plus mauvaise) (cf. ‘Gradus ad parnassum’. Introduction, traduction et notes de J.-Ph. Navarre, Éd. Mardaga, 2000).
"Diffusé dans toute l’Europe, ce remarquable traité demeure encore aujourd’hui un ouvrage de référence pour l’étude du contrepoint et de la composition (…). Contrairement à ses devanciers qui en faisaient une discipline scolaire, Fux se comporte en théoricien libéral dont l’objectif est de préparer à la composition d’œuvres personnelles. Il a jugé essentiel d’associer étroitement la perspective historique à la méthode didactique, et marque ainsi le point de départ de l’enseignement moderne" (CNRS éditions, 1998).
Joseph Haydn y apprit presque seul, en autodidacte, avant de mettre lui-même ce traité entre les mains de nombreux élèves, dont Beethoven. Mozart en possédait un exemplaire annoté.
Théoricien et compositeur autrichien, représentant du baroque, Johann Joseph Fux (1660-1741) laissa plus de quatre cents œuvres qui font de lui un des fondateurs de la musique autrichienne et un ancêtre du classicisme viennois.
L’ouvrage est illustré de très nombreux exemples musicaux, partitions, portées, schéma et figures dans le texte et 35 à pleine page. Il comporte, parmi les pièces préliminaires, une lettre de Niccolo Piccinni au traducteur.
(Bartlett, p.39. Fétis, 6710. Hirsch, I.187. RISM B/VI/1, p.340-341).
Manque de cuir au dos, dos et plats frottés. Restauration de papier au frontispice sans atteinte à la planche. Rousseurs et auréoles éparses.

Réf.: 37064 - Eur 900.00
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DOMENICHI (Lodovico). Dialoghi di M. Lodovico Domenichi; cioe, d'Amore, della vera Nobilità, de' Rimedi d'Amore, dell' Imprese, dell' Amor Fraterno, della Corte, della Fortuna, et della Stampa (...).
Vinegia, Appresso Gabriel Giolito de' Ferrari, 1562.
Petit in-8, cartonnage bleu, pièces de titre de veau vert et rouge, tranches rouges (rel. du XVIIIe siècle), (36), 399, (1) p., vignette de titre à la marque de l'imprimeur, grande marque de l'imprimeur à pleine page au verso du dernier feuillet, bandeaux et lettrines, imprimé en caractères italiques.
Edition originale et unique. Humaniste né à Plaisance (Piacenza) Lodovico Domenichi (1515-1564) s'établit à Venise, puis à Florence. Il fit ses débuts littéraires au sein de l'accademia degli Ortolani animée par Anton Francesco Doni.
"Écrivain professionnel", poète, traducteur, éditeur, il était lié avec Paul Jove et l'Arétin et collabora avec les Giunti à l’édition de textes de l’antiquité.
Il fut quelque temps emprisonné par l'inquisition pour avoir publié un texte de Calvin, puis devint historiographe officiel de Cosme Ier de Médicis. Il a laissé une oeuvre considérable.
Cet ouvrage, qui sacrifie à la forme alors très en vogue des Dialogues, se situe au croisement de la philosophie, de la rhétorique et de la littérature. L’oeuvre a été saluée comme l’une des productions remarquables de Lodovico Domenichi, tant par ses qualités littéraires propres que comme témoin de son temps. Elle renferme d'importants éléments autobiographiques (en particulier dans le dialogue 'Della Fortuna'). (Adams, D.779)
Petit cachet ex-libris ancien: "Ioan.dominici de Sinibaldis".
Accroc à la pièce de titre au dos, sans perte. Coiffes frottées.
Bon exemplaire.

Réf.: 35045 - Eur 750.00
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AMADIS DE GAULE - [SILVA (Feliciano de)], ROSEO (Mambrino) traducteur. La terza parte di Amadis di Grecia, intitolta aggiunta di Amadis di Grecia. Nuovamente ritrovata ne gli Annali di Trabisonda, & portata nella lingua Spagnuola, Tradotta nella Italiana, per M. Mambrino Roseo da Fabriano.
Vinegia, Michele Tramezzino, 1564 [in fine].
Petit in-8, plein maroquin rouge, dos à 4 nerfs gothiques, pièce de titre de maroquin violine, tranches marbrées (rel. moderne), (24), 312, (1) p., vignette de titre à la Sybille, 2 lettrines illustrées, caractères italiques.
Première édition italienne, traduite par Mambrino Rosco, de ce prolongement ‘d’Amadis de Gaule’ qui connut un succès considérable à travers toute l’Europe.
Cervantes, qui ironisa sur le style de Feliciano de Silva auteur "d'Amadis", en fit la lecture favorite de Don Quichotte: “Y de todos ellos ninguno le parecían tan bien como los que compuso el famoso Feliciano de Silva, porque la claridad de su prosa y aquellas intrincadas razones suyas le parecían de perlas” (‘Don Quixote’, Chap. I).
(Brunet, I, 218. Melzi, ‘Bibliografia dei romanzi e poemi cavallereschi italiani' (2. ed.), 770. Palau y Dulcet, 10558).
Provenance: le célèbre peintre de portraits Daniel Dumoustier (1574-1646), avec sa signature autographe sur le titre, à la page 1 et à la fin de l'ouvrage. Peintre du dauphin Louis XIII et dessinateur renommé, il connut un grand succès. Il est également célèbre pour ses collections de curiosités.
Bon exemplaire, frais, bien relié.

Réf.: 35800 - Eur 750.00
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[LAMBERG (Maximilian Joseph von)]. Mémorial d'un Mondain. Nouvelle édition Revue, corrigée & augmentée.
Londres [i.e. Paris], 1776.
2 tomes reliés en un volume in-8, plein veau moucheté de l'époque, dos lisse orné de cloisons fleuronnées, pièce de titre de maroquin rouge, coupes et coiffes filetées, tranches rouges, xxxij, 206 p., frontispice et une planche de musique et (4), 227 p, 3 planches gravées hors-texte.
Nouvelle édition, considérablement augmentée, de cette importante relation de voyage consacrée à la Corse, à l'Italie et à la Tunisie, composée en français. La première édition (1774) est une brochure de 142 pages.
L'auteur, le comte Maximilian Joseph von Lamberg (1729-1792) avait été chambellan de Frédéric le Grand. Homme des Lumières, doté d'une culture encyclopédique, philosophique comme scientifique il était en relation avec les grands esprits européens de son temps, David Hume, d'Alembert, Voltaire, Haller, Casanova, Algarotti…
En 1769, il quitta son poste pour effectuer un vaste périple de trois ans en Corse, en Italie et à Tunis, qu'il relate dans cet ouvrage.
Une importante partie du premier volume est consacré à la Corse:
"Récit de voyage peu de temps après l'annexion de l'île. Il raconte son voyage en bateau de Livourne à Bastia puis son séjour chez le comte de Marbeuf. Il fait un rappel de l'annexion et s'attarde sur le personnage de Pascal Paoli et son frère Clément. Il établit un tableau de la Corse et de ses habitants en 1774, évoque les richesses de l'île et les traits de caractère de sa population : la sobriété, le goût de la vengeance, les superstitions..." (Universita di Corsica, CNRS en ligne).
Le second volume contient des mémoires sur des sujets scientifiques et économiques, mais aussi d'ésotérisme, ainsi qu'une correspondance.
(Starace, 'Bibliografia della Corsica', 4328).
Traces de restaurations à la reliure. Petit accroc de papier à la dernière page.
Très bon exemplaire, très frais, relié à époque, grand de marges.

Réf.: 37241 - Eur 750.00
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SISMONDI (Jean Charles Léonard Simonde de). Tableau de l'agriculture Toscane.‎
‎Genève, J.J. Paschoud, 1801.
In-8, cartonnage marbré à petits coins de vélin, dos titré à la plume, xiv, 327 p., grande planche dépliante gravée sur cuivre.‎
Edition originale illustrée d'une grande planche dépliante gravée.
"Le premier ouvrage publié par Sismondi à son retour d'Italie qui contient en germe les principes de la pensée de l'économiste genevois. Très actuel par la description de méthodes qui trouvent encore aujourd'hui leur application en Toscane, cet ouvrage est le fruit de l'expérience directe faite par l'auteur au cours de son séjour toscan de 1795 à 1800" (Francesca Sofia, éd. Champion, 1998).
Sismondi aborde l'agriculture en Toscane, en fonction du relief, sous tous ses aspects: techniques, arbres, fruits et légumes, céréales, vignobles, châtaigniers... De larges parties sont consacrées aux olives et à l'huile ainsi qu'au vignoble, au vin et aux alcools. Il traite également de l'art des jardins, de la place des manufactures de soie ou des conditions de vie des paysans, de l'organisation des fermes, des rapports sociaux...
Gide et Rist ('Histoire des doctrines économiques', p. 320 sq.) soulignent que les principes de la théorie économique qui feront la célébrité de Sismondi sont présents en germe dans cet ouvrage, en particulier la notion de produit net et de produit brut.
L'ouvrage a été également remarqué par ses contemporains (Sainte-Beuve) pour son romantisme, qui transparaît dans les meilleures pages du "Tableau" à travers des descriptions de la nature, "qui transportent le lecteur sur les collines toscanes".
(Einaudi, 5310. Kress, 4445. Goldsmiths', 18187. INED, 4222).
Très bon exemplaire très frais.

Réf.: 37356 - Eur 750.00
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PONTANO (Giovanni Gioviano), BARONCELLI (Jacopo). Trattato dell'obedienza (...). Tradotto de M. Iacopo Baroncelli (...) con due tavole, l'una de'capitoli principali, l'altra delle cose più notabili.
In Vinegia [i.e. Venezia], Appresso Gabriel Giolito de' Ferrari, 1569.
In-8, plein vélin rigide, dos lisse, pièce de titre de maroquin bordeaux, tranches jaunes (reliure du XVIIe), (20), 242, (2) p., titre orné de vignettes sur bois, grande et belle marque d'éditeur gravée sur bois en colophon, nombreuses lettrines historiées en tête de chaque chapitre.
Edition originale sous page de titre de remise en vente à la date de 1569, traduction du latin en italien par Jacopo Baroncelli, du "Traité de l’obéissance", l’une des oeuvres politiques maîtresses de Giovanni Pontano.
"Travail sur les vertus politiques, en particulier sur l’obéissance, d’un grand intérêt historique (…). Cette vertu fondamentale sert de ciment dans un état de société certes naturel, mais bien fragile (…). L’obéissance, vertu suprême, n’est nullement contradictoire avec l’aspiration à la liberté - pour Pontano, obéir, c’est être libre. Logiquement, ce fauteur de l’obéissance se montre partisan convaincu du gouvernement monarchique. Il parle visiblement d’un point de vue napolitain, et s’inscrit en polémique contre Florence. Selon lui, un mauvais roi vaut toujours mieux qu’un mauvais gouvernement de plusieurs. Sur ces points, [on] compare et confronte souvent ce penseur de ce principat nouveau qu’est le Royaume, à Machiavel" (Cf. Pierre Savy, "Revue historique", 2005/4 (n° 636), p. 871-931).
Natif de Cerreto di Spoleto en Ombrie, Pontano (1429-1503) entra au service de la dynastie d’Aragon à Naples. Devenu directeur de l’Académie de Naples qui porte son nom ("Pontaniana"), il est, "par la plume et par l’épée", l’un des principaux représentants de l’humanisme de l’Italie méridionale de la période.
WorldCat ne recense que trois exemplaires de cette édition dans le monde.
Petits accrocs de papier en marge des premiers feuillets. Quelques rousseurs éparses.
Très bon exemplaire, bien relié.

Réf.: 37578 - Eur 750.00
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MINADOI (Giovanni Tommaso). Historia Della Guerra Fra Turchi, et Persiani Divisa in Libri Nove. (...)
Venetia [venise], Andrea Muschio & Barezzo Barezzi, 1588.
In-8, plein vélin souple à petits rabats de l'époque, dos lisse daté à la plume, (32), 383, (29) p. de table et errata.
Deuxième édition revue et augmentée, publiée quelques mois après l'originale, de cet important récit, source fondamentale sur la guerre ottomane-safavide (1578-1590), entre les Turcs et les Perses, qui opposa le sultan Murad III au Shah Mohammad Khodabandeh.
Témoin direct des événements qu'il relate avec précision, l'auteur Giovanni Tommaso Minadoi (1545-1618) servit sept années comme médecin personnel de Teodoro Balbi et Giovanni Micheli, consuls vénitiens en Syrie et à Constantinople et fut en contact direct avec Turcs et Perses qu'il soignait.
L'ouvrage contient également de nombreux et importants détails sur la société, la culture et la religion persanes.
"L'un des rares témoignages de la partie européenne sur le monde persan, d'où le succès du volume" ('Dizionario Biografico degli Italiani', en ligne).
Texte est imprimé en caractères italiques et romains, lettrines, bandeaux et culs-de-lampe gravés sur bois. Grande vignette de titre à la marque de l'imprimeur.
Petite galerie de ver dans la marge supérieure des pages 181-215 sans atteinte au texte. La carte manque.
(Adams, M.1455. Atabey, 816. Göllner, 'Turcica', II, 1830. Yerasimos, 324).
Très bon exemplaire, frais, conservé dans sa première reliure de vélin souple.

Réf.: 37805 - Eur 750.00
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FOGLIETTA (Uberto). Della Republica di Genova. Libri II.
Roma, Per Antonio Blado Impressore Camerale, 1559.
In-8, plein vélin moderne rigide, dos lisse titré à la plume, 76 feuillets [A-I8, K4], errata au verso du dernier feuillet.
Prima edizione. Scritta in forma di dialogo, l'opera denunciò gli abusi della vecchia nobiltà di Genova. L'opera ebbe larga risonanza, ma per essa l'autore fu processato in Genova dal vicario arcivescovile e posto al bando della repubblica.
"Il solo testo del dibattito politico genovese del Cinque-Seicento a conoscere la via della stampa, associava i temi dell'indipendenza e del riarmo navale della Repubblica, immaginava per Genova una prospettiva di lucroso mercenario marinaro, era animato da una visione antinobiliare della storia genovese, proponeva una riforma censitaria del sistema politico" (Bitossi, D.B.I., Vol. 48, 1997).
“Genova, was the subject of a work by one of its citizen, Uberto Foglietta. His ‘Della republica di Genova’ (the only vernacular work by this defender of the superiority of Latin) is a dialogue, influenced by Machiavelli's ideas on ancient Rome, in which a Genoese citizen tells another who is living in Antwerp of the conflicts between the nobles and the “popolari” which are destroying the city and threatening its freedom. The nobles emerge as the less deserving class, and the publication of these views (Rome, 1559) led to Foglietta's exile. In 1576, however, he was allowed to return to his city and later became its historian" (‘The Cambridge History of Italian Literature’, 2001, p. 201)
Storico, Uberto Foglietta (ca. 1518-1581) nato a Genova da famiglia cospicua, che fu ascritta alla nobiltà nel 1528. Fu al servizio di Emanuele Filiberto di Savoia nel 1564, quindi nel 1568 del cardinale Ippolito d'Este e del cardinale Luigi d'Este. Nel 1576, revocato il bando, fu eletto storiografo della Repubblica.
(Adams, F-670. BM STC Italian, 1465-1600, p. 271. Graesse, ‘Livres rares et précieux’, II, 609. Rossi, n°761: "rarissimo").
Marge extérieure du titre restaurée sans perte de texte. Court de marge supérieure.
Très bon exemplaire, bien conservé.

Réf.: 37033 - Eur 700.00
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GUAZZO (Stefano). La Civil Conversatione del Signor Stefano Guazzo Gentilhuomo di Casale di Monferrato; Divisa in quattro libri (…). Di nuovo ristampata, & con somma diligenza corretta.
Vinegia [i.e. Venezia], Presso Altobello Salicato, 1575.
In-8, plein vélin souple de l'époque, (32), 580 p., grande vignette de titre gravée à la marque de l'éditeur.
Seconde édition, augmentée et définitive, parue un an après l'originale de cet ouvrage fondamental pour l’histoire culturelle de la Renaissance européenne.
Composé par Stefano Guazzo (1530-1593), diplomate au service des Gonzague, homme de lettres et fondateur à Casale de l'"Accademia degli Illustrati", l'ouvrage connut un succès considérable à travers l’Europe. Traduit dans les principales langues, il eut une réception multiforme attestée par le pillage auquel l’oeuvre donna lieu.
“Ha una fortuna straordinaria in Italia ma ancora di più in Francia, Inghilterra, Germania. ‘La Civil conversazione’ è un testo caratterizzato da un'estrema complessità e produttività. Testo complesso perché il dialogo va letto all'incrocio di diverse tradizioni della codificazione del comportamento, della trattatistica pedagogica e civile, della precettistica sull'organizzazione dell'economia domestica e perché, rispetto a tutto questo, si pone con un'istanza fondamentale: quella della sintesi e dell'omologazione dei diversi filoni nelle forme essenziali di una cultura “media” del quotidiano. Produttivo perché capace di far scaturire una molteplicità di altri testi con una proliferazione che non conoscono altre opere maggiori della nostra cultura” (G. Patrizi, ‘S. Guazzo e la Civil conversazione’, Bulzoni editore, 1990).
Montaigne, qui a pris connaissance de cet ouvrage en italien, en fut un lecteur attentif.
(Lievsay, ‘J.L. Guazzo, 12. BM STC Italian, 1465-1600, p. 314).
Petites figures et calculs à la plume sur les première et dernière gardes blanches. Quelques infimes taches brun clair et petites auréoles à quelques feuillets. Accrocs de vélin au second plat.
Bon exemplaire, dans sa première reliure de vélin.

Réf.: 37576 - Eur 700.00
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PARUTA (Paolo). Discorsi politici (...), Nei quali si considerano diversi fatti illustri, e memorabili di Principi, e di Republiche Antiche, e Moderne. Divisi in due libri. Aggiontovi nel fine un suo Soliloquio, nelquale l'Auttore fa un breve essame di tutto il corso della sua vita (...).
Venetia, Domenico Nicolini, 1599.
2 parties en un fort volume in-4, pleine basane marbrée (dos refait, plats d'origine conservés), (22) f. dont titre, 636 p., (1) f. de colophon et 21 p., (1) p. de colophon, impression en italique, lettrines historiées, bandeaux et culs de lampe, portrait de l'auteur en grande vignette de titre.
Edition originale posthume de l’œuvre principale de Paolo Paruta, publiée un an après sa mort, prolongement des recherches entreprises par Machiavel.
En théoricien de la raison d’Etat, l'auteur étudie les causes de la grandeur et de la décadence de l’Empire romain qu’il compare à la république vénitienne, pour conclure en faveur de cette dernière. Si les institutions politiques varient inévitablement selon le lieu, les circonstances et les moeurs, la personnalité du souverain et sa "virtù" doivent constituer un exemple absolu pour ses administrés. L’ouvrage est cité comme l’une des sources de Montesquieu.
A la suite, sous pagination séparée: un "Soliloquio", intéressante méditation de l’auteur sur son propre parcours et sa vie passée, inspirée par Saint Augustin.
Homme d’État et historien vénitien, Paolo Paruta (1540-1598) fut historiographe de Venise, sénateur, gouverneur de Brescia, ambassadeur et procurateur de Saint-Marc.
(Adams, P.363. Brunet, IV, 392. Graesse, V, 144).
Quelques petits soulign. anciens dans les marges et au crayon.
Très bon exemplaire.

Réf.: 34406 - Eur 650.00
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FEMME, FEMINISME - BARBARO (Francesco). De re uxoria libelli duo. De re uxoria libri duo.
Haganoae, Seceriana [Haguenau, Jean Secer], 1533 (au colophon).
Petit in-8, plein vélin moderne à la Bradel, dos orné d'un petit fer aldin au centre et daté en pied, titre doré, tranches rouges, 52 feuillets non paginés accompagnés de 3 lettrines, grande marque de l'imprimeur au colophon.
Précoce édition, imprimée à Haguenau chez Jean Secer, de cet ouvrage composé à Florence en 1416 pour les noces de Laurent de Médicis, l'un des principaux traités de la période sur la question du mariage et du statut de la femme dans la famille.
L'ouvrage, très populaire au XVIe siècle, fut traduit dans les principales langues européennes. Il est l'une des sources de Jean Bodin.
Envisageant l'institution familiale dans ses relations avec le fonctionnement de la cité, Barbaro examine la nature du mariage du point de vue social et légal. Le deuxième livre est plus spécifiquement consacré aux devoirs de la femme et à son rôle auquel il accorde une place centrale.
"With his emphasis in the 'De re uxoria' on the family as the basic unit of state and society, and on the duties of wives in this context, Barbaro created a new literary genre. Aided by his studies of works from Greek antiquity, he gave the conventional treatise on family life a new twist (...). The 'De re uxoria' stands as a pioneering work on the subject of love, marriage, and family in the early modern period” (B.G. Kohl & R.G. Witt. ed., 'The Earthly Republic. Italian Humanists on Government and Society', Manchester, 1978, p. 186-187).
"Petit traité rare et recherché pour sa singularité" (Osmont).
(Panzer, 7, 111, n° 359 et 9, 472, n°359. VD16 B 356).
Quelques piqûres, plus prononcées aux derniers feuillets.
Bon exemplaire.

Réf.: 35242 - Eur 650.00
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NIFO (Agostino). Augustini Niphi Medicis Libri duo, De pulchro, primus. De amore, secundus.
Lugduni, Godefridum & Marcellum Beringos [Lyon, Godefroy et Marcellin Beringen], 1549.
In-8, plein vélin souple de l'époque, 277, (3) p., tranches ciselées.
Deuxième édition de ce rare traité sur la beauté et sur l'amour, composé par l'humaniste, philosophe et universitaire italien Agostino Nifo (1473-1539 ?).
"Après la réhabilitation des sens, Nifo confère au plaisir corporel, procuré par la beauté, une valeur inédite: non seulement le plaisir est légitime en lui-même mais il totalise l'ensemble des jouissances humainement possibles. Par-là, l'auteur libère l'amour humain, cupido, de l'accusation de bestialité sous-tendue par la hiérarchie ficinienne des trois amours (…). Le 'De Pulchro et amore' donne une expression philosophique aux aspirations sensuelles des traités du XVIe siècle" (Constance Malard).
D'abord défenseur d'un averroïsme sans concession, Nifo élabora une synthèse originale entre un aristotélisme éclectique et un néo-platonisme qu'il poussa dans ses derniers retranchements. Sa polémique avec Pomponazzi sur l'immortalité de l'âme le rendit célèbre.
L'ouvrage est dédié à Jeanne d'Aragon.
Cf. l'édition critique donnée par Laurence Boulègue, éd. des Belles Lettres, 2011.
(Adams, N-288. Baudrier, 'Bibliographie lyonnaise', III, 48).
Provenance : la bibliothèque lyonnaise de Justin Godart (1871-1956), homme politique et philanthrope, avec son ex-libris gravé.
Signature autographe ancienne sur la tranche supérieure: "Capuccini".
Quelques auréoles et pliures à quelques feuillets. Biffure ancienne à la page de titre avec une petite perforation due à la plume. Manques de vélin au dos, les nerfs sont apparents.

Réf.: 36900 - Eur 650.00
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ALBERGATI (Fabio). Discorsi politici del signor Fabio Albergati Ne i quali viena riprovata la dottrina politica di Gio. Bodino e difesa quella d'Aristotile (...).
Roma, Giacomo Dragondelli, 1664.
In-4, plein vélin ivoire doré de l'époque, dos lisse orné de compartiments déléimités de filets dorés, fer au l'étoile répété au centre, titré à la plume, plats encadrés d'un double filet doré et fleurons d'angle, tranches mouchetées, (8), 644, (56) p.
Troisième et dernière édition de cet essai qui rendit son auteur célèbre, important dans l'histoire des idées politiques au XVIIe siècle, réfutation complète des "Six livres de la République" de Jean Bodin et réhabilitation d'Aristote contre Bodin.
L'ouvrage a par ailleurs été analysé comme une utopie politique du "bon gouvernement".
"L'autore elabora la sua confutazione sulla falsariga dell'aristotelismo controriformistico. Contro il Bodin, che sostiene aver avuto lo stato origine per violenza in una società patriarcale, afferma che esso sorse "per necessità e inclinazione naturale" e che il principe, quale suprema autorità dello stato, è "vera immagine di Dio". Alla distinzione delle forme di governo esclusivamente fondata sul numero di coloro che detengono il potere, oppone l'ulteriore distinzione, in base "ai vizi ed alle virtù", di monarchia e tirannia, aristocrazia ed oligarchia, democrazia e demagogia. Contro il Bodin, fautore di una forma di monarchia temperata, l'A. (...), rivendica la superiorità assoluta della forma monarchica pura (...). Nell'ultimo libro, condanna le posizioni del Bodin - che egli accusa di tendenze calvinistiche - sulla tolleranza, e contrappone alla "libertà naturale" la "libertà ferma" (libertà di cre dere quello che si vuole): concedere quest'ultima sarebbe in contrasto con il fine della società, che è "il vivere onesto e felice", e quindi con la buona politica" (E. Fasano Guarini in: 'Dizionario Biografico degli Italiani' en ligne).
Issu d'une puissante famille de Bologne, Fabio Albergati (1538-1606) étudia le droit et rentra au service de Guidobaldo II della Rovere à la cour d'Urbino, puis fut chargé de missions diplomatiques auprès des différents papes qui se succédèrent.
(S. Michel, 'Ouvrages imprimes en langue italienne au XVIIe s., I, 56. Negley, Utopian Literature, p. 153).
Quelques rousseurs éparses. Cachet ex-libris sur le titre.
Provenance: les comtes d'Harrach, ex-libris manuscrit sur la première garde et cachet: "Ex Bibliotheca Viennense" sur le titre.
Bel exemplaire, bien conservé dans sa première reliure de vélin doré.

Réf.: 37806 - Eur 650.00
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[SARPI (Frà Paolo)]. Histoire des differens entre le pape Paul V et la république de Venise. Es années 1605, 1606 & 1607. Traduite d'Italien en François.
S.l., [Paris, Joseph Bouillerot ou Genève], 1625.
In-8, plein vélin souple de l'époque, dos lisse titré à la plume, (4), 487 p.
Première édition en français traduite par Jean de Cordes, immédiatement à la suite de l'originale posthume en italien (1624).
L'une des sources principales sur le conflit de grande ampleur qui opposa la république de Venise et le Vatican dans les premières années du XVIIe siècle.
Venise avait pris des mesures radicales pour soumettre le clergé romain à son contrôle et réduire les prétentions de la papauté sur la Sérénissime. La querelle s'envenima jusqu'à qu'un interdit soit prononcé contre la ville et ses institutions par le pape Paul V. Le doge et Paolo Sarpi, auteur de cet ouvrage dans lequel il s'emploie à défendre Venise au nom d'arguments juridiques, historiques et théologiques, durent affronter l’excommunication "ad personam" et Sarpi échappa de peu à une tentative d'assassinat.
Lui-même vénitien d'origine, historien, mathématicien, naturaliste et astronome ami de Galilée, Paolo Sarpi (1552-1623), avait été nommé conseiller par le doge Leonardo Donato en 1606.
Cette affaire et l'ouvrage de Sarpi eurent un très important retentissement en France: "À bien des égards, la position vénitienne en matière de rapports entre l’Église et l’État, telle que la décrivait Sarpi, pouvait apporter de l’eau au moulin de ceux qui, en France, défendaient les libertés de l’Église gallicane" (E. Bury, 'Lire les historiens italiens à l'époque de Louis XIII: la leçon des traductions françaises', "Dix-septième siècle", 2010/1 (n° 246), p. 55-68).
Publié à Lyon, cet ouvrage fut condamné par décret pontifical le 7 février 1625 et le pape s'efforça, sans succès, d'obtenir des autorités françaises l'interdiction et la destruction des exemplaires.
Le livre aurait été imprimé à Paris ou à Genève, selon une note de la BGE (Gh 605) ou selon le catalogue de la B.P. de Genève (II, 1877, p. 1218).
(Barbier, Anonymes, II, 107. Dotoli, 'Les traductions de l’italien en français au XVIIe s.', p. 343).
Qqs auréoles claires et petits accrocs de papier sans perte. Petit manque de vélin en tête des plats. Derniers feuillets légèrement débrochés.
Bon exemplaire, dans sa première reliure de vélin souple.

Réf.: 37763 - Eur 500.00
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GIOVIO (Paolo) ou JOVE (Paul). De Bello Germanico Dialogus. Pauli Iovii Historici, Ad Iohannem Fredericum Saxonum, & Philippum Chattorum Principes, Epistola.
S.l. [Köln, Jaspar von Gennep], 1547.
In-12, cartonnage marbré à la Bradel, titre doré (reliure signée Laurenchet), [16] feuillets, grande marque de titre sur bois à l’aigle couronné à deux têtes et lettrines historiées.
Edition originale et unique. Humaniste et médecin italien mort à Florence, Paolo Giovio (1483-1552), en français Paul Jove, a été l'un des chroniqueurs et historiens les plus réputés de son temps. Il fut ainsi l’un des principaux chroniqueurs des guerres d'Italie et d’Allemagne à propos desquelles il livre ici ses réflexions sous forme de dialogues fictifs entre Arioviste, chef des Suèves et Jules César.
Ces "Dialogues" sont suivis d’une lettre à Johann Friedrich I, le Magnanime, Prince Electeur de Saxe (en allemand Johann Friedrich I von Sachsen, der Großmütige) et à Philippe Ier de Hesse (Philipp I, Landgraf von Hessen).
La brochure a été imprimée à Cologne (Köln) chez Jaspar von Gennep.
(VD16 ZV 6636).
Très bon exemplaire, très frais, grand de marges, très bien relié.

Réf.: 33100 - Eur 450.00
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BRACCIOLINI (Poggio) dit "Le Pogge". Les Contes de Pogge, Florentin, avec des réflexions.
Amsterdam, J.-V. Bernard, 1712.
In-12, plein vélin rigide de l'époque, dos lisse titre à la plume, tranches mouchetées, (1) f. de titre, (4), 240 p., planche gravée en frontispice d'après Lamsvelt, titre imprimé en rouge et noir.
Bonne édition, en soixante-douze contes, donnée comme "la plus recherchée pour les notes et les réflexions libres et satiriques qui accompagnent le texte, attribuées à David Durand, Jean-Frédéric Bernard ou Lenglet-Dufresnoy" (Gay, ‘Ouvrages relatifs à l'amour, aux femmes…’, 1873, VI, p. 106).
Cette collection de Facéties (‘Liber facetiarum'), contes grivois et libertins, anecdotes où "au milieu de grossières obscénités on remarque une foule de faits sur les hommes et les événements du temps" a été rédigée entre 1438 et 1450, puis complétée et remaniée.
Erudit, philosophe, humaniste et homme politique originaire de Florence, Poggio Bracciolini (1380-1459) fut secrétaire apostolique sous huit papes. Grand découvreur de manuscrits, c’est à lui que l’on doit la résurrection du ‘De natura rerum’ de Lucrèce.
Malgré son habit ecclésiastique, le Pogge avait 14 enfants quand il se maria à 55 ans avec une jeune femme dont il eut encore 6 enfants.
Ces historiettes lui furent inspirées par ses observations prises sur le vif, en particulier durant ses fonctions à la Curie romaine et à la Chancellerie de Florence, alors "institution des plus corrompues".
(Brunet IV 769. Cohen 811).
Quelques petits accrocs et manques de papier en marge (dont p. 20-21), sans pertes de texte.
Joli exemplaire, dans sa première reliure de vélin rigide, frais, bien relié.

Réf.: 37154 - Eur 450.00
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NAPOLEON 1ER - CODE NAPOLEONICO 1806. Codice di Napoleone il Grande pel Regno d'Italia. Traduzione ufficiale colle citazioni delle leggi romane.
Firenze, Presso Molini, Landi, e comp., 1806.
In-8, demi-veau marbré à coins de l'époque, dos lisse orné à froid de filets ondulés et d'un fer à la lyre répété, pièce de titre de veau indigo, tranches citron (petit accroc à la coif. sup. et en tête d'un mors), 422, xxxvii p. de table, titre compris.
Edizione originale fiorentina dell'originale stampata a Milano nello stesso anno della traduzione del Codice napoleonico entrato in vigore in Francia il 21 marzo dello stesso anno.
Edition originale florentine publiée la même année que l'originale milanaise du code Napoléon entré en vigueur le 21 mars 1806.
Très bon exemplaire, bien relié à l'époque.

Réf.: 35614 - Eur 400.00
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VESPOLI (Giuseppe Francioni). Saggio Politico sulle Rivoluzioni Dedicato a Sua Maestà Ferdinando I Re del Regno delle Due Sicilie dal cavaliere gerosolimitano Giuseppe Francioni Vespoli. [Copia singola])
Napoli, dalla Reale stamperia, 1824.

In-4 (261 x 204 mm), plein cuir de Russie vert bouteille, dos lisse orné de compartiments guillochés, filets gras et maigres et fleuron répété, plats encadrés d'une large roulette, 3 fleurs de lys au centre surmontées d'une couronne royale, roulette sur les coupes, garde de tabis vert émeraude, 77 p., (1) f. d'approbation.
Rarissime ouvrage qui manque à WorldCat et dont un unique exemplaire est recensé dans le monde: Bibliothèque d'Histoire moderne et contemporaine de Rome.
"L'autore è il cavaliere gerosolimitano don Giuseppe Francioni Vespoli, del quale sappiamo soltanto che già aveva pubblicato, nel 1824, questo ‘Saggio politico sulle rivoluzioni’, e pubblicherà in due volumi, nel 1828, un ‘Itinerario per lo Regno delle Due Sicilie’ ".
Mors, dos et coins frottés. Exemplaire imprimé sur papier fort, très grand de marges. Armes royales dorées au centre des plats.

Réf.: 35887 - Eur 400.00
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