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91 fiche(s) - Page 1

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RACINE (Jean). Esther. Tragédie tirée de l'Escriture Sainte.
Paris, Claude Barbin, 1689.
In-4 (253 x 188 mm), maroquin rouge janséniste, dos à 5 nerfs, titre doré, chasses et coupes filetées or, contreplats doublés de maroquin bleu roi, large dentelle intérieure dorée et fers ajourés en écoinçon, tranches dorées sur marbrure (rel. Trautz-Bauzonnet), (1) f. de titre, (10) p., 83, (1) p. de privilège, frontispice gravé.
Edition originale imprimée à la suite de la première représentation du chef-d’œuvre de Jean Racine. Le privilège est daté du 3 février 1689. Le frontispice est gravé par Sébastien Le Clerc d'après l'œuvre de Le Brun qui avait contribué aux décors du spectacle.
Composée à la demande de Madame de Maintenon, la pièce fut représentée le 26 janvier 1689 dans le cadre majestueux de la Maison de Saint-Cyr, pour le public restreint des Grands de la Cour et obtint un très vif succès.
"Esther n'est pas seulement un divertissement circonstanciel d'enfants; elle est promotion véritable de l'enfance, confusion triomphante de l'irresponsabilité et du bonheur, élection d'une passivité délicieuse, savourée par tout un choeur de vierges-victimes, dont les chants, à la fois louanges et plaintes, forment comme le 'milieu' - sensuel - du bonheur racinien" (R. Barthes, 'Sur Racine', Points Seuil, p. 120).
(Guibert, n° 1, p. 95. Tchemerzine-Scheler, V, 347. Le Petit, 374. Rochebilière, I, 409).
Infime trace de restauration à un plat. Papier légèrement bruni.
De la bibliothèque d'Alfred Lindeboom avec son ex-libris héraldique en couleurs et gaufré. Cet exemplaire est cité par Tchemerzine-Scheler (V, 347).
Bel exemplaire, grand de marges (253 x 188 mm) dans une fine reliure de maroquin rouge doublée de maroquin bleu par Trautz-Bauzonnet.

Réf.: 36813 - Eur 4000.00
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VOLTAIRE. 1- Vie de Molière, avec des jugements sur ses ouvrages. Paris, Prault, 1739. (1) f. bl., (2) f., 120, (4) p. approbation et privilèges.
2- Lettre de Mr*** au sujet d'une brochure intitulée Vie de Molière. S.l.n.d. [i.e. 1739]. 24 p.

2 ouvrages reliés en un volume in-12 (160 x 91 mm), plein veau brun granité de l'époque, dos à 5 nerfs guillochés or, orné de caissons richement fleuronnés, pièce de titre de maroquin rouge, plats encadrés d'un filet à froid, roulette dorée sur les coupes, tranches mouchetées rouges.
Edition originale de premier tirage, très rare, publiée anonymement. Cette biographie a été composée par Voltaire pour servir de préambule à l’édition in-4° des œuvres de Molière (Paris, Prault, 1734), mais elle en fut évincée au profit d’une préface de Jean Louis Ignace de Lasserre.
La biographie proprement dite est suivie d’une analyse des principales pièces de Molière accompagnée d’un historique.
Au contraire de ses prédécesseurs (Grimarest), Voltaire ignore les aspects anecdotiques ou triviaux pour exprimer son admiration pour "ce philosophe de Molière", l’écrivain comme l’homme, dans lequel il reconnaît un "frère" dans sa dénonciation du fanatisme et des hypocrisies.
Il souligne la fidélité de Molière aux idées de Gassendi, les persécutions dont il a fait l’objet et loue la protection éclairée de Louis XIV, pour finir par un tableau lugubre de son scandaleux enterrement.
L'ouvrage fut finalement censuré par Fontenelle qui signe pourtant l’approbation datée du 29 février 1739; le privilège est accordé le 9 juin 1739 à Laurent-François Prault fils.
Le volume contient, relié à la suite, une brochure anonyme qui fit grand bruit: l’auteur défend Grimarest et sa 'Vie de Molière' contre les critiques de Voltaire qui dénonçait la futilité du parti pris de cette biographie (cf. Paul Lacroix, ‘Bibliographie moliéresque’, n°997 et Colon, ‘Siècle des Lumières’, 39:168).
En fin d'ouvrage, 2 p. manuscrites à l’époque de "Table des jugements sur le Sieur" renvoient aux principales œuvres de Molière citées.
(Bengesco, II, 1578. Colon, ‘Siècle des Lumières’, 39:757. Voltaire à la BN, 3769). Seulement 7 exemplaires sont recensés dans les bibliothèques françaises, toutes à la BnF.
Très bon exemplaire, très bien relié à l’époque.

Réf.: 37088 - Eur 3500.00
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GOLDONI (Carlo). Mémoires (...), pour servir à l'histoire de sa vie, et à celle de son théâtre.
Paris, Veuve Duchesne, 1787.
3 volumes in-8, demi-veau marbré de l’époque à petits coins, dos à 5 nerfs guillochés or, ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge, (2), xxiij, (1) p., 424 p.; (4), 364 p. et (4), 366, (2) p., portrait de Goldoni gravé par Le Beau d'après Nicolas Cochin, exemplaire non rogné.
Edition originale de ces Mémoires de Goldoni, composés directement en français et édités à Paris.
"Le Molière italien a dit de lui-même : 'On ne peut nier que je sois né sous l'influence d'une étoile comique, puisque ma vie même a été une comédie' - Ses Mémoires relatent cette ‘comédie’. Son existence riche en épisodes picaresques fait entrer de plain-pied dans la folle et fascinante société vénitienne du XVIIIe siècle, puis à la cour de Louis XV et de Louis XVI. Homme curieux de tout, observateur avisé et malicieux, Goldoni évoque les coulisses des théâtres, les cabinets de diplomates ou les champs de bataille, pénètre chez les grands seigneurs comme chez les petites gens et rapporte, en passant, un entretien avec Vivaldi à Venise ou avec Rousseau à Paris" (P. de Roux (éd.), Mercure de France, 2003).
(Spinelli, 'Bibliografia goldoniana', 241).
Petits accrocs aux coiffes supérieures.
Très bon exemplaire, bien relié, entièrement non rogné.

Réf.: 30010 - Eur 1200.00
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ROUSSEAU (Jean-Jacques), NOLIVOS DE SAINT-CYR (Paul-Antoine-Nicolas). 1- ROUSSEAU (Jean-Jacques)]. A Mr. D'Alembert (...) sur son Article Genève dans le VIIme volume de l'Encyclopédie, et particulièrement sur le projet d'établir un théâtre de comédie en cette ville. Amsterdam, Marc-Michel Rey, 1758. xviii, 264 p., (8) p. d’avis de l'imprimeur, errata, avis pour le relieur, catalogue, titre noir et rouge.
2- [NOLIVOS DE SAINT-CYR (Paul-Antoine-Nicolas)]. P.-A. Laval, comédien, à M. J.-J. Rousseau, citoyen de Genève. Sur les raisons qu'il expose pour réfuter M. d'Alembert, qui dans le VIIe volume de l'Encyclopédie, Article Genève, prouve que l'établissement d'une Comédie dans cette Ville y ferait réunir la sagesse de Lacédémone à la politesse d'Athènes. La. Haye, 1758. (1) f., viii, 189, (1) p. d'errata.

2 ouvrages reliés en un volume in-8, plein veau de l'époque, dos à 5 nerfs fleuronné et cloisonné, tranches rouges.
1- Edition originale. (Gagnebin, V, 1812. Tchemerzine-Scheler, V, 535).
2- Edition originale et unique de cet ouvrage composé par Paul-Antoine Nolivos de Saint-Cyr, qui rencontra Rousseau à Venise. Membre de la "coterie holbachique", l'auteur était un proche de madame d'Holbach. Devenu "Laval", comédien aux portes de Genève, il mène ici une polémique ardente pour "venger" d'Alembert et Voltaire de la 'Lettre sur les spectacles’ de Rousseau.
"Apologie de la comédie et des comédiens en réponse à Rousseau. C'est sans contredit le meilleur de tous les ouvrages qui parurent en réplique à cette lettre" (Quérard, ‘Supercheries littéraires’, 1847, II, n°3889).
(Conlon, 'Ouvrages relatifs à J.-J. Rousseau', n°87. Soleinne, 'Bibliothèque dramatique', V, I, n°674).
Quelques épidermures. Coiffes restaurées. Mors frottés et fendillés. Intérieur frais.

Réf.: 36632 - Eur 700.00
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RICCOBONI (Louis). De la réformation du Théâtre.
S.l., 1743.
In-12, plein veau blond de l'époque, dos à 5 nerfs cloisonnés et fleuronnés, pièce de titre de maroquin rouge, filet sur les coupes, tranches marbrées, (2) f., xxiii, 337, (6) p.
Edition originale du dernier ouvrage publié par Louis Riccoboni, dit Lélio. Comédien italien, venu en France à la tête de sa troupe à la demande du Régent (1716), il devint directeur de la Comédie-Italienne et connut une immense et durable gloire.
L’auteur soumet un projet utopique rigoriste de réorganisation du théâtre, présenté comme le bilan amer de cinquante années d’expérience. Au croisement de la critique morale du spectacle vivant et du réformisme philosophique des Lumières, il livre un plan méticuleux de contrôle du théâtre, en particulier par par la mise en place d’une institution publique chargée de valider les productions et théorise jusqu’à l’espace matériel même de la représentation, en se faisant l’architecte de la salle de spectacle comme espace disciplinaire, réglé et contrôlé.
Les six derniers chapitres sont consacrés à une analyse critique du répertoire, pièces par pièce: tragédies et comédies, réparties entre les pièces à "conserver", celles à "corriger" et celles à "rejeter".
(X. de Courville, 'Un apôtre de l'art du théâtre au XVIIIe s.: Luigi Riccoboni, dit Lélio', Bibliographie, n°85. Soleinne, V, 41).
Bel exemplaire, très bien relié en veau blond glacé.

Réf.: 36673 - Eur 650.00
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DUMAS PERE (Alexandre). Urbain Grandier. Drame en cinq actes.
Paris, Administration de librairie théâtrale [Impr. Dondey-Dupré], 1850.
Grand in-8 (262 x 166 mm), demi-percaline vert sapin à la Bradel de l'époque, pièce de titre de maroquin havane en long, date dorée en pied, tête dorée, couvertures imprimées conservées, 44 p, texte sur 2 colonnes.
Edition originale, publiée dans le "Magasin Théâtral", de cette pièce qui fut créée au Théâtre-Historique le 30 mars 1850.
"Cette pièce que Gautier portait aux nues est rangée parmi les œuvres fantastiques de Dumas. Le tableau muet qui clôt le deuxième acte et sublime en une pantomime et un ballet la scène de bacchanale des religieuses en goguette, quasi onirique - et un rien saphique (…). L'affaire des diables de Loudun défraya la chronique. Dumas y avait consacré près de dix ans auparavant un chapitre des 'Crimes célèbres', et l'évoque aussi dans ‘Vingt ans après’ et d'autres œuvres" (François Rahier, "Société des Amis d'Alexandre Dumas" en ligne).
Quelques accrocs à la pièce de titre, des rousseurs.
(Munro, p. 228. Reed, 258. Parran, p. 32. Vicaire, III, 387 qui n'a pas vu le livre). Rare : seulement q 4 exemplaires sont recensés dans le monde, dont deux en France.
Provenance: de la bibliothèque de Léon Hennique, avec son bel ex-libris gravé par Eugène Dété d'après un dessin de Léon Glaize, à ses initiales "L.H." et à sa devise "Ex libris puber veritas".
Exemplaire bien relié, non rogné.

Réf.: 37122 - Eur 650.00
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DUMAS PERE (Alexandre). Le Gentilhomme de la montagne. Drame en cinq actes et huit tableaux.
Paris, Michel Lévy frères, 1860.
In-8, demi-percaline bleu-canard de l’époque à la Bradel, dos lisse orné d'un fleuron doré au centre, date dorée en pied, pièce de titre de percaline chocolat, couvertures imprimées conservées, (4), 144 et 36 p. de catalogue éditeur, exemplaire non rogné.
Edition originale de cette pièce adaptée du roman de Dumas, 'El Salteador', accompagné d’intermèdes musicaux composés par Amédée Artus qui avait déjà collaboré avec Dumas et d’un ballet de Charles Honoré.
La première eut lieu au théâtre de la Porte-Saint-Martin, le 12 juin 1860.
"Premier des trois sujets proposés par Dumas en 1858 aux comédiens marseillais (…). Parallèlement aux drames modernes, Dumas poursuit son travail de mise en scène de ses romans historiques, dans une optique qui n'est plus tout à fait celle du romantisme. Le projet d'un "nouveau théâtre historique" dont il n'a jamais abandonné l'idée est sans doute derrière toutes ces tentatives (…). L'importance et la longueur des didascalies, en particulier au cinquième acte, tire la pièce vers le "grand spectacle". On peut y voir aussi la prémonition de l'écriture cinématographique. Signalons pour finir une curiosité qui devrait titiller les psychanalystes, le thème récurrent du père offensé par son fils" (François Rahier, "Société des Amis d'Alexandre Dumas" en ligne).
(Munro, 326-327).
Très bon exemplaire, bien relié, non rogné, couverture conservée, complet du catalogue de l’éditeur (36 p.).
Provenance: de la bibliothèque de Léon Hennique, avec son bel ex-libris gravé par Eugène Dété d'après un dessin de Léon Glaize, à ses initiales "L.H." et à sa devise "Ex libris puber veritas".

Réf.: 37135 - Eur 650.00
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DUMAS PERE (Alexandre). Un Mariage sous Louis XV. Comédie en cinq actes. Représenté pour la première fois sur le Théâtre-Français le 1er juin 1841.
Paris, Marchant, C. Tresse, 1841.
In-8, demi-percaline citron à coins à la Bradel, dos lisse orné d'un fleuron doré au centre, pièce de titre de maroquin noir, couvertures imprimées conservées, (4), 140 p.
Edition originale, comportant le feuillet de dédicace à la ville de Florence, daté du 1er juin 1841.
"Représentée en cinq actes lors de sa première au Théâtre Français le 1er juin 1841, cette comédie fut reprise vingt ans plus tard sur la même scène, le 21 mai 1861, dans une version différente et en quatre actes. [Cette] version d'origine, publiée chez Marchant et Ch. Tresse, en 1841, n'a jamais été rééditée et se trouve peu accessible.
Cette agréable comédie d'intrigue qui brode sur le ressort dramatique du dépit amoureux cher à Molière avec des accents tirant parfois vers Marivaux est aussi une comédie de mœurs (…). Critique d'une société déliquescente où il est du dernier ridicule d'attacher du prix aux sentiments, à l'amour et à la fidélité conjugale, choses de peu de prix qu'il faut laisser aux bourgeois!" (François Rahier, in "Société des Amis d'Alexandre Dumas" en ligne).
(Munro,101. Parran, p. 28. Reed, 136-137.Talvart & Place, 5:7, n° 43. Vicaire, III, 351-352).
Seulement 7 exemplaires recensés dans le monde (WorldCat) dont un unique dans les bibliothèques françaises: celui de la BnF.
Provenance: de la bibliothèque de Léon Hennique, avec son bel ex-libris gravé par Eugène Dété d'après un dessin de Léon Glaize, à ses initiales "L.H." et à sa devise "Ex libris puber veritas" et de la bibliothèque Maurice Clouard avec son tampon au verso du premier feuillet blanc.
Quelques accrocs de papier à la couverture, rousseurs.
Exemplaire entièrement non rogné.

Réf.: 37126 - Eur 500.00
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GOETHE (Johann Wolfgang von), BACULARD d'ARNAUD (F.T.M. de). Les Passions du Jeune Werther. Ouvrage traduit de l'allemand de M. Goethe, par M. Aubry.
Manheim et Paris chez, Pissot, 1777.
In-8, plein veau de l'époque, dos lisse orné de compartiments dorés, tranches mouchetées, xxxix, (1), 220 p.
Édition originale de la traduction d'Aubry et troisième édition française, "plus sensible que les deux premières dans le ton et le vocabulaire" (Baldensperger, 'Goethe en France', p.6), qui assura à l’ouvrage un succès universel.
Publiée simultanément à Mannheim et à Paris, cette traduction a été réalisée par un français, Philippe-François Aubry conseillé par un Allemand, le comte Woldemar-Frédéric de Schmekow, selon les informations fournies par l’éditeur dans la lettre imprimée à la suite de la dernière édition publiée par Didot en 1797.
Reliure frottée, quelques épidermures.
Supra-libris: ''Mr Henri Grand'' doré à l’époque sur le plat supérieur.

Réf.: 19918 - Eur 450.00
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[DANCOURT (Louis Hurtaut)]. L. H. Dancourt Arlequin de Berlin à Mr. J. J. Rousseau citoyen de Genève.
Berlin, et se trouve à Amsterdam, J. H. Schneider, 1759.
In-8, plein veau porphyre de l'époque, dos à 5 nerfs fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, triple encadrement de filets dorés fleuronnés aux coins sur les plats, coupes filetées, tranches marbrées, roulette intérieure, (6), 224 p.
Edition originale (une contrefaçon parut simultanément).
"Auteur et comédien, l’auteur excellait dans les rôles d'Arlequin (…). Le meilleur de ses ouvrages (…), apologie de la comédie et des comédiens, en réponse au discours de Rousseau contre les spectacles. Le titre ‘d'Arlequin de Berlin’ est pris pour parodier celui de ‘citoyen de Genève’. Ce livre est le plus estimé sans contredit de ceux qui parurent en réplique à la lettre de Rousseau" (Michaud, ‘Biographie universelle’, X 89).
"Réplique mordante à Rousseau (‘Lettre à D’Alembert’) depuis le point de vue d’un comédien, d’un homme qui a une connaissance approfondie du répertoire, l’expérience de la scène et celle des réactions du public. Il prend le temps de citer point par point Rousseau mais aussi de nombreux textes de théâtre à l’appui de sa démonstration" (Nathalie Ferrand, ‘Le dernier état de la ‘Lettre à D’Alembert sur les spectacles’, Genesis, 34, 2012, p. 135 sq.).
(Conlon, ‘Ouvrages français relatifs à Rousseau’, n°120 pour la contrefaçon).
Bel exemplaire, très bien relié à l'époque.

Réf.: 36516 - Eur 450.00
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GRANDVAL (Nicolas Racot de). 1- Agate ou la chaste Princesse. Tragédie. Paris, s.d. [1756]. (1) f., 55 p., (1) f. d'errata, (8) p. de musique notée, page de titre, bandeaux gravés.
2- Les deux Biscuits, tragédie traduite de la langue que l'on parloit jadis au royaume d'Astracan, et mise depuis peu en vers français. Se vend à Astracan [Paris], chez un Libraire, 1752. 35 p., planche frontispice gavée.
3- L'Eunuque, ou la fidelle infidélité, parade en vaudevilles, mêlée de prose et de vers. A Montmartre, 1750. (2) f., 54 p, 20 p. de musique notée, page de titre gravée.
4- Léandre Nanette, ou le double qui-pro-quo, parade en un acte. En vers et en vaudevilles. Achevée en 1755. A Charlotte de Montmartre. A Clignancourt, 1756. 39 p. (dont 2 pages de musique).
5- Le Tempérament, tragi-parade, traduite de l'Egiptien en vers français, Et réduite en un Acte. A Charlotte de Montmartre En Octobre 1755. Au grand Caire, 1756. 29 p.
6- La Médecine de Cythère, parade en deux actes, en vaudevilles; tirée des Fastes de Syrie. A Clignancourt, 1765. 32 p.

6 pièces reliées en un volume in-8, plein veau marbré de l'époque, dos lisse fleuronné et cloisonné, 4 pièces de titre de maroquin bordeaux, coupes filetées, tranches rouges.
Recueil de 6 vaudevilles et comédies légères, composés par Racot de Grandval, illustrés de planches et bandeaux gravés, accompagnés de partitions, paroles et musiques.
Compositeur, claveciniste et auteur dramatique, Nicolas Racot de Grandval (1676-1753) rejoignit Dancourt à la Comédie-Française. Dans le même temps, il accompagnait, au clavecin, la plupart des divertissements et ballets donnés à Versailles. Auteur de nombreuses comédies, il composa également la musique de plusieurs pièces, notamment pour Dancourt et Marc-Antoine Legrand.
Rousseurs, mors lég. frottés, sinon bon exemplaire, bien relié à l'époque.

Réf.: 36662 - Eur 450.00
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DUMAS PERE (Alexandre). L'Honneur est satisfait. Comédie en un acte, en prose.
Paris, à la librairie théâtrale, 1858.
In-8, demi-percaline grenat de l’époque à la Bradel, pièce de titre de maroquin noir en long, date dorée en pied, couvertures imprimées conservées, (4), 48 p., exemplaire non rogné.
Edition originale de cette comédie, représentée pour la première fois, à Paris, sur le Théâtre du Gymnase, le 19 juin 1858.
"Dernière comédie en un acte signée Dumas. Ultime recours au vaudeville (…) ici, le chassé-croisé boulevardier l'emporte sur le marivaudage (…). Tout va très vite, c'est une des pièces les plus courtes de Dumas, et une des plus découpées également (35 scènes)" (François Rahier, "Société des Amis d'Alexandre Dumas" en ligne).
(Munro, 303. Reed, p. 351. Parran, p. 35. Vicaire, III, 414).
Rare : seulement 2 exemplaires recensés en France, BnF et Montpellier.
Provenance: de la bibliothèque de Léon Hennique, avec son bel ex-libris gravé par Eugène Dété d'après un dessin de Léon Glaize, à ses initiales "L.H." et à sa devise "Ex libris puber veritas".
Très bon exemplaire, très frais, non rogné, couverture conservée.

Réf.: 37125 - Eur 450.00
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DUMAS PERE (Alexandre), SCHILLER (Friedrich von). Intrigue et amour. Drame en 5 actes et 9 tableaux.
Paris, Michel Lévy frères, 1847.
In-8, demi-percaline chocolat de l’époque à la Bradel, dos lisse orné d’un fleuron doré au centre, pièce de titre de maroquin noir, date dorée en pied, couvertures imprimées conservées, 99 p., exemplaire non rogné.
Edition originale de cette pièce, adaptée de Schiller, créée à Paris au Théâtre Historique le 11 juin 1847.
"Pour faire pièce aux néo-classiques et aux faiseurs de mélos, Vigny et Dumas, quand ils débutèrent au théâtre, s'appuyèrent sur des valeurs sûres, Shakespeare et Schiller. Si Dumas traduisit plusieurs fois Shakespeare, il ne revint à Schiller qu'en 1847 avec cette pièce (…). C'est sur la scène de son propre théâtre, le Théâtre Historique, qui venait d'ouvrir le 20 février 1847, qu'il créa cette adaptation de ‘Kabale und Liebe’ (…). Le drame est vigoureusement charpenté, Dumas surfe avec aisance sur les trames familiales et politiques habilement entrelacées, et se joue avec finesse de ces lieux communs du romantisme que sont le suicide des amants et la rédemption des courtisanes" (François Rahier, "Société des Amis d'Alexandre Dumas" en ligne).
(Munro, 187-188. Reed, p. 218. Vicaire, III, 379).
Rousseurs.
Très bon exemplaire, bien relié, non rogné, avec ses couvertures conservées.
Provenance: de la bibliothèque de Léon Hennique, avec son bel ex-libris gravé par Eugène Dété d'après un dessin de Léon Glaize, à ses initiales "L.H." et à sa devise "Ex libris puber veritas".

Réf.: 37127 - Eur 450.00
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ROUSSEAU (Jean-Jacques), BERQUIN (Arnaud). Pygmalion, Scène Lyrique de Mr. J. J. Rousseau, Mise en vers par Mr. Berquin. Le texte gravé par Drouet.
Paris, 1775.
Petit in-4, plein veau raciné moderne, dos à 5 nerfs, couverture de papier peint doré d'origine conservée, (4), 18 p.
Édition originale de cette adaptation du ‘Pygmalion’ de J.-J. Rousseau par Arnaud Berquin, entièrement gravée sur papier de Hollande. Titre gravé par Nicolas Ponce d'après Pierre-Clément Marillier et 6 vignettes de Jean-Michel Moreau Le Jeune, gravées par Nicolas Delaunay et Ponce, "parmi les plus délicates de la fin du XVIIIe siècle". Le texte est entièrement gravé par Droüet.
Rousseau rédigea ‘Pygmalion’, pièce en un acte et en prose, en 1762 lors de son exil à Neuchâtel et la conçut pour être accompagnée d’intermèdes musicaux confiés au compositeur lyonnais Horace Coignet. La création eut lieu en 1770 dans un théâtre privé de Lyon lors du passage de Rousseau dans cette ville puis elle fut reprise avec un considérable succès à la Comédie française le 30 octobre 1775. C’est pour bénéficier de cette vogue que Berquin composa cette adaptation en vers précédée d’un vibrant éloge de Rousseau, "réformateur de la scène lyrique" en guise de préface.
(Cohen, 141. Dufour, I, p. 224. Tchemerzine-Scheler, V, 556).
Quelques auréoles claires et petites piqûres éparses. Quelques petits accrocs et épidermures à la reliure.
Bon exemplaire, grand de marges, relié à l'époque.

Réf.: 28741 - Eur 400.00
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MARMONTEL (Jean-François), MAIRET (Jean), ROTROU (Jean), DU RYER (Pierre). Chefs-d'oeuvre dramatiques, ou Recueil des meilleures pièces du Théâtre François, tragique, comique et lyrique. Avec des discours préliminaires sur les trois genres, & des remarques sur la langue & le goût. Dédié à Madame La Dauphine.
Paris, Imprimerie de Grangé, 1773.
Grand in-4, plein veau havane de l'époque, dos à 5 nerfs orné de caissons fleuronnés, pièce de titre de maroquin, double filet d'encadrement estampé à froid sur les plats, tranches rouges (accroc à la coif. inf., qqs petites épidermures), xii, lxxij, 107 p. pour 'Sophonisbe' de Mairet, viij, 118 p. pour 'Scévole' de Du Ryer, (1), xvj, 132 p. pour 'Venceslas' de Rotrou, (1) f. d'approbation et privilège, (1) f. d'errata. (2 planches gravées au lieu de 3).
Edition originale de cet ouvrage, comportant une très belle illustration entièrement dessinée par Charles Eisen comprenant 2 planches gravées par de Launay, 15 grandes vignettes en tête et 10 culs-de-lampe gravés par Helman, de Launay, Masquelier, Née et Ponce.
(Cohen, 689: "illustrations de la plus grande beauté").
Très bon exemplaire, très frais, imprimé sur grand papier de Hollande azuré.

Réf.: 33895 - Eur 400.00
Ajouter au panierOuvrage commandé



ROUSSEAU (Jean-Jacques), FOREST (Jean-Bruno),. 1- Abrégé de la vie de Jean-Jacques Rousseau, citoyen de Genève, tiré de ses Confessions et de ses autres ouvrages. Paris, Chez les libraires associés, 1808. (1) f., 218 p.
2- La Nouvelle Heloïse de J.-J. Rousseau, citoyen de Genève, Mise en scène pour former un Drame en cinq Actes. Paris, Chez les libraires associés, 1806. viii, 111 p. titre inclus.

Ensemble de 2 ouvrages réunis en un volume in-8, broché sous couverture d'attente de papier fort bleu de l'époque.
Edition originale et unique. Rousseaulâtre mystique, l'auteur se propose de réunir en un seul volume le contenu des cinq tomes des ‘Confessions’ de Rousseau afin de contribuer à sa gloire universelle et de mettre l’œuvre à la portée de tous, "en employant ses idées, son style, son langage, trop précieux pour le changer".
L'ouvrage est suivi d'une ambitieuse adaptation de la nouvelle Héloïse pour le théâtre, qui se voudrait la plus fidèle possible, sur fond musical emprunté au "Devin du Village".
L'auteur se présente comme "ancien militaire, élève de Marmontel, et membre de plusieurs sociétés savantes".
(Barbier, 'Principaux écrits relatifs à J.-J. Rousseau', 13-14. ‘France littéraire’, III, 161-162. Soleinne, 2610).
Bon exemplaire, non rogné, imprimé sur papier fort, tel que paru.

Réf.: 36687 - Eur 400.00
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GUEULETTE (Thomas Simon), FAGAN (Barthélemy-Christophe), COLLE (Charles), MONCRIF (François-Augustin Paradis de), PIRON (Alexis). Théâtre des Boulevards, ou Recueil de parades.
Mahon [i.e. Paris], Gilles Langlois, 1756.
3 volumes, plein veau moucheté de l'époque, dos à 5 nerfs ornés de caissons fleuronnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge et havane, roulette dorée sur les coiffes et les coupes, tranches mouchetées rouges, frontispice, xiij, 308 p. ; frontispice, xij, 308 p. et frontispice, ij, (2), 336 p. (le frontispice est répété 3 fois).
Édition originale de ce recueil de pièces libres, parfois obscènes, composées par Charles Collé, Montcrif, Piron, etc, publié par Corbie ou Sallé, secrétaire de Maurepas, orné d'un frontispice gravé en taille-douce attribué à Eisen, répété ici en tête de chaque volume.
Forme brève, légère, d'un comique populaire, la parade permettait au XVIIIe siècle une totale liberté d'expression.
L’identification des auteurs est donnée d’après un manuscrit autographe de Collé lui-même, composé dans le style "poissard" qui assura son succès: "Soyez sûrs et certains, que toutes les parades qui sont zenterrés vives dans ce damné ‘Théâtre des boulevards’ sont de la faciende de M. de Sallé, à l'exception de ‘l'Isabelle grosse par vertu', qu'est de Fagan ; une qu'est de Montcrif, en vers (‘l'Amant Cochemard’), une qu'est de Piron (‘le Marchand de merde’), et trois ou quatre autres de moi, qui m'ont été volées par un Savoyard décrotteur, qui a subestitué des cochonneries de la Halle za des gravelures agréables t'é qui zon le ton de tout le monde (..). Les pièces de Collé sont : 'l'Amant poussif', 'la Mère rivale', 'Léandre grosse', 'Léandre hongre', le vrai titre de cette dernière est 'Razibus'. Duclos en appelait plaisamment l'auteur le grand 'Corneille', et sa pièce le cidre de la parade" (cité par Barbier, IV, 691).
(Gay, III, 1202-1203. Soleinne, 3496).
Quelques petites épidermures.
Bel exemplaire, frais, très bien relié à l’époque.

Réf.: 37106 - Eur 400.00
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[PEGURIER (Laurent)]. Décision faite en Sorbonne touchant la Comédie, Avec une réfutation des Sentimens relâchez d'un nouveau Théologien, sur le même sujet.
Paris, Jean Baptiste Coignard, 1694.
2 parties en un volume petit in-8, plein veau brun de l'époque, dos à 5 nerfs guillochés or orné de compartiments cloisonnés et fleuronnés, pièce de titre de maroquin rouge, double filets à froid en encadrement des plats, roulette dorée sur les coupes, tranches mouchetées rouges, (1) f., (4), 132 p. et (1) f., (2), 190 p.
Edition originale de ce volume divisé en deux parties.
En 1694, Boursault publia en tête de son théâtre une dissertation en faveur de la "comédie", appuyée de l'approbation motivée d'un religieux, le père Caffaro.
Ce fut l’occasion d’une querelle qui s’envenima au point d’être portée devant les docteurs de la Sorbonne en décembre 1693. Leur délibération, qui figure en première partie de ce volume, fut sans appel: les comédiens sont "en état de péché mortel", quant aux spectateurs "quoiqu’ils ne soient pas si coupables que les comédiens, c’est un péché en matière importante de sorte qu’on doit leur refuser l’absolution".
Dans la deuxième partie, l’abbé Laurent Pégurier commente et appuie la décision de la Sorbonne.
Bossuet se mêla de la partie et le P. Caffaro dut finalement se rétracter publiquement.
L’affaire s’inscrit dans la querelle des Anciens et des Modernes (le talent de Molière, de Corneille et de Boursault est opposé aux horreurs des pantomimes antiques et des combats de gladiateurs).
(J.-M. Civardi, ‘Bibliogr. des querelles théâtrales au XVIIe s.’, "Litt. classiques", 59, 1, 2006, p.193-221. Soleinne, "Bibliothèque dramatique", V, I, 22).
Accrocs aux coiffes, coins et mors.
Une note rageuse manuscrite p. 132 commente: « 21 ans après la mort de Molière ! »
Bon exemplaire relié à l'époque.

Réf.: 37208 - Eur 400.00
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ARNAUD (F.T.M. de Baculard d')], AUBERT (Abbé Jean-Luc), DARIGRAND (Jean-Baptiste). 1- [ARNAUD (F.T.M. de Baculard d')]. Les amants malheureux, ou le comte de Comminge, drame en trois actes et en vers, précédé d'un discours préliminaire & suivi des Mémoires du comte de Comminge. La Haye et Paris, L'esclapart, 1765. 163 p., frontispice gravé.
2- AUBERT (Abbé Jean-Luc). La mort d'Abel, drame en trois actes, en vers, imité du poëme de M. Gessner ; et suivi du Vœu de Jephté, poëme. Paris, Duchesne, 1765. xvj, 102 p., (1) f. blanc.
3- Le Point du Jour, poëme à Ariste, lu à la séance publique de la Société Littéraire d'Arras, le 30 mars 1765, par Monsieur… Arras, Imprimerie Guy de La Sablonnière, (1765). 15 p.
4- DESNOYERS (Etienne Jules). Le tableau de la nature. Londres et Paris, Humblot, 1760. 24 p.
5- LECLERC DE MONTMERCY (Claude Germain). Les écarts de l'imagination. Epitre à M. D'Alembert. Paris, Durand, 1753. (2) f., viij, 73, (2) p.
6- GROUBER DE GROUBENTALL DE LINIERE (M.-F.). Irus, ou le savetier du coin. Genève, 1760. 23 p.
7- MATON (Alexis). Les innocens. Poëme héroï-comique en quatre chants. Lisbonne, 1762.(1) f., (2), 51 p., frontispice gravé.
8- [DARIGRAND (Jean-Baptiste)]. L'antropophagie, ou Les Antropophages. Amsterdam, 1764. 37 p., frontispice gravé.

In-8, pleine basane de l'époque, dos à nerfs guillochés or, compartiments garnis de fleurons dorés, pièce de titre de maroquin bordeaux, tranches rouges (accroc à la coiffe sup., petit manque à la coiffe inf., coins émoussés).
1 - Seconde édition publiée un an après l'originale. Frontispice de Marillier. L'une des oeuvres les plus noires de Baculard d'Arnaud, pleine d'une "saveur mystique et sacrilège de satanisme et de blasphème (…) qui a préparé le théâtre romantique et le mélodrame" (Civray).
2- Edition originale.
3- Edition originale.
4- Edition originale.
5- Edition originale.
6- Edition originale. Ouvrage faussement attribué à Voltaire (cf. Bengesco, 2316).
7- Edition originale. Pamphlet contre les fermiers-généraux. "On avait arrêté et mis à la Bastille un nommé Darigrand auquel on attribuait l'Antifinancier, qui parait avoir été écrit par la même plume que les Antropophages; mais il fut relâché avant la mise en circulation de ce dernier libelle" (INED, 4546). (Goldsmiths', 'Online Catalogue', n° 10026.1. Kress, S.4328).
Très bon exemplaire, très frais, très bien relié.

Réf.: 31769 - Eur 380.00
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THEOPHILE DE VIAU. Les Oeuvres de Théophile, Divisées en trois parties. Première partie, contenant l'Immortalité de l'âme, avec plusieurs autres pièces. La seconde les Tragédies. Et la troisième, les pièces qu'il a faictes pendant sa prison. Dédiées aux beaux esprits de ce temps.
Rouen, Jean Berthelin, 1638-1639.
3 tomes reliés en un volume in-8, demi-basane de l'époque à petits coins de vélin, dos lisse orné (coiffes usées, mors sup. fendue, la pièce de titre manque), (12), 321 p.; 164 p. et 181 p., qqs rouss., vignette de titre, lettrines et culs de lampe.
Bonne édition rouennaise, rare, "classée dans un meilleur ordre que les précédentes" (Brunet), donnée par Georges de Scudéry qui signe la préface.
Poète le plus lu au XVIIe siècle, Théophile de Viau que les contemporains appelaient « le premier prince des poètes » et « l'Apollon de notre âge » sera oublié à la suite aux critiques des Classiques, avant d'être redécouvert par Théophile Gautier. Bien qu'un moment protégé du roi Louis XIII, il vécut en exil et fit de la prison. On lui reprochait les textes obscènes qu'il avait composés, ses moeurs homosexuelles et un esprit irréligieux.
(Brunet, V, 795. Tchemerzine-Scheler, V, p. 866).

Réf.: 34474 - Eur 350.00
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OLIVET (Pierre-Joseph Thoulier d'). Remarques de grammaire sur Racine.
Paris, Gandouin, 1738.
In-12, plein veau moucheté de l'époque, dos à 5 nerfs orné de caissons fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, roulette d'encadrement sur les plats et les coupes, tranches rouges, 165, (1) p. titre inclus.
Edition originale qui contient, en fin: 'Lettre critique sur la rime, adressée à M. le président Bouhier'.
Minutieuse analyse de la grammaire des principales tragédies de Jean Racine, citations à l'appui.
Ami de Boileau et professeur de Voltaire, l'abbé d'Olivet fréquenta le salon de la marquise de Lambert. Il fut élu membre de l'Académie française en 1723 et devint l'un des rédacteurs les plus actifs du 'Dictionnaire'.
(France littéraire, VI, 481).
Bel exemplaire, très frais, bien relié à l'époque.

Réf.: 35995 - Eur 350.00
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DUMAS PERE (Alexandre). La dernière année de Marie Dorval.
Paris, Librairie Nouvelle, 1855.
In-16, broché, couverture imprimée (dos cassé), 96 p. (qqs rouss.).
Edition originale. Marie Dorval (1798-1849), comédienne proche d’Alexandre Dumas qui avait connu une grande gloire, subit des dernières années de vie rendues très difficiles par la perte de son fils et une situation financière catastrophique.
Sur son lit de mort, elle fit promettre à Dumas de lui éviter la fosse commune. Dès le lendemain de son décès, il parvint à trouver les fonds nécessaires pour une sépulture temporaire. Hugo apporta sa contribution, une représentation théâtrale fut donnée mais l’argent collecté fut dévoré par les huissiers.
Dumas rédigea ce petit document relatant sous forme de lettre à Georges Sand la dernière année de Marie Dorval et lança un appel à la générosité de ses lecteurs, en accompagnant son récit de témoignages sur Marie Dorval par ses amis : Rachel, René Luguet, H. Heine, etc. ainsi que de divers documents dont la liste des objets engagés et celle des souscripteurs.
Les fonds furent finalement réunis pour inhumer Marie Dorval aux côtés de son fils au cimetière du Montparnasse.
"On sent tout au long de la lecture que l'écrivain a laissé de côté tous les artifices littéraires pour mettre son âme à nue" (Delphine Dubois).
(Clouzot, p. 104. Munro, n° 283. Parran, p. 64).
Très rare. Seulement 4 exemplaires dans les bibliothèques françaises.

Réf.: 36223 - Eur 350.00
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VOLTAIRE. Zulime, tragédie en cinq actes. Représentée par les Comédiens français ordinaires du Roi.
Genève [i.e. Paris], 1761.
In-12, broché, couverture papier marbré moderne, (4), 71 p.
Edition originale "vraisemblablement parisienne" selon la catalogue de la BnF.
Cette tragédie fut représentée pour la première fois à Paris le 8 juin 1740 et reprise le 29 décembre 1761. Pièce "africaine" de Voltaire, dans laquelle "l'affrontement de deux cultures cède le pas au sentiment" (R. Trousson).
Mécontent de sa pièce, Voltaire désavoua cette publication dans une lettre du 23 juin 1761. Il en dit lui-même, dans une lettre à Frédéric: "c'est de la crème fouettée (...), une pièce toute d'amour, toute distillée à l'eau rose des dames françaises".
(Bengesco, n°126. ‘Voltaire à la BN’, 1652).
Bon exemplaire.

Réf.: 36602 - Eur 350.00
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[RUSTAING DE SAINT-JORY]. Oeuvres mêlées.
Amsterdam, Chatelain, 1735.
2 volumes in-12, plein veau brun de l'époque, dos à nerfs ornés, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge, tranches rouges (un plat détaché, mors fendus, défauts aux coiffes), (4) f., 286 p. et (2) f., 346 p., mouillure au 2e volume.
Edition originale. Par l'auteur des "Femmes militaires". Recueil où "histoire et fantaisie se mêlent" (Dictionnaire Fayard). Poèmes, lettres, anecdotes orientales, turques ou arabes et trois comédies en prose.

Réf.: 29244 - Eur 300.00
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BOISSY (Louis de Laus de). Autant en emporte le vent, ou Recueil de Pièces un peu... un peu... on le verra bien.
A Gaillardopolis [i.e. Paris, Cazin], 1787.
2 tomes reliés en un volume in-16, plein chagrin rouge, dos à nerfs orné de compartiments dorés, filets d'encadrement sur les plats (rel. vers 1850, lég. frottée), (4), 136 p. et 120 p.
Edition originale de ce recueil d'oeuvres attribuées à Louis de Laus de Boissy. Magistrat pendant la Révolution, homme de lettres et auteur de comédies, l'auteur fut embarqué sur la flotte française de Bonaparte lors de l'expédition d'Egypte.
"Contient des épîtres, des petits contes libertins (La dormeuse prévoyante - L'Estime en amour - Le Muet qui parle - La vieille amoureuse, etc...), des chansons, etc. La seconde partie contient trois morceaux en prose : La fille de quinze ans - Phanide et Delfire... - La petite maison (...). Les vers sont jolis et assez égrillards. Rare." (Gay)
Corroënne, ‘Manuel du Cazinophile’, p. 154, n°117. Gay, I, 304. Soleinne, 3864).
Quelques petites auréoles claires à qqs feuillets.
Bon exemplaire.

Réf.: 35720 - Eur 300.00
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