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62 fiche(s) - Page 1

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MACHIAVELLI (Niccolo) ou MACHIAVEL (Nicolas). 1- Le Prince (…). Traduit de l'Italien en François avec la vie de l'auteur mesme, par Jacq. Gohory Parisien. Paris, Robert le Mangnier (…), 1571. (8) f. de titre, d’épîtres, "Vie de Machiavel" et table, 64 feuillets [sign. a8 A-H8], portrait de Machiavel gravé sur bois (verso a7). [Suivi de :]
2- Les Discours (…). Sur la premiere decade de Tite Live, dez l’edification de la Ville. Traduitz d’Italien en François, & de nouveau reveuz & augmentez (…). Paris, Robert le Mangnier (…), 1571. (8), 280 feuillets (mal folioté 179), (11) f. dont portrait sur bois au dernier f.

2 ouvrages reliés en un volume in-8, plein maroquin rouge, dos à 5 nerfs filetés or, pièce de titre et de date de maroquin olive, grandes armoiries mosaïquées au centre des plats sur pièce de maroquin olive ovale, filet sur les coupes, triple filet sur les chasses, tranches dorées (reliure moderne dans le goût de l’époque).
1- Édition originale de la traduction du Prince de Machiavel par Jacques Gohory, avocat, médecin et alchimiste français. Ses traductions de Machiavel seront les plus fidèles de son temps, jusqu’à demeurer la traduction de référence aujourd’hui encore (cf. Préface de Paul Veyne, édition Folio, Gallimard, 2007).
Contient, parmi les feuillets préliminaires, la dédicace de Machiavel à Laurent le Magnifique, l’épître de Gohory à Gian Francesco Carafa, une Vie de Machiavel par le même, ainsi que la table.
(Bertelli & Innocenti, n°149. Gerber, III, 34, n°3).
2- Première édition de la seconde traduction donnée par Jacques Gohory, des Discours sur la première décade de Tite Live. Il en avait publié une première version du premier livre seul en 1544.
"La décennie 1570-1580 marque une nouvelle phase, décisive, de la fortune française de Machiavel. En 1571, Jacques Gohory présente [cette] seconde traduction des Discours et une traduction du Prince (…). Ces différentes éditions ont un objectif : s'attirer les grâces de la reine Catherine de Médicis, fervente admiratrice de Machiavel" (R. Descendre, 'L'État du monde' (…), p. 51-52).
(Bertelli & Innocenti, n°148. Gerber, III, 24, n°4).
Précieux recueil des deux traités fondateurs de Machiavel. Sur l’importance de ces traductions et le rôle fondamental joué par Jacques Gohory "dans la préhistoire de la découverte de Machiavel", cf. R. Gorris Camos, 'Dans le labyrinthe de Gohory, lecteur et traducteur de Machiavel', in "Laboratoire italien", ENS Lyon, 8/2008, p. 195-229.
Les deux ouvrages furent imprimés séparément mais distribués en même temps et parfois joints.
Quelques fines annotations anciennes en marge et petit ex-libris manuscrit ancien masqué sur le titre des Discours.
Provenance: le marquis de Villoutreys, au château de Plessis-Villoutreys (Maine-et-Loire), avec ses grandes armes dorées sur les plats et son ex-libris gravé.
Bel exemplaire, frais, très bien relié en maroquin aux armes, dans le goût de l’époque.

Réf.: 37141 - Eur 3800.00
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PONTANO (Giovanni Gioviano) ou PONTANUS (Ioannis Iovianus). Opera. De Fortitudine: libri duo. De Principe: liber unus. Dialogus qui Charon inscribitur. Dialogus qui Antonius inscribitur. De Liberalitate: liber unus. De Beneficentia: liber unus. De Magnificentia: liber unus. De Splendore: liber unus. De Couiuentia [sic pour De conviventia]: liber unus. De Obedientia: libri quinque. Cum gratia & privilegio.
(Impressum Venitiis per Bernardinum Vercellensem) [Venise, Bernardino Rosso], 1501.
In-folio (310 x 205 mm), plein vélin rigide, dos lisse, pièce de titre de vélin doré, tranches mouchetées rouges (rel. du XVIIe siècle), (148) f. dernier blanc [sign. a8 b-z6 &8].
Première et seule édition collective publiée du vivant de l’auteur contenant les dix traités et dialogues philosophiques de l’humaniste et homme politique italien Giovanni Pontano.
Natif de Cerreto di Spoleto en Ombrie, Giovanni Pontano (1429-1503) entra au service de la dynastie d’Aragon à Naples, mais tomba en disgrâce en 1495 pour avoir négocié la paix avec les Français. Devenu directeur de l’Académie de Naples qui porte son nom ("Pontaniana"), il est l’une des principales figures de l’humanisme italien et l’un des plus éminents auteurs latins de la période.
Cette édition a été imprimée à Venise par Berardino Rosso ("Bernardinum Vercellensem" au colophon) en caractères romains sur une colonne de 42 lignes.
"Outre le mérite d’un style élégant et naturel, les ouvrages philosophiques de Pontanus offrent le premier exemple d’une manière de philosopher libre et dégagée des préjugés, qui ne suit d’autres lumières que celles de la raison et de la vérité" (Michaud, XXXV, 363).
"Avec Pontano, on a affaire à une variante tout à fait particulière de l'humanisme italien, qui reflète bien l'ambiance de la cour de Naples, tout animée d'un goût pour le luxe et le plaisir et d'un véritable amour pour toutes les manifestations de la vie et de la beauté. Dans cette œuvre, la religion ne tient qu'une place très modeste et l’on a pu parler à son sujet, sans trop exagérer, d’humanisme laïc" (H. Casanova-Robin, éd. Les Belles Lettres).
Pontano est cité comme le premier auteur moderne ayant repris la théorie de Démocrite selon laquelle la Voie lactée serait composée d’un nombre infini d’étoiles.
(Adams, P.1856. Houzeau, 'Bibliographie de l'astronomie', 2554. Panzer, 'Annales Typographici', VIII, 338, 6).
Quelques infimes petits trous de vers à qqs feuillets.
Bel exemplaire, très frais, imprimé sur papier fort, grand de marges, parfaitement conservé.

Réf.: 37082 - Eur 3500.00
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MONTAIGNE (Michel de). Les Essais. Nouvelle édition exactement purgée des défauts des précédentes, selon le vray original; Et enrichie & augmentée (...). Ensemble la Vie de l'Autheur, & deux Tables, l'une des chapitres & l'autre des principales matières, de beaucoup plus ample et plus utile que celle des dernières éditions.
Amsterdam, Anthoine Michiels, 1659.
3 volumes in-12, plein maroquin havane, dos à 5 faux nerfs ornés d'un décor à la Du Seuil de caissons richement dorés, palette et filets dorés en tête et pied, plats encadrés de 2 jeux de triples filets et fleurons ajourés aux coins, filets dorés sur les coupes, large dentelle intérieure, tranches dorées sur marbrures (rel. Trautz-Bauzonnet), (52), 468 p. frontispice et titre inclus -- (4), 708 p. -- (4), 510 p. et (78) p. de table, portrait gravé de Montaigne en frontispice, bandeaux, lettrines et culs de lampe.
Jolie édition, l’une des premières "portatives" et la première en trois volumes, ornée d’un beau portrait de Montaigne en frontispice gravé en taille-douce par Peeter Clouwet, à la devise de Montaigne.
Elle est accompagnée d’un bon appareil critique: nombreuses notes en marge, résumé du texte, noms des auteurs cités figurent en référence, citations grecques, latines et italiennes.
En tête du volume I, "Advertissement" de Montaigne au lecteur, Epitre de Mlle de Gournay, préface par la "fille d'alliance" de Montaigne et une "Vie de Montaigne". Table générale pour les trois volumes en fin.
Longtemps attribuée aux Elzevier, cette édition a été imprimée par François Foppens à Bruxelles.
"Edition très rare dans la mesure où elle est généralement incomplète d’au moins un volume" (Montaigne Studies, 32:1659).
(Rahir, p. 549. Tchemerzine-Scheler, IV, p. 905. Sayce & Maskell, n°33. Willems, n°1982 signale que les exemplaires de plus de 150 millimètres sont particulièrement recherchés).
Mors légèrement frottés.
Bel exemplaire, finement relié par Trautz-Bauzonnet, assez grand de marges (159 x 89 mm).

Réf.: 37331 - Eur 2500.00
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ESTIENNE (Robert 1er). Thesaurus linguæ latinæ in IV. tomos divisus, cui post novissimam Londinensem editionem, complurium eruditorum virorum collectis curis insigniter auctam, accesserunt nunc primùm Henrici Stephani Rob. F. annotationes autographæ ex codice Biblioth. P. Civit. Genev. Nova cura recensuit, digessit (…) Antonius Birrius [Antoine Birr] Philiater Basil.
Basilea, Typis & Impensis E. & J. R. Thurnisiorum Frater [Bâle, Emmanuel et Johann Rudolf Thurneysen], 1740-1743.
4 volumes in-folio, plein vélin rigide de l'époque, dos lisses ornés de roulettes dorées, pièces de titre et de tomaison de maroquin brun, (26), 42 p., 754 p.; (1) f., 706 p.; (1) f., 706 p. et (1) f., 621 p., grande vignette de titre.
L'édition de référence du grand œuvre lexicographique de Robert Estienne publié initialement en 1531, composé à partir du recensement et du dépouillement systématique des auteurs latins.
Initiateur du genre, le ‘Thesaurus linguæ latinæ’ devint l’un des principaux instruments de la réhabilitation des études latines à la Renaissance et demeura un usuel fondamental pour des générations de latinistes et d’érudits à travers les siècles.
Selon Brunet (II, 1071), "cette édition (…) est préférée à cause des augmentations qu'elle contient, et parce qu'elle a été plus exactement corrigée. L'éditeur a employé des notes que H. Etienne, fils de Robert avait écrites sur un exemplaire de l'édition de 1573 conservé dans la bibliothèque de Genève".
Quelques rousseurs et auréoles. Quelques petits accidents à la reliure. Une déchirure (t.II, p.315) sans manque.
Bon exemplaire, relié en vélin doré à l'époque, entièrement non rogné.

Réf.: 36478 - Eur 2000.00
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BUDE (Guillaume). Summaire ou Epitome du livre de Asse fait par le commandement du Roy, par maistre Guillaume Bude conseiller du dict seigneur, et maistre des requestes ordinaires de son hostel, par ledict bude, Reueu & Additionne oultre les precedentes Impressions.
Imprimé à Paris pour Galliot du Pré (…), 1529.
Petit in-8 (102 x 164 mm), plein veau moucheté, dos lisse richement dorés de compartiments alternativement garnis d'une résille et d'un fleuron central, filets gras dorés, pièce de titre de maroquin rouge, filet et roulette dorés d'encadrement sur les plats, coupes et coiffes filetées, tranches dorées (reliure début XIXe), (4), lxxix feuillets et (1) f. à la grande marque de l'imprimeur.
Nouvelle édition, qui suit ligne à ligne l'originale de 1522, publiée comme celle-ci par Galliot Du Pré et imprimée par Pierre Vidoue en lettres rondes, caractère utilisé pour la première fois en français.
Titre imprimé en rouge à la grande vignette de Galliot du Pré (galère légendée "Vogue la Gualée") et grande marque de Pierre Vidoue au verso du dernier feuillet, toutes deux gravées sur bois. Lettrines, fleurons et caractères de Guillaume de Bossozel.
C'est à la demande de François Ier que Guillaume Budé composa lui-même cette synthèse en français de son traité latin 'De Asse', à destination d'un large public.
L’ouvrage révolutionna la connaissance de l'économie antique en résolvant un problème que l'on avait tenu jusqu'alors comme insoluble. Etude sur la valeur des monnaies et sur l’économie romaine, il est également reconnu comme "un inestimable document sur le genre du commentaire, la méthode philologique et les premiers pas de la numismatique", en même temps qu’il permet à Guillaume Budé de livrer une synthèse de ses opinions politiques et religieuses.
" 'De Asse' salue l’entrée de la France dans la Renaissance sous le règne de François Ier" (En français dans le texte, n°40).
(Moreau & Renouard, III, 1673. BP16, 105865. Renouard, 'Marques', 261 et 1096)
Qqs piqûres éparses, petite auréole (f. xv-xii), petites traces grisées. Une légère griffure à la reliure.
Provenance: "Pasquier" avec petit ex-libris manuscrit au verso du titre et de fines notes de la même main en marge du texte: commentaires d'un spécialiste de l'histoire économique et de la monnaie, apportant corrections et éclaircissements.
Très bon exemplaire, frais, assez grand de marges.

Réf.: 37593 - Eur 2000.00
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CALVIN (Jean), BEZE (Théodore de). Ioannis Calvini Epistolae et responsa. Quibus interjectae sunt insignium in ecclesia Dei virorum aliquot etiam epistolae. Eiusdem I. Calvini vita à Theodoro Beza (...) accurate descripta. Index rerum insigniorum. Omnia nunc primùm in lucem edita.
Genevae, apud Petrum Santandreanum [Genève, Pierre de Saint-André], 1575.
In-folio, cartonnage papier moucheté à la Bradel (rel. vers 1780), (40), 5-411, (13) p. (dern. p. bl.).
Première édition de cette correspondance de Calvin publiée après sa mort, établie par Théodore de Bèze à la demande de l'auteur, avec l'aide de Charles de Jonviller (ou Jonvilliers) qui avait été secrétaire de Calvin.
Entrepris du vivant du réformateur et mené pendant près de vingt années, le travail de collecte aboutit à l’édition de ce recueil de 399 lettres, dont 299 de Calvin lui-même, le reste étant formé des réponses.
Il contient parmi les préliminaires une dédicace à l'Électeur palatin Frédéric III, indéfectible soutien du calvinisme, dans laquelle Th. de Bèze résume l’histoire de cette publication, ainsi qu'une précieuse "Vie de Calvin" également par Th. De Bèze, troisième version, la plus complète de cette biographie, suivie d’une bibliographie des œuvres de Calvin.
Cette correspondance joua un rôle important dans les débuts de la réforme, comme source à laquelle puisèrent abondamment apologistes et adversaires du calvinisme.
(Adams, C. 387. Chaix, Dufour & Moeckli, p. 83. Erichson, 'Calviniana', p. 33. Gardy, 'Th. de Bèze', n° 200. Haag, III, 160, n°95. Peter, 'Bibliotheca Calviniana', III, 75/1).
Mors et coins frottés, quelques auréoles anciennes.
Bon exemplaire.

Réf.: 36338 - Eur 1800.00
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FICINO (Marsilio) ou FICIN (Marsile), PLATON (Plato). Marsilio Ficino sopra lo amore o ver’ convito di Platone.
Florence, Néri Dortelata, 1544.
In-8, plein vélin souple ancien à petits recouvrements, dos lisse titré à la plume (reliure ancienne), (20) f. dont le dernier blanc, 251 [i.e. 252] p., (45) p. de table, errata et colophon.
Première édition en italien du Commentaire du "Banquet d’amour" ("Symposium") de Platon, composé en latin et traduit par l’humaniste florentin et philosophe néo-platonicien Marsile Ficin (1433-1499).
Cette édition a été publiée par le poète et mathématicien Cosimo Bartoli (1503-1572) qui signe l’épître dédicatoire et qui est également l’auteur des "Osservazioni per la pronunzia fiorentina di Neri Dorteláta da Firenze" (p. [6]-[38]): "It deals with the correct representation of the sounds of the Italian language, by means of accents and the introduction of new letters (j and v, as distinct from i and u, etc.)" (Cicognara).
Considérée comme un des traités philosophiques les plus influents de la Renaissance européenne, "cette œuvre de Ficin a marqué profondément et durablement la réflexion sur l’amour à l’aube des temps modernes, déclenchant une longue série de dialogues et traités" (Pierre Laurens, Belles Lettres, 2002).
Marque de l’imprimeur sur le titre, répétée au dernier feuillet.
(BM STC Italian, 1465-1600, p. 249. Brunetti, 1245. Cicognara, 3221. Gamba, 1097. Haym, 509, I: “Rarissimo ed assai ricercato”. Manque à Adams).
Taches claires au titre.
Provenance: Antonio Orsetti, avec ex-libris manuscrit (ancien) sur la première garde.
Bel exemplaire, grand de marges, très frais, très bien relié dans une reliure ancienne de vélin souple.

Réf.: 37083 - Eur 1800.00
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GUICCIARDINI (Francesco) ou GUICHARDIN (François). Plusieurs advis et conseils de François Guicciardin, tant pour les affaires d'estat que privés. Traduits d’italien en françois. Avec quarante et deux articles concernants ce mesme subject. traduits en français.
Paris, Robert Le Mangnier, s.d. [1576].
In-4, plein veau acajou moucheté, dos lisse orné de doubles filets dorés et d’un petit fer aldin répété, filets à froid en encadrement sur les plats, tranches mouchetées (rel. moderne), 45 f. titre compris.
Première édition de la traduction française, donnée par l'humaniste Antoine de Laval. L'originale italienne avait paru la même année (1576), également à Paris chez Frédéric Morel, sous le titre de 'Piu Consigli e avvertimenti'...
L’ouvrage passa à la postérité, en français, sous le nouveau titre de 'Ricordi. Conseils et avertissements en matière politique et privée'.
Francesco Guicciardini (1483-1540) recueillit ces deux cents maximes politiques et morales sur le pouvoir et "l’institution du prince" tout au long de sa carrière de diplomate et d’homme d’État.
"Il est considéré comme un ouvrage classique, au même titre que 'Le Prince' de Machiavel. L'inspiration de ces deux amis est d'ailleurs proche: ils partagent le même réalisme teinté de cynisme, hérité de la tradition florentine. Cette œuvre propose des réflexions profondes sur les hommes, sans illusions, sur la politique, les princes, le rôle de la prudence et de la fortune (…). L’un des ouvrages les plus importants de la pensée politique moderne" (cf. Fr. Bouillot et A. Pons (édition), Ed. Ivrea, 1998).
L’ouvrage est cité pour "avoir ouvert la voie à l’écriture aphoristique du XVIIe siècle" (cf. E. Cutinelli-Rendina, 'Histoire et raison d’État chez Guichardin' in: "Raison(s) d'Etat(s) en Europe", Brigitte Krulic (éd.), 2009).
Conseiller du prince Cosme de Médicis, Guichardin fut ambassadeur puis conseiller du pape Léon X (1513-1521). Ami de Machiavel, il lui vint en aide lorsque ce dernier perdit son poste et il intervint en sa faveur auprès des Médicis.
Sa statue figure au piazzale des Offices de Florence, parmi les "grands hommes toscans".
(Balsamo, 'Le livre italien à Paris au XVIe s.', n°32. Brunet, V, 130).
Rare: seulement six exemplaires recensés dans le monde (WorldCat) dont deux aux États-Unis (Harvard Houghton et Stanford).
Infime réparation au coin inférieur de qqs feuillets.
Très bon exemplaire, frais, bien conservé.

Réf.: 37217 - Eur 1800.00
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CALVIN (Jean). Leçons de M. Jean Calvin sur le livre des propheties de Daniel. Recueillies fidelement par Jean Budé et Charles de Jonviller, ses auditeurs : & translatées de Latin en François. Avec une table ample des principales matieres contenues en ce livre.
Genève, De l'Imprimerie de François Perrin, 1569.

In-folio (314 x 198 mm), pleine peau retournée, dos gothique à 6 nerfs, (8), 172, (8) feuillets [*8, a-z6, A-G6].
Deuxième édition de la traduction française de 'Praelectiones in librum prophetiarum Danielis' (1561) donnée par Jean Budé et son beau-frère Charles de Jonvillier, secrétaire de Calvin. Impression soignée, grande marque gravée de l'imprimeur sur le titre. Lettrines et bandeaux.
On trouve en tête de cette édition une importante épître de Calvin à ses "coreligionnaires de France" sur 13 pages: "Il y fait quelques confidences intéressantes sur le rôle qu’il attribue à ses propres écrits. Il regrette une absence de 26 ans, l'expliquant par son refus de vivre 'en lieu duquel la vérité de Dieu, ensemble aussi la pure religion, et la doctrine du salut éternel estoyent dechassées et bannies'. Mais il ne se désintéresse pas 'du peuple dont je suis sorti'. Il continue : 'Puis donc que tout ce temps-là je me suis efforcé de secourir et aider publiquement aux François, et qu'en particulier aussi je n'ay point cessé de resveiller les endormis et paresseux, d'aiguillonner ceux qui estoyent lasches et tardifs (…). Puisqu'on imprimoit mes leçons, ausquelles j'ay exposé les Prophéties de Daniel, rien ne me pouvoit mieux venir à propos, treschers et bien-aimez freres, pour vous representer en ce mirouêr… " (cf. J.-F. Gilmont et R. Peter, Bibliotheca Calviniana, p. 847).
D’avril 1560 à septembre 1562, pendant deux ans et demi, Calvin a commenté dans des leçons latines orales les Livres des prophètes. Selon son habitude, il s’adressait directement à ses étudiants. Ces cours étaient recueillis par Charles de Jonviller, son secrétaire, assisté de son beau-frère Jean Budé, fils de Guillaume, devenu bourgeois de Genève et membre du grand conseil. "Ensemble ils mettaient en forme leurs notes le soir même et le lendemain les présentaient à Calvin pour correction et approbation" (cf. Yves-Marie Bercé, 'Leçons de Calvin…', Droz, 2016).
(Chaix, Dufour et Moeckli, 'Livres imprimés à Genève de 1550 à 1600', p. 71. Erichson, 'Calviniana', p. 31. Peter & Gilmont, 'Bibliotheca calviniana', n°69/2.).
L’ouvrage est rare.
Ex-libris moderne gravé de R. Peter, spécialiste de Calvin et auteur des études et bibliographies citées supra.
Infirmes auréoles claires en coin et quelques piqûres éparses.Epidermures sur les plats avec petits manques. Trace de restauration à un mors.
Bon exemplaire, dans sa première reliure de peau retournée.

Réf.: 36753 - Eur 1500.00
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FICINO (Marsilio) ou FICIN (Marsile), BENOIT (René) éditeur. Marsilii Ficini (...) De Religione Christiana opus plane divinum, & huic nostro seculo pernecessarium (...). Huic liber redditus est pristino suo nitori, & (...) multum locupletatus (...). [Renato Benedicto curante.]
Parisiis, Gulielmum (Guillaume) Guillard, 1559.
Petit in-8 (155 x 102 mm), demi-basane fauve, dos lisse orné de filets ondulés et fleurons dorés, titre doré (reliure du XIXe), (1) f. titre, (28) p., (1) f. blanc, 123, (1) f. d'errata [sign. a8 e8 A-P8 Q4], 2 lettrines sur fond criblé, caractères romains ronds et italiques, qqs caractères grecs.
Première édition du célèbre traité de Marsile Ficin, publiée par René Benoît sous le patronage du duc de Lorraine, enrichie d’une préface, de notes, de tables et d’un index.
Angevin, René Benoît (1521-1608) fit partie de la suite de Marie Stuart en Écosse, puis devint curé de Saint-Eustache en 1569. Son influence sur ses paroissiens et les marchands des Halles fut telle, qu’on le surnomma "le Pape des Halles".
En 1566, il fit imprimer une traduction française de la Bible qui fut dénoncée comme calviniste et qui lui valut d’être exclu de la Faculté de théologie. Confesseur et intime d’Henri IV, il revint en grâce et fut désigné évêque de Troyes de 1593 à 1604.
L’impression de cet ouvrage est due à Guillaume Guillard, neveu de Charlotte Guillard (1480-1557), première femme imprimeuse en France, qui avait associé son neveu à son entreprise à partir de 1553. Elle avait été l’épouse de l'imprimeur Berthold Rembolt, associé d'Ulrich Gering, lequel créa la première imprimerie en France à l’enseigne du "Soleil d’Or".
Par cette oeuvre capitale dans l’élaboration de la synthèse, alors proprement révolutionnaire, entre révélation chrétienne et "théologie platonicienne", Marsile Ficin aboutit à une nouvelle apologétique fondée sur la réconciliation entre théologie et philosophie, "docta religio" et "pia philosophia".
Deux belles lettrines sur fond criblé. Caractères romains ronds et italiques. Quelques citations en caractères grecs.
(Manque à Adams et aux principales bibliographies spécialisées). Un unique exemplaire est recensé dans les bibliothèques françaises (CCFr) : celui de la BnF.
Petite étiquette au dos.
Très bon exemplaire, imprimé sur beau papier, frais, très bien conservé.

Réf.: 37036 - Eur 1500.00
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FROUMENTEAU (Nicolas). Le secret des finances de France, Descouvert, & départi en trois livres (…), & maintenant publié, pour ouvrir les moyens légitimes & nécessaires de payer les dettes du Roy, descharger ses sujets des subsides imposez depuis trente un ans, & recouvrer tous les deniers (sic) prins à sa Majesté.
S.l., 1581.
3 parties reliées en un volume in-8, plein veau brun de l’époque, dos à nerfs orné garni de compartiments dorés aux petits fers et d’un fleuron central à froid répété, tranches mouchetées, (56) p. titre inclus, 152 p. ; 472 p. titre inclus et (1) f. de titre, (6), 439 p. (i.e. 435) p.
Seconde édition publiée la même année que l'originale, très largement augmentée par rapport à celle-ci éditée sous le titre de ‘Les secrets des thrésors de la France’.
"Premier essai méthodique de statistique de l'histoire" (Baudrillart), l'ouvrage constitue une source fondamentale sur les conséquences financières, politiques et sociales des Guerres de Religion (1550-1580).
Pour chacun des quatre-vingt-dix diocèses français, l'auteur fournit les statistiques des impôts royaux, rançons, rapines de la soldatesque, entretien des troupes, finances ecclésiastiques, villages ou bâtiments incendiés ou détruits, massacres collectifs ou exécutions, viols, clercs assassinés, nobles et soldats tués, etc.
Ce constat, qui aurait été dressé à la demande des états de Blois - selon l’aveu même de l'auteur dans sa préface -, contribua à mobiliser l’opinion sur l’ampleur des désastres occasionnés.
Rédigé par un protestant français et publié sous ce pseudonyme de Froumenteau, l’essai a été parfois attribué à Nicolas Barnaud.
(Adams, F-1084. Einaudi, 5204. Haag, 'France protestante', VI, 747. INED, 1932. Kress, 146. ‘Sources de l’Histoire de France’, 2340).
Traces de restauration à la reliure. Quelques rares auréoles claires. Ex. court de marge supérieure.
Bon exemplaire, relié à l'époque.

Réf.: 30082 - Eur 1300.00
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PASQUIER (Etienne). Les Oeuvres d'Estienne Pasquier, contenant Ses Recherches de la France ; Son Plaidoyer pour M. le Duc de Lorraine ; celuy de Me Versoris, pour les Jésuites, contre l'Université de Paris (...). Ses Lettres ; Ses Oeuvres Meslées ; et Les Lettres de Nicolas Pasquier, fils d'Estienne.
Amsterdam [i.e. Trévoux], Aux Depens de la Compagnie des Libraires Associés, 1723.
2 volumes in-folio, plein veau de l'époque, dos à 6 nerfs ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin fauve, plats ornés d'un jeu d'encadrement de filets à froid, roulette sur les coupes, tranches mouchetées rouges, (2) f., 1364 col. et (2) f., xlix, 1482 col. (texte sur 2 colonnes, chiffré par colonnes).
Première et unique édition collective, imprimée avec soin à Trévoux, qui demeure l'édition de référence des oeuvres d'Etienne Pasquier.
Tome 1: "Recherches de la France" -- "Plaidoyé [sic] d'Estienne Pasquier pour M. le Duc de Lorraine" (...) - Plaidoyé de Pierre Versoris (...), etc.
Tome 2: Lettres -- "Oeuvres meslées" -- "Jeux poëtiques": "Premier [-second] livre du Monophile" -- "Colloques d'amour", "Lettres amoureuses" -- "Les jeux poétiques" -- "La puce ou Jeux poétiques françois et latins" -- "La main, ou, Oeuvres poëtiques" -- Lettres de Nicolas Pasquier, fils d'Estienne, etc.
Certaines oeuvres sont publiées ici pour la première fois.
Homme d’État, historien précurseur important de l’historiographie moderne, humaniste, poète membre de la pléiade et juriste considéré comme le modèle de l'avocat idéal, Étienne Pasquier (1529-1615) est l’une des personnalités centrales de la France de son temps.
Son nom reste attaché à une œuvre foisonnante et savante, les 'Recherches de la France' qu'il ne cessa d’augmenter et de remanier jusqu'à sa mort. Alors que la première génération des humanistes glorifiait la supériorité de l'Antiquité, Pasquier fait l'apologie de la France, sa langue, sa culture, son histoire, ses systèmes politiques, sa littérature. Seul parmi ses contemporains, il entreprend de montrer que la Renaissance n'a pas surgi ex nihilo, mais repris et transformé des formes anciennes : ainsi la continuité de la tradition serait au moins aussi forte que la rupture proclamée dans la première moitié du siècle.
(Brunet, IV, 405-6. 'Source de l’Histoire de France', n°872. Tchemerzine-Scheler, V, p. 94).
Accrocs aux coiffes et aux coins, épidermures, début de fente à un mors.
Bon exemplaire relié à l’époque, intérieur très frais, sans rousseurs.

Réf.: 34640 - Eur 1200.00
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ESTIENNE (Henri). Epigrammata Graeca, selecta ex Anthologia. Interpreta ad verbu[m], & carmine, ab Henrico Stephano: quaedam & abaliis. Loci aliquot ab eodem annotationibus illustrati. Eiusdem interpretationes centum & sex unius distichi, aliorum item quorundam epigrammatum variae.
[Genève], execudebat Henricus Stephanus [Henri Estienne], 1570.
In-8 (175 x 115 mm), vélin souple de l'époque, dos titré à la plume, (4) f. et 311 p. [sign. a-t8, v4], vignette de titre à la marque des Estiennes, caractères romains, italiques et grecs, bandeaux, titres courants.
Edition en partie originale imprimée avec soin par Henri Estienne, à l’aide d’une grande variété de polices de caractère.
L’ouvrage est composé d’une sélection de 260 épigrammes grecques, qu’Henri Estienne enrichit de ses propres traductions en prose et en vers, ainsi que de quelques pièces de son ami Paul Schede (Paulus Melissus).
Selon Fred Schreiber, la partie la plus intéressante réside dans les multiples traductions qu’Henri Estienne donne de certaines épigrammes (p. 265-296): il offre, ainsi, 106 versions différentes du même distique, une performance qui lui procurait une si grande fierté qu’il l’annonce dans la page de titre, expliquant même, dans sa dédicace au comte Otto von Solms-Sonnenwalde, qu’il avait accompli ce tour de force poétique pour combattre l’ennui qu’il éprouvait lors de ses voyages à cheval.
Cette publication causa l’emprisonnement de l'auteur, qui n’avait pas sollicité l’autorisation préalable du Conseil de Genève.
(Graesse II, 506. Renouard, ‘Estienne‘, 134, n° 4. Schreiber, ‘The Estiennes‘, n° 177).
Une page de parchemin manuscrit et enluminé a été utilisée comme fond pour la reliure.
Petite signature ex-libris de l'époque sur le titre : S. Bartholomae Noviomensis [Noyon]. Trois lignes manuscrites anciennes en grec sur la première garde blanche.
Bel exemplaire, grand de marges, bien conservé dans sa première reliure de vélin souple.

Réf.: 36337 - Eur 1200.00
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FAUCHET (Claude). Les Oeuvres (...). Revues et corrigées en ceste dernière édition, supplées & augmentées sur la copie, mémoires & papiers de l'Autheur, de plusieurs passages & additions en divers endroits (...).
Paris, David Le Clerc, 1610.
Fort volume in-4, cartonnage vélin ivoire, pièce de titre de maroquin rouge, monogramme couronné en pied, tranches rouges (rel. moderne), (6) f., (18) p., portrait gravé par L. Gaultier, 196 f., (1) f., (14) p., 197-591 f., (102) p. de table.
Première édition collective, en partie originale, des oeuvres du "fondateur et premier auteur de l'histoire de la littérature en Europe" (J.-C. Espiner-Scott).
Le volume s'ouvre sur un titre général en rouge et noir, suivi du "Catalogue des oeuvres (...) contenues en ce volume". Beau portrait de l'auteur gravé au burin par L. Gaultier (1610). Armes royales aux titres. Bandeaux, lettres ornées et culs-de-lampe gravés sur bois.
Contient : "Les Antiquités gauloises ou françoises" -- "Origines des dignités et magistrats de France" -- "Origines des chevaliers, armoiries et Heraux" -- "Traité des libertés de l'Eglise gallicane" -- "Recueil de l'origine de la langue et poésie françoise, ryme & romans". Table et index.
"Servi par l’excellence de sa documentation (sa bibliothèque est déjà célèbre en 1556), Claude Fauchet va exhumer et sauver un grand nombre de textes inédits tout en s’essayant à un premier classement de la littérature française (…). Outre les notices sur quelque 127 trouvères et troubadours, il donne encore la première étude sur Rutebeuf, et publie bon nombre de leurs textes dont nous n’avons plus d’autres traces que celles figurant dans cet ouvrage. Ce pionnier de l’histoire littéraire sera largement pillé par ses successeurs il reste comme le fait remarquer son biographe, J. Epinner-Scott : 'un des plus grands médiévistes – sinon le plus grand – avant Gaston Paris' " ('En Français dans le texte', n° 74).
(Arbour, 5761. Brunet, II, 1191: "Collection fort recherchée").
Quelques rousseurs et brunissures.
Très bon exemplaire, bien relié.

Réf.: 25470 - Eur 1100.00
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[BELLOY (Pierre de)]. Mémoires, et recueil de l'origine, alliances, & succession de la royale famille de Bourbon, branche de la Maison de France, ensemble de l'histoire, gestes, & services plus mémorables, faicts par les Princes d'icelle aux Rois, & Couronne de France.
La Rochelle, P. Haultin, 1587.
In-8, plein vélin ivoire souple de l'époque, 398 p. (titre inclus), vignette de titre à la marque de l’imprimeur.
Première et seule édition de cet ouvrage, parfois attribué à Pierre Pélisson.
Juriste toulousain, ardent partisan de Henri IV, Belloy soutient, à travers cet ouvrage "d'une érudition immense", la légitimité de son règne.
Emprisonné par les ligueurs à la Bastille l'année de la publication de ce traité, Belloy fut récompensé de sa fidélité par Henri IV qui le nomma avocat du roi au parlement de Toulouse en 1591.
Sur l’intérêt majeur de cet essai, sa défense de la tolérance civile qui rattachent Belloy au parti des "Politiques" et ses doctrines gallicanes et laïques, cf. J. Lecler ('Histoire de la tolérance', p. 505 sq.) et G. Weill ('Les théories sur le pouvoir royal', p. 210 sq.).

Réf.: 26096 - Eur 1000.00
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KEMPIS (Thomas Hemerken ou Malleolus, dit a). Opera Thomae a Campis, cognomento Malleoli (…). Quibus hac editione accesserunt aliquot tractatus ad vitae spiritualis perfectionem mirum in modum facientes (…).
Parisiis, apud Ioannem Roigny [Jean de Roigny], 1549.
2 parties reliées en un volume in folio, veau brun de l'époque, dos à nerfs, plats ornés à froid d'un double jeu de filets gras et petits fleurons d'angles, tranches rouges (reliure frottée, qqs petits manques de cuir, qqs auréoles claires au titre), (11), 5, 202, (2), 82 f., texte sur deux colonnes, vignette à la marque de l'imprimeur sur le titre, lettrines.
Bonne édition augmentée, établie par Josse Bade et Gabriel Dupuiherbault (Putherbeus), un habitué des ateliers de Jean de Roigny, des œuvres du mystique allemand Thomas Hemerken dit à Kempis, l’auteur présumé de l’ 'Imitation de Jésus-Christ'. La vignette de titre sur bois représente une presse de la Renaissance en activité, marque de Jean de Roigny qui épousa la fille de Josse Bade.
La première partie reproduit l’édition de 1523 donnée par Josse Bade; la deuxième contient des ouvrages ajoutés par le nouvel éditeur Gabriel Dupuiherbault :
'Sermonum et exhortationum Joannis Tritemii libri II' - 'De disciplina monastica libellus ex IV tractatulis D. Bernardi compositus' - 'De vita spirituali D. Vincentii libellus' - 'Impedimenta ad perfectionem contendentibus occurentia' - 'Scala graduum perfectionis' - 'Regulae II sive fraternitas discipulorum Christi'.
(Adams, I, K.15).
Ex-libris manuscrit au titre.
Bon état intérieur.

Réf.: 29688 - Eur 850.00
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ARTEMIDORI DALDIANUS (Artemidore de Daldis), CORNARIUS (Janus) traducteur. De somniorum interpretatione, libri Quinque, à Iano Cornario medico physico Francofordensi, latina lingua conscripti.
Basileae, per Hieronymum Frobenium & Nicolaum Episcopium (Bâle, Froben), 1544.
In-8, plein veau marbré, dos à 5 nerfs ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre de maroquin bordeaux, roulette à froid en encadrement des plats, roulette dorée sur les coiffes et coupes, tranches rouges (rel. du XVIIIe s.), 479 p., (1) p. à la marque de l'imprimeur.
Belle édition de la plus célèbre "clef des songes" ("Onirocritique") de l'antiquité, composée par le philosophe néoplatonicien d'expression grecque, né en Cyrénaïque au IIe siècle, Artémidore de Daldis, dans la traduction latine de référence de l'humaniste et médecin allemand, Janus Cornarius, proche d'Erasme.
Véritable synthèse du savoir antique sur la "science des rêves", ce traité a constitué une source sur la question durant des siècles jusqu'à Freud qui le commente dans son 'Interprétation des rêves' et Michel Foucault qui en fait l'exégèse dans son 'Histoire de la sexualité' (vol. III: "Le souci de soi", premier chapitre: "Rêver ses plaisirs").
Pour composer cet ouvrage, Artémidore voyagea à travers l’Empire et collecta une impressionnante documentation dont les comptes rendus de plus de trois mille rêves, qui lui fournissent la matière de cette ambitieuse étude, méthodique et scientifique, de classification et d'interprétation.
(Adams, A-2037. Caillet, I, 66-67. Durling, 322. Heitz et Bernoulli, 'Basler Büchermärkten', 53 et 50. Osler, 177. Wellcome, I, 26).
Ex-dono manuscrit de l'époque en pied du titre ("Daniel Schrevel" ?).
Bel exemplaire, très frais, assez grand de marges.

Réf.: 37373 - Eur 850.00
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REGNIER DE LA PLANCHE (Louis). Du grand et loyal devoir, fidélité, et obéissance de messieurs de Paris envers le Roy & Couronne de France addressée à messieurs Claude Guyot, seigneur de Charmeaux, Conseiller du Roy, & maistre ordinaire en sa chambre des Comptes à Paris, & Prevost des Marchans, Iehan le Sueur bourgeois, marchant & conseiller de ville, Pierre Prevost esleu pour le Roy en l'election de Paris, Iehan Sanguin secretaire du Roy & de la maison de France, & Iehan Meraut aussi bourgeois & marchant, Eschevins de laditte ville de Paris.
S.l., 1565.
In-12, vélin ancien de réemploi (rel. postérieure), (12) f. non chiffrés, 205, (1) p. d'errata.
Edition originale de ce pamphlet, également connu sous le titre de "Livre des marchands", l'une des sources fondamentales pour l'histoire des débuts des guerres de religion et "l'un des meilleurs pamphlets du temps contre les Guise".
Il a été composé à l’occasion de la "Querelle de la rue Saint-Denis" (1565) quand le maréchal de Montmorency, gouverneur de Paris, obligeait le cardinal de Lorraine et sa suite armée à quitter la ville.
"Sous forme de conversation entre les marchands des Innocents et de la rue Saint-Denis, description de l'entrée du cardinal de Lorraine à Paris le 6 janvier 1565; intervention du maréchal de Montmorency et fuite des Guisards (…). C'est le manifeste d'un "Montmorenciste", patriote loyaliste et antilorrain" (Hauser, SHF, n°1956).
(Haag, 'France protestante', VIII, 401-403. Hauser, S.H.F., 1956. Goldsmiths'-Kress libr. of Economic, n°101.1. La Bouralière, 'Bibliographie Poitevine', p. 471).
Petite réparation à la marge inférieure des prem. feuillets.
Très bon exemplaire, intérieur très frais.

Réf.: 36109 - Eur 800.00
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BEMBO (Pietro). Petri Bembi Epistolarum Leonis decimi pont[ificis] Max. nomine scriptarum libri XVI. Placuit praeterea ejusdem autoris epistolas aliquot sane quam doctas adnectere, videlicet ad Longolium III, ad Budaeum II, ad Erasmum I.
Lugduni apud haeredes Simonis Vincentii [Lyon, les héritiers de Simon Vincent], 1538.
In-8, plein vélin rigide ancien, dos à 4 nerfs titré et daté à la plume, 430 [i.e. 432] p. titre compris [sign. a-z8, A-D8], vignette de titre gravée à la marque de l'éditeur.
Troisième et précoce édition (la première date de 1535) de la correspondance de Giovanni de Médicis, fils de Laurent le Magnifique devenu pape sous le nom de Léon X, rédigée et éditée par Pietro Bembo.
Cette belle et élégante impression de Denis de Harsy pour les héritiers de Simon Vincent est augmentée des lettres à Christophe de Longueil, à Erasme et à Guillaume Budé et comporte une épître dédicatoire de Pietro Bembo à Paul III.
"Le monument du cicéronianisme romain appuyé de tout le prestige attaché depuis le Moyen Âge au style latin de la Secrétairerie aux Brefs" (M. Fumaroli, 'L'âge de l'éloquence', bibliographie critique, n°716).
"Les lettres latines des humanistes restent les monuments les plus intéressants de cette littérature. Au cosmopolitisme des lettrés, se joignait l'universalité du latin pour faire de la république des lettres une seule grande famille (...). Les contemporains admirèrent beaucoup ces lettres de Bembo, roi de la prose latine du XVIe s." (Van Tieghem, 'La littérature latine de la Renaissance', p. 220).
Cette correspondance constitue, par ailleurs, une source de première importance pour l'histoire politique et religieuse de la période: "Ce recueil conserve sa valeur même depuis l'ouverture des Archives vaticanes, où les brefs des papes Médicis sont incomplets..." (H. Hauser, 'Sources de l'Histoire de France', n° 895).
(Baudrier, Suppl., I, p. 16 n°49. Graesse, I, 332-333. Index Aureliensis, n° 116388).
Reliure habilement restaurée. Petite signature ex-libris ancienne sur le titre et annotations anciennes sur la dernière garde blanche.
Très bon exemplaire.

Réf.: 37577 - Eur 800.00
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DOMENICHI (Lodovico). Dialoghi di M. Lodovico Domenichi; cioe, d'Amore, della vera Nobilità, de' Rimedi d'Amore, dell' Imprese, dell' Amor Fraterno, della Corte, della Fortuna, et della Stampa (...).
Vinegia, Appresso Gabriel Giolito de' Ferrari, 1562.
Petit in-8, cartonnage bleu, pièces de titre de veau vert et rouge, tranches rouges (rel. du XVIIIe siècle), (36), 399, (1) p., vignette de titre à la marque de l'imprimeur, grande marque de l'imprimeur à pleine page au verso du dernier feuillet, bandeaux et lettrines, imprimé en caractères italiques.
Edition originale et unique. Humaniste né à Plaisance (Piacenza), "écrivain professionnel", poète, traducteur, éditeur, Lodovico Domenichi (1515-1564) était lié avec Paul Jove, l'Arétin et Doni. Il s'établit à Venise, puis à Florence.
Quelque temps emprisonné par l'Inquisition, il devint historiographe officiel de Cosme Ier de Médicis.
L'auteur, qui sacrifie à la forme des Dialogues, genre très prisé à la Renaissance, livre au croisement de la philosophie, de la rhétorique et de la littérature, une oeuvre remarquable comme témoin de son époque.
Ces dialogues contiennent également d'importants éléments autobiographiques sur la vie de l'auteur ('Della Fortuna').
(Adams, D.779).
Petit cachet ex-libris ancien: "Ioan.dominici de Sinibaldis"
Bon exemplaire.

Réf.: 35045 - Eur 750.00
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PONTANO (Giovanni Gioviano), BARONCELLI (Jacopo). Trattato dell'obedienza (...). Tradotto de M. Iacopo Baroncelli (...) con due tavole, l'una de'capitoli principali, l'altra delle cose più notabili.
In Vinegia [i.e. Venezia], Appresso Gabriel Giolito de' Ferrari, 1569.
In-8, plein vélin rigide, dos lisse, pièce de titre de maroquin bordeaux, tranches jaunes (reliure du XVIIe), (20), 242, (2) p., titre orné de vignettes sur bois, grande et belle marque d'éditeur gravée sur bois en colophon, nombreuses lettrines historiées en tête de chaque chapitre.
Edition originale sous page de titre de remise en vente à la date de 1569 (1568), traduction du latin en italien par Jacopo Baroncelli, du ‘Traité de l’obéissance’, l’un des œuvres politiques maîtresses de Giovanni Pontano (1429-1503).
Natif de Cerreto di Spoleto en Ombrie, Pontano entra au service de la dynastie d’Aragon à Naples. Devenu directeur de l’Académie de Naples qui porte son nom ("Pontaniana"), il est, "par la plume et par l’épée", l’un des principaux représentants de l’humanisme de l’Italie méridionale de la période.
"Travail sur les vertus politiques, en particulier sur l’obéissance, d’un grand intérêt historique (…). Cette vertu fondamentale sert de ciment dans un état de société certes naturel, mais bien fragile (…). L’obéissance, vertu suprême, n’est nullement contradictoire avec l’aspiration à la liberté - pour Pontano, obéir, c’est être libre. Logiquement, ce fauteur de l’obéissance se montre partisan convaincu du gouvernement monarchique. Il parle visiblement d’un point de vue napolitain, et s’inscrit en polémique contre Florence. Selon lui, un mauvais roi vaut toujours mieux qu’un mauvais gouvernement de plusieurs. Sur ces points, [on] compare et confronte souvent ce penseur de ce ‘principat nouveau’ qu’est le Royaume à Machiavel" (Cf. Pierre Savy, Revue historique 2005/4 (n° 636), p. 871-931).
Seulement 3 exemplaires de cette édition sont recensés dans le monde.
Petits accrocs de papier en marge des premiers feuillets. Quelques rousseurs éparses.
Très bon exemplaire, bien relié.

Réf.: 37578 - Eur 750.00
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FEMME, FEMINISME - BARBARO (Francesco). De re uxoria libelli duo. De re uxoria libri duo.
Haganoae, Seceriana [Haguenau, Jean Secer], 1533 (au colophon).
Petit in-8, plein vélin moderne à la Bradel, dos orné d'un petit fer aldin au centre et daté en pied, titre doré, tranches rouges, 52 feuillets non paginés accompagnés de 3 lettrines, grande marque de l'imprimeur au colophon.
Précoce édition, imprimée à Haguenau chez Jean Secer, de cet ouvrage composé à Florence en 1416 pour les noces de Laurent de Médicis, l'un des principaux traités de la période sur la question du mariage et du statut de la femme.
L'ouvrage, très populaire au XVIe siècle, fut traduit dans les principales langues européennes. Il est l'une des sources de Jean Bodin.
Envisageant l'institution familiale dans ses relations avec le fonctionnement de la cité, Barbaro examine la nature du mariage du point de vue social et légal. Le deuxième livre est plus spécifiquement consacré aux devoirs de la femme et à son rôle auquel il accorde un rôle central.
"With his emphasis in the 'De re uxoria' on the family as the basic unit of state and society, and on the duties of wives in this context, Barbaro created a new literary genre. Aided by his studies of works from Greek antiquity, he gave the conventional treatise on family life a new twist (...). The 'De re uxoria' stands as a pioneering work on the subject of love, marriage, and family in the early modern period” (B.G. Kohl & R.G. Witt. ed., 'The Earthly Republic. Italian Humanists on Government and Society', Manchester, 1978, p. 186-187).
"Petit traité rare et recherché pour sa singularité" (Osmont).
(Panzer, 7, 111, n° 359 et 9, 472, n°359. VD16 B 356).
Quelques piqûres, plus prononcées aux derniers feuillets.
Bon exemplaire.

Réf.: 35242 - Eur 700.00
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NIFO (Agostino). Augustini Niphi Medicis Libri duo, De pulchro, primus. De amore, secundus.
Lugduni, Godefridum & Marcellum Beringos [Lyon, Godefroy et Marcellin Beringen], 1549.
In-8, plein vélin souple de l'époque, 277, (3) p., tranches ciselées.
Deuxième édition de ce rare traité sur la beauté et sur l’amour, composé par l’humaniste, philosophe et universitaire italien Agostino Nifo (1473-1539 ?).
"Après la réhabilitation des sens, Nifo confère au plaisir corporel, procuré par la beauté, une valeur inédite: non seulement le plaisir est légitime en lui-même mais il totalise l’ensemble des jouissances humainement possibles. Par-là, l’auteur libère l’amour humain, cupido, de l’accusation de bestialité sous-tendue par la hiérarchie ficinienne des trois amours (…). Le ‘De Pulchro et amore’ donne une expression philosophique aux aspirations sensuelles des traités du XVIe siècle" (Constance Malard).
D’abord défenseur d’un averroïsme sans concession, Nifo élabora une synthèse originale entre un aristotélisme éclectique et un néo-platonisme qu’il poussa dans ses derniers retranchements. Sa polémique avec Pomponazzi sur l’immortalité de l’âme le rendit célèbre.
L’ouvrage est dédié à Jeanne d’Aragon.
Cf. l’édition critique donnée par Laurence Boulègue, éd. des Belles Lettres, 2011.
(Adams, N-288. Baudrier, ‘Bibliographie lyonnaise’, III, 48).
Provenance : La bibliothèque lyonnaise de Justin Godart (1871-1956), homme politique et philanthrope, avec son ex-libris gravé. Signature autographe ancienne sur la tranche supérieure: "Capuccini".
Quelques auréoles et pliures à quelques feuillets. Biffure ancienne à la page de titre avec une petite perforation due à la plume. Manques de vélin au dos, les nerfs sont apparents.

Réf.: 36900 - Eur 700.00
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FOGLIETTA (Uberto). Della Republica di Genova. Libri II.
Roma, Per Antonio Blado Impressore Camerale, 1559.
In-8, plein vélin moderne rigide, dos lisse titré à la plume, 76 feuillets [A-I8, K4], errata au verso du dernier feuillet.
Prima edizione. Scritta in forma di dialogo, l'opera denunciò gli abusi della vecchia nobiltà di Genova. L'opera ebbe larga risonanza, ma per essa l'autore fu processato in Genova dal vicario arcivescovile e posto al bando della repubblica.
"Il solo testo del dibattito politico genovese del Cinque-Seicento a conoscere la via della stampa, associava i temi dell'indipendenza e del riarmo navale della Repubblica, immaginava per Genova una prospettiva di lucroso mercenario marinaro, era animato da una visione antinobiliare della storia genovese, proponeva una riforma censitaria del sistema politico" (Bitossi, D.B.I., Vol. 48, 1997).
“Genova, was the subject of a work by one of its citizen, Uberto Foglietta. His ‘Della republica di Genova’ (the only vernacular work by this defender of the superiority of Latin) is a dialogue, influenced by Machiavelli's ideas on ancient Rome, in which a Genoese citizen tells another who is living in Antwerp of the conflicts between the nobles and the “popolari” which are destroying the city and threatening its freedom. The nobles emerge as the less deserving class, and the publication of these views (Rome, 1559) led to Foglietta's exile. In 1576, however, he was allowed to return to his city and liter became its historian" (‘The Cambridge History of Italian Literature’, 2001, p. 201)
Storico, Uberto Foglietta (ca. 1518-1581) nato a Genova da famiglia cospicua, che fu ascritta alla nobiltà nel 1528. Fu al servizio di Emanuele Filiberto di Savoia nel 1564, quindi nel 1568 del cardinale Ippolito d'Este e del cardinale Luigi d'Este. Nel 1576, revocato il bando, fu eletto storiografo della Repubblica.
(Adams, F-670. BM STC Italian, 1465-1600, p. 271. Graesse, ‘Livres rares et précieux’, II, 609. Rossi, n°761: "rarissimo").
Marge extérieure du titre restaurée sans perte de texte. Court de marge supérieure.
Très bon exemplaire, bien conservé.

Réf.: 37033 - Eur 700.00
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RAMUS (Pierre La Ramée, dit). Brutinæ Quaestiones, in Oratorem Ciceronis, ad Henricum Valesium Franciæ Regem.
Parisiis Matthei Davidis [Paris, Mathieu David], 1552.
Petit in-8, plein cartonnage vélin à la Bradel, titre doré en long, daté en pied (reliure moderne Goy), 126 p., (1) f. blanc.
Troisième édition dédiée à Henri II (la première date de 1547) de cet ouvrage controversé, analyse critique de "l'Orateur" de Cicéron considéré comme le chef-d'œuvre des traités de rhétorique.
Dans cette critique paradoxale, Pierre de La Ramée qui était pourtant l'un des plus fervents admirateurs de Cicéron, réclame pour la rhétorique comme pour les autres arts une forme plus humaine et plus méthodique. L'ouvrage suscita une tempête et réveilla la haine tenace et durable des ennemis de Ramus: Jacques Charpentier en particulier, peut-être l'un des responsables de son assassinat lors de la Saint-Barthélemy.
Caractères italiques, lettrine et belle marque de l'imprimeur gravée au titre.
(W. J. Ong, 'Ramus and Talon Inventory', n° 57).
Mouillure claire en coin.
Très bon exemplaire, frais, grand de marges, bien relié.

Réf.: 37246 - Eur 700.00
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