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THEROIGNE DE MERICOURT (Anne Josèphe). Lettre autographe signée: “Theroigne”, [Liège] 26 août 1790, à son ami, confident et homme d'affaires, le banquier Jean-Frédéric Perregaux (1744-1808), à Paris. (RARISSIME LETTRE AUTOGRAPHE MANUSCRITE)

2 pages in-4° (225 x 280 mm), adresse avec trace de cachet de cire rouge et marque postale de Liège ; sous cadre.
Exceptionnelle lettre de Théroigne de Méricourt dans laquelle la célèbre militante féministe traite de son engagement politique dans la Révolution, se justifie des accusations portées contre elle à la suite des journées insurrectionnelles des 5 et 6 octobre 1789* et commente sa situation personnelle.
Théroigne de Méricourt avait été l'une des principales meneuses de la manifestation des 5 et 6 octobre 1789 au cours de laquelle 7 à 8000 femmes avaient marché sur Versailles et envahi le palais royal. C'est elle également qui présenta personnellement les revendications à la reine Marie-Antoinette, à la suite de quoi elle dut se réfugier à Liège pour échapper aux poursuites de la police.
Sic: "On m’a écris que le Châteloit poursuivoit avec beaucoup d’activité, l’affaire du 5 et 6 octobre. Apparemment que Mr FARCY, et sa ligue veulent étouffer une affaire par l’autre. J’ai été fort étonnée d’apprendre que j’etois decretée de prise de corps, je ne me doutois pas que n’ayant coperé en rien que ce soit, a tout ce qui c’est dit, et fait, les deux journées du 5 et 6, je serois comprise dans cette pretendue conjuration : car ce n’est pas la peur qui m’a fait partir ; c’est plutot la médiocrité de ma fortune, qui m’a forcé après avoir mangé tout mes diamans, a venir dans mon pays, pour y vivre avec économie, afin de pouvoir continuer d’entretenir mes frères, jusqu’a ce qu’ils aient acquis assez de talents, pour se passer de mes secours"…
"[LÉOPOLD, Empereur d’Autriche, frère de Marie-Antoinette] a fait les plus sevère deffance de laisser entrer aucun imprimé qui parla des affaires de France, dans les Ardennes. C’est une vraie tyranie je ne puis me procurer les papiers qu’avec beaucoup de peine, et il me parviennent toujours trop tard. C’est pourquoi je vous prie de mécrire les progrès de la prosedure de l’affaire de Versaille, et comme je ne puis deviner jusqu’ou a été la malignité de ceux qui mon dénoncé, il faudroit si [vous] voulez me rendre ce service faire votre possible pour savoir de quoi je suis accusée. Car si cela étoit serieux, je me deffenderai et pour cette effet, je n’aurai besoin que de dire la vérité. Éluderont-il son evidance ? Je ne crois pas qu’ils l’osent a moins qu’ils ne meprisent la justice, et l’opinion publique. Alors je serois probablement sacrifiée, malgré que je n’aie d’autre tor que d’avoir beaucoup de zèle, pour le bien public”.
Elle recommande un de ses frères à Perregaux et voudrait être assurée que sa “Rente sur le Roi” ne serait pas confisquée, “dans le cas que mon affaire prit une mauvaise tournure”. Elle prie Perregaux de “me dire si effectivement je ne cour aucun risque de ce côté-là. […] Je serois sensible a cette perte parce qu’il ne me reste pas autre choses pour vivre”…
D'origine luxembourgeoise née à Marcourt près de Liège, Anne-Josèphe Terwagne (1762-1817) dite THÉROIGNE de MÉRICOURT participa à la prise de la Bastille.
Elle devint, avec Olympe de Gouges, l'une des icônes les plus radicales du féminisme pendant de la Révolution française et un modèle pour les générations à venir.
D’abord cantatrice, demi-mondaine, devenue femme politique, féministe radicale, meneuse révolu-tionnaire, surnommée “l’Amazone de la Liberté”, en 1793, elle fut flagellée en place publique en raison de ses sympathies girondines.
Elle sombra peu après dans la démence. Internée durant 23 années, elle fut traitée par le fameux aliéniste Jean-Étienne Esquirol.
La vie de cette égérie de la Révolution et du féminisme moderne fascina nombre d'écrivains, notamment Baudelaire et Lamartine qui voyaient en elle la figure de la femme en lutte pour la liberté. Elle a fait l'objet, ces dernières années, de nombreux travaux de recherches.
* Les journées des 5 et 6 octobre 1789 ont constitué un tournant dans l'histoire de la Révolution:
"Le 5 octobre dans la matinée, sept à huit mille femmes se mettent en route pour Versailles dans l'intention d'aller "chercher du pain". Des chômeurs se joignent au cortège. Disposant de troupes sûres, le roi aurait pu faire arrêter l'émeute. Sur le conseil de Necker, il laisse la foule envahir l'Assemblée et bivouaquer devant le château. Au matin du 6, des gardes du corps sont assassinés et les émeutiers pénètrent jusque dans les appartements royaux. Pour apaiser la fureur des manifestants, Louis XVI accepte de venir à Paris avec sa famille. Au terme d'un voyage de neuf heures pour couvrir la distance de Versailles à Paris, il s'installe aux Tuileries. Dix jours plus tard, l'Assemblée décide de venir le rejoindre en faisant de la salle du Manège le lieu de ses séances. Désormais le roi et l'Assemblée sont prisonniers de la capitale, et c'est le peuple de Paris qui dirige la Révolution" (Jean Tulard).
Provenances: anciennes collections Alfred SENSIER (vente des 11-13 février 1878, n° 359), puis Claude de FLERS (Catalogue "Femmes", 18-19 novembre 2014, n°335).

Réf.: 37423 - Eur 7000.00
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LA FAYETTE (Marie-Madeleine, comtesse de). Mémoires de la Cour de France pour les années 1688 & 1689.
Amsterdam, Jean-Frédéric Bernard, 1731.
In-12, plein veau blond de l'époque, armoiries dorées au centre des plats, dos à 5 nerfs orné de compartiments fleuronnés au lion couronné et cloisonnés, pièce de titre de maroquin fauve, roulette dorée sur les coupes et coiffes, tranches rouges, frontispice, 234 p., titre noir et rouge.
Edition originale de premier tirage, ornée d'un frontispice allégorique gravé sur cuivre par Van Buisen d'après Bernard Picart et d'un grand fleuron de titre gravé d'après le même artiste; les deux gravures sont signées.
"La plus grande romancière du XVIIe siècle ; on le savait. Mais aussi un des plus grands mémorialistes de son temps. La voici confidente privilégiée de l'Histoire, fidèle à soi, mais véridique (…), alliance subtile de l'art et de la vérité. Derrière les grands événements politiques, voici les intrigues sordides, les traits généreux ou héroïques, les anecdotes savoureuses : un siècle, ses grandeurs, ses misères" (Gilbert Signaux, éd. du Mercure de France, 1965).
('Source de l'histoire de France', n° 877. Tchemerzine-Scheler, III, 844).
Mors très légèrement fendillés. Discrètes traces de restauration aux coins.
Bel exemplaire aux armes et pièces d'armes de Jeanne-Baptiste d'Albert de Luynes, comtesse de Verrue (1676-1736), l'une des grandes femmes bibliophiles de son temps. L'ouvrage a figuré au catalogue de sa vente de 1737, p. 45.
Provenance exceptionnelle dans cette condition. En effet, les livres de la comtesse de Verrue ont presque tous souffert de l’humidité. Ceux parvenus comme celui-ci en bel état sont très peu nombreux (cf. Quentin-Bauchard, 'Les femmes bibliophiles de France', I, p. 411).
Autres provenances: Achille Perreau (III, 1946, n°113) et Jacques Dennery (I, 1984, n°85) avec ex-libris.
Soulignons le remarquable rapprochement qu’opère ce livre entre Madame de La Fayette et la comtesse de Verrue, deux femmes exceptionnelles du XVIIe siècle français.

Réf.: 37435 - Eur 4500.00
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ROUSSEAU (Jean-Jacques). Emile, ou de l'éducation.
La Haye, Jean Néaulme, 1762.
4 volumes in-8 (196 x 119 mm), plein veau marbré de l'époque, dos à 5 nerfs ornés compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin bordeaux, coiffes et coupes filetées, tranches rouges. Tome I : (1) f., viii, (2), 466 p., (5) p. de privilège et errata - Tome II : (2) f., 407 p. - Tome III : (2) f., 384 p. - Tome IV : (2) f., 455 p., 5 planches par Eisen gravées par Le Grand, de Longueil et Pasquier.
Véritable édition originale de premier tirage conforme à la description donnée par J.-A. McEachern (1A) et par Gagnebin (IV, p. 863, n° 1), avec l’adresse de La Haye, le privilège en hollandais et le second errata en fin du premier volume. 5 planches par Eisen gravées par Le Grand, de Longueil et Pasquier.
Quelques petits défauts de papier dont un manque sans perte de texte en marge du dernier f. du T.I, auréole sur le premier plat du tome I, quelques rares rousseurs éparses.
Bel exemplaire, grand de marges, imprimé sur beau papier, dans sa première reliure, très bien conservé sans restauration.

Réf.: 37472 - Eur 4500.00
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[LA FAYETTE (Marie-Madeleine, comtesse de)] ou LAFAYETTE. La Princesse de Monpensier [Montpensier].
Paris, Charles de Sercy, 1662.
In-12 (151 x 96 mm), plein veau granité de l'époque, dos à 4 nerfs plats guillochés or, garnis de caissons entièrement dorés aux petits fers à la grotesque, filets en tête et pied, triple filet doré en encadrement sur les plats, roulette sur les coupes, (4) f., 142 p.
Edition originale, rare, du premier ouvrage de Madame de La Fayette, "fondateur de l'art classique de la nouvelle", "qui marque la genèse du roman d’analyse psychologique à la française".
Publiée sous le voile de l'anonymat, l'édition a été partagée entre quatre libraires: Charles de Sercy, Augustin Courbé, Thomas Jolly, Louis Billaine.
"Le modèle de ce que devait être la nouvelle classique par la rapidité et la sobriété du style, l'intériorité de l'action, le pessimisme de la pensée (...). Un premier crayon de 'La Princesse de Clèves' " (cf. Henri Coulet, 'Le roman jusqu'à la Révolution', p. 245-246).
"La Princesse de Montpensier" a été adaptée au cinéma en 2010 par Bertrand Tavernier.
(Le Petit, 346. Lever, 'La fiction narrative au XVIIe s.', n°354. Tchemerzine-Scheler, III, 831).
Provenance: "H. Cornbury" avec petite signature ex-libris ancienne (début XVIIe) sur le titre et "Beilly Thompson of Escrick" avec ex-libris ancien armorié et gravé au contre-plat.
Quelques épidermures et petites traces de restaurations à la reliure.
Bel exemplaire, bien relié à l'époque, assez grand de marges.

Réf.: 37438 - Eur 3500.00
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VATTEL (Emer de). Le Droit des Gens, ou Principes de la Loi Naturelle, appliqués à la conduite & aux affaires des Nations & des Souverains.
Londres [i.e. Neuchâtel, Abraham Droz], 1758.
2 tomes reliés en un volume in-4 (194 x 255 mm), plein veau marbré de l'époque, dos à nerfs richement ornés de compartiments fleuronnés "à la grenade" et cloisonnés, filets d'encadrement à froid sur les plats, pièce de titre de maroquin bordeaux, roulette sur les coupes, xxvi p., (26) p. de table, 541 p. et (2) f. de faux-titre et titre, (16) p. de table, 375 p., (1) p. d'errata, titre imprimé en noir et rouge orné d'une vignette gravée à la marque et devise de l'imprimeur ("Apud Liberos Tutior").
Véritable édition originale de premier tirage, rare, de cet ouvrage fondateur dans l'histoire des idées politiques, du droit international et de la diplomatie.
Plébiscité par ses contemporains à travers l'Europe entière ainsi qu'en Amérique (la déclaration d'indépendance des États-Unis reprend sa définition de la souveraineté étatique), l'ouvrage de Vattel qui réintroduit une vision libérale héritée de Locke et de Jurieu, exerça une influence décisive.
Dans le sillage de Grotius et de Christian Wolff, il jette les fondements théoriques du droit international public moderne, des rapports entre les États et est l'un des premiers à traiter de la question de la moralisation de la guerre et des moyens de sa suppression.
L'ouvrage traite également de la question du gouvernement intérieur des États sous un angle novateur; de larges passages sont consacrés aux questions économiques, commerciales et démographiques.
(Camus-Dupin, 202. Lonchamp, 3084. Quérard, X, 67. "Le Livre neuchâtelois", 1533-1983, n° 29, p. 36 ["chef-d'œuvre de la typographie neuchâteloise"].
Cette édition originale de Neuchâtel est rare: elle manque à Kress Library, Goldsmiths et Einaudi).
Infime trace de restauration aux mors.
Très bel exemplaire, très frais, très bien relié à l'époque.

Réf.: 37563 - Eur 3500.00
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[CATHERINE II (impératrice de Russie)]. Instruction de sa Majesté Impériale Catherine II pour la Commission chargée de dresser le projet d'un nouveau Code de Loix.
A St.-Petersbourg, de l'Imprimerie de l'Académie des Sciences, 1769.
Grand in-8 (212 x 130 mm), plein veau moucheté de l'époque, dos à 5 nerfs orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, roulette au noir sur les coupes, pièce de titre de maroquin bordeaux, tranches marbrées, (2), 172, (3) p. de table et errata.
Rarissime "édition originale et seule complète" imprimée à Saint-Pétersbourg à l'Académie des sciences, non mise dans le commerce.
Cette 'Instruction préparatoire' ("Nakaz" en russe) a été composée par Catherine II en vue d'une refonte de la codification en Russie selon les principes inspirés de Montesquieu, de Beccaria et de l’idéal des Lumières.
"En mars-avril 1766 la première ébauche du code, composée en français, fut traduite en russe par les secrétaires de l’impératrice. Catherine continua son travail sur ce texte russe qui se transforma en version officielle de l’Instruction".
C'est à partir de cette version que Grigori Kozitski restitua cette 'Instruction' en français et qu'elle fut imprimée, dans cette version définitive, par l'Académie des Sciences à Saint-Pétersbourg en 1769.
Cf. Nadejda Plavinskaia, 'Catherine II ébauche le Nakaz', "Revue Montesquieu", (1998), 2, p. 67-88, et de la même auteure son édition critique de l'Instruction, Moscou, Monuments de la pensée historique, 2018.
(Catalog of Russica, I, 385. Camus-Dupin, 'Bibliothèque des livres de droit', n°3301).
Traces de restauration aux mors.
Provenances : Jean-Frédéric Kuhn (XVIIIe) avec son ex-libris gravé armorié. Franc-maçon, négociant de Strasbourg installé à Bordeaux, disciple direct de Pasqually qui l’aurait initié, il fonda la loge "L'Étoile Flamboyante aux Trois Lys" (1773) et initia le Prince Galitzine.
Autre ex-libris gravé : Carl Gustav Palm de Riga (début XIXe).
Bel exemplaire, très bien relié à l'époque, imprimé sur papier fort.

Réf.: 37429 - Eur 2800.00
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[ROBERT (Marie-Anne)]. Le Monde de Vénus, ou Les plaisirs de Citère.
Citère [i.e. Paris ?], s.n., 1772.
2 tomes reliés en un volume in-12, plein maroquin rouge vermillon, dos à 5 nerfs perlés or, orné d'un décor de compartiments richement dorés fleuronnés et cloisonnés, titre doré, triple filet d'encadrement sur les plats, roulette sur les coupes, large dentelle intérieure, tranches dorées (rel. signée Chambolle-Duru), (2), 284 p. et (2), 268 p., vignette de titre.
Edition unique, non répertoriée, tiré-à-part d'un ouvrage plus vaste de l'auteure; "Les Voyages de Milord Céton dans les sept Planettes [sic]" (1756-1766).
Roman de proto-science-fiction interplanétaire, plus extravagant et plus original que les utopies de son temps, le récit offre une abondance de motifs inédits, disparates et bizarres. Le contenu est, par ailleurs, donné comme "remettant en cause l’ordre social et la situation des femmes".
Des sept récits du roman initial (selon sept planètes), deux sont restitués dans notre édition: Vénus et Mars.
"Vénus offrira une espèce d'île de Cythère, où l'on ne songe qu'à faire l'amour & satisfaire ses passions. Dans Mars nous ne verrons que guerre & carnage. On peuple cette planette [sic] de héros dont l'unique souci et de s'entre-détruire" (Avertissement donnée en préliminaire de la reddition de l'ouvrage, dans la collection des "Voyages imaginaires, songes, visions et romans cabalistiques", 1787, tome XVII, p. viii).
Née dans une famille aristocratique qui fréquentait Fontenelle, Marie-Anne Robert, née de Roumier (1705-1771) fut placée dans un couvent après la mort prématurée de ses parents et la ruine de sa famille. Elle en fut extraite pour épouser un avocat du nom de Robert sur lequel on ne possède aucun renseignement.
L'édition complète en 7 parties des "Les Voyages de Milord Céton" (1756-1766) n'est décrit qu'à cinq exemplaires dans le monde (WorldCat).
Aucun autre exemplaire de notre édition, sans doute unique, n'est recensé ni cité.
Provenance: Le célèbre bibliophile Gustave Mouravit (1840-1920) avec son petit monogramme sur les titres et une note de sa main sur la première garde blanche: "Volume rarissime : je n'en ai jamais rencontré d'autres exemplaires. Celui-ci avec toutes ses marges, est certainement unique".
Magnifique exemplaire, non rogné, témoins conservés, dans une éclatante reliure Chambolle-Duru sans doute exécutée à la demande de G. Mouravit.

Réf.: 37581 - Eur 2800.00
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[DU CHATELET (Gabrielle-Émilie Le Tonnelier de Breteuil, marquise)]. Institutions de physique.
Paris, Prault fils, 1740.
In-8, plein veau moucheté de l'époque, dos à 5 nerfs guillochés or, ornés de compartiments richement dorés "à la grotesque", pièce de titre de maroquin bordeaux, tranches rouges, roulette dorée sur les coupes, (1) f. de titre, (4), 450 p., (20) p. de table, (4) p. de catalogue éditeur, (2) p. d'errata, (4) p. d'approbation et de privilège, frontispice gravé, 11 planches dépliantes, vignette de titre et 22 vignettes dans le texte.
Edition originale, complète du frontispice allégorique avant la lettre, qui ne figure qu'à quelques exemplaires.
11 planches dépliantes contenant 83 figures gravées en taille-douce, vignette de titre et 22 jolies vignettes au burin dans un encadrement rocaille en tête de chaque chapitre.
Brillante tentative de synthèse entre la physique de Newton et la métaphysique de Leibniz, les "Institutions" sont considérées encore aujourd'hui comme l'une des meilleures expositions de la physique leibnizienne.
L’ouvrage fut également composé à des fins pédagogiques par Mme Du Châtelet, qui ambitionna de mettre ses vastes connaissances au service de la jeunesse, en pensant à son fils auquel l’ouvrage est dédié.
"Elle y part de notions simples pour aboutir aux connaissances les plus complexes de la science de son temps (…). Dans sa préface, elle réhabilite l’éducation scientifique, en insistant sur sa valeur formatrice, mais aussi en expliquant pourquoi elle doit se situer dès l’enfance" (M. Touzery, 'E. Du Châtelet, un passeur scientifique au XVIIIe s.', Revue pour l’hist. du CNRS, n°21, 2008).
Bien qu’applaudi par les milieux scientifiques, le livre donna lieu à d’ardentes controverses.
En 1746, Madame Du Châtelet fut élue à l’Académie de Bologne, la seule ouverte aux femmes et "la Décade d’Augsbourg" la classa parmi les dix savants les plus célèbres de l’époque.
Relié sans le faux-titre.
(DSB, III, 216).
Très bel exemplaire, très frais, très bien relié à l'époque, complet du frontispice, de l’errata et du catalogue éditeur.

Réf.: 37547 - Eur 2200.00
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BARBEY D'AUREVILLY (Jules). Les Diaboliques.
Paris, E. Dentu (Orléans, impr. de G. Jacob), 1874.
In-12 (115 x 180 mm), demi-maroquin acajou à grands coins soulignés de doubles filets à froid, dos à 5 nerfs orné de compartiments garnis d'un décor d'encadrement à froid, titre doré, daté en pied, tête dorée (reliure Semet & Plumelle), (1) f. de faux-titre, viii, [7-], 354 p., (1) f. de table, exemplaire non rogné.
Edition originale de premier tirage pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers.
Dès sa publication en novembre 1874, ce recueil de six nouvelles fut saisi et Barbey poursuivi en justice. La police se rendit chez l'éditeur Dentu afin de saisir les exemplaires et l’auteur comparut sous l’inculpation "d'outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs".
Âgé de soixante-six ans en cette année 1874, Barbey, qui avait déjà été emprisonné à plusieurs reprises, ne trouva plus de soutien. Ce fut finalement grâce à l'intervention de Gambetta qu’il négocia un non-lieu avec les autorités en échange du retrait du livre. Il fallut attendre 1882 pour que ‘Les Diaboliques’ soit réédité par Alphonse Lemerre et enfin diffusé.
(Carteret, 'Epoque romantique', I, 110-112: "Fort rare et recherché". Drujon, ‘Ouvrages condamnés’, p. 124. En Français dans le texte, n°300. Vicaire, I, 305).
Très bon exemplaire, très frais, très bien relié par Semet et Plumelle, non rogné, grand de marges.

Réf.: 37592 - Eur 2200.00
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[DIDEROT (Denis)]. Lettre sur les sourds et muets, A l'Usage de ceux qui entendent & qui parlent. Avec des additions (...).
S.l.n.e. [i.e. Jean-Baptiste Bauche fils], 1751.
In-12, plein veau marbré de l'époque, dos lisse orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, filets à froid en encadrement sur les plats, tranches rouges, x, 400 p., (1) f. de faux-titre, (12) p. d'errata et de table, 5 planches gravées hors texte, imprimé sur papier fort.
Rare exemplaire de l’édition originale dans un tirage qui fournit le "stade ultime du texte" (Adams).
L'exemplaire est en tout point conforme à celui décrit par Lucien Scheler dans ses augmentations à Tchemerzine (II, p. 929, n°2).
Il est augmenté, sans interruption à partir de la p. 242, des ajouts donnés par Diderot et son éditeur aux cahiers de premier tirage, possède une page de titre recomposée pour l’occasion, 400 pages suivies d’un feuillet de faux-titre ("Additions pour servir d’éclaircissemens…"), d'une page d'errata et de 11 pages de table.
Les feuillets A2, D4, E1 et L5 sont cartonnés.
Le livre a été publié sans nom d’éditeur par Jean-Baptiste Bauche fils, avec la permission tacite de Malesherbes, nouveau et libéral directeur de la librairie, malgré que Diderot soit emprisonné à Vincennes sous le coup d’une lettre de cachet.
Diderot composa cet essai pour de réfuter les théories de l’abbé Batteux. Il y expose ses conceptions novatrices sur la formation du langage et annonce plusieurs de ses théories esthétiques notamment "le modèle idéal", "le sublime" ou "le spectateur de sang-froid", théories qu’il reprendra par la suite dans ses 'Salons' ou dans le 'Paradoxe sur le comédien'.
(Sur ce tirage peu commun voir Adams, LH4 notes et Tchemerzine-Scheler, II, 929).
Quelques infimes traces de restauration.
Ex-libris armorié "Anne Paul de Fontenay" gravé par Stallin et daté de 1751. Il devint lieutenant-général du bailliage d’Autun et premier maire de la ville à la Révolution.
Bel exemplaire, très frais, grand de marges (155 x 99 mm), imprimé sur papier fort, très bien relié à l’époque.

Réf.: 37431 - Eur 2000.00
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BETZKY (Ivan Ivanovitch) ou BETZKI, DIDEROT (Denis), CATHERINE II (impératrice de Russie). Les plans et les statuts, des différents établissements ordonnés par sa Majesté Impériale Catherine II pour l'éducation de la jeunesse, et l'utilité générale de son empire. Ecrits en langue russe par Mr. Betzky & traduits en langue françoise, d'après les originaux, par M. Clerc (...).
Amsterdam, Marc-Michel Rey, 1775.
2 tomes reliés en un volume in-4, demi-veau acajou, dos à 5 nerfs filetés or soulignés d'un jeu de filets dorés, tranches rouges (rel. moderne dans le goût de l'époque), vi, (2), 160, 42, (2) p., frontispice, 1 tableau dépliant, 3 grands plans dépliants (en fin) et (2) f., 160 p., frontispice, 2 planches et 3 tableaux dépliants.
Première édition ornée d'une belle illustration gravée sur cuivre de 4 planches allégoriques dont 2 en frontispice, 3 plans dépliants de la "Maison des Enfants trouvés" (en fin de volume), 66 grandes vignettes dans le texte, ensemble réalisé principalement par des artistes russes à l'exception de quelques vignettes de Picard, ainsi que de 4 tableaux dépliants
En relation étroite avec le cercle des Encyclopédistes, conseiller de Catherine II en matière d’éducation et directeur des Bâtiments impériaux, Ivan Betzky composa ce vaste et ambitieux plan de réformes de l’éducation et de l'enseignement en Russie.
D’inspiration philanthropique, il envisage aussi bien les aspects théoriques, pratiques, que matériels (architecture) et s'étend à toutes les classes de la population, de la prise en charge des enfants abandonnés à la formation des élites intellectuelles du pays.
L’ouvrage contient une large introduction et des "Réflexions sur l’Education des Demoiselles" par le traducteur Nicolas Gabriel Le Clerc et se conclut par une "Addition de l'éditeur, M. D****" (Diderot).
Diderot, dont l’influence se fait ressentir tout au long de cet ouvrage, avait été enthousiasmé par le projet. Il supervisa cette traduction et y ajouta des commentaires (cf. George Dulac, 'Diderot éditeur des plans et statuts des établissements de Catherine II', in : 'Dix-huitième siècle', 16, 1984, p. 323-344).
(Adams, 'Bibliographie de Diderot', II, PV1 p. 360-361. Cat. Russica de la librairie impériale publique de St. Petersburg, I, 1200).
Bel exemplaire, bien relié, très frais, texte et illustrations parfaitement conservés sans rousseurs ni défauts.

Réf.: 37561 - Eur 2000.00
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CAMUS (Albert). Lettres à un ami allemand. (EXEMPLAIRE NUMEROTE AVEC ENVOI A ETIEMBLE)
Paris, Gallimard, 1945.
In-12, broché, couverture éditeur, 81 p., (1) p. de table.
Edition originale de librairie de ces quatre lettres, composées en 1943 et 1944, d’abord publiées séparément dans des revues de la Résistance pour les deux premières et, pour la troisième, en janvier 1945 dans la revue "Libertés". La quatrième lettre, inédite, est publiée ici pour la première fois.
Le recueil est dédicacé au poète et résistant René Leynaud, que Camus connut à Lyon pendant la Résistance et qui fut fusillé en juin 1944.
"Ces lettres expriment déjà la doctrine de 'La peste' et de 'L'homme révolté' ".
Jolie édition typographique, imprimée avec soin en caractères rouges et noirs.
Envoi autographe signé: "Pour Etiemble, ce livre de souvenirs avec la déjà fidèle sympathie d’Albert Camus".
René Etiemble se lia à Camus à travers Claude et Michel Gallimard dont il était très proche. Il collabora à la "Nouvelle Revue Française" et aux "Temps Modernes" où il publia, en novembre 1947, le premier article consacré à "La Peste" pour défendre Camus contre un article de la Pravda.
Des bibliothèques de René Etiemble (envoi), Michel Demont et Jacques Attali (ex-libris).
Très bon exemplaire, numéroté, un des 250 hors commerce, imprimé sur papier alfa Navarre.

Réf.: 37432 - Eur 1800.00
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[LA METTRIE (Julien Offray de)]. L'Homme Machine.
Leyde, De l'Imp. d'Elie Luzac Fils, 1748.
In-8 (95 x 160 mm), plein veau marbré de l'époque, dos à 5 nerfs guillochés or, garni de caissons richement fleuronnés et cloisonnés, triple filet d'encadrement dorés sur les plats, filets sur les coupes, roulette sur les chasses, tranches rouges, (1) f. de titre, 148 p.
Edition à la date de l'originale qui renferme en tête un avertissement de l'éditeur qui donne des informations sur les conditions de publication de ce brûlot, ainsi qu'une dédicace à Haller.
Cette édition, donnée comme "très rare", est considérée comme l'originale par René Paquet ('Essai sur La Mettrie', p. 187).
Le plus célèbre et le plus scandaleux des traités de La Mettrie dans lequel celui-ci livrait ouvertement les fondements de sa doctrine radicale d'un matérialisme biologique intégrale.
"Le premier philosophe français d’envergure à défendre la thèse du matérialisme. Non seulement il coalisa contre lui philosophes et théologiens, mais les philosophes matérialistes qui lui succédèrent avaient coutume de prendre à partie sa philosophie prétendument favorable à la 'débauche' (…). Les vastes synthèses esquissées par d’Holbach ou Diderot auraient été difficilement concevables sans ce génial précurseur. La biomécanique du XXIe s. et les ingénieurs travaillant à la réalisation de l’interface homme-machine ne peuvent que rendre hommage aux intuitions lamettriennes" (Christophe Paillard, "Matérialisme des Lumières, 'L’homme-machine’", Notice introductive, Ferney-Voltaire, 2004).
('En Français dans le texte', n°151. Voir Garrison & Morton, n°586. Stoddard, n°33. Tchemerzine-Scheler, III, 949).
L'ouvrage est suivi de " Lettres critiques sur les lettres philosophiques de Mr. de Voltaire (…)", S.L., 1753 par David Renaud Boullier.
Provenance: Alex. Greg. VICHET gravé par Jubert: Alexandre Grégoire de Vichet (1731-1799), Trésorier de France à Montpellier, en 1789 membre de l'Assemblée de la noblesse de Montpellier pour l'élection des députés aux Etats généraux.
Très bel exemplaire, très bien relié à l'époque, très frais, parfaitement conservé.

Réf.: 37565 - Eur 1800.00
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CAMUS (Albert). Actuelles. Chroniques 1944 - 1948 - Actuelles II. Chroniques 1948-1953 - Actuelles III. Chroniques algériennes 1939-1958. (EXEMPLAIRE SUR GRAND PAPIER AVEC ENVOI - A L'ETAT DE NEUF).
Paris, Gallimard, 1950, 1953 et 1958.
3 volumes in-12, brochés, couvertures imprimées, exemplaires non coupés à l'état de neuf.
Edition originale sur grand papier enrichi d'un envoi de l'auteur.
Recueil d’essais et d’articles donnés pour "Combat" et "L’Express", mais aussi interviews, réponses aux critiques, préfaces et conférences tous en relation avec l’actualité.
Publié en 1958, le dernier recueil: "Actuelles III. Chroniques algériennes, 1939-1958", rassemble les écrits de Camus sur la question algérienne, depuis l’époque où il débutait à "Alger républicain".
Pour les trois volumes de la série: un des 260 exemplaires sur grand papier alfa mousse Navarre numéroté.
Le premier volume comporte un envoi signé: "A Monsieur Pierre Fontaine / avec les vœux cordiaux / d'Albert Camus".
Essayiste et journaliste, Pierre Fontaine (1903-1969) avait vécu en Algérie et y consacra une partie importante de ses travaux.
Exemplaires non coupés à l'état de neuf.

Réf.: 37455 - Eur 1500.00
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CERVANTES (Miguel de). Nouvelles de Michel de Cervantes, Auteur de l'Histoire de Don Quichotte. Traduction nouvelle. Seconde édition augmentée de plusieurs histoires.
Amsterdam, Claude Jordan, 1709.
2 volumes in-12, plein maroquin rouge à long grain, dos lisses ornés de doubles filets dorés en place des nerfs et d'un décor de fers spéciaux répétés à froid, roulettes perlée et pointillée en encadrement des plats, coupes et coiffes filetées d'or, tranches dorées, roulette intérieure dorée, gardes de soie moirée (reliure signée Bozérian, vers 1800), (8), 451, (5) p. de catalogue, 6 planches gravées dont le frontispice et (2) f. bl., 456 p., 5 planches gravées dont le frontispice.
Première édition, en second tirage, de cette traduction par Saint-Martin de Chassonville, augmentée de quatre nouvelles: "L'illustre Fregonne", "L'histoire de Ruis Dias" (au tome I) et "Le Mariage trompeur", "Les Entretiens de Scipion & de Bergance" (au tome II).
Tome I: 5 planches comprises dans la pagination et un frontispice.
Tome II: 4 planches comprises dans la pagination et un frontispice. Les pages 1-4 sont blanches comme il se doit. Le feuillet blanc p. 43-44 manque. Il devrait remplacer une planche qui ne fut jamais été imprimée.
Exemplaire conforme à celui de la Bibliothèque Nationale d’Espagne (numérisé, OCLC 890297588) et à celui décrit par Givanel Mas & Plaza Escudero, 'Colección Cervantina', n°172.
(J. Givanel Mas & L.-M. Plaza Escudero, ‘Catálogo de la Colección Cervantina, I, p.205 n°172. Palau, II, 178. Ruiz, ‘Bibliografía crítica de (…) Cervantes’, I, n°897, signale que cette édition est rare: "Edición rara, que no he visto descrita ni mencionada por nadie").
Ex-libris gravé et armorié: "Harriman, Lecomte Du Noüy" (Pierre Lecomte Du Noüy et son épouse Mary Bishop Harriman).
Quelques menus accrocs de papier.
Bel exemplaire, dans une fine et décorative reliure de maroquin rouge à grain long signée par Bozerian.

Réf.: 37559 - Eur 1500.00
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BOISSONADE (Gustave). Histoire de la réserve héréditaire et de son influence morale et économique.
Paris, Guillaumin, 1873.
In-8, demi-percaline bleu nuit à la Bradel, pièce de titre de maroquin ocre, couverture conservée (rel. Goy & Vilaine), xv, 746 p., exemplaire non rogné.
Edition originale. Par le fondateur du droit civil japonais, l'un des ouvrages principaux de Gustave Boissonade, couronné par un prix de l'Institut de France et l'une des innovations majeures en matière de condition successorale dans l'histoire du droit civil français.
(Y. Okubo, 'Le premier Code civil japonais', in 'Boissonade et la réception du droit français', n°1, p. 84).
La couverture imprimée a été réparée et conservée.
Bel exemplaire, très frais, très bien relié.

Réf.: 37580 - Eur 1500.00
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[LENCLOS (Ninon de)]. La Coquette vangée. [sic pour La Coquette vengée].
Paris, Charles de Sercy, 1659.
In-12, demi-percaline beige à la Bradel, dos lisse, pièce de titre de basane noire, tranches rouges (rel. du XIXe s.), 48 p. [sign. A12 (-2), B12].
Rarissime édition originale de ce "petit chef-d'oeuvre" composé par Ninon de Lenclos.
Elle riposte brillamment à Félix de Juvenel qui eut le malheur de railler son salon et de la prendre à partie dans un pamphlet ('Portrait de la coquette') où il stigmatisait les "coquettes libertines" et leurs "artifices" en la personne de Ninon de Lenclos.
Avec esprit et férocité, elle raille les "philosophes de ruelles qui dogmatisent dans des fauteuils". "Mais elle va plus loin dans la vengeance: elle ridiculise le pédant dans une fiction rapide et acide. Petit chef-d'oeuvre d’ironie. Brillante mise en pièces. Ninon se montre intransigeante vis-à-vis des gens qui portent la censure, la médisance et le désordre dans les ‘agréables compagnies’" (Evelyne Wilwerth, 'Visages de la littérature féminine', Bruxelles, 1987, p. 106).
L’attribution de cet opuscule à Ninon de Lenclos, l’un des rares écrits qu’elle ait laissés en dehors de quelques lettres, a été confirmée par de récents travaux (cf. Martine Hardy, 'Ninon de Lenclos, le parcours d’une libertine au XVIIe siècle'. Thèse. Université de Montréal, 2011).
Seulement trois exemplaires de cette édition originale sont recensés dans les bibliothèques à travers le monde (WorldCat): Yale, Cambridge et BnF (incomplet).
(France littéraire, V, 156. Gay, II, 726-727).
Bon exemplaire.
Des bibliothèques de Paul de Saint-Victor, avec son petit cachet ex-libris au titre et Michel Dubos (ex-libris gravé).

Réf.: 37436 - Eur 1200.00
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[BARGAGLI (Girolamo)]. Dialogo de Givochi che nelle vegghie sanesi si usano fare. Del Materiale Intronato [i.e. Girolamo Bargagli].
In Venetia [Giovanni Antonio Bertano], 1574.
In-8 (105 x 151 mm), vélin souple de l'époque, dos titré à la plume, 288 p. (sign. A-S8), vignette de titre à la marque de l'imprimeur.
Seconde édition de ce traité consacré aux jeux de société, publié pour la première fois à Sienne en 1572.
Il est dédicacé à Isabella de Medici Orsina, duchesse de Bracciano.
L'ouvrage se présente comme un dialogue platonicien entre des jeunes "Intronati" réunis autour de Marcantonio Piccolomini, dit Sodo.
Le livre s'ouvre sur une table alphabétique, catalogue minutieux des jeux décrits dans le corps de l'ouvrage, classifiés en fonction de leur intérêt et de leurs caractéristiques (jeux d'esprit, d'ingéniosité, facétie, plaisir…).
Dans la deuxième partie, l'auteur esquisse un archétype d'universitaire idéal. Il s'intéresse particulièrement à la création littéraire, s'attarde sur l'invention de l'imprimerie et livre une sorte de théorie du roman.
Poète, dramaturge et juriste Girolamo Bargagli (1537-1586) occupa des charges comme juge et avocat à Sienne, Florence et Gênes. Il était membre de la célèbre Accademia degli Intronati de Sienne, sous le pseudonyme "il Materiale" ("le Charnel").
Intéressante provenance: "Al servitio delli Amici di Marcant[onio] Tolo[mei] Senese". Marcantonio Tolomei, collègue de l'auteur à l'université de droit de Sienne. Docteur en droit en 1566, il enseigna dans l'université où Girolamo Bargagli était lecteur en Droit.
Il a ajouté de sa main, sur le contreplat supérieur, la date, le prix et le lieu de l'achat de ce livre: "A di 19 di Ferraio 1574 L 30, Da Mo. Valeriano libraio".
Sur cet ouvrage, cf. 'Les jeux de la renaissance'. Actes du XXIIIe Colloque International d'Etudes Humanistes, Tours (1980), art. de V. Marchetti, p. 162 sq.
(Adams, B.199. BM STC Italian, 1465-1600, p. 426. Melzi, 'Dizionario di opere anonime e pseudonime', II, 169. Zollinger, 'Bibliographie der Spielbücher', n°387).
Vélin un peu fripé, traces d'attaches. Quelques très légères auréoles claires.
Très bon exemplaire, frais, assez grand de marges, dans la première reliure de vélin souple.

Réf.: 37579 - Eur 1000.00
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BODIN (Jean). Universae naturae theatrum. In quo rerum omnium effectrices causae, & fines contemplantur, & continuae series quinque libris discutiuntur (...).
Francofurti [Francfort], Apud heredes Andreae Wecheli, Claudium Marnium, & Iaon Aubr. [Wechel, Marne & Aubry], 1597.
In-8, plein veau moucheté de l'époque, dos à 4 nerfs orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, titre doré, tranches mouchetées, (1) f. de titre, (14), 633 p., page de titre à la grande marque de l'imprimeur, lettrines, bandeaux et quelques figures astronomiques gravées sur bois.
Seconde édition, publiée quelques mois après l'originale et recomposée page par page d'après celle-ci.
Le dernier ouvrage de Jean Bodin qu'il publia l'année même de sa mort, dans lequel il livre, sous forme de dialogue entre un maître ('Théodore') et son disciple ('Mystagogue'), une ultime et radicale conclusion à son oeuvre.
Si l'ouvrage s'attache à la question des rapports entre foi, science et raison, Bodin y exprime pour la première fois l'exigence d'un esprit qui veut trouver à la croyance elle-même un fondement purement rationnel. Tout en préservant une vision surnaturelle du monde, il bouscule certains des dogmes fondamentaux et aboutit à la conclusion que la foi, pour certains esprits, n'est plus possible. Sur ce point Bodin semble avoir dépassé les positions de Montaigne. Les censeurs, qui avaient autorisé la première édition, réagirent immédiatement pour supprimer leur approbation et interdire sévèrement l'ouvrage.
(Adams, B 2249. Crahay, Isaac, Lenger 'Bibliographie de Jean Bodin', L2, avec reproduction de la page de titre. Peignot, 'Livres condamnés au feu', I, 42).
Quelques traces de restaurations à la reliure, ex-libris manuscrit ancien avec cote de bibliothèque et petit cachet au titre. Auréoles claires en tête des 16 premiers feuillets. Quelques rousseurs éparses et une petite tache d'encre.
Très bon exemplaire, bien relié à l'époque.

Réf.: 37471 - Eur 850.00
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NAUDE (Gabriel). Considérations politiques sur les Coups d'Estat.
"Sur la copie de Rome" [Amsterdam, Daniel Elzevier à la sphère], 1667.
Petit in-12, vélin rigide ivoire de l’époque à petits rabats, dos titré à la plume, (2) f., 343, (1) p.
Première édition Elzevier, la seconde après celle imprimée à douze exemplaires à l'adresse de Rome en 1639; "véritable Elzevier d'Amsterdam reproduisant textuellement l'originale" (Willems).
En disciple fidèle de Machiavel, Naudé "abolit toute idée de droits autres que ceux du chef" et rend "la politique autonome par rapport à la morale, souveraine par rapport à la religion" (R. Pintard), se faisant ainsi l’apologiste d’une monarchie vraiment absolue.
Cet important ouvrage est considéré comme l'un des traités fondateurs de la "raison politique dans la France du XVIIe siècle".
(Pintard, 986, Rahir, 1445. Willems, 1383).
Bel exemplaire, très frais, dans sa première reliure de vélin rigide.

Réf.: 37574 - Eur 850.00
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TERENCE (Terentius Afer, Publius). P. Terentii Afri Poetae Lepidissimi Comoediae omnes. Cum Absolutis commentariis Aelii Donati, Guidonis Iuvenalis Cenomani, Petri Marsi in omnes fabulas, Ioannis Calphurnii Brixiensis in Heautontimorumenon. Accedunt Antonii Goveani Epistola Ad Guillelmum Bellaium (...) Bartolomaei Latomi In Singulas Scenas Argumenta (...). Henrici Loriti In Carmina Terentii Per Omnes Eius Comoedias (…).
Venetiis, Apud Hieronymum Scotum [Venezia, Girolamo Scoto], 1569.
In-folio (212 x 358 mm), plein vélin rigide de l'époque, dos lisse, pièce de titre dorée dans une large roulette d'encadrement fleurie, tranches mouchetées rouges (rel. du XVIIe), (20), 380 p.
Édition remarquable et estimée des six comédies de Térence, imprimée par Girolamo Scoto à Venise, l'une des maisons d'édition européennes les plus éminentes de la période.
Elle réunit les observations et commentaires de Melanchthon, Érasme, Pietro Bembo, Guillaume Du Bellay, etc.
Elle est enrichie de lettrines historiées, d'ornements typographiques et de nombreuses vignettes gravées sur bois: chacune des six pièces est illustrée de 2 vignettes, la première, répétée, représente un acteur sur le proscenium du théâtre et son public; la seconde une scène particulière de la pièce.
Grandes marques de Scoto dans une bordure d'anges et de satyres sur le titre et une autre en colophon.
Le texte et les commentaires sont disposés sur deux colonnes, le texte en caractères italiques, les commentaires en romains.
Chaque pièce est introduite par un résumé (periocha) en vers de Sulpice Apollinaire, des arguments d'Aelius Donatus et un synopsis de Paulus Malleolus (Paul Haemmerlin).
Les feuillets préliminaires renferment, entre autres, une vie de l'auteur ("Terentii vita, et de tragoedia, ac comoedia non pauca, ex Aelio Donato"), un poème de Volcacius Sedigitus et des textes de Pietro Bembo, Ph. Melanchthon ("Argumenta in P. Terentii comoedias"), Erasme ("In Terentii comoedias de metris").
L'oeuvre de Terence exerça une influence majeure sur le théâtre européen, de l'Antiquité jusqu'aux temps modernes.
(Adams, T-363. EDIT 16, CNCE 32383).
Rousseurs éparses, plus soutenues à quelques cahiers.
Bel exemplaire, frais, très bien relié.

Réf.: 37586 - Eur 850.00
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BEMBO (Pietro). Petri Bembi Epistolarum Leonis decimi pont[ificis] Max. nomine scriptarum libri XVI. Placuit praeterea ejusdem autoris epistolas aliquot sane quam doctas adnectere, videlicet ad Longolium III, ad Budaeum II, ad Erasmum I.
Lugduni apud haeredes Simonis Vincentii [Lyon, les héritiers de Simon Vincent], 1538.
In-8, plein vélin rigide ancien, dos à 4 nerfs titré et daté à la plume, 430 [i.e. 432] p. titre compris [sign. a-z8, A-D8], vignette de titre gravée à la marque de l'éditeur.
Troisième et précoce édition (la première date de 1535) de la correspondance de Giovanni de Médicis, fils de Laurent le Magnifique devenu pape sous le nom de Léon X, rédigée et éditée par Pietro Bembo.
Cette belle et élégante impression de Denis de Harsy pour les héritiers de Simon Vincent est augmentée des lettres à Christophe de Longueil, à Erasme et à Guillaume Budé et comporte une épître dédicatoire de Pietro Bembo à Paul III.
"Le monument du cicéronianisme romain appuyé de tout le prestige attaché depuis le Moyen Âge au style latin de la Secrétairerie aux Brefs" (M. Fumaroli, 'L'âge de l'éloquence', bibliographie critique, n°716).
"Les lettres latines des humanistes restent les monuments les plus intéressants de cette littérature. Au cosmopolitisme des lettrés, se joignait l'universalité du latin pour faire de la république des lettres une seule grande famille (...). Les contemporains admirèrent beaucoup ces lettres de Bembo, roi de la prose latine du XVIe s." (Van Tieghem, 'La littérature latine de la Renaissance', p. 220).
Cette correspondance constitue, par ailleurs, une source de première importance pour l'histoire politique et religieuse de la période: "Ce recueil conserve sa valeur même depuis l'ouverture des Archives vaticanes, où les brefs des papes Médicis sont incomplets..." (H. Hauser, 'Sources de l'Histoire de France', n° 895).
(Baudrier, Suppl., I, p. 16 n°49. Graesse, I, 332-333. Index Aureliensis, n° 116388).
Reliure habilement restaurée. Petite signature ex-libris ancienne sur le titre et annotations anciennes sur la dernière garde blanche.
Très bon exemplaire.

Réf.: 37577 - Eur 800.00
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REMUSAT (Charles de). Politique libérale ou Fragments pour servir à la défense de la Révolution Française.
Paris, Michel Lévy frères, 1860.
In-8, demi-chagrin bordeaux de l'époque, dos janséniste à 5 faux-nerfs, auteur et titre doré, tête dorée, (2) f., xiii p., (1) f., 453 p., (1) f. de table.
Édition originale de cet ouvrage fondamental dans l'histoire du libéralisme français. Composé de six articles rédigés entre 1852 et 1860, il est préfacé et présenté par son auteur comme ses "Mémoires intellectuels".
"Rémusat se livre à une vaste histoire intellectuelle des causes et des conséquences de 1789. Scandaleusement tombé dans l'oubli, l'ouvrage contient certaines des plus belles pages jamais écrites sur le pouvoir royal sous l'Ancien Régime, la philosophie des Lumières, la royauté face à la Révolution et les raisons de l'échec de la Restauration. C'est avec 'L'Ancien Régime et la Révolution', l'ouvrage le plus accompli du libéralisme français sous le Second Empire" (J. Tulard in 'Dictionnaire du Second Empire', p. 1108).
"Éblouissant d'intelligence et de profondeur" (B. Yvert, 'Politique libérale', n°112).
Quelques rousseurs éparses.
Très bon exemplaire, bien relié à l'époque.

Réf.: 37496 - Eur 750.00
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PONTANO (Giovanni Gioviano), BARONCELLI (Jacopo). Trattato dell'obedienza (...). Tradotto de M. Iacopo Baroncelli (...) con due tavole, l'una de'capitoli principali, l'altra delle cose più notabili.
In Vinegia [i.e. Venezia], Appresso Gabriel Giolito de' Ferrari, 1569.
In-8, plein vélin rigide, dos lisse, pièce de titre de maroquin bordeaux, tranches jaunes (reliure du XVIIe), (20), 242, (2) p., titre orné de vignettes sur bois, grande et belle marque d'éditeur gravée sur bois en colophon, nombreuses lettrines historiées en tête de chaque chapitre.
Edition originale sous page de titre de remise en vente à la date de 1569 (1568), traduction du latin en italien par Jacopo Baroncelli, du ‘Traité de l’obéissance’, l’un des œuvres politiques maîtresses de Giovanni Pontano (1429-1503).
Natif de Cerreto di Spoleto en Ombrie, Pontano entra au service de la dynastie d’Aragon à Naples. Devenu directeur de l’Académie de Naples qui porte son nom ("Pontaniana"), il est, "par la plume et par l’épée", l’un des principaux représentants de l’humanisme de l’Italie méridionale de la période.
"Travail sur les vertus politiques, en particulier sur l’obéissance, d’un grand intérêt historique (…). Cette vertu fondamentale sert de ciment dans un état de société certes naturel, mais bien fragile (…). L’obéissance, vertu suprême, n’est nullement contradictoire avec l’aspiration à la liberté - pour Pontano, obéir, c’est être libre. Logiquement, ce fauteur de l’obéissance se montre partisan convaincu du gouvernement monarchique. Il parle visiblement d’un point de vue napolitain, et s’inscrit en polémique contre Florence. Selon lui, un mauvais roi vaut toujours mieux qu’un mauvais gouvernement de plusieurs. Sur ces points, [on] compare et confronte souvent ce penseur de ce ‘principat nouveau’ qu’est le Royaume à Machiavel" (Cf. Pierre Savy, Revue historique 2005/4 (n° 636), p. 871-931).
Seulement 3 exemplaires de cette édition sont recensés dans le monde.
Petits accrocs de papier en marge des premiers feuillets. Quelques rousseurs éparses.
Très bon exemplaire, bien relié.

Réf.: 37578 - Eur 750.00
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[FREDERIC II, Roi de Prusse (Friedrich II, König von Preussen)]. De la littérature allemande; Des Défauts qu'on peut lui reprocher; quelles en sont les causes, & par quels moyens on peut les corriger.
Neuchatel, De l'imprimerie de Samuel Fauche, 1781.
In-12, demi-veau fauve de l'époque à coins, dos lisse entièrement orné d'une roulette dorée, pièce de titre de maroquin bordeaux, tranches rouges, 89 p. faux-titre et titre compris.
Edition publiée à Neufchâtel à la suite de l'originale de Berlin (1780).
"Depuis quelques années, Frédéric s'est détourné de la France pour des raisons tant politiques que culturelles. Il considère que le royaume est entré dans une phase de décadence. Publié fin 1780, cet essai, résultat de discussions avec le philosophe Grave, Hertzberg et d'autres proches, fait le point sur ses rapports avec les langues françaises et allemandes: la Prusse a encore besoin du français, parce que c'est toujours et pour longtemps la langue universelle, mais la pérennité de cette situation lui paraît illusoire. Parallèlement, la langue et la culture allemandes sont en grands progrès et il prévoit ce jour, plus très lointain, où l'allemand aura pour le moins un rang égal à celui du français" (François Labbe).
(Neuchâtel (ex-STN) Bibliography, 1781, Rero, R215965160).
Petit accroc à la coiffe supérieure.
Joli exemplaire, très frais, très bien relié à l'époque.

Réf.: 37457 - Eur 700.00
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