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Les livres sont affichés par ordre de prix décroissant.

119 fiche(s) - Page 1


BIZZARRI ou BIZARI (Pietro), BELLEFOREST (François de) traduction. Histoire de la Guerre qui c'est passée entre les Vénitiens et la Saincte Ligue, contre les Turcs, pour l'isle de Cypre, ès années 1570, 1571 et 1572, faicte en latin par Pierre Bizare, et mise en françoys par F. de Belle-Forest (...).
Paris, Nicolas Chesneau, 1573
In-8° (168 x 110 mm), plein vélin ivoire de l'époque à rabats, (1) f. de titre, (46), 286 p., (1) f. bl.
Rarissime première édition française, dans la traduction de François de Belleforest, "plus rare que l'édition latine originale publiée à Bâle la même année" (Blackmer).
Important représentant de l’historiographie humaniste, converti au protestantisme, Pietro Bizzari (1530 - 1584) vécut et exerça des activités dans plusieurs pays européens puis entra au service de l’électeur Auguste de Saxe sur la recommandation de Philipp Melanchthon.
L’ouvrage traite de la guerre qui opposa, de 1570 à 1573, l'Empire ottoman à la République de Venise appuyée par la Sainte-Ligue. Elle demeure l’une des sources contemporaines fondamentales sur ce conflit, sur la conquête Chypre (1570-1571) par les Turcs et sur les relations entre l’Empire ottoman et Venise, l’auteur ayant eu accès à des documents inédits et de première main.
Une carte annoncée à verso du titre et qui ne figure qu’à un très petit nombre d’exemplaires manque.
(Atabey 110-111. Blackmer, 147. Brunet, II, col. 1956 qui signale que cette édition est "rare". Cobham-Jeffery, p.5. Göllner, I, 1612. M. Simonin, 'François de Belleforest', n°117).
Trois petites signatures ex-libris anciennes sur le titre dont une légèrement grattée. Quelques petites auréoles et infimes défauts de papier.
Bel exemplaire, grand de marges, très bien conservé, dans sa première reliure de vélin souple.

Réf.: 36975 - Eur 8500.00
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PROUDHON (Pierre-Joseph). Qu'est-ce que la Propriété ? Ou Recherches sur le principe du Droit et du Gouvernement. Premier mémoire.
Paris, J.-F. Brocard, 1840.
In-12, demi-veau acajou de l'époque, dos lisse orné d'un décor de compartiments garnis de palettes en tête et pied et d'un jeu de filets dorés et à froid, xij, 244 p. faux-titre et titre inclus.
Edition originale, rarissime, imprimée par César Bajat à petit nombre d’exemplaires pour les membres de l’Académie de Besançon.
L’un des livres politiques qui eurent le plus de répercussions au XIXe siècle. Composé sur la base d’un mémoire présenté en juin 1840 devant l’Académie de Besançon, l’ouvrage conféra à son auteur une célébrité immédiate, en partie due à sa formule lapidaire: "La propriété, c’est le vol !" (p. 2).
"Le seul écrivain du milieu du XIXe siècle qui ait une authentique origine prolétarienne et qui ait su ce qu’est le peuple (...). Il n’a jamais condamné la propriété en soi (...), il ne l’a condamnée que comme objet de spéculation, à l’époque du capitalisme le plus sauvage" (‘En français dans le texte’).
Dans un premier temps, Marx salua l’ouvrage qu’il qualifia de "manifeste scientifique du prolétariat français" et affirma que Proudhon avait posé, pour la première fois, la possibilité d’une véritable science de l’économie (in 'La Sainte Famille').
(‘En français dans le texte’, BnF, 1990, n° 260. Kress, C 5621. Nettlau, 17. Stammhammer, 'Bibliographie des Sozialismus und Kommunismus‘, I, n°58, p. 192. Woodcock, 'P.-J Proudhon: a biography', p. 282).
Piqûres et petites taches éparses.
Bel exemplaire, très bien relié à l'époque.

Réf.: 16358 - Eur 7500.00
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DU CHATELET (Gabrielle-Émilie Le Tonnelier de Breteuil, marquise), NEWTON (Isaac). Principes mathématiques de la philosophie naturelle.
Paris, Desaint & Saillant, Lambert, 1759.
2 volumes in-4 (255 x 196 mm), plein veau marbré de l'époque tabac, dos à nerfs ornés de compartiments richement fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin bordeaux et havane, triple filet d'encadrement à froid sur les plats, filet doré sur les coupes, tranches jaspées, (2) f., xxxix, (1), (4), 437 p., 9 planches dépliantes et (2) f., 180 p., 2 planches dépliantes, 297, (2) p., 3 planches dépliantes.
Édition originale posthume de la traduction par la marquise du Châtelet des ‘Principes mathématiques de Newton’, l’un des ouvrages scientifiques les plus importants de tous les temps, illustré de 14 planches gravées dépliantes représentant des centaines de figures mathématiques.
Entreprise dès 1745, cette traduction a été la grande oeuvre de la vie de Madame du Châtelet sur laquelle elle travailla pendant cinq années. L’édition s’avéra une entreprise plus longue et chaotique que prévu : lorsque le livre parut enfin, en 1759, la marquise est morte depuis dix ans. La bataille des newtoniens est gagnée mais, dans sa préface, Voltaire rappelle la férocité de la lutte et le rôle de la marquise.
La traduction proprement dite est suivie d'une ‘Exposition abrégée du système du monde et explication des principaux Phénomènes astronomiques tirée des Principes de Newton’, ainsi que de ‘Solution analytique des principaux Problèmes qui concernent le Système du Monde’, importants travaux théoriques prolongeant et complétant ceux de Newton.
Des études récentes du manuscrit prouvent que Madame du Châtelet est bien l'auteur de ce travail considérable et non le mathématicien Alexis Clairaut qui en a annoté des passages et à qui elle a envoyé les épreuves corrigées.
Importante tant du point de vue scientifique que méthodologique, cette traduction contribua à la diffusion du newtonianisme à travers le monde.
(Babson, 28. DSB, III, 215- 217. Gray 38).
Quelques rousseurs minimes éparses.
Petite étiquette imprimée de l’époque sur le contreplat : « Se vend à Bordeaux chez Labottière, Libraire Juré de l’Université (…) ».
Très bel exemplaire, parfaitement conservé, grand de marges, très bien relié à l’époque.

Réf.: 34584 - Eur 6500.00
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ROUSSEAU (Jean-Jacques). Principes du Droit politique [Du Contract social].
Amsterdam, Marc Michel Rey, 1762.
In-8, plein veau acajou marbré, dos lisse fleuronné et cloisonné, pièce de titre de maroquin bordeaux, filet à froid en encadrement des plats, filet doré sur les coupes, tranches rouges (reliure de l'époque), (2) f., viii, 323 p., (1) p. de catalogue M.M. Rey
Edition originale du Contrat social du tirage dit "B".
323 pages numérotées, avec le catalogue de l'éditeur M.-M. Rey au verso de la dernière. Vignette de titre de B. Bolomey gravée par C. Boily représentant la Liberté assise. Le faux-titre porte "Du Contrat social", suivi d'un point-virgule.
Ce tirage est conforme à la volonté de Rousseau, qui, insatisfait au vu des exemplaires témoins (dit tirage "A"), demanda à l’imprimeur Marc Michel Rey de modifier la page de titre, texte et vignette, et de remplacer une note sur le mariage civil en fin de volume. Rey se plia aux volontés de l’auteur et réimprima la page de titre ainsi que les pages de fin (321-324) en ajoutant à la page 324 restée vierge, le catalogue de ses publications. Seuls quelques exemplaires du premier tirage A ont survécu.
L’oeuvre maîtresse de la philosophie politique, le plus célèbre des traités du XVIIIe siècle, défense de la démocratie au cœur des Lumières, inspirateur direct de la Révolution française. Ce livre, dont "la puissance philosophique est immense", demeure la référence obligée de toute réflexion sur l’essence et les fondements de la démocratie.
(Dufour, n° 133. Gagnebin, 'Edition de la Pléiade', III, 1868. Printing and the Mind of Man, 207. Tchemerzine-Scheler, V, 543).
Exemplaire soigneusement lavé, quelques traces d’auréoles claires et quelques restaurations de papier sans perte de texte.
Deux cachets anciens du "lycée Napoléon" (titre et page 25).
Très bon exemplaire, très bien relié à l’époque, grand de marges (195 x 122 mm).

Réf.: 37028 - Eur 6500.00
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[SPINOZA (Baruch)]. Tractatus Theologico-Politicus, Cui adjunctus est Philosophia S. Scripturae interpres Ab Authore longé Emendiator.
S.l., s.n. [Amsterdam, Jan Rieuwertsz], 1674.
2 parties en un volume in-8, plein veau brun de l'époque, dos à 5 nerfs orné de caissons cloisonnés et fleuronnés, roulette dorée sur les coupes, tranches mouchetées, (1) f. de titre, (10), 334 p, (2) f. blanc et (1) f. de titre, (16), 182, (20) p.
Troisième édition, in-8°. L’éditeur ajoute au 'Tractatus Theologico-Politicus', le traité ''Philosophia S. Scripturae interpres', longtemps attribué à Spinoza mais composé par le médecin hollandais Lodewijk Meijer, proche ami de Spinoza et l’un de ses disciples les plus fidèles.
Ce tirage, publié sous le titre véritable et non dissimulé de l’oeuvre, auquel Bamberger se réfère comme possédant une "page de titre anglaise", fut de fait destiné par l’éditeur et ami de Spinoza Jan Rieuwertsz, au marché britannique où le Tractatus n’était pas encore interdit.
Rieuwertsz dut, en effet, après l’immense agitation et les interdictions qui accompagnèrent la sortie du livre, trouver différentes stratégies pour le diffuser en détournant la censure.
Exemplaire bien complet des deux feuillets blancs entre les deux œuvres et des deux pages de titre dont celle de 'Philosophia S. Scripturae interpres' qui manque à la quasi-intégralité des exemplaires, comme le signale Kingma & Offenberg (p. 16) et Bamberger (p.27).
(Bamberger, 'Early editions of Spinoza's Tractatus Theologico-Politicus', T.3E. Kingma & Offenberg, n°12. Van der Linde, n°7. Wolf Collection, n°363 : “extremely scare edition, of which van der Linde could not trace a copy in the Netherlands”).
Dos restauré. Quelques taches d’encre, quelques piqûres et rousseurs. Notes anciennes sur la première garde blanche concernant l’ouvrage.
Bon exemplaire, dans sa première reliure.

Réf.: 36882 - Eur 5000.00
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[MONTESQUIEU (Charles-Louis de Secondat, baron de)]. De l'Esprit des Loix ou du Rapport que les loix doivent avoir avec la Constitution de chaque gouvernement, les moeurs, le climat, la religion, le commerce, &c. à quoi l'auteur a ajouté des Recherches nouvelles sur les Loix Romaines touchant les Successions, sur les Loix Françoises, & sur les Loix féodales.
Genève, Barillot, & Fils, s.d. [Paris, Durand, 1748].
2 volumes in-4, plein veau fauve, dos à 5 nerfs guillochés or garnis de caissons ornés alternativement d’une hermine et d’une macle d’or, pièces de titre et de tomaison de maroquin bordeaux et bronze, palettes en têtes et pieds, roulette sur les coupes, dentelle intérieure (reliure de l'époque), (2) f., (4), xxiv, 522 p., (2) p. d'errata, v° blanc et (2) f., xvi, 564 p., qqs auréoles claires et qqs rousseurs.
Premier tirage de la seconde édition, imprimée clandestinement à Paris par Durand en décembre 1748, un mois après l'originale, comportant l'errata en fin du premier tome.
"In many ways one of the most remarkable works of the eighteenth century" (PMM, n°197).
(C.P. Courtney, "L'Esprit des Lois" in: 'Le temps de Montesquieu', n°2 p. 78. Gébelin, n°2. A. Postigliola, 'Les premières éditions de l'Esprit des Lois', 48P. Tchemerzine-Scheler, IV, p. 930).
Provenance: de la bibliothèque de Charles de Rohan, prince de Soubise.
"Les livres du maréchal de Soubise étaient reliés par la plupart en veau fauve, sans arme, ornés simplement de mâcles et de mouchetures d’hermine couronnées, frappées alternativement entre les nervures du dos" (Oliver, Hermal, Roton, ‘Reliures armoriées’, pl. n°2034 et Guigard, II, p. 416).
Charles de Rohan, prince de Soubise (1715-1787), maréchal de France et ministre d’Etat, ami intime de Louis XV, fut également un bibliophile émérite du siècle des Lumières. Son hôtel parisien abrite aujourd'hui les Archives nationales, rue des Francs-Bourgeois.
La bibliothèque, considérable, augmentée de celle qu’il avait reçu en héritage de son oncle le cardinal de Rohan, a été dispersée en 1788 et rachetée en grande partie par le comte d’Artois qui la céda à la bibliothèque de l’Arsenal.
Cet exemplaire figure à l’inventaire de sa vente: 'Catalogue des livres imprimés de la bibliothèque de feu M. Le prince de Soubise’, Paris, Leclerc, 1788, p. 126, n°1854.
Reliures habilement restaurées. Quelques auréoles pâles marginales au tome I, une tache d’encre (t.I, ii), quelques rousseurs et piqûres éparses.
Bon exemplaire.

Réf.: 36887 - Eur 4500.00
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RACINE (Jean). Esther. Tragédie tirée de l'Escriture Sainte.
Paris, Claude Barbin, 1689.
In-4 (253 x 188 mm), maroquin rouge janséniste, dos à 5 nerfs, titre doré, chasses et coupes filetées or, contreplats doublés de maroquin bleu roi, large dentelle intérieure dorée et fers ajourés en écoinçon, tranches dorées sur marbrure (rel. Trautz-Bauzonnet), (1) f. de titre, (10) p., 83, (1) p. de privilège, frontispice gravé.
Edition originale imprimée à la suite de la première représentation. Le privilège est daté du 3 février 1689. Le frontispice est gravé par Sébastien Le Clerc d'après l'œuvre de Le Brun qui avait contribué aux décors du spectacle.
Composée à la demande de Madame de Maintenon, la pièce fut représentée le 26 janvier 1689 dans le cadre majestueux de la Maison de Saint-Cyr, pour le public restreint des Grands de la Cour et obtint un très vif succès.
"Esther n'est pas seulement un divertissement circonstanciel d'enfants; elle est promotion véritable de l'enfance, confusion triomphante de l'irresponsabilité et du bonheur, élection d'une passivité délicieuse, savourée par tout un choeur de vierges-victimes, dont les chants, à la fois louanges et plaintes, forment comme le 'milieu' - sensuel - du bonheur racinien" (R. Barthes, 'Sur Racine', Points Seuil, p. 120).
(Guibert, n° 1, p. 95. Tchemerzine-Scheler, V, 347. Le Petit, 374. Rochebilière, I, 409).
Infime trace de restauration à un plat. Papier légèrement bruni.
De la bibliothèque d'Alfred Lindeboom avec son ex-libris héraldique en couleurs et gaufré. Cet exemplaire est cité par Tchemerzine-Scheler (V, 347).
Bel exemplaire, grand de marges (253x188 mm) dans une fine reliure de maroquin rouge doublée de maroquin bleu par Trautz-Bauzonnet.

Réf.: 36813 - Eur 4000.00
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HUS (Jan). De causa Boemica. Paulus constantius. Vulgo refragari quosdam celeberrimi Constantiensis Concilii sententiae, qua Hussitae damnati sunt, constat. (...)
[Hagenau, Thomas Anshelm, 1520].
In-4 (197 x 148mm), plein vélin rigide, dos titré à la plume (rel. moderne) 95 (/97) f., titre orné d'un bel encadrement sur bois gravé par Urs Graf, lettrine historié.
Edition princeps, rarissime, de l’ouvrage principal de Jan Hus, réédité la même année sous le titre de "De ecclesia", véritable manifeste dans lequel le réformateur de Bohème expose l’essentiel de sa doctrine révolutionnaire.
Né de parents pauvres en 1373, devenu recteur de l'Université de Prague et confesseur de la reine, Jan Hus découvrit l’oeuvre du réformateur anglais John Wyclif auxquelles il adhéra avec enthousiasme: doctrine de la prédestination, contestation de l'autorité du pape, dénonciation des vices et de la corruption du clergé, rejet des excommunications, des indulgences, du culte de la Vierge, des saints et de la communion, etc.
Déféré pour cet ouvrage au Saint-Siège, Jan Hus fut excommunié par le pape Alexandre V; il en appela au concile de Constance qui le déclara hérétique. Ayant refusé de se rétracter, Jan Hus fut brûlé vif à Constance en 1415. Sa mort souleva toute la Bohème et devint le signal d'une guerre sanglante. Les Tchèques ont fait de lui un héros national, allégorie de leur combat contre l'oppression catholique, impériale et allemande.
Luther découvrit un manuscrit de ce texte plus d’un siècle après sa rédaction. Il y reconnut ses propres doctrines et encouragea sa diffusion. "Nous sommes tous des Hussites sans le savoir" écrit-il dans sa préface à l’édition des lettres de Jan Hus de 1537.
L’éditeur du texte est Paul Phrygio ou Sidensticker, ou encore Costenzer (ici latinisé en Paulus Constantinus), (1483 Sélestat - 1543 Tübingen). Théologien et précoce réformateur protestant alsacien, il devint vicaire à la cathédrale de Strasbourg puis recteur de l'université de Bâle.
(Adams, H-1203. Benzing, 'Bibliographie Haguenovienne', n°64, p. 56. BM STC German, 1455-1600, p. 438. Martínez de Bujanda, 'Index des livres interdits', n°231. Panzer IX 179, 194. Proctor, II, 11716).
2 feuillets de l'index manquent. Infime restauration en bordure du titre, petit trou de ver à quelques cahiers.
Très bon exemplaire, grand de marges, bien conservé.

Réf.: 37010 - Eur 4000.00
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[HERVEY DE SAINT-DENYS (Marie Jean Léon de)]. Les rêves et les moyens de les diriger. Observations pratiques.
Paris, Amyot, 1867.
In-8, demi-veau bleu nuit de l’époque, dos à 5 nerfs orné d'un fer spécial répété entre-nerfs, couverture illustrée conservée, (4), 496 p., frontispice chromo-lithographié, exemplaire non rogné.
Édition originale, rare, de cet ouvrage devenu célèbre. Composé par le sinologue et précurseur de l’onirologie moderne Léon d’Hervey de Saint-Denys (1822-1892), il renferme le fruit de ses propres observations au long de 1946 nuits, relevées dès l’adolescence et consignées dans son journal.
Esprit curieux, créatif et pragmatique, il livre la synthèse de ses découvertes sur l’état de rêve, sur le sommeil et sur les états intermédiaires. Il propose également des techniques pour contrôler les rêves, des recherches historiques et une analyse des principaux ouvrages sur le sujet. L’ouvrage se termine par un chapitre intitulé: "Un rêve après avoir pris du hatchich (sic)".
Ce livre, qui est devenu un classique du genre, a toujours été rare. Freud (in ‘L’interprétation des rêves’) écrit qu'il avait tenté de s’en procurer un exemplaire sans jamais y parvenir. Il n'échappa pas, non plus, à Bergson ou encore à André Breton qui, en 1932, commença son ouvrage 'Les Vases communicants' par un hommage à Hervey de Saint Denys intronisé "surréaliste dans le rêve dirigé".
L’édition est illustrée d’un beau frontispice lithographié en couleurs dont l'explication se trouve aux pages 381, 421 et 422. Il représente, dans sa moitié supérieure, l’auteur dînant chez des hôtes, alors qu’entre, dans la pièce, le peintre M. D… accompagné de l’un de ses modèles, entièrement nu. Le reste de la planche est occupé par six vignettes d'illusions visuelles désignées comme “hallucinations hypnagogiques”.
La couverture, conservée, est également illustrée d’une belle et onirique lithographie d’Henri-Alfred Darjou.
(Caillet, III, p. 259. Ellenberger, ‘Histoire de la découverte de l'inconscient’, p. 337-339 et passim. Jean Garrabé, ‘Hervey de Saint-Denis’. In « Annales Médico-psychologiques », 2005, 163, p. 716-717).
Rousseurs et brunissures, plus soutenues à certains feuillets.
Très bon exemplaire, bien relié à l’époque, entièrement non rogné.

Réf.: 25438 - Eur 3500.00
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COMTE (Charles), DUNOYER (Charles). 1 - Le Censeur ou Examen des actes et des ouvrages qui tendent à consolider la Constitution de l'État. Par MM. Comte et Dunoyer. Paris, Mme Marchand & Bureau de l'Administration, 1814-1815.
2 - Le Censeur Européen, ou Examen de diverses questions de droit public, et des divers ouvrages littéraires et scientifiques, considérées dans leurs rapports avec le progrès de la civilisation. Par MM. Comte et Dunoyer. Paris, Bureau de l'Administration [puis Bureau du Censeur Européen], 1817-1819.

19 volumes in-8, demi-veau havane de l’époque à petits coins, dos lisses ornés d’un riche décor doré de compartiments garnis de filets, palettes et fers spéciaux à l’urne et au panier fleuri, tranches jaunes mouchetées de rouge.
Exceptionnel ensemble, bien complet, en reliure uniforme de l’époque, de la collection du ‘Censeur’ et du ‘Censeur Européen’. Cofondé et largement rédigé par Charles Comte et Charles Dunoyer, il est le périodique libéral et industrialiste le plus important de la période, fondateur de la tradition libérale française.
1 - Collection bien complète du 'Censeur' avec le septième volume qui "fut saisi [et détruit] par la police, avant que l'impression en fût terminée" (P. Larousse), ainsi que les 12 "Bulletins" publiés entre le 1er juillet et le 30 septembre 1814, signés : "D....R". (Dunoyer), reliés en fin du premier volume. (Hatin, 317. 'Histoire générale de la presse française', II, 38. Drujon, ‘Ouvrages condamnés, p. 76).
2 - Ensemble complet des 12 tomes du 'Censeur Européen' publiés de février 1817 à avril 1818, après la suppression du ‘Censeur’ en septembre 1815. Charles Comte et Charles Dunoyer s’adjoignirent les collaborations d’Augustin Thierry, P.-L. Courier, Daunou, A. Dupin, J.-B. Say, etc.
Le tome V contient, en fin, le "Mémoire adressé à la chambre d’accusation" (84 p.) publié en réponse à la saisie du troisième volume du ‘Censeur Européen’ par le gouvernement.
Riche en comptes rendus et en articles de fond, organe d’opposition indépendant très critique vis-à-vis du gouvernement, "Le Censeur" et son successeur, "Le Censeur européen", s'attachèrent à tout ce qui intéressait "l'amélioration du régime représentatif", le développement industriel de la France, sa réorganisation ainsi que celle de l'Europe, dans l'ordre politique, religieux, social, militaire ou économique. (Hatin, p. 317).
Cf. 'Histoire générale de la presse française', II, p. 80 et s. ; E. Harpaz, 'Le Censeur Européen. Histoire d’un Journal libéral et industrialiste', Genève, Slatkine, 2000 et R. Leroux, ‘Aux fondements de l'industrialisme’: Comte, Dunoyer et la pensée libérale en France’, Paris, Hermann, 2015.
Quelques petites auréoles et rares rousseurs éparses.
Très bel exemplaire, très frais, très bien relié à l’époque.

Réf.: 36947 - Eur 3500.00
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DA COSTA (Uriel), LIMBORCH (Philipp van). Exemplar humanæ vitæ. [In: LIMBORCH (Philipp van). De veritate religionis christianæ amica collatio cum erudito judæo].
Goudae, Justum ab Hoeve [Gouda, Justus van der Hoeve], 1687.
In-4, plein vélin rigide de l'époque, dos titré à la plume, (16), 364, (14) p.
Édition princeps de la célèbre autobiographie testamentaire d'Uriel da Costa (‘Exemplar humanae vitae’), composée à la veille de son suicide en 1640, et publiée "presque par hasard" (Daniel Lacerda) quarante-sept années après sa mort.
Elle est insérée aux pages p.341-354, par un ministre calviniste remontrant arminien Philip Van Limborch, professeur à Amsterdam (1633-1712) dans le volume qu’il consacre à la défense de la "vérité de la religion chrétienne", en discussion avec un Juif érudit, Isaac Orobio de Castro (1620-1687), lui-même réfugié du Portugal à Amsterdam.
Éditée d’après un manuscrit peut-être révisé, ‘Une vie humaine’ est suivie de sa réfutation par Limborch.
Né au sein d’une famille portugaise marrane, Uriel Da Costa (1585-1640) s’installa à Amsterdam en 1617 où il retourna au judaïsme, mais entra bientôt en conflit avec la synagogue. Soumis à une pénitence publique humiliante, il se suicida.
Ce document demeurait l’unique seule source d'informations sur Uriel da Costa jusqu’à la découverture récente (1990), à la bibliothèque d’Amsterdam, d’un exemplaire unique d’un livre de Da Costa que l’on croyait perdu (‘Exame das tradições fariseas’) et qui le qui place aux côtés de Spinoza, dix années avant la condamnation de celui-ci, parmi les victimes du durcissement doctrinaire des autorités juives d’Amsterdam.
"L’autobiographie écrite en latin par Uriel da Costa ('Un exemple de vie') en 1640, avant de se suicider, refléte toute la culture et toutes les interrogations religieuses de cet esprit qui passa du christianisme-marranisme au judaïsme puis au sadducéisme, enfin au déisme vénérant la Nature. Juif portugais d’Amsterdam, Gabriel, devenu Uriel da Costa, reflète - lui et toute sa famille large, affiliée à à celle de Spinoza - toutes les recherches de cette société des nouveaux convertis du Portugal et des pays occidentaux au XVII° siècle" (Béatrice Leroy).
(Bamberger, 67).
Quelques rousseurs éparses. Petite trace de restauration de vélin au dos.
Très bon exemplaire, très bien conservé dans sa première reliure hollandaise de vélin rigide.

Réf.: 37003 - Eur 3500.00
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PASCAL (Blaise). Traitez de l'équilibre des liqueurs, et de la pesanteur de la masse de l'air (...). Par Monsieur Pascal.
Paris, Guillaume Deprez, 1663.
In-12, plein veau blond glacé, dos à 5 nerfs filetés or, orné de compartiments entièrement garnis d'un résille dorée, filets dorés et au noir, pièces de titre et d'adresse de veau bronze et rouge, triple filet d'encadrement sur les plats, filets dorés sur les coupes, roulettes sur les chasses, doré sur tranches (reliure de Niédrée), (28) p. titre inclus, 232 p., (8) p. de tables, 2 planches gravées dépliantes et un bois dans le texte.
Edition originale de premier tirage, avec l'errata en fin des feuillets préliminaires, édition donnée quelques mois après la mort de Pascal par François Périer son beau-frère et collaborateur.
"Une date décisive dans l'histoire de la Science et un sujet de réflexion que le développement ultérieur de la physique n'a pas épuisé. L'expérience célèbre, par laquelle Pascal devait prouver que l'ascension du mercure dans le tube barométrique était due à la pesanteur de l'air, allait prendre place parmi les belles découvertes qui illustrent le mouvement scientifique au XVIIe siècle et font de cette époque l'une des plus brillantes et des plus fécondes" (Ch. Brunold, 'Revue d'hist. des sciences', 1949, II, 2-3, p. 225-240).
(Dibner, 'Heralds of Science', 143. 'En Français dans le texte', n° 101. Maire, I, p. 179, XLII. Norman, 1650. Sparrow, 'Milestone of Science', n° 157. Tchemerzine-Scheler, V, 59).
Provenance : Marcel Bénard (ex-libris avec monogramme gravé, Vente M. B***, Paris, 14-16 mai 1925, n° 127) et Mortimer L. Schiff, financier américain, philanthrope et grand collecteur, avec son ex-libris doré sur cuir.
Bel exemplaire, frais, dans une fine reliure de Jean-Edouard Niédrée.

Réf.: 37008 - Eur 3500.00
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[ARGENS (Jean-Baptiste de Boyer, marquis d')]. Thérèse Philosophe, ou Mémoires pour servir à l'histoire de D. Dirrag et de Mademoiselle Eradice. Nouvelle édition, augmentée d'un plus grand nombre de figures que toutes les précédentes.
A Londres (i.e. Paris, Cazin), 1785.
2 tomes reliés en un volume in-16, plein veau brun de l'époque, dos lisse orné de caissons fleuronnés, pièce de titre de maroquin rouge, tranches mouchetées, 161 p. faux-titre et titre compris et (4), 80 p., 19 (sur 20) planches gravées hors-texte dont une en frontispice.
Edition la plus recherchée de cet ouvrage licencieux, "la plus jolie édition" illustrée de 19 (sur 20) gravures très libres gravées par François Roland d'après les dessins d'Antoine Borel, non signées.
"Ces figures sont très soignées et très fines, comme toutes celles qui sont dues à l'association de ces deux artistes hors ligne dans le genre érotique" (Cohen, 735).
"Deux artistes réputés être les meilleurs illustrateurs du genre érotique et libertin (...). Rien de figé dans leurs images où les personnes sont surprises dans l'amorce d'un mouvement et où le caractère ludique ne manque jamais de transparaître comme dans cette scène surprise par Thérèse, où le voluptueux père Dirrag après avoir fouetté sa pénitente jouit d'elle grâce aux prophéties du cordon de Saint François" (Quignard et Seckel, 'L'Enfer de la Bibliothèque, Eros au Secret', n°15, p. 46).
"Le seul ouvrage qui ait montré le but (...) ; l'unique qui ait agréablement lié la luxure et l'impiété, et qui donnera enfin l'idée d'un livre immoral", c'est en ces termes que Sade, dans 'l'Histoire de Juliette', rend hommage à 'Thérèse philosophe'.
(Cohen, 735. Gay, III, 1212. Pia, 'Enfer', 1426).
De la bibliothèque Th. Hankey, avec ex-libris. Ex-libris au monogramme FMC.
Quelques traces de restaurations à la reliure. Page de faux-titre (I) légèrement grisée, petites déchirures sans manque p. 85 et 87.
Bel exemplaire, frais, bien conservé. Les planches sont en premier tirage, imprimées sur papier fort.

Réf.: 37016 - Eur 3500.00
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GARCILASO DE LA VEGA. Le commentaire royal, ou l'histoire des Yncas, roys du Peru; contenant leur origine, depuis le premier Ynca Manco Capac, leur Establissement, leur Idolatrie, leurs Sacrifices, leurs Vies, leurs Loix, leur Gouvernement en Paix & en Guerre, leurs Conquestes ; les merveilles du Temple du Soleil ; ses incroyables richesses, & tout l'Estat de ce grand empire, avant que les espagnols s'en fissent maistres, au temps de Huascar, & d'Atahuallpa. Ensemble une descriptton particuliere des Animaux, des Fruicts, des Mineraux, des Plantes, & des singularitez du Païs. Oeuvre curieuse, & tout à faict necessaire à l'intelligence de l'Histoire des Indes. Escritte en langue Peruvienne, par l'Ynka Garcillasso de La Vega (…), & fidellement traduitte sur la version Espagnolle, par I. Baudoin.
Paris, Augustin Courbé, 1633.
2 volumes in-4, plein veau marbré de l'époque, dos à 5 nerfs guillochés or, ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre de maroquin rouge, roulette dorée sur les coupes, tranches mouchetées rouges, frontispice, (1) f. de titre, (44), 1319 [i.e. 1309], (34) p. de table (qqs rousseurs).
Première édition française, dans la traduction de Jean Baudoin, de ‘Primera parte de los Commentarios reales’, ouvrage publié initialement en espagnol à Lisbonne en 1609.
Fils métis d’un compagnon des conquistadores et d’une princesse inca, Garcilaso de la Vega (1539-1617) fut élevé entre les deux cultures. Il voyagea à travers le Pérou pour composer cette œuvre et interrogea aussi bien les natifs que les conquérants. S’il propose au lecteur une vision parfois idyllique du "Tahuantin Suyu" (l'Empire inca), son ouvrage constitue néanmoins la première histoire, de conception moderne, d'une contrée du continent américain, écrite par un natif. A la fois histoire culturelle, matérielle et factuelle, il demeure l’une des sources fondamentales sur la civilisation inca.
"Les Commentaires royaux restent un monument littéraire, le seul grand ouvrage historique dû à un métis américain, deux fois noble, témoin humaniste du drame que fut l'effondrement de l'Empire inca et la naissance convulsive d'une société coloniale péruvienne" (Jacques Lafaye).
Le beau frontispice baroque emblématique représente dans sa partie supérieure une scène de culte public au temple du soleil, qui surplombe des représentations, de Manco Cápac et Mama Ocllo, enfants du dieu soleil Inti, encadrant le titre et surmontant le condor inca ainsi que deux vignettes de part et d’autre: un trésor d’or et de bijoux et une caravelle toutes voiles dehors.
(Chadenat, 315. Leclerc, I, 617, Palau, 354820. Sabin, 98743).
Mors légèrement frottés. Ex. un peu court de marges, frontispice doublé, quelques petits accrocs de papiers, petite déchirure avec manque de quelques caractères p. 1121.
Très bon exemplaire, très bien relié à l’époque.

Réf.: 37023 - Eur 3500.00
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[MAISTRE (Joseph de)]. Considérations sur la France.
Londres [i.e. Bâle], 1797.
In-8, cartonnage ocre à la Bradel de l'époque, pièce de titre de maroquin rouge, (2) f. de faux-titre et titre, iv, 242 p. [sic pour 246].
Edition originale de premier tirage d'une extrême rareté dont Monglond parle longuement dans 'La France révolutionnaire et impériale', et qu'il affirme n'exister qu'en un unique exemplaire à la Bibliothèque de Genève. Depuis, un autre exemplaire a été acquis par la BnF et figure à son catalogue (RES 8- LB42- 242 AH).
Publiée à Bâle où l'auteur s'était réfugié sous la fausse adresse de Londres, elle se distingue par sa pagination en 242 p. les pages 241-246 paginées par erreur 236-242, la vignette de titre "couronne, globe avec trois fleurs de lys encadré de deux rameaux", et la dernière ligne de la citation en exergue sur le titre, prise de Cicéron : "ordienda est potissimùm".
"Pour la première fois sur le continent et dans la langue même des révolutionnaires, la pensée s'efforce de faire face à la radicalité de la Révolution (…). Ces 'Considérations' fondent la tradition de la réaction, ou de la contre-révolution, de ce courant de pensée (…) qui rejette la révolution tout entière, dans son principe comme contraire à la nature même de l'homme social et moral" (Pierre Manent, in 'Dictionnaire des oeuvres politiques', P.U.F., p. 501).
La portée et la descendance de cet ouvrage dans l'histoire des idées et de la vie politique française seront immenses.
(Monglond, IV, col. 6-11. Barbier, I, 713).
Quelques rares petites auréoles.
Très bon exemplaire, relié à l'époque, non rogné (190 x 112 mm).

Réf.: 37030 - Eur 3300.00
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DUMAS PERE (Alexandre), TALMA (François-Joseph). Mémoires de J.-F. Talma, écrits par lui-même, et recueillis et mis en ordre sur les papiers de sa famille par Alexandre Dumas.
Paris, Souverain, 1849-1850.
4 volumes in-8, demi-maroquin grenat à long grain, dos à 5 nerfs plats guillochés or, ornés de compartiments richement garnis de dentelles, palettes, filets et fers spéciaux losange ajouré entre-nerfs, titres dorés, datés en pied (reliure signée Stroobants ca 1900), 314 p., 297 p., 316 p. et 316 p. faux-titres et titres compris.
Rarissime édition originale des ‘Mémoires’ de Talma, composés par Alexandre Dumas.
Alexandre Dumas, qui avait une véritable vénération pour le célèbre tragédien relate dans sa préface les conditions dans lesquels il aurait reçu les papiers et manuscrits autobiographiques de Talma.
L’acteur aurait confié ses papiers, peu avant sa mort (1826), à un de ses proches : le marquis de Pastoret. Celui-ci, qui n’aurait pas eu le loisir de les éditer, les restitua aux deux fils de Talma qui désignèrent Dumas pour mener ce travail à bien.
Si la critique est divisée sur la part de la contribution de Dumas à ces ‘Mémoires’, tous sont d’accord pour affirmer qu’elle est très importante sinon intégrale. On doute que Dumas ne se soit contenté des modestes fonctions d'éditeur et l’on retrouve à chaque page son style inimitable, sa verve, son génie de la mise en valeur romanesque des péripéties biographiques et de l'exploitation des événements historiques en cette période mouvementée de l'histoire de France.
Les deux premiers volumes sont à la date de 1849, le deux suivant 1850. Les faux-titres avec catalogue éditeur au verso ont été conservés.
Seulement cinq exemplaires complets sont recensés dans le monde (WorldCat) en dehors de la BnF.
(J. M. Quérard, ‘Les Supercheries littéraires dévoilées, III, col. 759. Reed, 263 pour un ensemble incomplet. Vicaire III, 387).
Marges des premiers feuillets des quatre volumes anciennement restaurés sans perte de texte.
Exemplaire soigneusement lavé, très bien relié par Stroobants.

Réf.: 36962 - Eur 3000.00
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ARNAULD (Antoine). Lettres de Monsieur Antoine Arnauld Docteur de Sorbonne.
A Nancy, aux dépens de Joseph Nicolaï [i.e. en Hollande], 1727-1743.
9 tomes reliés en 4 volumes in-8, demi-vélin à coins de l'époque, dos lisses titrés à la plume, tranches rouges.
Edition originale de la correspondance du Grand Arnauld, donnée par Jacques Fouillou, diacre licencié de la Sorbonne, qui se retira en Hollande auprès de Pasquier Quesnel.
Exceptionnel exemplaire complet du rare 9e volume et de son supplément en pagination séparée ; ces deux dernières parties parurent seize ans après les 8 premiers volumes.
Cette volumineuse correspondance constitue l’une des sources fondamentales pour l’histoire intellectuelle de la période qui s’étend de 1640 à 1694, date de la mort l’auteur.
« Le grand Arnauld n’a laissé ni mémoires ni autobiographie; sa correspondance est donc d’une importance capitale » (‘Sources de l’Histoire de France’, II, p. 266, n°1032).
L’adresse de Nancy est fictive. Donnée comme imprimée à Amsterdam par Weller ('Falsche Druckorte’, p. 89), les parties 1 à 8 ont plus probablement été imprimées à Utrecht par Corneille Guillaume Le Febvre. Le tome IX et son supplément sans doute en France.
(Colonia, ‘Dictionnaire des Livres jansénistes’, II, 414. Willaert, ‘Bibliotheca Janseniana Belgica’, 9609).
Quelques craquelures et petits défauts de vélin.
Exemplaire comportant la signature autographe ex-libris de "Frederic Ernest d’Isembourg" (Friedrich Ernst zu Isenburg, 1709 – 1784) en tête de chaque volume.
Très bon exemplaire, frais, très bien relié à l'époque.

Réf.: 37043 - Eur 3000.00
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LEIBNIZ (Gottfried Wilhelm, Freiherr von). Oeuvres philosophiques latines & françoises de feu Mr. De Leibnitz [sic]. Tirées de ses manuscrits qui se conservent dans la Bibliothèque royale à Hanovre, et publiées par Mr. Rud. Eric Raspe. Avec une préface de Mr. Kaestner (…).
Amsterdam et Leipzig, Jean Schreuder, 1765 [Hanovre, Jérôme Michel Pockwitz, 1764].
In-4 (240 x 193 mm), plein veau havane granité de l'époque, dos lisse entièrement orné d'une résille et grand fer spécial à l'archange dorés alternés, pièce de titre de veau bronze, roulette d'encadrement sur les plats, filets sur les coupes, tranches jaspées, (4), xvi, (2), 540 p., (16) p. d'index et colophon, (1) f. d'errata, titre rouge et noir, grande vignette de titre emblématique gravée par O. de Fries.
Première édition collective des œuvres de Leibniz. Elle contient l'édition originale de 'Nouveaux essais sur l'entendement humain' qui occupe la majeure partie du volume (p 1-496), avec la 'Théodicée' l’un des deux seuls ouvrages majeurs que Leibniz parvint à compléter.
Composé en 1703 pour n’être publié qu’en 1765 dans ce recueil, l’ouvrage se présente comme une réfutation systématique de 'l'Essai sur l'entendement humain' de John Locke sous forme d’un dialogue imaginaire entre deux personnages : Philalète défend la position empiriste empruntée à Locke et Théophile soutient l'option rationaliste à l’aide des arguments forgés par Leibniz.
Commentant son ‘Essai’, Leibniz déclara : "j’ai fort médité moi-même sur ce qui regarde les fondements de nos connaissances (…). De toutes les recherches il n’y a point de plus importante, puisque c’est la clef de toutes les autres".
L’édition a été publiée, d'après les manuscrits, par l’érudit allemand Rudolf Erich Raspe et préfacée par Abraham Gotthelf Kaestner, mathématicien, professeur à l'université de Göttingen.
Contient : -- Nouveaux essais sur l'entendement humain -- Examen du sentiment du P. Malebranche que nous voyons tout en Dieu contre J. Locke – Dialogus de connexion inter RES et verbe et veritatis realitate -- Difficultates quaedam logicae -- Discours touchant la méthode de la certitude et de l'art d'inventer pour finir les disputes (.) -- Historia et commendatio linguae charactericae universalis (…).
(Müller, ‘Leibniz-Bibliographie‘ 2155. River, 472. Stojan, 56. Yolton, ‘John Locke, a reference guide‘, C.1765-4).
Quelques rousseurs éparses. Petits cachet ex-libris rouge d’institution au titre.
Bel exemplaire, très bien relié à l’époque.

Réf.: 37044 - Eur 3000.00
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LA BERAUDIERE (Marc de). Le Combat de seul à seul en camp clos (...). Avec plusieurs questions propres à ce sujet. Ensemble le moyen au Gentil-homme d'éviter les querelles, & d'en sortir avec son honeur [sic]. Divisé en quatre parties.
Paris, Abel Langelier, 1608.
In-4 (218 x 156 mm), plein maroquin rouge janséniste, dos à 5 nerfs, titre doré, chasses et coupes filetées or, large dentelle intérieure, tranches dorées sur marbrures (rel. Trautz-Bauzonnet), (1) f., (10), 271, (1) p.
Edition originale et unique de ce traité très complet sur le duel qui renferme la description minutieuse des rituels dont s’entouraient les combats singuliers, source historique fondamentale sur le sujet.
Pratique alors à son apogée, les duels endeuillaient la noblesse française : entre 1588 et 1608, plus de 10.000 gentilshommes en furent victimes, plus que les guerres de religion. Face à cette hécatombe, les souverains successifs tentèrent d’intervenir, sans effet.
Dans cette étude, l’auteur, chevalier et officier du roi, recherche une solution efficace: plutôt que de mettre les duels hors-la-loi, ce qui ne conduit qu’à une recrudescence des morts par meurtres, il propose de les assujettir à une réglementation rigoureuse dont il soumet le cadre détaillé et complet: les motifs valables, la qualité des personnes, les formes du combat, arbitres, choix du terrain, etc. etc. S’il réserve strictement les duels à la seule noblesse, c’est encore avec un préalable: que les conflits n’aient pu être résolus par un Conseil royal de conciliation.
La quatrième partie est consacrée aux moyens préventifs à mettre en oeuvre, en particulier faire évoluer la culture morale des gentilshommes.
(Balsamo & Simonin, ‘Abel L'Angelier’, n°471. Brunet III, 710. Levi & Gelli, 'Bibliografia del Duello', p. 137. Thimm, ‘Bibliogr. complète de l'escrime’, p. 27-8. Vigeant, ‘Bibliogr. de l'escrime’, 36).
Des bibliothèques du collectionneur britannique Robert Samuel Turner (1818-1887) avec ex-libris doré sur cuir et du célèbre bibliophile Henri Gallice avec ex-libris gravé.
Très bel exemplaire dans une fine reliure de maroquin rouge janséniste réalisée par Trautz-Bauzonnet.

Réf.: 36788 - Eur 2800.00
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ERRARD (Jean). La fortification reduicte en art et demonstree (...). Premierement imprimée à Paris. Maintenant mis en lumiere par la vesve, & les deux fils de Theodore de Bry.
Francfort sur le Mein, De l'impression de Wolfg. Richter, 1604.
In-4 (294 x 200 mm), plein vélin souple de l'époque, dos lisse titré à plume, (5), 77 p, (1) f. blanc, titre frontispice, illustrations sur bois dans le texte, 38 planches dépliantes gravées hors texte.
Édition de Francfort, parue simultanément à la seconde édition parisienne (la première date de 1600).
Le premier traité français consacré à la fortification bastionnée, à son architecture et à en exposer les principes. Ses travaux valurent à Jean Errard d’être désigné comme le "père de la fortification française".
L’ouvrage est illustré d'un beau titre typographique dans un décor architectural gravé aux armoiries de Francfort, de France et de l’imprimeur Richter, de 38 planches gravées sur cuivre sur doubles pages, de gravures dans le texte, lettrines ornementées, bandeaux et culs-de-lampe.
Protestant Lorrain, mathématicien et ingénieur militaire, Jean Errard (Bar-le-Duc 1554 - Sedan 1610) avait été au service de Charles III de Lorraine (1580). Celui-ci s’étant rallié à la Ligue, Errard se réfugia dans la principauté calviniste de Sedan où il reçut le titre d’ingénieur du prince. En 1587, il fut envoyé à Jametz pour défendre la place. Son action lui valut d’être appelé par Henri IV pour les opérations de siège et de fortifications dans les campagnes de reconquête du royaume. Il fut nommé ingénieur du roi en 1599.
Errard avait modifié, entre autres, les fortifications de Doullens, Montreuil, Sedan et construit les citadelles d'Amiens et de Verdun.
Véritable sommet sur le sujet, souvent cité par ses successeurs, ce traité a servi de référence à tous les travaux ultérieurs, dont ceux de Vauban qui perfectionna son système.
(Brunet, II, 1050. Millard, I, 68 [éd. 1620]. Katalog Berlin, 3518 [éd. 1622]. Gaber, ‘Jean Errard, ingénieur des fortifications d’Henri IV’, p. 105-118. Pouillon, Cat., 1985, n° 45).
Taches d'encre au second plat, petites déchirures et accrocs de papier aux pliures des planches sans perte, qqs rousseurs et auréoles éparses.
Bel exemplaire très frais, bien conservé dans sa première reliure de vélin souple, grand de marges.

Réf.: 36974 - Eur 2800.00
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FOURCROY (Antoine-François, comte de). Tableaux synoptiques de chimie, Pour servir de résumé aux leçons données sur cette science dans les écoles de Paris.
Paris, Baudouin, An VIII [1800].
In-folio (400 x 295 mm), cartonnage d'attente marbré (rel. frottée), 11 p., 12 tableaux dépliants tirés sur papier fort, exemplaire non rogné.
Edition originale de la première oeuvre visant à synthétiser l’ensemble des connaissances chimiques sous forme de tableaux, que l’auteur conçut pour être affiché à l’occasion des leçons de chimie qu’il professa à l’école polytechnique et l’école de médecine de Paris.
Artisan aux côtés de Lavoisier de la découverte de la chimie moderne, co-auteur avec Lavoisier, Morveau et Berthollet de la nouvelle nomenclature chimique (1787), infatigable promoteur de la diffusion des nouvelles connaissances, Fourcroy avait composé ces tableaux, selon sa propre annonce, pour fournir "la table synoptique de mon ‘Système général des connaissances chimiques’, actuellement sous presse, et qui contient la science dans tous ses détails" (p. 7).
Le livre est qualifié de "très rare" par Duveen: "A very scarce work; probably due to the fact that the tables were frequently torn out to be stuck on the walls of lecture theatres" (Duveen).
(Bolton p. 5. DSB, V, p. 89-93. Duveen, p.226. Ferguson, I, 287).
Modeste reliure d’attente. Intérieur en parfait état de conservation, imprimé sur papier fort, entièrement non rogné.

Réf.: 36991 - Eur 2800.00
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MONTAIGNE (Michel de). Les Essais de Michel de Montaigne. Enrichie et Augmentée aux marges du nom des Autheurs qui y sont citez. Avec les versions des passages Grecs, Latins, & Italien.
Paris, Laurent Rondet et Christophe Journel, 1559 (T.I) et Paris, Laurent Rondet et Christophe Journel, 1569 (T.II et T3).
3 volumes in-12, plein maroquin bordeaux de l'époque orné à la Du Seuil, dos à 5 nerfs richement ornés de compartiment entièrement garni au petits fers, plats décorés d'un jeu de triples filets dorés en encadrement avec fleurons aux angles, roulette dorée sur les coupes, dentelle intérieure, tranches dorées, 3 frontispices de Matheus représentant l’auteur et sa devise : « Que scay-je ? ».
Edition composite constituée du premier volume de l'édition parisienne de 1669 et des volumes 2 et 3 de l'édition de Christophe Jounel de 1659.
Bel exemplaire en maroquin de l'époque.

Réf.: 36886 - Eur 2500.00
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DUMAS PERE (Alexandre). La Vicomtesse de Cambes.
Paris, L. de Potter, 1845.
In-8, demi-maroquin olive de l'époque, dos lisses ornés d'un décor rocaille doré en long, titre et tomaison dorés au centre, 334 p. et 324 p. faux-titres et titres compris.
Edition originale du troisième volet de la tétralogie romanesque que Dumas consacra aux femmes sous la Fronde. Parus séparément dans leurs premières éditions, ils seront réunis à partir de 1848 sous le titre général de "La guerre des femmes".
"Peu après avoir terminé ‘le Vicomte de Bragelonne’ (1847), Dumas se rend compte qu'il n'arrive pas à vivre sans ses Mousquetaires et entreprend la rédaction de cette ‘Guerre des Femmes’ où l'ardeur à vivre et à se battre change de sexe sans changer de nature. En 1650, sous la Fronde, ces femmes ne le cèdent en rien aux porteurs de rapière pour ce qui est du panache, de la ferveur batailleuse et de l'amoureuse passion... " (Phébus, 2003).
Très rare, seulement 4 ex. recensés dans le monde (WorldCat) dont un unique dans les bibliothèques françaises: celui de la BnF.
(Munro, 110. Parran, 53. Reed, 186. Vicaire, III, 372-373).
Quelques rousseurs et brunissures plus soutenues à certains feuillets. Mors légèrement frottés. Quelques épidermures.
Bon exemplaire, dans une reliure romantique de l'époque à décor rocaille.

Réf.: 36963 - Eur 2500.00
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SORBIERE (Samuel). Lettres et Discours sur diverses Matieres Curieuses.
Paris, François Clousier, 1660.
In-4, plein vélin rigide de l'époque à petits rabats, dos titré à la plume, (1) f., (26), 731 p., belle vignette de titre gravée, diagrammes et figures mathématiques gravées sur bois dans le texte.
Edition originale d’une importance fondamentale pour l’histoire des idées, des sciences et de la médecine au XVIIe siècle.
Protestant français converti au catholicisme, Samuel Sorbière étudia en Hollande la médecine et la philosophie, puis revint à Paris. Centre d’un réseau de savants et d’universitaires, "cet étonnant Sorbière, embusqué à tous les coins de l'histoire littéraire du XVIIe s." (Cohen, p. 530), participa à partir de 1657 aux savantes assemblées de l'académie réunie au domicile de Hubert de Montmort à Paris, préfiguration et vivier de la future Académie royale des Sciences.
Ce recueil renferme les mémoires et comptes rendus rédigés pour cette académie ainsi qu’une correspondance de 92 lettres échangées avec les principales personnalités du monde scientifique et philosophique de l’époque.
A Mazarin, auquel le livre est dédié, des lettres "sur Aselli" et la découverte des vaisseaux chylifères, sur la découverte de la circulation du sang par Harvey, des vaisseaux lymphatiques par Bartholin et Pecquet, à La Mothe Le Vayer sur ses "Traités", sur sa propre traduction - en cours - de Sextus Empiricus, à Saumaise sur la mort de Descartes, à Conrart sur Gassendi et sur Copernic, à Hobbes qu’il traduisit et fit connaître, sur l' "académie" Montmort, d'autres sur "la beauté de Paris", la philosophie d’Epicure, etc.
(Pintard, n°1110, p. 695).
Très bel exemplaire, dans sa première reliure de vélin rigide.

Réf.: 32086 - Eur 2200.00
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LA METTRIE (Julien Offray de). Oeuvres philosophiques, de Mr. de La Mettrie. [Contient: 'L'Homme Machine', Leyde, 1748].
Amsterdam, 1753.
2 volumes in-12, plein veau marbré de l'époque, dos à 5 nerfs guillochés or, garnis de compartiments ornés d'un jeu de filets d'encadrement et fer spécial répété entre-nerfs, palettes en tête et pied, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge et vert, tranches mouchetées rouges, roulette sur les coupes.
Edition collective des "Œuvres philosophiques de La Mettrie".
Elle contient la rare seconde édition de 'L'Homme machine', en 109 pages, insérée sous sa page de titre d’origine à la date de 1748. Le plus célèbre et le plus scandaleux des brûlots de La Mettrie, dans lequel il livre ouvertement les principes de sa doctrine radicale, matérialiste et athée, fondée sur un biologisme intégral. Cette véritable seconde se distingue d’un retirage postérieur par l’orthographe de l’imprimeur sur le titre: "Luzac" qui deviendra "Lusac". La première édition, dont il ne subsiste que quelques exemplaires, avait été presque totalement détruite par ordre du Consistoire de Leyde en décembre 1747.
I - Discours préliminaire - L'Homme Machine (Leyde, De l'Imp. d'Elie Luzac Fils, 1748) - Traité de l'âme.
II - Abrégé des systèmes - Les Animaux plus que Machine L'Homme Plante - Système d'Epicure - Anti-Sénèque ou Discours sur le Bonheur - L'Art de jouir.
(Pour 'L’Homme machine': En Français dans le texte, n°151. Garrison & Morton, n°586. Stoddard, La Mettrie, n°31. Tchemerzine-Scheler, III, 949. Pour l’édition collective des œuvres: Stoddard, n°59).
Rousseurs et brunissures éparses, plus prononcées à certains cahiers.
Exemplaire très bien relié, dans sa première reliure.

Réf.: 37050 - Eur 2200.00
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