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Les livres sont affichés par ordre de prix décroissant.

146 fiche(s) - Page 1


PROUDHON (Pierre-Joseph). Qu'est-ce que la Propriété ? Ou Recherches sur le principe du Droit et du Gouvernement. Premier mémoire.
Paris, J.-F. Brocard, 1840.
In-12, demi-veau acajou de l'époque, dos lisse orné d'un décor de compartiments garnis de palettes en tête et pied et d'un jeu de filets dorés et à froid, xij, 244 p. faux-titre et titre inclus.
Edition originale, rarissime, imprimée par César Bajat à petit nombre d’exemplaires pour les membres de l’Académie de Besançon.
L’un des livres politiques qui eurent le plus de répercussions au XIXe siècle. Composé sur la base d’un mémoire présenté en juin 1840 devant l’Académie de Besançon, l’ouvrage conféra à son auteur une célébrité immédiate, en partie due à sa formule lapidaire: "La propriété, c’est le vol !" (p. 2).
"Le seul écrivain du milieu du XIXe siècle qui ait une authentique origine prolétarienne et qui ait su ce qu’est le peuple (...). Il n’a jamais condamné la propriété en soi (...), il ne l’a condamnée que comme objet de spéculation, à l’époque du capitalisme le plus sauvage" (‘En français dans le texte’).
Dans un premier temps, Marx salua l’ouvrage qu’il qualifia de "manifeste scientifique du prolétariat français" et affirma que Proudhon avait posé, pour la première fois, la possibilité d’une véritable science de l’économie (in 'La Sainte Famille').
(‘En français dans le texte’, BnF, 1990, n° 260. Kress, C 5621. Nettlau, 17. Stammhammer, 'Bibliographie des Sozialismus und Kommunismus‘, I, n°58, p. 192. Woodcock, 'P.-J Proudhon: a biography', p. 282).
Piqûres et petites taches éparses.
Bel exemplaire, très bien relié à l'époque.

Réf.: 16358 - Eur 8000.00
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HUGO (Victor). Notre-Dame de Paris.
Paris, Charles Gosselin, 1831.
2 volumes in-8 (217 x 135 mm), demi-veau havane de l'époque, dos lisses ornés d’un décor romantique de compartiments garnis de filets dorés et à froid, fer à froid répété, palettes en tête et pied, titres et tomaisons dorés, tranches citron, (8), 404 p. et (4), 536 p., ex. entièrement non rogné.
Édition originale, comportant une mention fictive d’édition (troisième). Deux vignettes de titre gravées sur bois par Porret d’après Tony Johannot.
Selon ses propres affirmations, l’éditeur Charles Gosselin publia le roman le 16 mars 1831 à 1100 exemplaires. Afin de faire croire au succès commercial du livre, il divisa l’impression en quatre tranches égales, auxquelles il fit porter des mentions fictives d’édition.
Cf. Escoffier, Mouvement romantique, n°870 et Dr F. Michaux, 'A travers les oeuvres de Victor Hugo', in Bulletin du bibliophile, 1931, p. 409-418.
(Carteret I, 400. Vicaire IV, 256-257).
Signature ex-libris manuscrite postérieure. Discrètes restaurations aux charnières et aux coiffes, quelques auréoles claires et rousseurs.
Très bon exemplaire, en reliure romantique de l'époque, non rogné, à toutes marges (217 x 135 mm).
"Edition originale en en reliure romantique de l'époque"

Réf.: 36796 - Eur 6500.00
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POSTEL (Guillaume). Quatuor librorum de orbis terrae concordia primus. Guilielmo Postello Barentonio, Math. prof. regis authore. Librorum argumenta sequens pagina indicabit.
Excudebat ipsi authori Petrus Gromorsus sub Phoenicis signo, juxta scholas Remenses [Paris, Pierre Gromors, 1543].
In-8 (175 x 107 mm), plein vélin souple à petits rabats, dos titré à la plume (rel. moderne dans le goût de l'époque), (7), 143 f., (sign. a-t8), page de titre dans un encadrement architectural gravé sur bois.
Edition originale, très rare, de La Concorde du Monde, l’ouvrage le plus important de Guillaume Postel, l’un des plus hauts manifestes de l’humanisme.
Postel expose son programme utopique visant à la concorde et à la tolérance universelles par un accord doctrinal entre les trois religions abrahamiques, réunies en un christianisme simplifié placé sous l’égide de la raison et accessible à tous.
Cette « concorde du monde » devrait aboutir à une organisation politique universellement reconnue.
L’auteur composa cet ouvrage sous le coup du désespoir après l’arrestation de son ami et protecteur le chancelier Guillaume Poyet.
Afin de détourner la censure, il publia le livre à ses propres frais à Paris chez Pierre Gomors, sans privilège ni dédicace. Il donna, l’année suivante, une suite sous forme de quatre livres en un volume in-folio publié à Bâle.
« L’exposé le plus complet du grand projet postelien se trouve dans ce célèbre ouvrage (…) le rêve humanitaire de solidarité » (cf. P. Mesnard, L’Essor de la philosophie politique au XVIe siècle, p. 431-453).
Nommé professeur de langues orientales (grec, arabe, hébreu et syriaque) au Collège royal de Paris en 1538 par François Ier, Postel essaya sans succès de rallier le roi de France à son projet.
Kabbaliste, philologue, l’un des premiers arabisants en France, esprit universel et cosmopolite, intellectuel inclassable, Guillaume Postel (1510-1581) voyagea à travers le monde. Prisonnier un temps dans les geôles de l’inquisition, il passa les vingt dernières années de sa vie en résidence forcée à l’abbaye de Saint Martin des Champs.
(Adams, P-2031. Caillet, 8904. C. Postel, Les écrits de Postel publiés en France, 1538-1579, Droz, 1992, II, p. 30-34).
Auréoles et mouillures aux coins supérieurs et inférieurs, plus larges à certains cahiers.
Bon exemplaire, grand de marges, très bien relié en vélin souple.

Réf.: 36644 - Eur 6000.00
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[SPINOZA (Baruch)]. Tractatus Theologico-Politicus, Cui adjunctus est Philosophia S. Scripturae interpres Ab Authore longé Emendiator.
S.l., s.n. [Amsterdam, Jan Rieuwertsz], 1674.
2 parties en un volume in-8, plein veau brun de l'époque, dos à 5 nerfs orné de caissons cloisonnés et fleuronnés, roulette dorée sur les coupes, tranches mouchetées, (1) f. de titre, (10), 334 p, (2) f. blanc et (1) f. de titre, (16), 182, (20) p.
Troisième édition, in-8°. L’éditeur ajoute au 'Tractatus Theologico-Politicus', le traité ''Philosophia S. Scripturae interpres', longtemps attribué à Spinoza mais composé par le médecin hollandais Lodewijk Meijer, proche ami de Spinoza et l’un de ses disciples les plus fidèles.
Ce tirage, publié sous le titre véritable et non dissimulé de l’oeuvre, auquel Bamberger se réfère comme possédant une "page de titre anglaise", fut de fait destiné par l’éditeur et ami de Spinoza Jan Rieuwertsz, au marché britannique où le Tractatus n’était pas encore interdit.
Rieuwertsz dut, en effet, après l’immense agitation et les interdictions qui accompagnèrent la sortie du livre, trouver différentes stratégies pour le diffuser en détournant la censure.
Exemplaire bien complet des deux feuillets blancs entre les deux œuvres et des deux pages de titre dont celle de 'Philosophia S. Scripturae interpres' qui manque à la quasi-intégralité des exemplaires, comme le signale Kingma & Offenberg (p. 16) et Bamberger (p.27).
(Bamberger, 'Early editions of Spinoza's Tractatus Theologico-Politicus', T.3E. Kingma & Offenberg, n°12. Van der Linde, n°7. Wolf Collection, n°363 : “extremely scare edition, of which van der Linde could not trace a copy in the Netherlands”).
Dos restauré. Quelques taches d’encre, quelques piqûres et rousseurs. Notes anciennes sur la première garde blanche concernant l’ouvrage.
Bon exemplaire, dans sa première reliure.

Réf.: 36882 - Eur 5000.00
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ROUSSEAU (Jean-Jacques). Emile, ou de l'éducation.
La Haye, Jean Néaulme, 1762.
4 volumes in-8 (195 x 122 mm), plein veau moucheté de l'époque, dos lisses ornés d'un décor de compartiments garnis aux petits fers, roulettes et palettes dorés, pièces de titre et de tomaison de maroquin bordeaux, roulette d'encadrement à froid sur les plats, filet doré sur les coupes, tranches jaspées. Tome I : (1) f., viii, (2), 466 p., (5) p. de privilège et errata - Tome II : (2) f., 407 p. - Tome III : (2) f., 384 p. - Tome IV : (2) f., 455 p., 5 planches par Eisen gravées par Le Grand, de Longueil et Pasquier.
Véritable édition originale de premier tirage conforme à la description donnée par J.-A. McEachern (1A) et par Gagnebin (IV, p. 863, n° 1), avec l’adresse de La Haye et le privilège en hollandais.
Complet du second feuillet d’errata à la fin du tome premier et des quatre cartons signés d'un astérisque.
Quelques petites traces de restauration, qqs rousseurs éparses.
Bel exemplaire, grand de marges, dans sa première reliure.

Réf.: 25235 - Eur 4500.00
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ZWINGLI (Ulrich). Enchiridion psalmorum, quos sanctae memoriae clarissimus vir Hulderichus Zvinglius ex Ebraica veritate latinitati donavit, & mira claritate illustravit (...).
Tiguri, apud Christophorum Froschouer [Zurich, Christoph Froschauer], 1532
Fort volume in-16 (110 x 71 mm), peau de truie sur ais de bois biseautés, dos gothique à 3 nerfs, plats entièrement ornés d'un large décor d'encadrement de filets et motifs végétaux estampés à froid, fermoirs de bronze doré (reliure germanique de l'époque), 226 [i.e. 206] f., (1) f. bl. [sign. a-z, aa-cc8].
Edition originale très rare, comme toutes les éditions des écrits du réformateur alémanique.
Cette traduction des psaumes d’Ulrich Zwingli a été publiée à titre posthume et préfacée par son ami et proche collaborateur l’humaniste, philologue et hébraïsant Léo Jud (1482-1542).
Fondateur de la liturgie zurichoise, celui-ci eut une influence déterminante dans la diffusion de Zwingli.
Ulrich Zwingli (1484-1531) est l’introducteur et le principal artisan de la Réforme en Suisse, qu’il initia à partir du soutien de la ville de Zurich, pour la propager à travers la Confédération. Il trouva une mort prématurée au combat lors de la seconde bataille de Kappel qui opposa Zurichois et cantons catholiques.
Il traduisit ce psautier directement de l’hébreu, afin de rester au plus près du sens originel, mais également pour offrir une version plus conforme à l’esprit de la Réforme.
L’imprimeur du livre, Christoph Froschauer (1490-1564), a été l’un des premiers à exercer à Zurich. Très entreprenant, il joua également un rôle central dans la diffusion de la pensée zwinglienne. Il a notamment été l’imprimeur de la célèbre "Bible de Zurich" (ou "Bible de Froschauer").
Le texte est imprimé à l’aide d’un grand nombre de polices de caractères, des caractéristiques de corps, graisse et italique très variées, dont des notes en caractères hébraïques.
Quelques petites taches d’encre éparses. Quelques annotations d’époque en marge p. 66-68. Ex-libris anciens biffés sur le contreplat et le titre.
(Bibles imprimées du XVe au XVIIIe siècle conservées à Paris, n°3290. VD 16 B 3151, Vischer, C-204. I. Zinguer, 'L'hébreu au temps de la Renaissance', p. 40).
Bel exemplaire, remarquablement conservé dans sa première reliure estampée, avec ses fermoirs en bronze doré préservés.

Réf.: 36824 - Eur 4500.00
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[MONTESQUIEU (Charles-Louis de Secondat, baron de)]. De l'Esprit des Loix ou du Rapport que les loix doivent avoir avec la Constitution de chaque gouvernement, les moeurs, le climat, la religion, le commerce, &c. à quoi l'auteur a ajouté des Recherches nouvelles sur les Loix Romaines touchant les Successions, sur les Loix Françoises, & sur les Loix féodales.
Genève, Barillot, & Fils, s.d. [Paris, Durand, 1748].
2 volumes in-4, plein veau fauve, dos à 5 nerfs guillochés or garnis de caissons ornés alternativement d’une hermine et d’une macle d’or, pièces de titre et de tomaison de maroquin bordeaux et bronze, palettes en têtes et pieds, roulette sur les coupes, dentelle intérieure (reliure de l'époque), (2) f., (4), xxiv, 522 p., (2) p. d'errata, v° blanc et (2) f., xvi, 564 p., qqs auréoles claires et qqs rousseurs.
Premier tirage de la seconde édition, imprimée clandestinement à Paris par Durand en décembre 1748, un mois après l'originale, comportant l'errata en fin du premier tome.
"In many ways one of the most remarkable works of the eighteenth century" (PMM, n°197).
(C.P. Courtney, "L'Esprit des Lois" in: 'Le temps de Montesquieu', n°2 p. 78. Gébelin, n°2. A. Postigliola, 'Les premières éditions de l'Esprit des Lois', 48P. Tchemerzine-Scheler, IV, p. 930).
Provenance: de la bibliothèque de Charles de Rohan, prince de Soubise.
"Les livres du maréchal de Soubise étaient reliés par la plupart en veau fauve, sans arme, ornés simplement de mâcles et de mouchetures d’hermine couronnées, frappées alternativement entre les nervures du dos" (Oliver, Hermal, Roton, ‘Reliures armoriées’, pl. n°2034 et Guigard, II, p. 416).
Charles de Rohan, prince de Soubise (1715-1787), maréchal de France et ministre d’Etat, ami intime de Louis XV, fut également un bibliophile émérite du siècle des Lumières. Son hôtel parisien abrite aujourd'hui les Archives nationales, rue des Francs-Bourgeois.
La bibliothèque, considérable, augmentée de celle qu’il avait reçu en héritage de son oncle le cardinal de Rohan, a été dispersée en 1788 et rachetée en grande partie par le comte d’Artois qui la céda à la bibliothèque de l’Arsenal.
Cet exemplaire figure à l’inventaire de sa vente: 'Catalogue des livres imprimés de la bibliothèque de feu M. Le prince de Soubise’, Paris, Leclerc, 1788, p. 126, n°1854.
Reliures habilement restaurées. Quelques auréoles pâles marginales au tome I, une tache d’encre (t.I, ii), quelques rousseurs et piqûres éparses.
Bon exemplaire.

Réf.: 36887 - Eur 4500.00
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RACINE (Jean). Esther. Tragédie tirée de l'Escriture Sainte.
Paris, Claude Barbin, 1689.
In-4 (253 x 188 mm), maroquin rouge janséniste, dos à 5 nerfs, titre doré, chasses et coupes filetées or, contreplats doublés de maroquin bleu roi, large dentelle intérieure dorée et fers ajourés en écoinçon, tranches dorées sur marbrure (rel. Trautz-Bauzonnet), (1) f. de titre, (10) p., 83, (1) p. de privilège, frontispice gravé.
Edition originale imprimée à la suite de la première représentation. Le privilège est daté du 3 février 1689. Le frontispice est gravé par Sébastien Le Clerc d'après l'œuvre de Le Brun qui avait contribué aux décors du spectacle.
Composée à la demande de Madame de Maintenon, la pièce fut représentée le 26 janvier 1689 dans le cadre majestueux de la Maison de Saint-Cyr, pour le public restreint des Grands de la Cour et obtint un très vif succès.
"Esther n'est pas seulement un divertissement circonstanciel d'enfants; elle est promotion véritable de l'enfance, confusion triomphante de l'irresponsabilité et du bonheur, élection d'une passivité délicieuse, savourée par tout un choeur de vierges-victimes, dont les chants, à la fois louanges et plaintes, forment comme le 'milieu' - sensuel - du bonheur racinien" (R. Barthes, 'Sur Racine', Points Seuil, p. 120).
(Guibert, n° 1, p. 95. Tchemerzine-Scheler, V, 347. Le Petit, 374. Rochebilière, I, 409).
Infime trace de restauration à un plat. Papier légèrement bruni.
De la bibliothèque d'Alfred Lindeboom avec son ex-libris héraldique en couleurs et gaufré. Cet exemplaire est cité par Tchemerzine-Scheler (V, 347).
Bel exemplaire, grand de marges (253x188 mm) dans une fine reliure de maroquin rouge doublée de maroquin bleu par Trautz-Bauzonnet.

Réf.: 36813 - Eur 4000.00
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MACHIAVELLI (Niccolo) ou MACHIAVEL (Nicolas). Histoire florentine de Nicolas Machiavel citoien et Secretaire de Florence. Nouvellement traduicte d'Italien en François, Par le Seigneur de Brinon Gentil-homme ordinaire de la chambre du Roy.
Paris, Guillaume de la Noue, 1577.
In-8, plein veau acajou de l'époque, dos à 5 nerfs gothiques ornés d’un petit fer aldin répété entre-nerfs, plats ornés de deux jeux de triples filets d'encadrement à froid avec petit fer doré aux angles et fleuron en losange au centre sur les plats, (44), 294, vignette de titre à la marque de l'imprimeur, bandeaux et lettrines. (22), 294 feuillets, vignette de titre à la marque de l'imprimeur, bandeaux et lettrines.
Première édition de la première traduction française des 'Istorie fiorentine’, par le seigneur Yves de Brinon, qui la dédit à Catherine de Médicis dont il fut l'espion.
Cette édition a été partagée entre G. De la Noue et J. Borel, qui obtinrent conjointement le privilège pour dix ans. Entre les deux émissions, seul le titre a changé: "Histoire de Florence" pour Borel et "Histoire Florentine" pour La Noue, comme indiqué dans le privilège.
L'ouvrage a été composé à la demande du cardinal Jules de Médicis et publié à titre posthume.
Machiavel analyse l’histoire du développement politique et économique de la cité qu’il saisit d’une façon magistrale. C’est également le laboratoire dans lequel les thèses exposées dans le 'Prince' et dans les 'Discours sur la première décade de Tite-Live' sont mises à l’épreuve du devenir historique.
(Bertelli Innocenti, ‘Bibliographia Machiavelliana’, p. 60, n°160).
Reliure vernie comportant quelques craquelures et traces de restauration. Intérieur très frais.
Très bon exemplaire, assez grand de marges.

Réf.: 36190 - Eur 3000.00
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LA BERAUDIERE (Marc de). Le Combat de seul à seul en camp clos (...). Avec plusieurs questions propres à ce sujet. Ensemble le moyen au Gentil-homme d'éviter les querelles, & d'en sortir avec son honeur [sic]. Divisé en quatre parties.
Paris, Abel Langelier, 1608.
In-4 (218 x 156 mm), plein maroquin rouge janséniste, dos à 5 nerfs, titre doré, chasses et coupes filetées or, large dentelle intérieure, tranches dorées sur marbrures (rel. Trautz-Bauzonnet), (1) f., (10), 271, (1) p.
Edition originale et unique de ce traité très complet sur le duel qui renferme la description minutieuse des rituels dont s’entouraient les combats singuliers, source historique fondamentale sur le sujet.
Pratique alors à son apogée, les duels endeuillaient la noblesse française : entre 1588 et 1608, plus de 10.000 gentilshommes en furent victimes, plus que les guerres de religion. Face à cette hécatombe, les souverains successifs tentèrent d’intervenir, sans effet.
Dans cette étude, l’auteur, chevalier et officier du roi, recherche une solution efficace: plutôt que de mettre les duels hors-la-loi, ce qui ne conduit qu’à une recrudescence des morts par meurtres, il propose de les assujettir à une réglementation rigoureuse dont il soumet le cadre détaillé et complet: les motifs valables, la qualité des personnes, les formes du combat, arbitres, choix du terrain, etc. etc. S’il réserve strictement les duels à la seule noblesse, c’est encore avec un préalable: que les conflits n’aient pu être résolus par un Conseil royal de conciliation.
La quatrième partie est consacrée aux moyens préventifs à mettre en oeuvre, en particulier faire évoluer la culture morale des gentilshommes.
(Balsamo & Simonin, ‘Abel L'Angelier’, n°471. Brunet III, 710. Levi & Gelli, 'Bibliografia del Duello', p. 137. Thimm, ‘Bibliogr. complète de l'escrime’, p. 27-8. Vigeant, ‘Bibliogr. de l'escrime’, 36).
Des bibliothèques du collectionneur britannique Robert Samuel Turner (1818-1887) avec ex-libris doré sur cuir et du célèbre bibliophile Henri Gallice avec ex-libris gravé.
Très bel exemplaire dans une fine reliure de maroquin rouge janséniste réalisée par Trautz-Bauzonnet.

Réf.: 36788 - Eur 2800.00
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FOURCROY (Antoine-François, comte de). Tableaux synoptiques de chimie, Pour servir de résumé aux leçons données sur cette science dans les écoles de Paris.
Paris, Baudouin, An VIII [1800].
In-folio (40 x 29,5 cm), cartonnage d'attente marbré (papier frotté), 11 p., 12 tableaux dépliants tirés sur papier fort, exemplaire non rogné.
Edition originale de la première oeuvre visant à synthétiser l’ensemble des connaissances chimiques sous forme de tableaux, que l’auteur conçut pour être affiché à l’occasion des leçons de chimie qu’il professa à l’école polytechnique et l’école de médecine de Paris.
Artisan aux côtés de Lavoisier de la découverte de la chimie moderne, co-auteur avec Lavoisier, Morveau et Berthollet de la nouvelle nomenclature chimique (1787), infatigable promoteur de la diffusion des nouvelles connaissances, Fourcroy avait composé ces tableaux, selon sa propre annonce, pour fournir "la table synoptique de mon ‘Système général des connaissances chimiques’, actuellement sous presse, et qui contient la science dans tous ses détails" (p. 7).
Le livre est qualifié de "très rare" par Duveen: "A very scarce work; probably due to the fact that the tables were frequently torn out to be stuck on the walls of lecture theatres" (Duveen).
(Bolton p. 5. DSB, V, p. 89-93. Duveen, p.226. Ferguson, I, 287).
Modeste reliure d’attente. Intérieur en parfait état de conservation, imprimé sur papier fort, entièrement non rogné.

Réf.: 36991 - Eur 2800.00
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BRUNO (Giordano). Le ciel réformé. Essai de traduction de partie du libre italien, Spaccio della Bestia Trionfante.
S.l., L'an 1000 700 50 [i.e. 1750].
Petit in-8, plein-veau marbré de l'époque, dos lisse orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, filet d'encadrement à froid sur les plats, (2) f. (faux titre et titre), 92 p., (2) f. blancs, 2 vignettes gravées, bandeaux, titre noir et rouge.
Première édition et première traduction française, par l’abbé Louis-Valentin de Vougny, de la première partie du dialogue publié à Londres en 1584, dont une seconde page de titre donne le titre intégral: "Spaccio della bestia trionfante: la déroute ou l'expulsion de la Beste triomphante (…)".
"C'est bien à une véritable subversion des fondements de la théologie chrétienne que se livre un texte comme L'Expulsion de la bête triomphante. Sous la forme d'une fable mythologique, Bruno y développe les conséquences morales de sa conception d'un univers infini, dépourvu de centre et composé d'une infinité de mondes, et s'en prend sur un ton satirique aux dogmes de l'Éden ou du péché originel, réhabilitant ainsi la nature, conçue, un siècle avant Spinoza" (Bertrand Levergeois).
"Le 17 février 1600, l’Inquisition catholique menait Giordano Bruno au supplice. Lorsqu’une main lui tendit la croix, au milieu des flammes, il détourna la tête vers le firmament infini. Ce geste refusait la finitude oppressive et close de l’effigie, invitant à une nouvelle figure du monde et de l’homme. Bruno, avant Galilée et Descartes, tire le plus radicalement les conséquences cosmologiques et philosophiques des découvertes coperniciennes. Il dynamite ainsi tout le dispositif physique, métaphysique et politique de l’ordre scolastique et conçoit un univers inédit, illimité, plein d’une puissance dynamique, opératrice et protéenne" (cf. Philippe Forget [dir.], ‘Giordano Bruno et la puissance de l’Infini’, éd. Vrin).
“One of Bruno's main works and that of his works which proved to be most influential throughout the 18th and 19th c., profoundly affecting both science, philosophy and religion” (B. Copenhaver & Ch. Schmitt, ‘Renaissance Philosophy’, p.301-302).
(Brunet I, 1298. Caillet, 11295. Peignot, ‘Livres condamnés au feu’, I, 48 et II, 213. Salvestrini, 'Bibliografia di G. Bruno’, 112).
Quelques petites traces de restauration à la reliure.
Bel exemplaire, grand de marges, bien relié à l’époque.

Réf.: 30842 - Eur 2500.00
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MONTAIGNE (Michel de). Les Essais de Michel de Montaigne. Enrichie et Augmentée aux marges du nom des Autheurs qui y sont citez. Avec les versions des passages Grecs, Latins, & Italien.
Paris, Laurent Rondet et Christophe Journel, 1559 (T.I) et Paris, Laurent Rondet et Christophe Journel, 1569 (T.II et T3).
3 volumes in-12, plein maroquin bordeaux de l'époque orné à la Du Seuil, dos à 5 nerfs richement ornés de compartiment entièrement garni au petits fers, plats décorés d'un jeu de triples filets dorés en encadrement avec fleurons aux angles, roulette dorée sur les coupes, dentelle intérieure, tranches dorées, 3 frontispices de Matheus représentant l’auteur et sa devise : « Que scay-je ? ».
Edition composite constituée du premier volume de l'édition parisienne de 1669 et des volumes 2 et 3 de l'édition de Christophe Jounel de 1659.
Bel exemplaire en maroquin de l'époque.

Réf.: 36886 - Eur 2500.00
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BARANTE (Prosper de). Souvenirs du baron de Barante, de l’Académie Française. 1782-1866, publiés par son petit-fils Claude de Barante.
Paris, Calmann-Lévy, 1890-1901.
8 forts volumes in-8, reliure janséniste de demi-maroquin bleu nuit, dos à 5 faux nerfs, couvertures conservées, exemplaire non rogné (rel. Laurenchet).
Seule édition publiée de ces souvenirs fondamentaux pour l'histoire de la période.
"Les souvenirs sont rédigés jusqu’à la fin de Restauration libérale sur laquelle ils constituent une source de premier ordre (crise de 1814-15, dissolution de la Chambre introuvable, formation des doctrinaires, ministère de 1819, chute de Decazes, rupture avec Serres, etc. Est ensuite publiée une abondante et précieuse correspondance avec Molé, Guizot, Rémusat, Royer-Collard, Broglie, Decazes, de Serre, Constant, Auguste de Staël, Talleyrand, etc. La qualité des lettres est digne de celle des correspondants". (Benoît Yvert, 'Libéralisme', n°156 qui cite Pierre Rosanvallon: "Ensemble très riche (...) Document essentiel sur le milieu doctrinaire").
(Bertier de Sauvigny, n°58. Fierro, n°67. Tulard, n°71).
Quelques rousseurs éparses.
Très belle reliure janséniste de maroquin noir. Exemplaire non rogné, couvertures conservées.

Réf.: 36402 - Eur 2000.00
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CALVIN (Jean). Leçons de M. Jean Calvin sur le livre des propheties de Daniel. Recueillies fidelement par Jean Budé et Charles de Jonviller, ses auditeurs : & translatées de Latin en François. Avec une table ample des principales matieres contenues en ce livre.
Genève, De l'Imprimerie de François Perrin, 1569.

In-folio (314 x 198 mm), pleine peau retournée, dos gothique à 6 nerfs, (8), 172, (8) feuillets [*8, a-z6, A-G6].
Deuxième édition de la traduction française de 'Praelectiones in librum prophetiarum Danielis' (1561) donnée par Jean Budé et son beau-frère Charles de Jonvillier, secrétaire de Calvin. Impression soignée, grande marque gravée de l'imprimeur sur le titre. Lettrines et bandeaux.
On y trouve en tête une intéressante épître de Calvin à ses coreligionnaires de France sur 13 pages: "Il y fait quelques confidences intéressantes sur le rôle qu’il attribue à ses propres écrits. Il regrette une absence de 26 ans, l'expliquant par son refus de vivre 'en lieu duquel la vérité de Dieu, ensemble aussi la pure religion, et la doctrine du salut éternel estoyent dechassées et bannies'. Mais il ne se désintéresse pas 'du peuple dont je suis sorti'. Il continue : 'Puis donc que tout ce temps-là je me suis efforcé de secourir et aider publiquement aux François, et qu'en particulier aussi je n'ay point cessé de resveiller les endormis et paresseux, d'aiguillonner ceux qui estoyent lasches et tardifs (…). Puisqu'on imprimoit mes leçons, ausquelles j'ay exposé les Prophéties de Daniel, rien ne me pouvoit mieux venir à propos, treschers et bien-aimez freres, pour vous representer en ce mirouêr… " (cf. J.-F. Gilmont et R. Peter, Bibliotheca Calviniana, p. 847).
D’avril 1560 à septembre 1562, pendant deux ans et demi, Calvin a commenté dans des leçons latines orales les Livres des prophètes. Selon son habitude, il s’adressait directement à ses étudiants. Ces cours étaient recueillis par Charles de Jonviller, son secrétaire, assisté de son beau-frère Jean Budé, fils de Guillaume, devenu bourgeois de Genève et membre du grand conseil. "Ensemble ils mettaient en forme leurs notes le soir même et le lendemain les présentaient à Calvin pour correction et approbation" (cf. Yves-Marie Bercé, 'Leçons de Calvin…', Droz, 2016).
(Chaix, Dufour et Moeckli, 'Livres imprimés à Genève de 1550 à 1600', p. 71. Erichson, 'Calviniana', p. 31. Peter & Gilmont, 'Bibliotheca calviniana', n°69/2.).
L’ouvrage est rare.
Ex-libris moderne gravé de R. Peter, spécialiste de Calvin et auteur des études et bibliographies citées supra.
Infirmes auréoles claires en coin et quelques piqûres éparses.Epidermures sur les plats avec petits manques. Trace de restauration à un mors.
Bon exemplaire, dans sa première reliure de peau retournée.

Réf.: 36753 - Eur 2000.00
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VOLTAIRE. La Pucelle d'Orléans, Poëme héroï-comique en dix-huit chants.
Londres, [i.e. Paris, Cazin], 1790.
Petit in-12 (118 x 76 mm), plein chagrin bleu pétrole à grain écrasé, dos à 5 nerfs filetés or orné de compartiments garnis de doubles filets dorés, jeu de filets d'encadrement sur les plats, dentelle intérieure, tranches dorées (rel. vers 1860), (4), 264 p. (paginé 642 par erreur), portrait de Jeanne d'Arc, frontispice représentant Voltaire au côté de Jeanne d'Arc, 18 planches très libres.
Rare édition illustrée de la suite connue sous le nom de "suite anglaise", bien complète du portrait de Jeanne d’Arc, du frontispice représentant Voltaire au côté de Jeanne d’Arc, ainsi que de 18 planches très libres imprimées sur papier fort, gravées par Duflos d’après les dessins de Marillier.
Cette édition à la date de 1790, dans sa version illustrée est rare. Aucun exemplaire n’est recensé: elle manque à la BnF, au CCFr, à WorldCat ainsi qu’aux principales bibliographies (Pia, 'Livres de l’Enfer', Cohen, Gay, Dutel). (Cf. Bengesco, I, p. 486 et Corroënne, 'Manuel de Cazinophile', I, p. 93).
Quelques petites rousseurs.
Joli exemplaire, imprimé sur papier de Hollande, bien relié.

Réf.: 36933 - Eur 2000.00
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[MAUGIN DE RICHEBOURG (Jean)]. Les vendanges de Bretigni, Nouvelle Galante & Bachique. (RELIURE AUX ARMES DE LA MARQUISE DE POMPADOUR).
Paris, Pissot, Crevier, Knapen, 1731.
In-12, plein veau marbré de l'époque, dos lisse orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, triple filet d’encadrement sur les plats, armes de la marquise de Pompadour dorées au centre des plats, pièce de titre de maroquin bordeaux, filets sur les coupes, tranches rouges, (2), 91, (3) p.
Edition originale et unique. Un voyageur en route vers Paris, est arrêté par hasard à Brétigny au moment des vendanges: récolte, banquets incomparables et agapes, mais aussi rencontres et confusions amoureuses qui se solderont par trois mariages, le tout ponctué de chansons et d’intermèdes rimés dont les textes parsèment le récit.
Un unique exemplaire cet ouvrage est recensé dans les bibliothèques en ligne dans le monde (WorldCat): celui de la BnF.
(Conlon, 31:584. ‘France littéraire’, V, 636. F. Weil, n° 636).
Provenances : la marquise de Pompadour, avec ses armes dorées au centre des plats. (‘Catalogue de la bibliothèque de feue madame la Marquise de Pompadour’, Paris 1765, n°2075. OHR, pl. 2399, fer n° 4).
Le président Crozat de Tugny Joseph-Antoine Crozat (1696-1751), avec son ex-libris manuscrit "Ex bibliotheca de Crozat" au verso du feuillet de titre. ('Catalogue des livres de M. le président Crozat de Tugny', 1751, n° 2678).
Fils d'un richissime financier ami du Régent, il fit une carrière parlementaire et réunit une des plus vastes collections de tableaux de son temps ainsi qu’une importante bibliothèque dispersée aux enchères à sa mort en 1751.
La marquise de Pompadour, qui connaissait Crozat depuis l'enfance et l'avait fréquemment invité dans son château d'Étioles, fit de nombreuses acquisitions lors des ventes de ses collections. C'est elle qui avait financé l'achèvement en 1742 du célèbre recueil d'estampes dit "Recueil Crozat", initié en 1731 par Pierre Crozat, père de Joseph-Antoine.
Enfin Philippe Bédigis, professeur d’écriture et bibliophile avec son ex-libris calligraphié à la date de 1788. Sa collection fut vendue en 1850.
Quelques piqûres. Petites traces de restauration.
Bel exemplaire, très bien conservé.

Réf.: 36945 - Eur 2000.00
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[LA METTRIE (Julien Offray de)]. Histoire naturelle de l'âme, Traduite de l'Anglois de M. Charp, par feu M. H** de l'Académie des Sciences, &c. (BEL EXEMPLAIRE)
La Haye, Jean Neaulme, 1745.
In-12, plein veau marbré de l'époque, dos à 5 nerfs orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, filet doré sur les coupes, tranches rouges, (2) f. de faux-titre et titre, (2) p. d'épître à Maupertuis, (6) p. de table et errata, 398 p.
Edition originale publiée clandestinement à Paris sous l'adresse factice de La Haye.
L'expression la plus radicale, en son temps, d'un matérialisme athée appuyée sur une théorie mécaniste du corps humain qui valut à l’auteur une réprobation universelle et les critiques de Voltaire et de Diderot.
"Apre critique de la morale et de la métaphysique traditionnelles tournée vers l'édification d'une philosophie biologique fondée sur un athéisme militant et sur un matérialisme mécaniste sans concessions" (A. Vartanian, ‘La Mettrie…’, "Annales. Économies, Sociétés", 1967, vol. 22, n°4, p. 923 sq.).
L'ouvrage fut saisi et condamné au feu par le Parlement de Paris, le 7 juillet 1746, en compagnie des 'Pensées philosophiques' de Diderot.
(Stoddard, n°18. Tchemerzine-Scheler, III, 946).
Quelques petites traces de restaurations.
Bel exemplaire, bien relié à l’époque, grand de marges.

Réf.: 20963 - Eur 1800.00
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[FONTENELLE (Bernard Le Bovier de)]. Théorie des Tourbillons cartésiens; avec des réflexions sur l'attraction.
Paris, Hippolyte-Louis Guerin, 1752.
In-12, plein veau moucheté de l'époque, dos lisse orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, roulette sur les coupes, tranches rouges, xxxj, 215 p., (1) p. bl., (4) p. de table, approbation et privilège.
Rare édition originale et unique séparée du dernier ouvrage de Fontenelle, tentative désespérée pour soutenir la cosmogonie cartésienne contre le newtonianisme alors triomphant.
Fontenelle était âgé de 95 ans lorsqu’il publia ce traité probablement conçu autour de 1733.
Plus métaphysique que scientifique, la ‘théorie des tourbillons cartésiens’ justifiait l’héliocentrisme et attribuait le mouvement des planètes à des tourbillons d'éther emplissant l’espace. Elle permettait à Fontenelle de défendre une interprétation de l’univers accessible, à l’opposé d’une théorie newtonienne que les cartésiens jugeaient occulte et inintelligible.
La "préface de l'éditeur" est de Camille Falconet, médecin et physicien consultant du roi, ami de Malebranche et de l'auteur. Il livre une bonne synthèse du débat qui opposait newtoniens et cartésiens en France, ainsi que des enjeux scientifiques qui en résultaient.
Voir F. Grégoire, ’Le dernier défenseur des tourbillons: Fontenelle’, in "Revue d'histoire des sciences" (1954, VII, 3, p. 220-246) et R. Locqueneux, 'Fontenelle et les tourbillons cartésiens à l'aube des Lumières', in "Sciences et techniques en perspective" (1999, 2.3, p. 447-80).
(CG, LIII, 294, n°221. Conlon, 'Siècle des Lumières', 52:629. France littéraire, III, 156).
Très bon exemplaire, frais, bien relié à l'époque.

Réf.: 36445 - Eur 1800.00
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EYNATTEN (R. D. Maximilian de). Manuale exorcismorum: continens instructiones, & exorcismos ad ejiciendos è corporibus obsessis spiritus malignos, & ad quævis maleficia depellenda, & ad quascumque infestationes dæmonum reprimendas (...).
Antuerpiae [Anvers], ex officina Plantiniana, apud Balthasarem Moretum, & viduam Ioannis Moreti, & Io. Meursium, 1626.
In-8, plein vélin souple de l'époque à petits rabats, dos lisse titré à la plume, (1) f. de titre, (14), 314 p., (2) p. d'adresse et marque de l'éditeur gravée sur bois en colophon.
Rare édition, la deuxième, de ce manuel d'exorcismes et de recettes magiques destinés à lutter contre les fièvres et la peste, contre les philtres d'amour, les sorts jetés aux aliments, les maléfices du démon dans le mariage, les incubes et les succubes, les mauvais esprits qui infestent les maisons et autres lieux, etc.
L’ouvrage est imprimé par Balthasar Moretus à Anvers en son 'Officina Plantiniana'.
Considéré comme un traité canonique de "référence" en matière d’exorcismes, c'est la seule production de Maximilien d'Eynatten (1574-1631), chanoine, écolâtre et Garde des Sceaux anversois.
(Cf. Caillet, 3746. Coumont, ‘Demonology & Witchcraft’, E37.2. Dorbon, 1565 [éd. 1648]. Graesse, ‘Bibl. Magica et Pneumatica’, p.29).
Des auréoles, plus prononcées aux premiers feuillets et réparation de papier marginale (5 f.) sans perte de texte. Qqs pet. galeries en marge extérieure. Le vélin est légèrement fripé.
Provenance: Albert de Raynault, frère dominicain de Braine-l'Alleud en Belgique avec petit ex-libris calligraphié sur le titre.

Réf.: 36816 - Eur 1800.00
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POUCHKINE (Alexandre). Œuvres choisies de A. S. Pouchkine, poète national de la Russie. Traduites pour la première fois en français par H. Dupont (...).
St-Pétersbourg, Fd Bellizard et Cie ; Paris, au comptoir des imprimeurs unis, 1847.
2 tomes reliés en un volume in-8, demi-percaline vert bronze à la Bradel, titres dorés, tranches mouchetées, couvertures imprimées conservées (rel. moderne), xii, 400 p.et viii, 387 p.
Première édition collective des œuvres de Pouchkine en français, en large partie originale et l’une des premières publications des œuvres du romancier en dehors de Russie. L'édition est établie par H. Dupont et précédée d’une étude sur sa vie et son œuvre.
Contient : Tome I- Eugène Oniéguine. Boris Godounof. La Fontaine de Bakhtchisaraï. Rousslan et Ludmila. Tome II- Le Prisonnier du Caucase. Les Frères brigands. Les Bohémiens. Le Comte Nouline. La Maisonnette dans la Colomna. Poltava. Angelo. Le Cavalier de bronze. L'Hôte de pierre. Ainsi que des nouvelles, œuvres courtes et poésies diverses.
(Escoffier, ‘Le mouvement romantique’, n°1754).
Très bon exemplaire, très frais, avec ses couvertures imprimées conservées, entièrement non rogné.

Réf.: 36883 - Eur 1800.00
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JACQUES DE VITRY. Jacobi de Vitriaco (...) libri duo. Quorum prior orientalis sive Hierosolymitanae, alter occidentalis historiae nomine inscribuntur. Omnia nunc primum studio & opera D. Francisci Moschi (...) edita.
Duaci, Ex officina typographica Balthazaris Belleri [Douai, Balthazar Bellère], 1597.
In-8, plein vélin souple, dos titré à la plume (reliure ancienne), (46), 479 p., (1) p. bl., vignette de titre sur bois à la marque de l'imprimeur, portrait gravé.
Edition princeps, rare, établie par l'historien humaniste François Mosch, docteur de l'Université de Douai sur un manuscrit aujourd'hui perdu.
Portrait gravé sur cuivre hors texte du dédicataire, l'archiduc Albert d'Autriche, archevêque de Tolède.
Contient une vie de l'auteur et des notes par André Van Hoye (1551-1631).
Prélat de l'Orient latin, originaire de Champagne, Jacques de Vitry (ca. 1160-1240) devint Maître de l'Université de Paris, chanoine augustinien à Oignies et entra au service de l'évêque de Liège. Il prêcha la croisade contre les Albigeois, puis pour la Terre Sainte où il se rendit en 1216 comme évêque de Saint-Jean d'Acre. Il accompagna l'armée de la cinquième croisade et assista à la prise de Damiette. Revenu en Europe, il fut appelé auprès du pape en 1228.
Cette ‘Histoire de Jérusalem’ est divisée en deux parties: "Historia orientalis" consacrée à la Terre Sainte et à l'histoire des Croisades, jusqu'à la cinquième; et "Historia orientalis", tableau social et religieux de l'Europe de son temps.
Jacques de Vitry s'avère un grand historien et l’un des meilleurs observateurs de son époque. Souvent citée, son histoire demeure une source fondamentale pour l’histoire des croisades, d'autant plus que le manuscrit, anciennement conservé au prieuré des chanoines augustins d'Oignies, est aujourd'hui perdu.
Parmi de nombreux détails, on remarque un passage qui témoigne que la boussole, dont on fait remonter l'origine au XIVe siècle, était déjà employée aux XIIIe s. pour la navigation.
Sur cet ouvrage et cette édition princeps, cf. J.-F. Hinnebusch, ‘The Historia Occidentalis of Jacques de Vitry’, Univ. Press Fribourg, 1972, p. 65 et passim.
(Adams, V-901. Brunet, V, 1326 souligne la rareté de ce volume. Duthilloeul, 'Bibliographie douaisienne', n°208).
Quelques petits accrocs de papier et petits travaux de vers aux derniers feuillets. Des brunissures, plus soutenues à certains cahiers.
Provenance: bibliothèque des marquis Terzi, éminente famille originaire de Bergame, avec ex-libris gravé et petite signature au titre. La bibliothèque fut dispersée aux enchères à Paris en 1861.
Bon exemplaire.

Réf.: 36904 - Eur 1800.00
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WOLFF (Christian). Elementa matheseos universae. Commentationem de methodo mathematica, arithmeticam, geometriam, trigonometriam (...) [Elementa geometria (tome I, part I); Elementa analyseos mathematicae (tome I, part II); Elementa mechanicae et staticae (tome I, part III)]; Opticam, perspectivam, catoptricam, dioptricam, sphaerica et trigonometriam sphaericam... [Elementa perspectivae (tome II, part I); Elementa astronomiae (tome II, part II); Elementa pyrotechniae (tome II, part III). (COMPLET)
Halae Magdeburgicae, in Officina Libraria Rengeriana [Magdebourg, Renger], 1717.
2 tomes et 6 parties reliés en 6 volumes in-4, plein veau brun de l’époque, dos à nerfs ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, plats encadrés d’un filet à froid, roulette sur les coupes, pièces de titre et de tomaison de veau havane, tranches rouges, (12) f., 240 p., 13 planches dépliantes; [241-], 535 p., (1) p., 14 planches dépliantes; [536-], 864 p., (1)p., 19 planches dépliantes; (7) f., 368 p., 32 planches dont 31 dépliantes; [369-], 831 p., 19 planches dépliantes et [832-], 1073 p., (19) f., 29 planches dépliantes, soit 126 planches au total, pages de titre rouges et noirs.
Première édition collective latine - sous page de titre de remise en vente (la première est à la date de 1713) - des travaux mathématiques de Christian Wolff couvrant l’ensemble des champs de la discipline: arithmétique, géométrie, trigonométrie, mécanique, hydrostatique, aérométrie, hydraulique, optique, perspective, astronomie, géographie, pyrotechnique et balistique, architecture.
(DSB, XIV, 483. Houzeau & Lancaster, 9344. Poggendorff, II, 1355. Riccardi, II, 53).
Sans le portrait.
Brunissures et auréoles éparses, soutenues à certains cahiers.
Exemplaire bien relié à l’époque.

Réf.: 36920 - Eur 1800.00
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GASSENDI (Pierre), DESCARTES (René). 1- GASSENDI (Pierre). Disquisitio metaphysica seu dubitationes, et instantiae, adversus Renati Cartesii metaphysicam, & responsa. Amsterodami, Iohannem Blaeu, 1644. (16), 319, (1) p. d'errata. [Précédé de:]
2- DESCARTES (René). Meditationes de prima philosophia, in quibus Dei existentia, & animae humanae a corpore distinctio, demonstrantur. Amsterodami, Iohannem Blaeu, 1644. 48 p.

2 ouvrages reliés en un volume in-4, plein vélin souple de l'époque à rabats, dos lisse titré à la plume, tranches mouchetées.
Edition originale. Avec l’accord de Gassendi, Sorbière recueillit sous ce titre de ‘Disquisitio metaphysica’, les pièces de la polémique contre Descartes: ‘Dubitationes’ et ‘Instantiae’ (cf. Pintard, ‘Libertinage érudit’, p. 346).
"La critique la plus systématique jamais entreprise de la métaphysique de Descartes. Insatisfait des réponses apportées par ce dernier, Gassendi soumet chaque page du texte des six ‘Méditations métaphysiques’ à ses "doutes" et "instances", passant l’ensemble de la métaphysique cartésienne au crible d’un matérialisme subtil et cohérent, enrichi des avancées scientifiques de son siècle. La ‘Disquisitio’ se présente ainsi comme la première confrontation radicale entre la tradition matérialiste et le dualisme moderne établi par Descartes (…). Il formule pour la première fois l’antinomie qui gouverne tout le développement de la métaphysique moderne, et qui continue, sous des formes nouvelles, d’occuper les philosophes aujourd’hui" (Bernard Rochot, Ed. Vrin).
L’éditeur, Joan Blaeu à Amsterdam, joint en tête de volume le texte même de Descartes: ses ‘Meditationes de prima philosophia’ en troisième édition.
(Guibert, ‘Descartes’, p. 45-46. Tchemerzine-Scheler, II, 782).
Bel exemplaire, frais, dans sa première reliure de vélin souple.

Réf.: 36939 - Eur 1800.00
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[MONCY (Jean de)]. 1- Dialogues rustiques, d'un prestre de village, d'un berger, le Censier, & sa Femme. Très-utile pour ceux qui demeurent ès pays où ils n'ont le moyen d'estre instruits par la Prédication de la Parole de Dieu. Par I.D.L. [i.e Jean de Moncy]. S.l., lc.Ic.c.i [i.e. 1601]. 128 p.
2- Seconde partie des Dialogues rustiques, d'un prestre de village, d'un berger, le censier, sa femme, le voisin, un peigneur débauché, un viel soldat cassé, un marinier, un jeune jésuite, & un villageois flamend (...). A La Haye, Chez la Veuve de Hillebrand van VVovv [i.e. Wouw], lc.I .c.xlv [i.e. 1614]. (2), [7-], 192 p.

2 parties reliées en un volume petit in-8, broché, couverture papier ancien.
Rarissime édition originale des deux parties de cet ouvrage de controverse protestante qui emprunte sa méthode aux ‘Colloques’ d’Érasme.
La première partie, connue à un unique exemplaire (bibliothèque de l'Arsenal), est citée par Willems (‘Les Elzevier…’, p.25 n°70) qui a identifié l’auteur.
La deuxième partie, publiée par Hillebrand van Wouw à La Haye, est également considérée par Willems comme originale et donnée comme conservée à l’Arsenal, mais elle ne figure ni à leur catalogue ni à aucune bibliothèque en ligne dans le monde (BnF, CCFr, KVK, WorldCat). Notre exemplaire serait donc aujourd’hui unique.
La date de 1601, qui figure à la page de titre de la première partie, est reprise par Desgraves (cf. infra). Cette édition aurait été plus vraisemblablement publiée peu avant 1608.
Au contraire des éditions postérieures, l'épître "Aux Bergers d’Arthois" n’est pas datée en fin.
L’ouvrage connaîtra par la suite un très large succès, d’immédiates traductions en flamand et de nombreuses rééditions à travers l’Europe.
Jean de Moncy, calviniste originaire de Monchy-le-Preux proche d'Arras, se serait réfugié à Tiel aux Pays-Bas où il devint maître d’école. Il serait également l’auteur de la première utopie française: ‘Histoire du grand et admirable royaume d'Antangil’ (1616).
A. Cioranescu (‘Le Royaume d’Antangil et son auteur’, in "Studi Francesi", n°19, 1963, p. 17-25) défend l’hypothèse que Jean de Moncy considérait ‘Antangil’ comme l’envers des ‘Dialogues rustiques’: "ces derniers font ‘le tableau d’une triste réalité’, monde de vices où la vraie religion n’est pas reconnue, contre lequel l’auteur propose ‘ensuite l’évasion vers la belle ordonnance imaginaire d’Antangil’ " (p. 24).
Jean de Monchy avait appris le néerlandais et son école devait instruire des enfants dans les deux langues. C’est également dans ce but pédagogique qu’il rédigea ces "dialogues", comme il le précise dans son avant-propos.
(Pour la première partie: cf. Brunet, II, col. 673-674 qui ne connaît pas cette édition originale. L. Desgraves, ‘Ouvrages de controverse entre catholiques et protestants en France’, n°302 cite l’exemplaire de l’Arsenal sans la deuxième partie. Willems, p. 25, n°70).
Cf. Ch. Bost, "Les ‘Dialogues Rustiques’ par Jean de Monchy, un livre wallon de controverse populaire au XVIIe siècle", Société Royale d’Histoire du Protestantisme Belge, t.2, n°10 (1935), p. 385-412 et Émile Braekman, ‘Jean de Monchy’ in ‘Nord’, S.L.N., n°56, déc. 2010, p. 39-43).
Marge extérieure des dix premiers feuillets rongée à la limite du texte, sans perte de caractères. Quelques petits accrocs de papier.

Réf.: 36955 - Eur 1800.00
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