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427 fiche(s) - Page 2


ABRAVANEL (Judah) dit LEON L'HEBREU ou HEBRAEUS (Leo), BETUSSI (Giuseppe). 1- ABRAVANEL (Judah). Dialoghi di Amore di Leone Hebreo medico. Di nuovo corretti ; et ristampati. Vinegia, Domenico Giglio, 1558. 246, (1) p. de colophon, 2 dern. f. blanc, grande vignette à la marque de l'imprimeur au titre.
2- BETUSSI (Giuseppe). Il Raverta, dialogo di messer Giuseppe Betussi, nelquale si ragiona d'amore, et de gli effetti suoi. Vinegia, Gabriel Giolito de Ferrari, 1549. 96 f., grande vignette à la marque de l'imprimeur au titre répétée sur le colophon daté 1550.

In-8, plein vélin ivoire cordé ancien, tranches mouchetées, qqs pet. gal. de vers en marge de qqs cahiers.
1- L'oeuvre principale de Léon L'Hébreu, écrite en italien. "The wealth and profundity of the ideas, make the 'Dialoghi' one of the most important works in metaphysics produced by the European Renaissance. The work had a widespread influence in its time"(Encyclopaedia Judaica). (Adams, A 63. Brunet, III, 984).
2- Né à Bassano, proche de Pierre Arétin et traducteur de Boccace, Giuseppe Betussi dirigea quelques temps l'imprimerie de Giolito à Venise avant de mener une vie aventureuse en Italie et en France. (Graesse, I, 356).
Intéressante réunion de ces deux ouvrages sur l'amour, sa nature, ses effets et sa place dans l'univers, ouvrages qui contribuèrent à populariser la morale et l'esthétique néo-platonicienne auprès des lecteurs de la Renaissance.
Très bon exemplaire, très frais.

Réf.: 30728 - Eur 1500.00
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[GARZONI (Tommaso)]. Le Théâtre des divers cerveaux du monde (…). Traduict d'italien, par G.C.D.T. [Gabriel Chappuis].
Paris, Felix Le Mangnier, 1586.
In-12, plein maroquin, dos lisse orné d'un décor de compartiments garnis de filets et palettes dorés, pièce de titre de maroquin olive, double filet d’encadrement sur les plats, filet sur les coupes, dentelle intérieure (rel. vers 1720), 268 [i.e. 266] f.
Première traduction française, par Gabriel Chappuis, de 'Il Theatro de vari e diversi cervelli mondani' (Venise, 1583), édition partagée avec Jean Heusé.
Dans ce classique de la psychologie à la Renaissance, l’auteur tente une approche typologique cérébrale pionnière. Il met en relation la conformation du cerveau humain (taille, volume, place) avec des comportements associés (55 catégories et sous-catégories recensées): "paisibles, hardis & belliqueux, joviaux, subtils, savants, instables, diaboliques, débiles, vicieux mélancholiques, alquimistes, astrologues, etc." et esquisse une description des aires fonctionnelles du cerveau.
Par ce biais, Garzoni fait aussi œuvre de moraliste, en cette dernière moitié du XVIe siècle.
Garzoni est également l’auteur d’un autre ouvrage précurseur dans l’histoire de la psychiatrie: 'L'Hospital des fols incurables'.
(Brunet, II, 1497. H. Schüling, 'Bibliogr. der psychologischen Literatur des 16 Jh.', 132. Brunet, II, 1497. Durling, 2009.1-2010. Traducteurs tourangeaux de la Renaissance, expo. B.M. Tours, 1960, p. 22, n°37).
Petit ex-libris calligraphié sur la page de titre: "Buleius arte solulum".
Traces de restauration à la reliure.
Bel exemplaire, frais, bien relié en maroquin.

Réf.: 33016 - Eur 1500.00
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LA MOTHE LE VAYER (François de). Oeuvres de François de La Mothe Le Vayer. Conseiller d'Estat ordinaire. Troisième édition, revue, corrigée & augmentée.
Paris, Augustin Courbé, 1662.
2 tomes et 3 parties en 3 volumes in-folio, plein veau granité de l'époque, dos à nerfs ornés de caissons fleuronnés, tranches mouchetées (fente et manque de cuir au mors sup. du tome I, accrocs et épidermures aux plats, défauts aux coif.) , (24), 1015, (52) p. et (8), 1166, (72) p., dont 3 pages de titre, grande vignette de titre, portrait gravé par Nanteuil en frontispice, planche allégorique hors texte au tome I, titres noir et rouge.
Troisième édition en partie originale, comportant une dédicace au roi, augmentée de 'La Physique du Prince', 'Discours sur la bataille de Lutzen et sur la trêve des Pays-Bas' et un ouvrage composé vers 1636, qui paraît pour la première fois 'En quoi la piété des Français diffère des Espagnols dans une profession de même religion', ainsi que dans le deuxième volume, les cinquante "petits traités en forme de lettres" et "la Prose chagrine".
(James, 'Libertins Erudits', n°238. Tisserand, Bibliographie in : 'La Mothe Le Vayer...', p. 236. Pintard, n° 861).
Reliure usée, auréoles dans la marge inférieure des 2 prem. volumes. Exemplaire relié à l'époque, grand de marges.

Réf.: 35076 - Eur 1500.00
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PEMBERTON (Henry), JONCOURT (Elie de) traducteur. Elémens de la philosophie Newtonienne (...). Traduit de l'anglois [par Elie de Joncourt].
Amsterdam et Leipzig, Arkstee & Merkus, 1755.
In-8, veau marbré de l'époque, dos à nerfs orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, tranches rouges, xvi, 495 p., 12 planches dépliantes gravées, 17 bandeaux historiés gravés sur cuivre.
Edition originale de la traduction française, donnée Elie de Joncourt.
Médecin et physicien, proche collaborateur et éditeur de Newton, Henry Pemberton (1694-1771) procure une synthèse claire et fidèle de la révolution newtonienne en matière de philosophie, de physique - loi de l'attraction universelle, d’astronomie, sur la lumière et les couleurs - et les sciences de la nature.
Composé sous la supervision de Newton lui-même dans les derniers instants de sa vie, l’ouvrage contribua dans sa version anglaise, puis dans cette version française à la diffusion et à la vulgarisation internationale de l’œuvre du savant.
(Gray, 134. Wallis, 133. Manque à Babson).
Petits accrocs aux coiffes et coins. Mors légèrement fendillés.
Ex-Libris du XVIIIe siècle, gravé et armorié du duc d’Albret (Gascogne). Petit cachet sur le titre.
Bon exemplaire, bien relié à l’époque.

Réf.: 36821 - Eur 1500.00
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COLLINS (Anthony), CROUSAZ (Jean-Pierre de). Discours sur la liberté de penser, par Mr. A. Collins. Traduit de l'Anglois & augmenté d'une Lettre d'un médecin Arabe ; avec l'Examen de ces deux Ouvrages par Mr de Crouzas. Nouvelle Edition corrigée.
Londres [i.e. en Hollande], 1766.
2 volumes in-12 (158 x 98 mm), plein maroquin rouge de l'époque, dos lisses ornés de compartiments cloisonnés et fleuronnés, filets et palettes dorés, triple filets en encadrement sur les plats, filet sur les coupes, dentelle intérieure, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge et vert bronze, tranches dorées, xii, 168 [i.e. 268] p. et viii, 211 p.
Première édition collective de 'Discourse on Free Thinking' d’Antony Collins dans la traduction de Henri Scheurleer, revue par Jean Rousset de Missy avec son "Examen" par Jean-Pierre de Crousaz (1715), analyse critique et commentaires, donné séparément et qui occupe l’intégralité du tome II.
La "Lettre d'un médecin arabe", également due à A. Collins, dispose d'une page de titre propre (I, p. 241-168 [i.e 268]).
L’adresse de Londres est fictive, l’ouvrage a sans doute été imprimé aux Pays-Bas, vraisemblablement par Marc Michel Rey à Amsterdam.
Élève, correspondant et ami de Locke, A. Collins est l'une des figures centrales de la Libre-pensée britannique.
Dans ce célèbre "Discours", il approfondit la thèse de Locke sur l'homme produit du milieu et se livre à une apologie de la liberté de penser. La brève et fulgurante "Lettre d'un médecin arabe" défend et approfondit son système: la doctrine qui attire la persécution n'est pas le mahométanisme, mais tout fanatisme. La postérité de Collins sera considérable parmi les Encyclopédistes français.
"L'ouvrage parut dès l'origine comme le manifeste redoutable de tout un parti. La libre-pensée agressive, avec lui, était née" (G. Ascoli, 'La Grande-Bretagne devant l'opinion française', II, p. 86).
L’ouvrage fut mis à l'index dès 1715. Il attira à son auteur de nombreuses attaques et l'obligea à se réfugier en Hollande.
(France littéraire, II, 253. Peignot, "Livres interdits", II, 214).
Très bel exemplaire, imprimé sur vergé de Hollande, parfaitement relié à l’époque, en 2 volumes de maroquin rouge.

Réf.: 37227 - Eur 1200.00
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GASSENDI (Pierre). Exercitationes paradoxicae adversus aristoteleos. In quibus praecipua totius Peripateticae doctrinae fundamenta excutiuntur (...).
Amsterdam, Apud Ludovicum Elzevirium [Amsterdam, Louis Elzevier], 1649.
In-12, demi-chagrin rouge, dos à 4 nerfs filetés or, compartiments à plein décor de rinceaux dorés au petit fer, titre doré (rel. fin XIXe), (32), 208 p., titre rouge et noir.
Seconde édition du premier ouvrage de Gassendi (l’originale de 1624 n’est connue qu’à quelques exemplaires), publiée par Louis Elzevier à Amsterdam.
Dans ces 'Dissertations en forme de Paradoxes contre les Aristotéliciens', "chef-d'œuvre de polémique impitoyable" (Gusdorf), le jeune philosophe lance une attaque frontale contre l’aristotélisme de son temps, contre ses disciples scolastiques et défend l'épicurisme auquel il veut rendre justice.
"Cet ouvrage s’insère dans une tradition humaniste et renaissante d’anti-aristotélisme. Gassendi remet en cause les autorités, l’interprétation a priori et la tradition immédiate. Il leur substitue les preuves expérimentales. Son opposition à Aristote et à son dogmatisme doit aussi être mise en perspective avec son combat contre les courants ésotériques et théosophiques, et contre le dogmatisme occultiste" (Fonds Gassendi, Médiathèque des Trois Vallées en ligne).
L’intervention de Gassendi fut décisive au sein du groupe des libertins érudits de la Tétrade dont il fut le principal inspirateur. Plus largement, sa philosophie exerça une influence fondamentale dans l'histoire littéraire, des idées et de l'esthétique du XVIIe siècle, au point qu'on parle désormais d'un "gassendisme épicurien".
L'ouvrage ne sera plus réimprimé du vivant de l'auteur.
(Cf. Jammes, 'Libertins érudits', n° 160. Pintard, n° 757. Willems, 1085).
Bel exemplaire, très frais, très bien relié à l'époque.

Réf.: 34965 - Eur 1000.00
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OROBIO DE CASTRO (Isaac), HOLBACH (Paul Thiry, baron d') éditeur et traducteur. Israël vengé ou Exposition naturelle des Prophéties Hébraïques que les Chrétiens appliquent à Jésus, leur prétendu Messie.
Londres, 1770.
In-12, demi-veau moucheté de l'époque, dos lisse orné de filets et fleurons dorés, pièce de titre de maroquin rouge, tranches mouchetées bleues, (1) f., (2), iv-243, (1) p., ex. imprimé sur papier fort.
Rare édition originale de cette traduction de "Prevenciones divinas a Israel", ouvrage composé par l'un des plus célèbres philosophes et médecins juifs du XVIIème siècle, Isaac Orobio de Castro (c.1617–1687), traduction revue, éditée et publiée par le baron d'Holbach en raison de la pugnacité de ses attaques contre le christianisme.
D’après Eusèbe Salverte cité par Barbier, Diderot aurait également participé à cette adaptation.
Selon O. Bloch (’Matérialisme du XVIIIe s.’, p. 222-226), le manuscrit d'Orobio aurait été transmis à Holbach par Levesque de Burigny qui résidait à l'époque en Hollande et l'ouvrage aurait longtemps circulé sous forme de copies manuscrites avant d'être imprimé.
"Traduction d'Orobio dans laquelle la part d'Holbach serait prépondérante, Diderot n'étant peut-être pas étranger à l'entreprise (...). La deuxième partie est constituée par une dissertation montrant que le Messie est encore à venir et qu'il ne saurait être comme l'a cru le Christianisme. Les Juifs ont donc raison d'attendre sa venue" (‘D’Holbach et ses amis’, N°151).
(Conlon, 'Siècle des Lumières', 70:1163. Vercruysse, 1770 F1. Szajkowski, 1543).
Petits défauts aux mors.
Très bon exemplaire, très frais, imprimé sur vergé fort.

Réf.: 35563 - Eur 1000.00
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CAMUS (Albert). L'homme révolté. (EDITON ORIGINALE SUR GRAND PAPIER)
Paris, Gallimard, 1951.
In-12, broché (188 x 123mm), 382 p.
Edition originale de premier tirage, achevé d’imprimer du 18 octobre 1951.
Un des 260 exemplaires sur vélin pur fil des papeteries Lafuma-Navarre (n°165), deuxième grand papier après 45 ex. sur Hollande.
Parfait exemplaire, non coupé, à l’état de neuf.

Réf.: 36690 - Eur 1000.00
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BONNET (Charles). Essai analytique sur les facultés de l'âme.
Copenhague, chez les Frères Cl. & Ant. Philibert, 1760.
In-4 (250 x 191 mm), plein veau marbré de l'époque, dos à 5 nerfs guillochés or, orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, tranches rouges, (1) f. de titre, (5), (1) bl., xxxii, 552 p., (1) f. d'errata, titre noir et rouge, vignette de titre gravée, bandeau historié gravé sur cuivre par Jonas Haas.
Edition originale in-4°, de cet ouvrage pionnier dans l’histoire de la psychologie et la psychophysiologie modernes.
Il est précédé d'une épître dédicatoire à Frédéric V du Danemark.
"Ouvrage de référence dans la philosophie du XVIIIe siècle. La méthode est identique que chez Condillac: animer graduellement une statue humaine pour expliquer la nature et le développement des opérations de l'âme (…). Bonnet va cependant aller beaucoup plus loin en développant une psychophysiologie des facultés mentales. L'insertion physique du psychisme humain est une des marques caractéristiques de sa philosophie analytique. De plus, cette révélation sensualiste rompt avec la pensée de Condillac dans la mesure où Bonnet n'adhère pas à une conception purement passive du développement des facultés : il installe l'activité de l'âme au commencement, dès la première sensation, en accord avec les idées de Leibniz. La richesse du livre se retrouve surtout dans ses études sur la mémoire et l'attention" (Serge Nicolas, L'Harmattan, 2007).
C’est d’après les observations de l’auteur sur son grand père, transcrites dans cet ouvrage, que l’on donnera le nom de "Syndrome de Charles Bonnet" à des manifestations d’hallucinations visuelles chez des sujets âgés.
(Dict. des philosophes, P.U.F., I, p. 389. D.S.B., II, p. 286. Savioz, Ch. Bonnet, Bibliographie p. 373).
Très bel exemplaire, très frais, grand de marges, très bien relié à l’époque, bien complet de son feuillet d’errata.

Réf.: 37168 - Eur 1000.00
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HOBBES (Thomas). Elemens philosophiques du Citoyen. Traicté politique où les Fondemens de la Société civile sont descouverts, par Thomas Hobbes, et Traduicts en François par un de ses amis [Samuel Sorbière].
Amsterdam, Jean Blaeu (à la sphère), 1649.
2 parties en un volume petit in-8, plein vélin rigide de l'époque, (28) f., 246 pp. et (1) f. blanc, 144 pp.
Véritable édition originale française de premier tirage, la plus recherchée comportant un portrait de Hobbes qui ne figure pas dans les éditions suivantes.
Elle est traduite du latin par Samuel Sorbière, deux ans avant la première édition anglaise. Quoique publié à Paris, le livre a été, par prudence, imprimé sous l'adresse d'Amsterdam, Blaeu.
Exemplaire en tout point conforme à la description donnée par MacDonald & Hargreaves avec les 28 feuillets liminaires: 1er titre allégorique gravé, 2e titre, épître, préface, lettre de Gassendi, de Mersenne, table, (1) f. d'errata, portrait gravé de Hobbes au verso. Feuillet banc entre les 2 parties.
Sur ce texte fondateur dans l'histoire des idées politiques de l'Europe moderne, sur les liens de Hobbes avec la France et le rôle de Sorbière comme "agent de diffusion du hobbisme en France ", cf. Pintard, 'Le Libertinage érudit', p. 552 et s. et Thuau, 'Raison d'Etat et pensée politique à l'époque de Richelieu', p. 380 et s.
(MacDonald & Hargreaves, n°32. Brunet, III, 240).
Quelques petites rousseurs. Un peu court de marge supérieure sans perte.
Très bon exemplaire, dans sa reliure de vélin de l'époque.

Réf.: 22817 - Eur 850.00
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ROUSSEAU (Jean-Jacques). Emile, ou de l'éducation. Par J.J. Rousseau, Citoyen de Genève.
La Haye, Jean Néaulme [i.e. Paris, Duchesne], 1762.
4 volumes in-8, plein-veau marbré de l'époque, dos lisses ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin, triples filets dorés en encadrement sur les plats, filet doré sur les coupes, tranches jaspées, (4), viii, (2), 464 p. ; (4), 407 p. ; (4), 381 p. et (4), 455 p., 5 planches gravées hors texte.
Deuxième édition de Paris, à la date de l'originale, publiée à Paris par Duchesne. Elle est illustrée de 5 figures, dont 4 en frontispice de Eisen gravées par Legrand, Longueil et Pasquier.
(Dufour, 190. Sénelier, 763. Gagnebin, 6. McEachern, 4A, p.105).
Coiffes restaurées, quelques épidermures.
Bon exemplaire, imprimé sur papier vergé, grand de marges, bien relié à l'époque.

Réf.: 34658 - Eur 850.00
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VOLTAIRE, BOULAINVILLIERS (Henri de). 1- Le dîner du comte de Boulainvilliers par Mr. St. Hiacinte [Voltaire]. S.l., 1728 [i. e. Hollande, 1768]. (2) f. de faux-titre et titre, 60 p.
2- Relation du bannissement des jésuites de la Chine. S.l.n.d. [Amsterdam, Marc-Michel Rey, 1768]. 31 p.
3- Relation de la mort du chevalier de La Barre : par Monsieur Cass*** [Cassen], avocat au Conseil du Roi, à M. le marquis de Beccaria. Le 15 juillet 1766. S.l.n.d. [Amsterdam, Marc-Michel Rey, 1768]. 24 p.

3 ouvrages reliés en un volume in-12, plein veau havane de l'époque, dos à 5 nerfs orné, pièce de titre de maroquin amande, tranches bleutées.
Intéressante réunion de ces trois ouvrages de Voltaire, qui confirme leur origine commune: tous trois à l’année 1768 et sans doute publiés à Amsterdam chez Marc-Michel Rey.
1- Edition "en gros caractères", publiée l’année de l’originale, avec un faux-titre suivi d'un titre, qui porte le nom de Saint-Hyacinthe. Bengesco la distingue par le feuillet en tête duquel se trouve le titre de départ, paginé 1-2.
Les interlocuteurs du "Dîner" sont le comte et la comtesse de Boulainvilliers, l'abbé Couet et Nicolas Fréret. - Les "Pensées détachées de M. l'abbé de Saint-Pierre" sont de Voltaire. (Bengesco n°1750, p. 216. ‘L’oeuvre de Voltaire à la B.N.’, n°4141).
2- Edition publiée l’année de l’originale à Amsterdam chez Marc-Michel Rey selon le catalogue de la BnF, qui renvoie, au sujet de cette édition, au billet de Voltaire à H. Rieu, Besterman, n°14003. Cette édition se caractérise par le fait qu’elle ne comporte qu’un titre de départ. (Bengesco, n°1758/2. ‘L’oeuvre de Voltaire à la B.N.’, n°4161).
3- Edition originale. Titre de départ. Imprimé à Amserdam chez M.M. Rey, selon le catalogue de la BnF :
"C'est par erreur que Beuchot avait considéré comme date d'édition celle du 15 juillet 1766, mentionnée au titre de départ, comme l'a montré Bengesco". (Bengesco, n°1722. ‘L’oeuvre de Voltaire à la B.N.’, n°4195).
Bel exemplaire, frais, dans une jolie reliure anglaise ou hollandaise de l’époque.

Réf.: 36251 - Eur 850.00
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NIFO (Agostino). Augustini Niphi Medicis Libri duo, De pulchro, primus. De amore, secundus.
Lugduni, Godefridum & Marcellum Beringos [Lyon, Godefroy et Marcellin Beringen], 1549.
In-8, plein vélin souple de l'époque, 277, (3) p., tranches ciselées.
Deuxième édition de ce rare traité sur la beauté et l’amour, composé par l’humaniste, philosophe et universitaire italien Agostino Nifo (1473-1539 ?).
"Après la réhabilitation des sens, Nifo confère au plaisir corporel, procuré par la beauté, une valeur inédite: non seulement le plaisir est légitime en lui-même mais il totalise l’ensemble des jouissances humainement possibles. Par-là, l’auteur libère l’amour humain, cupido, de l’accusation de bestialité sous-tendue par la hiérarchie ficinienne des trois amours (…). Le ‘De Pulchro et amore’ donne une expression philosophique aux aspirations sensuelles des traités du XVIe siècle" (Constance Malard).
D’abord défenseur d’un averroïsme sans concession, Nifo élabora une synthèse originale entre un aristotélisme éclectique et un néo-platonisme qu’il poussa dans ses derniers retranchements. Sa polémique avec Pomponazzi sur l’immortalité de l’âme le rendit célèbre.
L’ouvrage est dédié à Jeanne d’Aragon.
Cf. l’édition critique donnée par Laurence Boulègue, éd. des Belles Lettres, 2011.
(Adams, N-288. Baudrier, ‘Bibliographie lyonnaise’, III, 48).
Provenance : La bibliothèque lyonnaise de Justin Godart (1871-1956), homme politique et philanthrope, avec son ex-libris gravé. Signature autographe ancienne sur la tranche supérieure: "Capuccini".
Quelques auréoles et pliures à quelques feuillets. Biffure ancienne à la page de titre avec une petite perforation due à la plume. Manques de vélin au dos, les nerfs sont apparents.

Réf.: 36900 - Eur 850.00
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LOCKE (John). OEuvres diverses de Monsieur Locke. Nouvelle édition considérablement augmentée. (EXEMPLAIRE de l'abbé MIGNOT, NEVEU DE VOLTAIRE).
Amsterdam, Jean Frederic Bernard, 1732.
2 volumes in-12, plein veau marbré de l'époque, dos lisses ornés de compartiments fleuronnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin, filets dorés sur les coupes, tranches rouges, cxix [i.e. ci-1], 329 p. et 420 [i.e. 430] p.
Deuxième édition, en partie originale, augmentée d'un volume par rapport à la première collective de 1710, traduite, préfacée et accompagnée d'un important "Eloge historique de Feu Mr. Locke" par Jean Le Clerc.
Selon le catalogue de la British Library, cette version française serait établie sur l'édition originale des 'Posthumous Works' (Londres, 1706) par Jean-Frédéric Bernard, un proche de Bayle, qui agit également comme éditeur-imprimeur de ces volumes.
Contient :
1- Lettre sur la Tolérance, parue en latin à Londres en 1689. 2- De la conduite de l'esprit dans la recherche de la vérité. 3- Discours sur les Miracles. 4- Méthode nouvelle de dresser des Recueils. 5- Mémoires pour servir à la Vie d'Antoine Ashley, comte de Shaftesbury. 6- Essai sur la nécessité d'expliquer les épîtres de S. Paul. 7- Examen du sentiment de Malebranche (...). 8- Lettres diverses (correspondance avec son ami Philipp Van Limborch).
La "Lettre sur la Tolérance" est donnée directement à partir du latin, dans sa version intégrale.
(Yolton, n°373).
Quelques traces de restauration et quelques rousseurs.
Provenance : Alexandre Jean Mignot (1725-1791) avec son ex-libris gravé armorié aux deux volumes. Abbé de Sellières et conseiller du Roi, il était le neveu de Voltaire et proche du patriarche de Ferney avec lequel il entretint une correspondance régulière. Ses ouvrages d’histoire et de littérature lui valurent l’estime de Diderot, qui fit son éloge. Son dévouement à la mémoire de Voltaire après sa mort le désigne comme le "gardien du temple voltairien".
Très bon exemplaire, bien relié à l’époque.

Réf.: 36927 - Eur 850.00
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[HOLBACH (Paul Thiry, baron d') ou FRERET (Nicolas)]. Lettres à Sophie. Contenant un examen des fondemens de la Religion Chrétienne, & diverses objections contre l'immortalité de l'âme.
Londres, Dix-huitième siècle [Amsterdam, Marc-Michel Rey, vers 1770].
2 tomes reliés en un volume in-12, broché sous couverture d'attente (rel. ancienne), (4), 230 p. et (2) p., 210, (1) p., exemplaire entièrement non rogné.
Edition originale (et seule édition ancienne) de ce rare et célèbre texte matérialiste radical dont la paternité n’a jamais pu être établie et dont certains passages ont été repris par Sade.
L’attribution à D’Holbach par Tchemerzine est contestée par Vercruysse et par l’édition critique donnée par Olivier Bloch (Champion, 2004). Une analyse serrée du texte permet à ce dernier et à Jean Deprun d’attribuer ce texte à "un érudit né en terre protestante et ayant reçu une solide formation théologique", une sorte de "Meslier protestant".
L’auteur se propose de libérer son ancienne maîtresse, Sophie, de ses illusions religieuses. Pour ce faire, il livre un discours et des argumentations d’un athéisme radical appuyés sur un corpus d’auteurs et d’œuvres, dénonce les impostures du christianisme, les légendes superstitieuses de la Bible, absurdes et dangereuses, et consacre trois lettres à ruiner le dogme de l’immortalité de l’âme.
"Les vues matérialistes [de cet ouvrage] ont fourni à Sade la matière de la dissertation contre l’immortalité de l’âme que l’auteur de la met dans la bouche du libertin Bressac (Sade, OC, ‘Nouvelle Justine’, Cercle du Livre précieux, VII, p. 219-227). Par ce biais imprévu, les Lettres à Sophie n’ont pas cessé d’agir - clandestinement, comme il se doit" (J. Leprun, CHSPM, Paris 1, Séminaire d’Histoire du matérialisme, 1987-1988).
L’ouvrage figure dans le premier inventaire de la bibliothèque du marquis de Sade, dressé à La Coste au début de 1769, ce qui permet de dater sa parution et d’éliminer à priori la paternité de N. Fréret, mort en 1749.
(Conlon, ‘Siècle des Lumières’, 80:362. Tchemerzine-Scheler, III, 735. D’Holbach et ses amis, n° 1582/3. Vercruysse, p. 25).
Titres et derniers feuillets montés sur onglets. Quelques rousseurs éparses.
Bon exemplaire, à toutes marges, entièrement non rogné, imprimé sur papier fort.

Réf.: 11683 - Eur 800.00
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LA FORGE (Louis de). Traitté de l'Esprit de l'Homme, de ses Facultez et Fonctions, et de son union avec le Corps. Suivant les Principes de René Descartes [i.e. Traité de l'Esprit de l'Homme].
Paris, Michel Bobin & Nicolas Le Gras, 1666.
In-4, plein veau moucheté de l'époque, dos à 5 nerfs orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, titre doré, tranches mouchetées, (56), 453, (2) p.
Edition originale.
Médecin et philosophe, ami et disciple de Descartes, La Forge donne un prolongement à l'oeuvre de son maître et élabore un nouveau rapport de causalité entre l’esprit et le corps. Tout en atténuant certaines conséquences mécanistes du système cartésien, il soumet sa théorie de "l’occasionnalisme", dont il se montre l’un des plus habiles interprètes et, qui en vint à dominer le cartésianisme, de Malebranche à d’Alembert.
Pierre Clair (art. "Esprit", Encyclo. Universalis) souligne un autre aspect novateur de cet essai: "On y trouve une intéressante étude du fonctionnement du cerveau, qui, pourtant, n'est nullement assimilable à l'esprit et qui demeure le simple ‘organe’ (corporel) de celui-ci".
L'ouvrage connut un très large succès, y compris dans les milieux mondains: Madame de Sévigné, dans une lettre, qualifie ce livre "d’admirable".
(Brunet, III, 764. Cf. Véronique Le Ru, ‘La réception occasionnaliste de Descartes: des Malebranchistes à l’Encyclopédie’, in "Recherches sur Diderot et sur l'Encyclopédie", 2009, n°38).
Exemplaire sans le portrait.
Quelques piqûres, plus abondantes en coin des 100 derniers feuillets, épidermures.
Exemplaire de Frédéric Le Duchat (1683 - 1746), conseiller au parlement de Metz, avec sa signature autographe sur la première garde blanche.
Bon exemplaire.

Réf.: 36652 - Eur 800.00
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BERKELEY (George). Dialogues entre Hylas et Philonous, dont le but est de démontrer clairement La réalité & la perfection de l'entendement humain, La nature corporelle de l'âme, Et la providence immédiate de la Divinité, contre les sceptiques et les athées, et d'ouvrir une méthode Pour rendre les Sciences plus aisées, plus utiles & plus abrégées. Traduit de l'anglois [par J.-P. Gua de Malves].
Amsterdam, 1750.
In-12, plein veau marbré de l'époque, dos lisse orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, filet d’encadrement à froid sur les plats, roulette dorée sur les coupes, (4), xx, 288 p., 3 vignettes gravées sur cuivre en bandeau.
Première et unique traduction française ancienne, donnée par l'abbé Jean-Paul de Gua de Malves, illustrée de trois jolies vignettes en bandeau, une en tête de chaque dialogue.
L'exposé de la philosophie "immatérialiste" et empiriste de Berkeley, dans lequel le philosophe irlandais développe les implications métaphysiques de sa théorie de la perception.
Sous forme de trois entretiens dialogués, affrontement entre Hylas, défenseur de la doctrine matérialiste (réfutée par Berkeley) et Philonous, pour qui seuls existent les esprits et les idées.
"Chef d'oeuvre littéraire (...). L'auteur y expose l'ensemble de sa doctrine. Peu d'oeuvres ont une plus grande efficacité didactique" ('Nouveau Dict. des oeuvres', 7306).
(Jessop, 'A Bibliography of George Berkeley', 2sd ed., n°96. Keynes, 'id.’, 12).
Quelques traces de restauration à la reliure. Quelques rousseurs éparses.
Très bon exemplaire, bien relié à l'époque.

Réf.: 26015 - Eur 750.00
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RICHARD (Abbé Jérôme). La Théorie des songes.
Paris, Frères Estienne, 1766.
In-12, plein cartonnage marbré à la Bradel, pièce de titre de veau rouge, daté en pied (rel. moderne Devauchelle), xxiv, 320, (3) p. (qqs rouss.).
Edition originale et unique. "Cet ouvrage peut être considéré comme la plus ancienne tentative sérieuse de comprendre le rêve et de l'interpréter. Il contient notamment des remarques de grand intérêt sur l'association d'idées. C'est, au XVIIIe siècle, un livre directement précurseur de la 'Science des rêves' de Freud" ('Précurseurs français de la psychiatrie et de la psychanalyse', n° 5561).
"L'abbé Richard ne se prive pas d'appliquer aux rêves représentés dans les romans contemporains sa théorie du songe comme 'activité de l'âme' (...). Oeuvre d'un grand intérêt où la doctrine anthropologique s'adosse à un corps de fictions" (sur l'importance et la nouveauté de cet essai, cf. C. Jacot-Grapa, 'Rêve et identité. Autour de 'la Théorie des songes' de Jérôme Richard', in "Songes et songeurs", P.U. de Laval, 2003, p. 233-259).
(Blake p.381. Caillet, 9401. Dorbon, 4124. Guaita, 2052 qui qualifie cet ouvrage de "très rare").
Bon exemplaire, bien relié.

Réf.: 28178 - Eur 750.00
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DOMENICHI (Lodovico). Dialoghi di M. Lodovico Domenichi; cioe, d'Amore, della vera Nobilità, de' Rimedi d'Amore, dell' Imprese, dell' Amor Fraterno, della Corte, della Fortuna, et della Stampa (...).
Vinegia, Appresso Gabriel Giolito de' Ferrari, 1562.
Petit in-8, cartonnage bleu, pièces de titre de veau vert et rouge, tranches rouges (rel. du XVIIIe siècle), (36), 399, (1) p., vignette de titre à la marque de l'imprimeur, grande marque de l'imprimeur à pleine page au verso du dernier feuillet, bandeaux et lettrines, imprimé en caractères italiques.
Edition originale et unique. Humaniste né à Plaisance (Piacenza), "écrivain professionnel", poète, traducteur, éditeur, Lodovico Domenichi (1515-1564) était lié avec Paul Jove, l'Arétin et Doni. Il s'établit à Venise, puis à Florence.
Quelque temps emprisonné par l'Inquisition, il devint historiographe officiel de Cosme Ier de Médicis.
L'auteur, qui sacrifie à la forme des Dialogues, genre très prisé à la Renaissance, livre au croisement de la philosophie, de la rhétorique et de la littérature, une oeuvre remarquable comme témoin de son époque.
Ces dialogues contiennent également d'importants éléments autobiographiques sur la vie de l'auteur ('Della Fortuna').
(Adams, D.779).
Petit cachet ex-libris ancien: "Ioan.dominici de Sinibaldis"
Bon exemplaire.

Réf.: 35045 - Eur 750.00
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[DESLANDES (André-François Boureau)]. Pigmalion, ou la Statue animée.
Londres, Samuel Harding [i.e. Paris ?], 1741.
In-12, demi-veau glacé cerise, dos à 5 nerfs orné de petits fers spéciaux (rel. du XIXe), (4), viij, 80 p.
Edition originale, rare, publiée clandestinement. J. Macary ('Masque et Lumière au XVIIIe, A.F. Deslandes') analyse ce conte qui exploite, avant Condillac et Diderot, la métaphore de la statue animée, comme la clef de l'oeuvre de Boureau-Deslandes et l'un des premiers exposés du "naturalisme matérialiste". Il souligne son audace et sa nouveauté, annonciatrices des "Lumières radicales" de la seconde partie du siècle.
Plusieurs travaux récents ont souligné l'importance et l’influence de cet essai, qui, quatre ans avant 'l'Histoire naturelle de l'âme' de La Mettrie, exposait une théorie purement matérialiste du monde.
Cf. Sébastian Drouin, 'Allégorisme et matérialisme dans Pigmalion, ou la statue animée d'André-François Deslandes', SVEC 2003:07 (2003), p.383-393 et Anne Desneys-Tunney, 'Le roman de la matière dans Pigmalion...', in "Être matérialiste à l'âge des Lumières. Mélanges offerts à R. Desné", PUF, 2015, p. 93-108.
Les censeurs ne s'étaient pas trompés et l'ouvrage fut condamné à être brûlé par l'exécuteur de la haute-justice, par arrêt du Parlement de Dijon du 14 mars 1742.
(Conlon, 'Siècle des Lumières', 41:359. Macary, 252. Peignot, ‘Livres condamnés au feu', I, 101. F. Weil, 'Livres interdits’, p. 34). Le lieu d'édition est donné par Weller, p. 109.
Marge extérieure de la page de titre un peu réduite.
Très bon exemplaire.

Réf.: 36622 - Eur 750.00
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SILHON (Jean de). De la Certitude des connoissances humaines, Où sont particulièrement expliquez les Principes & les fondemens de la Morale et de la Politique, avec des Observations, sur la manière de raisonner par l'assemblage de plusieurs moyens, confirmée par des exemples, & particulièrement de la Religion Chrestienne.
Paris, Imprimerie Royale, 1661.
In-4, plein veau brun de l'époque, dos à 5 nerfs orné de compartiments entièrement garnis d'une résille dorée aux petits fers, roulette dorée en tête et pied, tranches rouges, (1) f., (42), 637, (1) p., bandeaux et culs de lampes gravés et historiés.
Edition originale de cet essai dédié à Louis XIV et publié à l’imprimerie royale l’année même de la mort de Mazarin dont l’auteur avait été le secrétaire et le protégé depuis 1642.
Philosophe proche de Descartes, Jean de Silhon (1596-1667) devint secrétaire de Richelieu, conseiller d'État, secrétaire de Mazarin et l’un des premiers fondateurs et membre de l'Académie française (1634).
Il est l’un des principaux théoriciens et idéologues du pouvoir absolu de la période.
"Le propos se divise en deux moments : la réfutation de la philosophie de Montaigne – figure emblématique du scepticisme aux yeux de Silhon – et de sa thèse sur la nature trompeuse des sens (…). Point remarquable: on trouvera au livre I de l’ouvrage la formulation d’un curieux cogito (…) qui précède de trois ans le Discours de la méthode, il est peut-être le fruit de discussions avec Descartes (…). Les livres III et IV, cœur de l'ouvrage, sont consacrés à la justification du principe fondamental de l’obéissance au Prince qu’illustrent des exemples empruntés aux épisodes de la Ligue et des Guerres de religion" (cf. Christian Nadeau, éd. Fayard).
Si le titre annonce une suite qui ne parut jamais, 'De la Certitude des connoissances humaines' fut plus tard réimprimé par l'auteur à la suite de son 'Ministre d’Etat'.
(Brunet, V, 381. Sources de l’Histoire de France, n°6120).
Mors fendus, plats épidermés, coiffes et coins usés. Intérieur frais. Exemplaire grand de marges.

Réf.: 36750 - Eur 750.00
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ROUSSEAU - LE GRAND (Louis) ou LEGRAND, ANDRE (Jean),. 1- [LEGRAND (Louis)]. Censure de la Faculté de Théologie de Paris, Contre le Livre qui a pour titre, "Emile, ou de l'Éducation". Paris, P. Al. Le Prieur, 1762. 352 p. titre compris (précédé de):
2- [ANDRE (Jean)]. Réfutation du nouvel ouvrage de Jean-Jacques Rousseau, intitulé Emile, ou de l'Éducation. Paris, Desaint & Saillant, 1762. (4), 277, (1) p.

2 ouvrages reliés en un volume in-8, plein veau de l'époque, dos à 5 nerfs orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge et vert, filet doré sur les coupes, tranches rouges.
1- Edition originale. La 'Censure', rédigée par l'abbé Le Grand docteur de Sorbonne qui devint censeur royal, où sont réfutées point par point les dix-neuf "hérésies" relevées dans "L'Emile" par la Faculté de théologie de Paris.
Elle est précédée de la "relation des circonstances qui décidèrent l'examen de cet ouvrage", et du discours de Jean-Clément Gervaise, syndic de la faculté de théologie.
La Censure fut achevée le 20 Août 1762; l'archevêque de Paris condamna "L'Emile" par un mandement du 28 août. De son côté, dès le 9 juin, le parlement avait ordonné que le livre, jugé impie et dangereux, soit lacéré et brûlé de la main du bourreau et que son auteur soit décrété de prise de corps.
Rousseau dut fuir seul, avec l'aide du maréchal de Luxembourg. Proscrit de France, mais aussi des Pays-Bas, de Genève et de Berne, il se réfugia à Yverdon chez son ami Daniel Roguin.
(Peignot, 'Livres condamnés au feu', II, p. 94. Monod, p. 563. Conlon, 'Rousseau', n° 236).
2- Edition originale. "C'est la méthode de Pascal qu'adopte André. Il voit d'emblée le point faible de Rousseau: l'état misérable de l'homme est injustifiable dans le théisme. Rousseau l'attribue bien au libre arbitre et pense avec tous les chrétiens, contre Bayle, que Dieu ayant 'voulu communiquer à ses créatures la dignité de la causalité' (Pascal), la misère avec la liberté est préférable à une servitude dorée" (Monod, p. 415). (Conlon, 'Rousseau', n° 194. Monod, p. 563).
Coiffes usées, mors fendillés. Commentaires anciens manuscrits au verso du faux-titre.
Bon exemplaire, relié à l'époque.

Réf.: 37109 - Eur 750.00
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CROUSAZ (Jean-Pierre de). Examen du pyrrhonisme ancien & moderne (...).
La Haye, P. de Hondt, 1733.
In folio (395 x 245 mm), plein veau marbré de l'époque, dos à 6 nerfs orné de compartiments richement garnis, pièce de titre de maroquin bordeaux, tranches rouges, (2) f., (18), 776, (11) p., 2 grandes planches dépliantes, qqs rousseurs.
Edition originale et unique illustrée de deux planches repliées de figures géométriques gravées en taille-douce.
"L'auteur entreprend la réfutation détaillée des principaux auteurs pyrrhoniens, Bayle et Sextus Empiricus en particulier, pour dénoncer les sophismes sur lesquels repose leur philosophie (…). Mais l'intention critique et polémique n'occulte pas cet effet non négligeable de rassembler en une somme la diversité des arguments sceptiques.
La première partie traite du pyrrhonisme en général : sa définition, ses causes, ses remèdes ; la deuxième donne une traduction abrégée des écrits de Sextus Empiricus, avec une réfutation des points traités par Bayle ; la troisième réfute Bayle. L' 'Examen' fut très bien accueilli par les anti-libertins, et considéré comme une réfutation définitive de Bayle, en France, où l'on craignait le libéralisme religieux venu d'Angleterre, le déisme et la religion naturelle, et en Allemagne protestante" (Barbara de Negroni, éd. Fayard, 2004).
Quelques traces de restauration à la reliure.
Très bon exemplaire bien relié à l'époque, d’un très grand format inhabituel sur ce type d’ouvrage.

Réf.: 31436 - Eur 700.00
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CAYLUS (Anne-Claude de Tubières-Grimoard, comte de), MAJAULT (Michel Joseph). Mémoire sur la peinture à l'encaustique et sur la peinture à la cire. Par M. le Comte de Caylus (...); Et M. Majault (...).
Genève et Paris, Pissot, 1755.
In-8, cartonnage marbré à la Bradel (papier ancien de réemploi), (4) f., 133 p., frontispice gravé et 2 planches in fine (outillage et machine).
Edition originale illustrée d’un beau frontispice allégorique qui représente Minerve "qui détourne le peintre de sa méthode traditionnelle en lui montrant la technique de l’encaustique" et de deux planches d’outillages.
Caylus, le premier, défendit les vertus de la peinture à encaustique et tenta de retrouver les procédés anciens. Ce ‘Mémoire’ engendra une vive polémique avec les Encyclopédistes. Diderot lui-même s'en mêla en publiant un pamphlet anonyme. Caylus présenta à l'Académie une "Tête de Minerve exécutée sur bois" par Vien, d’autres essais suivirent. Au XIXe s., le procédé trouva une nouvelle faveur auprès des peintres, qui renouaient ainsi avec la grande tradition de la peinture murale.
"Expérimentateur né, en parfaite harmonie avec son temps, Caylus cherche à voir les choses de l’intérieur et se passionne pour les sciences. Il s’attache également à retrouver les techniques des Anciens, notamment en ce qui concerne la peinture à l’encaustique. En publiant ce traité, Caylus mettait à la disposition de ses contemporains un ferment d’idées que peintres et artistes s’approprièrent pour chercher à résoudre des problèmes qui leur tenaient à cœur (…)" (Expo. "Caylus, mécène du Roi. Collectionner les antiquités au XVIIIe siècle", Paris, BnF, 2002).
(K. Peeters, 'Bibliographie du comte de Caylus', 1755, p. 42 et A. Fontaine, 'Vies d’artistes du XVIIIe', Paris, 1910. p. 215).
Joli exemplaire, bien relié.

Réf.: 36433 - Eur 700.00
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COLLINS (Anthony), HOLBACH (Paul Thiry, baron d') traducteur et éditeur. Essai sur la nature et la destination de l'Ame Humaine (...). Traduit de l'Anglois, sur la dernière Edition revue & corrigée par l'auteur.
Londres [i.e. Amsterdam, Marc-Michel Rey], 1769.
In-12, broché, couverture papier bleu d'origine, (8), 295 p., exemplaire non rogné, non coupé, tel que paru.
Première édition française probablement sortie des presses de M.-M. Rey, dans une édition et une traduction attribuées à d’Holbach.
L’ouvrage contient le recueil des pièces composées par Anthony Collins, libre penseur, élève et ami de Locke, dans la polémique qui s’était engagé entre lui-même, Samuel Clarke et Henry Dodwell, sur l'immatérialité et l'immortalité de l'âme.
Selon Bréhier (II, 293) : "Collins montre l’union du matérialisme à la doctrine sensualiste de la connaissance".
De très larges extraits de cet ouvrage ont été cités par Naigeon dans "l’Encyclopédie Méthodique".
L’ouvrage a été interdit et condamné au feu.
(Colon, 'Siècle des Lumières', 69:676. 'Holbach et ses amis', 1553. Peignot, 'Livres condamnés', II, p.214. Vercruysse, p. 32).
Exceptionnel exemplaire, tel que paru, non rogné, non coupé.

Réf.: 37205 - Eur 700.00
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