JOUBERT (Joseph), CHATEAUBRIAND (François-René, vicomte de) éditeur

Recueil des pensées de M. Joubert.

Paris, Imprimerie Le Normant, 1838.

In-8 (215 x 135 cm), demi-maroquin Lavallière, dos janséniste à 5 nerfs soulignés de filets à froid, titre doré, plats de papier marbré, tête dorée (rel. vers 1880), 394 pages, (1) f. blanc, faux-titre et titre compris.

Edition originale posthume, publiée, préfacée et distribuée par Chateaubriand lui-même. Tirée à seulement une cinquantaine d’exemplaires, tous hors commerce, cette publication a été réalisée par Chateaubriand pour honorer et perpétuer la mémoire de Joseph Joubert, son ami. Plusieurs des pensées contenues dans cette édition n’ont pas été réimprimées dans les suivantes. Le jour suivant la mort de Joubert, le 3 mai 1824, Chateaubriand écrivit à son frère Arnaud : « Je ne me consolerai jamais ! ». Témoignant de sa fidélité au-delà de la mort, il publia ce recueil, plaçant d’emblée Joubert dans la lignée des grands moralistes français et lui procurant une célébrité que l’auteur n’avait pas recherchée (cf. J. Joubert, Catalogue de l’exposition, Bibliothèque nationale, 1954). « Ancien secrétaire de Diderot, Joseph Joubert (1754-1824) doit son salut littéraire à son ami Chateaubriand. Esprit libre, il avait la plume alerte et le regard vif. Il avait coutume de dire: ‘Souviens-toi de cuver ton encre’. Plus tard, il a suscité l’admiration de Cioran, Maurice Blanchot ou Elias Canetti, lequel loua ‘le plus léger, le plus délicat des moralistes français’, prince de l’aphorisme égrenant ses ‘gouttes de lumière’ au fil de ses pensées » (Thierry Clermont, préface, éd. Rivages). (Clouzot, 161. Escoffier, ‘Le Mouvement romantique’, p. 294. Talvart et Place, X, 160-161). WorldCat ne recense que 4 exemplaires de cette édition dans le monde (BnF, BCU Dorigny, Yale, et Syracuse U.). Précieux exemplaire offert par Chateaubriand à Edmond de Cazalès (1804-1876), portant la mention manuscrite de ce dernier: « Donné par Mr de Chateaubriand » suivi de sa signature autographe. Edmond de Cazalès, journaliste, homme politique et député, entretint des liens étroits avec Chateaubriand. Né en 1804, il était le fils d’un célèbre constituant émigré et conseiller du roi Louis XVIII. En tant que journaliste, il fut l’un des fondateurs du « Correspondant », un périodique catholique et royaliste modéré, ainsi que de la « Revue Européenne », dans laquelle il publia plusieurs textes de Chateaubriand. Très bel exemplaire, très frais, non rogné, témoins conservés, dans une fine et élégante reliure de maître.

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